LES FRUITS DU CHRÉTIEN
par Jean leDuc
«JE SUIS le vrai
cep, et mon
Père est le vigneron.

La doctrine de «reconnaître un arbre à ses fruits»
Une fausse interprétation des Écritures
***
La doctrine de «reconnaître un arbre à ses fruits»
Une pratique courante dans le christianisme moderne
que nous retrouvons surtout chez les Évangéliques est, selon leur dire, de
regarder aux fruits d'une personne pour déterminer si elle est chrétienne ou
non. Pour ces gens cela signifie de porter une évaluation sur une personne
d'après sa conduite, ses agissements, sa manière de s'exprimer, ses habitudes,
la façon de se vêtir et de manger, qui tous seraient des conséquences
révélatrices de son coeur. Selon eux ces choses constitueraient des évidences
irréfutables pour porter un jugement équitable. Ils déclarent que les chrétiens
doivent êtres des modèles pour le monde, que
le comportement est nôtre témoignage et
que si nous avons un comportement complètement dilué comment pourrions-nous
donner le désir à quelqu'un de découvrir Christ ou la Bible. Ce qu'il y a
l'intérieur d'une personne se verrait donc à l'extérieur, s'il y a Christ à
l'intérieur les comportement devraient être conforme à la Parole, et s'il y a
des ordures a l'intérieur elles se verraient a l'extérieur. Ainsi selon leur
point de vue, une femme prostitué par exemple qui viendrait de naître de nouveau
et qui après retomberait et continuerait dans sa besogne jusqu'a sa mort, ou un
ancien drogué converti qui chuterait ou continuerait soit à fumer du pot, qui
sniferait de la cocaïne, et un autre qui boirait de la bière ou du vin jusqu'à
parfois se saouler, ne seraient pas de réels chrétiens car ils ne porteraient
pas les fruits déterminés par ceux qui le jugent. Il serait même impensable pour
certains de prendre un café qu'ils considèrent comme une drogue qui modifie le
comportement d'une personne, et encore moins de fumer la cigarette, d'aller au
cinéma ou de regarder la télévision. Pour justifier une telle position, ils
utilisent un passage bien reconnu comme:
«Vous
les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des
figues sur des chardons? Ainsi tout bon arbre porte de bons fruits; mais le
mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais
fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits...
Pour les Évangéliques et tous ceux qui ont adopter leur doctrine de «reconnaître un arbre à ses fruits», le fait d'aimer le Seigneur et de demeurer dans son amour ne se borne pas seulement à une exaltation sentimentale, mais implique surtout l'obéissance à ses commandements, car Jésus dit: «Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme j'ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour (Jn. 15:10). Ainsi nous les entendons réclamer tout haut que le fruit n’est pas ce que nous pouvons faire par affectation, un acte tout extérieur, non, c’est le produit de nos sentiments intérieurs. La sorte de fruit produit serait ainsi déterminé par la vie que nous vivons. Chaque action, chaque parole et chaque pensée s’uniraient pour constituer l’espèce de notre fruit. Il n’y aurait aucune possibilité pour le pervers de produite un bon fruit. Jésus fait remarquer que les hommes ne peuvent cueillir des figues sur des épines, ni des raisins sur des ronces (Mat. 7:16). Chaque arbre ne pourrait donc produire que le fruit de son espèce. Il serait donc important de porter du bon fruit, car un fruit se goûte. Nous devrions ainsi selon la doctrine de «reconnaître un arbre à ses fruits» toujours nous souvenir que les gens du monde goûtent à notre fruit. Ils auraient la capacité de discerner si notre fruit est celui d’un chrétien ou s’il a perdu son parfum et serait devenu amer et piquant, ou encore s’il serait contraire au témoignage que nous prétendons rendre. Pour souligner leur point, ils citent le passage: «Pourquoi m’appelez-vous Seigneur Seigneur ! et ne faites vous pas ce que je dis ? (Lc. 6:46)». Il est évident pour eux, selon leur interprétation de porter du fruit, que c'est l'obéissance ici qui entre en jeux. Plaire au Maître dans notre démarche de tous les jours, lui obéir en toutes choses, le suivre sans broncher, voilà le fruit qu'ils ont désigné comme règle à suivre pour tous les vrais chrétiens, le prétendu stimulant d’une vie chrétienne. C’est l'obéissance qui serait leur raison de vivre et qu'ils imposent à tous, et sur laquelle ils bâtissent leur maison spirituelle qu'ils croient à l'épreuve de la tempête.
Une fausse interprétation des Écritures
Ce que nous avons vu plus haut peut sembler logique à
plusieurs, surtout à des chrétiens nominaux. Toutefois la conception de la
doctrine moderne de «reconnaître un arbre à ses fruits» telle qu'elle y est
décrite est complètement anti-scripturaire et anti-chrétienne. Sans aucun doute
cette doctrine est Arminienne, c'est à dire un enseignement des disciples du
libre choix qui valorise la dignité humaine en s'opposant à la souveraineté de
Dieu et à la Royauté de Christ. Elle enseigne clairement qu'il est permit à un
chrétien de juger selon les apparences, lorsque la Parole de Dieu affirme le
contraire: «Ne jugez point selon l'apparence, mais jugez
selon la justice (Jn. 7:24); Car Dieu n'a point égard à l'apparence des
personnes (Rom. 2:11); Ce sont des gens qui murmurent, qui se plaignent
toujours, qui marchent suivant leurs convoitises, dont la bouche profère des
paroles d'orgueil, et qui, par intérêt, admirent les personnes d'apparence (Jd.
16).» Selon la Parole de Dieu, juger ou admirer les gens selon
l'apparence est l'équivalent de faire «acception de personne», car pour évaluer
l'apparence ou la conduite d'une personne, ses habitudes, sa façon de se vêtir
ou de manger, cela signifie qu'on la compare avec une autre que l'on juge
meilleure et qui généralement est soi-même. Cela est ce qui se nomme du
pharisianisme moderne ou du légalisme. Une telle attitude conduit inévitablement
à la médisance et à la condamnation, et cela n'est pas de Dieu, elle fait de
celui qui juge selon les apparences une personne qui juge la loi:
«Celui
qui médit d'un frère, et qui condamne son frère, médit de la loi, et juge la
loi. Or, si tu juges la loi, tu n'es point observateur, mais juge de la loi.
Il est complètement faux de dire que ce qu'il y a l'intérieur se voit a l'extérieur, car seul Dieu peut sonder les coeurs et les circonstances. En suivant la logique de la doctrine moderne de «reconnaître un arbre à ses fruits», cela voudrait dire qu'une personne bien habillée, qui mange bien, qui a de l'argent, qui est gentille et polie, qui a une conduite exemplaire, qui s'abstient du café, des cigarettes, de la bière, du vin et de toutes sortes de drogues, seraient plus chrétienne que celle qui est vêtue en lambeaux, qui est pauvre, qui est sans instruction ou d'un caractère rude, ou que celle qui utiliserait des produits que la société déclare être légitimes ou non et qui sont généralement regardé d'un mauvais oeil par toute une gamme de chrétiens prétentieux. Pour reprendre en nos propres mots les paroles de Jésus, nous leur disons: «Hypocrites ! Race de vipères ! Rapaces ! Cohorte des régions infernales ! En vérité, les putains, les drogués, ceux qui sont vêtu de vieux linges, qui se nourrissent non de ce qu'ils veulent mais ce qu'il peuvent, qui se réjouissent avec du vin et des boissons fortes, entreront au Royaume de Dieu avant vous et vous serez jeté dehors dans l'angoisse du mépris qui dévorera vos âmes comme un feu rugissant. Vous voulez juger les élus de Dieu, on vous rendra au centuple le jugement que vous avez porté contre eux.» Plusieurs s'imaginent que les enfants de Dieu n'ont pas le droit de boire du vin et de la boisson forte et qu'ils doivent absolument s'en abstenir, car selon eux ces choses seraient du Diable. Mais la Parole de Dieu dit autrement: «...tu serreras l'argent en ta main; tu iras au lieu que l'Éternel ton Dieu aura choisi, Et tu donneras l'argent en échange de tout ce que tu désireras, gros ou menu bétail, vin ou boisson forte, et tout ce que tu souhaiteras; et tu le mangeras là, devant l'Éternel ton Dieu, et tu te réjouiras, toi et ta famille (Deut. 14:25,26). Aussi, que «les gens du monde auraient la capacité de discerner les fruits des chrétiens» est complètement absurde et aniti-biblique. Non seulement que des millions de gens qui se disent chrétiens ne peuvent eux-mêmes discerner les vrais fruits, ceux du monde qui ne connaissent pas Christ ne le peuvent encore moins. Une telle chose se comprendrait uniquement si les fruits seraient charnelles, car le monde est charnelle et sous la puissance des ténèbres, il est complètement aveugle aux choses de l'Esprit tout comme ceux qui enseignent la fausse doctrine de «reconnaître un arbre à ses fruits» le sont avec leur fausse interprétation des Écritures sur ce sujet.
Nous disons ces choses non pour
justifier une vie de dépravation et de débauche caractérisée par l'immoralité et
des abus de toutes sortes, comme nous voyons souvent dans le monde. Il est
évident qu'une personne qui se dit chrétienne et qui mène une telle vie ne l'est
aucunement et s'illusionne l'être. Ainsi dit la Parole de Dieu:
«Je
vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir de relation avec les dépravés;
Or la preuve que la doctrine moderne de «reconnaître un arbre à ses fruits» est une fausse interprétation des Écritures, une doctrine erronée qui déforme la vérité même et qui en séduit un grand nombre, réside dans le contexte immédiat des versets bibliques utilisés pour l'ériger. La chose est tellement évidente qu'il est surprenant de voir qu'ils arrivent à des fausses conclusions avec des textes si clair que cela. Un chrétien réel n'a aucun besoin de degré et de maîtrise en théologie pour en connaître la vérité, car le texte parle par lui-même et ne demande aucune interprétation, un enfant même pourrait le comprendre. Les versets généralement utilisés pour construire cette doctrine, comme nous voyons dans Mat. 7:15-22 et tous les passages similaires qui s'y rapportent, concernent les fruits de la justice par rapport aux fruits des faux prophètes, et les fruits des faux prophètes sont les doctrines qu'ils proclament. Ces passages n'ont aucun rapport avec l'apparence, la conduite ou les habitudes d'une personne qui se dit chrétienne, mais avec l'enseignement qu'elle détient et qu'elle affirme être la vérité. Comprenons aussi que le mot fruit détient un sens très large et s'applique de différentes façons dans différents contextes, ce dernier est celui qui en détermine toujours l'exactitude.
Dans la nature, un fruit est l'ensemble des organes végétaux qui succèdent à la fleur, et qui renferme les graines nécessaire à leur reproduction. Le même chose s'applique spirituellement. La production d'un fruit demande une graine de laquelle vient une fleur, suivie de la pollinisation, puis nécessite le réchauffement du soleil, des pluies rafraîchissantes, et même des vents contraire. Or dans la vie de tous les jours, les fruits du chrétien sont réchauffé par la joie, arrosé par les larmes, et répandu par le vent des circonstances qui engendre des conflits et des épreuves, le tout sous la direction de la souveraineté de Dieu. Le fruit traverse deux phases successives au cours de son développement. La première est de protéger les graines en formation contre les contraintes climatiques et contre les animaux. La seconde phase est mise en oeuvre quand les graines qu'il contient ont achevé leur développement et peuvent être disséminées. Le fruit sert alors à favoriser la dissémination des graines au cours de la reproduction. Ceci se fait par le biais des animaux, du vent ou de l'eau. L'élément le plus crucial à la reproduction est que les graines doivent sécher ou mourir afin de pouvoir se reproduire. Ainsi dit le Seigneur Jésus: «En vérité, en vérité je vous le dis: Si le grain de froment ne meurt après qu'on l'a jeté dans la terre, il demeure seul; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit (Jn. 12:24).» La mort du chrétien en Christ est ainsi essentielle afin qu'il porte des fruits, car sans la mort en Christ il n'y a pas de vie: «Je suis crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi, mais c'est Christ qui vit en moi; et si je vis encore dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé, et qui s'est donné lui-même pour moi (Gal. 2:20).» Puisque le sujet de porter des fruits est en question, il nous importe donc de regarder quelques passages de la Bible dans lesquels il est abordé afin de n'induire personne en erreur.
Mat. 3:8 - Produisez donc des fruits convenables à la repentance.
En nos propres mots nous pourrions dire: Produisez donc des pommes dignes du pommier. Les fruits de la repentance n'en sont pas séparé, ils portent en eux les graines de la justice, de la sainteté et de la miséricorde qui engendre une reconsidération et un renouvellement constant de notre état d'être, de nos manières de pensées et d'agir par rapport à la vie nouvelle qui nous est donnée en Christ: «Et ne vous conformez point au présent siècle, mais soyez transformés par le renouvellement de votre esprit, afin que vous éprouviez que la volonté de Dieu est bonne, agréable et parfaite (Rom. 12:2).» Dans ce passage le terme renouvellement est le même dans le Grec que celui de repentance. Cela nous indique un état d'être constant de renouvellement intérieur qui est le fruit de la repentance en reproduction perpétuelle dans la vie du chrétien. Voila les fruits convenables à la repentance qui consistent à mettre à mort les oeuvres de la chair en marchant dans la justice de Dieu qui nous est accordé en Christ dans sa mort sur la croix pour nos péchés. En aucune façon la repentance nous pousse-t-elle à juger une autre personne selon les apparences, elle nous pousse plutôt à nous juger nous même afin que nous subissions un processus de transformation constant par la puissance du Saint-Esprit qui porte nos regards vers Christ. La repentance n'est pas une faculté naturelle dans l'homme par laquelle il déterminerait d'agir pour plaire à Dieu, ni est-elle une condition au salut car celui-ci est inconditionnel et est accordé gratuitement selon le bon plaisir de Dieu à qui il l'a désigné d'avance pour la gloire de son nom. Elle est elle-même un don de Dieu qui est produit en nous par la tristesse que nous avons de notre condition de pécheur: «Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de son long support, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te convie à la repentance? (Rom. 2:4); Maintenant je me réjouis, non de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la repentance; car vous avez été attristés selon Dieu, en sorte que vous n'avez reçu aucun dommage de notre part. Car la tristesse qui est selon Dieu, produit une repentance à salut, et dont on ne se repent jamais; au lieu que la tristesse du monde produit la mort (2 Cor. 7:9,10); Redressant avec douceur les adversaires, attendant que Dieu leur donne la repentance, et leur fasse connaître la vérité (2 Tim. 2:25).» Or la tristesse selon Dieu est engendrée par l'appel de Dieu à ses élus et la puissance du Saint-Esprit qui agit sur les coeurs, et non par le choix de l'homme ou par les mérites de quelques vertus qui se trouveraient en lui.
Mat. 7:15-23 - Gardez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous en habits de brebis, mais qui au-dedans sont des loups ravissants. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? Ainsi tout bon arbre porte de bons fruits; mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte point de bon fruit est coupé et jeté au feu. Vous les connaîtrez donc à leurs fruits. Ce n'est pas tout homme qui me dit: Seigneur! Seigneur! qui entrera dans le royaume des cieux; mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur! Seigneur! n'avons-nous pas prophétisé en ton nom? et n'avons-nous pas chassé les démons en ton nom? et n'avons-nous pas fait plusieurs miracles en ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus; retirez-vous de moi, vous qui faites métier d'iniquité.
Ici nous avons les passages clés utilisé pour construire la doctrine moderne de «reconnaître un arbre à ses fruits» dans le but de juger les gens selon les apparences et de s'auto justifier. Plutôt que de faire comme eux et de prendre seulement hors contexte cette expression qui est devenue populaire au sein des Évangéliques, nous citons tout le contexte immédiat dans laquelle elle se trouve afin de parvenir à la vérité de l'enseignement donné. Nous avons déjà donné beaucoup d'information sur ces passages dans les chapitres précédents, mais vu l'importance du sujet il nous convient de l'élaborer davantage. Dans tout le contexte immédiat de ces passages, il n'est aucunement question de juger une personne selon les apparences pour voir si elle est chrétienne. Les fruits en question ici, comme il fut déjà dit, sont les «mauvais fruits» des faux prophètes comparé aux «bons fruits» de ceux qui entrent dans le Royaume de Dieu par «la porte étroite» (v. 14) et qui mettent en pratique les paroles du Seigneur Jésus (v. 24). Les faux prophètes ou faux chrétiens cherchent à entrer dans le Royaume de Dieu par la porte spacieuse dont la voie mène à la perdition (v. 13). La capacité de reconnaître les «mauvais fruits» ne vient pas de nous mais nous est donné directement du Seigneur lui-même qui nous accorde le don du discernement. La reconnaissance des «mauvais fruits» ne se rapporte aucunement à la façon que les faux chrétiens disent s'appliquer à la manière de parler ou s'exprimer, de se vêtir et de manger, de boire du vin et des boissons fortes, de prendre de la drogue ou de ne pas se laver. Dans le contexte général des quatre Évangiles on voit plutôt que les faux prophètes mènent des vies exemplaires et qu'ils sont admiré par les gens qui les entour, et l'exemple la plus frappante de cela sont les Pharisiens. Cet enseignement du Seigneur sur les fruits nous est donné dans le contexte de son sermon sur la montagne et c'est exactement de la droiture ou justice des Pharisiens qu'il est question ici par rapport aux mauvais fruits: «Car je vous dis que si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux (Mat. 5:20).» Il est hors de tout doute que les Pharisiens menaient une vie exemplaire, mais cela n'était pas suffisant pour entrer dans le Royaume de Dieu, il faut la justice de Dieu en Christ et non la justice des oeuvres pour y entrer. Les Pharisiens étaient reconnu pour se justifier par les oeuvres de la loi et ils enseignaient les hommes à suivre leurs exemples. C'est précisément de cet enseignement là qui les caractérise comme des faux prophètes: «Sachant que l'homme est justifié non par les œuvres de la loi, mais par la foi en Jésus-Christ, nous avons nous-mêmes cru en Jésus-Christ, afin d'être justifiés par la foi en Christ, et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi (Gal. 2:16).» En d'autres mots, un faux prophète, celui qui parle pour Dieu, qui proclame la Parole de Dieu, c'est à dire un faux chrétien, est celui qui persiste à se justifier par les oeuvres de son libre choix et qui enseigne les autres à faire de même. Il renverse la justification par la foi en y substituant la justification par le choix et c'est exactement cela qui est à la source de l'apostasie rampante de nos jours que nous retrouvons particulièrement parmi les Évangéliques. Ces passages nous indiquent que ces gens font des prophéties, chassent des démons, et font plusieurs miracles, mais le Seigneur leur dit qu'ils font un métier d'iniquité. Il est intéressant de remarquer que le mot «iniquité» porte aussi la notion de fraudeur, un imposteur qui contrefait la Parole de Dieu, il la tord à sa guise subtilement pour lui faire dire ce qu'elle ne dit pas. Qui ne sais que de nos jours que de tels fraudeurs qui se réclament des dons miraculeux sont par millions. Évidemment que ces prétendus dons miraculeux sont des signes extérieurs mais nous ne sommes pas appelé à les juger selon les apparences de ces choses, mais par les doctrines qu'ils enseignent sur ces choses. Les mauvais fruits d'un faux prophète ou d'un faux chrétiens est son enseignement doctrinale et rien d'autre. Un faux chrétien a généralement une vie exemplaire et impose sa conduite pour s'auto justifier, et ceux qui n'ont pas de discernement tombent dans son piège et sont séduit par ses fausses doctrines. Le contraire est vrai pour les élus qui ne cherchent pas à se justifier mais qui glorifient le nom de Christ dans leur coeur et dans leur vie. Ils reconnaissent la grâce de Dieu et sa souveraineté sur leur vie même dans des temps d'épreuves les plus difficiles. Même s'il chute dans la chair, ils ont l'assurance que le Seigneur veille sur eux et qu'il les délivrera en son temps pour les rétablir dans ses voies et ils en seront grandement fortifié. Ils ne sont plus esclaves de la loi, des règles ou des ordonnances, ils sont complètement libre d'utiliser toutes choses mais n'abuse point de leur liberté et n'en font pas un prétexte pour vivre selon la chair, et s'il advient qu'ils glissent et tombent ils seront relevé, car leur Dieu est le Dieu Tout-Puissant et il le fera à la gloire de son nom.
Jean 15:1-8 - Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Il retranche tout sarment en moi qui ne porte point de fruit; et il émonde tout sarment qui porte du fruit, afin qu'il porte encore plus de fruit. Vous êtes déjà nets, à cause de la parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi, et moi, je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut porter du fruit de lui-même, s'il ne demeure au cep, vous non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, et vous les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit; car sans moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il sèche; puis on ramasse les sarments et on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Mon Père sera glorifié, si vous portez beaucoup de fruit, et vous serez mes disciples.
Dans ces passages, le chrétien authentique est comparé
aux sarments d'une vigne qui porte beaucoup de fruits. Il est évident que le
fruit d'une vigne est du raisin et que celui-ci est employé pour faire du vin,
en fait l'Écriture nomme souvent le vin comme étant «le fruit de la vigne» et il
ne s'agit pas ici de jus de raisin comme se l'imagine un grand nombre de
chrétiens prétentieux qui voient dans le vin un obstacle à la sainteté et
enseignent qu'un chrétien doit s'en abstenir. Celui qui a des problèmes avec
l'alcool est un alcoolique et ces gens ont de sérieux problèmes avec le vin et
toutes autres formes d'alcool. A première vue, ces passages semblent enseigner
qu'il y a une condition pour qu'un chrétien puisse porter du fruit, celle de
demeurer en Christ et cela plaît énormément aux Arminiens ou disciples du libre
choix qui se retrouvent à profusion chez les Évangéliques. Mais le contexte
immédiat de ces passages nous enseigne autrement car Jésus dit clairement «sans
moi vous ne pouvez rien faire». En fait le Seigneur Jésus indique plus loin que
le chrétien réel n'a aucun choix dans cela: «Ce
n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis, et qui
vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que
votre fruit soit permanent; et que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il
vous le donne (Jn. 15:16).» La puissance ou
capacité de porter du fruit provient directement de Christ lui-même, il est
celui qui produit le fruit en nous et à travers nous, nous en sommes seulement
les porteurs et même en cela nous n'avons pas de choix: «Car
c'est Dieu qui produit en vous et le vouloir et le faire selon son plaisir
(Phil. 2:13).» Quelle gloire le pécheur élu
peut-il en tirer: Aucune. Les fruits que le chrétien porte sont ainsi des fruits
de la justice de Christ, ils n'ont aucun rapport avec l'abstinence des éléments
comme le vin, le nourriture, et autres choses comme les prétentieux l'affirment:
«Si
donc vous êtes morts avec Christ, quant aux rudiments du monde, pourquoi vous
charge-t-on de ces préceptes, comme si vous viviez encore au monde?
Il est fort intéressant de voir que le vin, le fruit de la vigne, est employé presque toujours comme un symbole de l'Esprit. Il représente la joie de la Présence de Christ en nous. Le vin est le fruit du travail des hommes, des vignerons, grand symbole de la fête, mais spirituellement le vin est le fruit de Christ qui produit la joie en nous par l'Esprit de sa Sainte Présence. Dans les Écritures on voit que le vin est toujours présent dans des noces, et le mariage est un symbole de notre alliance avec Christ. Tout mariage, simple ou fastueux, comporte du vin, breuvage de vie et d’immortalité. Mais attention, le vin est une nourriture subtile qui suppose la juste mesure et le contrôle de soi qui est lui-même un fruit de l'Esprit (Gal. 5:22). Si l’ivresse aliène l’homme, le vin est surtout un signe de l’abondance donnée par Dieu. De fait, il est chargé d’espoir. Le vin, nectar considéré comme symbolique et divin, apporte une note solennelle. Le vin est réputé pour briser nombre de sortilèges et démasquer les mensonges. Mais il est aussi et surtout porteur de joie. Le Cantique des cantiques fait l’éloge du vin et la Bible attribue à Noé la plantation de la première vigne et la production du premier vin. Il est perçu comme un signe de fertilité et d’abondance de la terre. Parce qu’il a la couleur du sang, il est aussi signe de violence et de vengeance, et donc crée le besoin de justice et de paix, ce que Jésus apporta à ses élus seulement par le sacrifice de son sang. « Il n’y a pas d’allégresse sans vin », rappellent les rabbins. Israël se compare à la vigne, le bien le plus précieux de la terre (És. 5:1-2). Le vin est étroitement lié aux cérémonies de la vie religieuse juive. Pour eux, le vin est consacré: celui qui en boit accomplit un acte religieux. La vigne est également pour les juifs un symbole de la propriété: planter sa vigne devient le symbole de la sédentarisation et de la paix.
Dans une noce, on verse le vin dans des vases d'honneur et non dans des vases d'usage vil: «Dans une grande maison, il n’y a pas seulement des vases d’or et d’argent, mais il y en a aussi de bois et de terre; les uns sont des vases d’honneur, et les autres sont d’un usage vil (2 Tim. 2:0).» Remarquez bien qu'on verse le vin et qu'on immerge pas les vases dans le vin. Par la Sainte Présence de Christ en nous, notre maison (notre cœur), devient un vase d'or et d'honneur pour notre divin Maître. Nous devenons ainsi des vases utiles, purifiés par le sang de Jésus et propres à toutes bonnes oeuvres par le Saint-Esprit qui est versé en nous: «Et ils furent tous remplis à déborder de la Sainte Présence de Christ... (Ac. 2:4).» Comme l'argile malléables entre ses mains, comme l'argile entre les mains du potier, le Seigneur nous façonne, nous modèle à son image: «Le potier n’est-il pas maître de l’argile, pour faire avec la même masse un vase d’honneur et un vase d’un usage vil ? (Rom. 9:21).» Dieu est celui qui nous façonne, le vase n'a pas de choix dans la façon dont il est modelé, il met en nous un trésor que nous portons à la face du monde: «Nous sommes, en effet, pour Dieu la bonne odeur de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent... (2 Cor. 2:15).» Les vases sont formés par Dieu lui-même, qui nous sauve et nous forme à son service dans une tâche ou dans une autre en fonction de sa volonté et selon son bon plaisir. Or il est très significatif que les vases contiennent du vin, car le vin est un symbole de la joie du Saint-Esprit: «Éphraïm sera comme un héros; leur sœur aura la joie que donne le vin; leurs fils le verront et seront dans l’allégresse, leur cœur se réjouira en l’Éternel. (Zac. 10:7).» Quiconque a participé à un repas de noces connaît cette expérience d'une joie particulière lorsque la communion entre les convives est réussie. Jésus participait beaucoup à ces repas festifs où les convives sont nombreux. Il y participait tellement avec ses disciples qu'ils étaient vilipendés comme des «gloutons ou des ivrognes (Mat. 18:19).» Dire que certains insensés prétendent que Jésus et ses disciples ne buvaient pas de vin mais seulement du jus de raisin non alcoolisé. Pourquoi donc furent-ils accusé ainsi s'ils ne buvaient pas de vin, et depuis quand le jus de raisin produit-il la joie dans le coeur, cela est la caractéristique principale du vin (Psm. 104:15). Il est évident que ceux qui enseignent autrement sont des menteurs et des imposteurs qui manipulent la Parole de Dieu à leur perte. Ils ne peuvent tolérer la liberté que nous avons en Christ et cherchent éperdument à nous rendre esclaves de leurs faux principes légalistes.
Gal. 5:22,23 - Mais le fruit de l'Esprit est la charité, la joie, la paix, l'endurance, la bienveillance, la compassion, la fidélité; La douceur, la discipline...
Nous voila donc aux vrai fruit du chrétien. Il est
important de remarquer ici que le mot «fruit» est au singulier et non au
pluriel. Cela nous indique qu'il y a un seul fruit dans lequel est assemblé tous
les aspects de la justice et de la grâce de Dieu. Ce fruit divin est nul autre
que le don de la Sainte Présence de Christ en nous qui nous transforme en son
image par la puissance de son Esprit. Ce fruit est décrit comme étant le mystère
caché dans tous les siècles, mais qui est maintenant manifesté à tous les élus:
«Le
mystère qui était caché dans tous les siècles et dans tous les âges, mais qui
est maintenant manifesté à ses saints; A qui Dieu a voulu faire connaître quelle
est la richesse de la gloire de ce mystère parmi les Gentils; savoir: Christ en
vous, l'espérance de la gloire (Col. 1:26,27).»
Comme tous les autres fruits, le chrétien n'a pas à travailler pour le produire,
il est en soi le don même de Dieu réservé à son peuple élu, les enfants de la
promesse. Le chrétien ne fait que le porter dans son coeur comme un trésor
caché: «Le
royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ, qu'un
homme a trouvé et qu'il cache; et dans sa joie, il s'en va et vend tout ce qu'il
a, et achète ce champ-là (Mat. 13:44); C'est pour cela que tout docteur qui est
instruit dans le royaume des cieux, est semblable à un père de famille qui tire
de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.
Porter du fruit concerne notre service pour Dieu, c’est ce que nos vies produisent d’utile pour Dieu par la puissance de son Esprit qui nous habite. Et Jésus est clair et net. Si on insiste à servir Dieu comme on veut, par ses choix, ses forces et ses ressources humaines, et sans demeurer en Christ, Dieu lui-même séparera ces gens-là du service de Christ comme on coupe une branche d’arbre. Encore faut-il spécifier que nous demeurons en Christ non par nous même. Nous sommes mit en Christ par Dieu lui-même et nous sommes gardé en lui par sa puissance. Aucun de nous ne peut y contribuer rien, Dieu est le souverain absolu dans notre salut comme dans notre sanctification, autant qu'en son service. Le Seigneur Jésus est Dieu sur tout ou il n'est pas Dieu du tout, il est le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs et rien ne lui échappe.
La Parole de Dieu nous indique clairement que le
Seigneur Jésus est la vraie vigne et que le Père en lui est le vigneron qui
prend soin de la vigne pour qu’elle porte du fruit. Mais si une branche ne porte
pas de fruit, Il la coupe. Attention: ce verset ne doit pas être utilisé comme
une preuve que les vrais croyants en Christ peuvent perdre leur salut. Il faut
considérer le contexte et l’image de la vigne. Le message de Jésus ici n’est pas
comment être sauvé, mais comment porter du fruit pour Dieu. Il parle du service
et non de la nouvelle naissance. Gardons bien cela à l’esprit pour éviter de
tomber dans l’erreur car il est impossible de perdre son salut. Dans ce contexte
du service, le Père émonde, il enlève les petites pousses inutiles de la branche
pour que celle-ci porte encore plus de fruit. Dans nos vies, Dieu va aussi
enlever des activités inutiles à son service puisque nous demeurons en Christ
par sa puissance et que nous portions du fruit pour Dieu, le fruit que lui-même
produit en nous. Le fruit de notre service pour Dieu n’est jamais le résultat de
laisser nos énergies et nos désirs naturels faire tout ce qu’ils veulent,
n’importe quand, n’importe comment. En fait il ne dépend aucunement de nous.
Dieu est celui qui nous appelle à son service irrésistiblement, il est celui qui
nous forme en vue du service qu'il a déterminé que nous lui rendions pour la
gloire de son nom. Comme pour une vigne, le vigneron a en vue sa capacité de
porter beaucoup de fruits. Le fruit que nous portons en nous est un fruit de
sainteté qui engendre des fruits dont le but est de nous transformer en son
image et de le servir en témoignant de sa gloire et de sa souveraineté. Les
résultats d'un tel témoignage engendre une reproduction du fruit en nous qui est
semé dans les coeurs de ceux qu'il a appelé à la vie éternelle:
«Mais maintenant, étant
affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la
sainteté et pour fin la vie éternelle (Rom. 6:22).»
Le fruit reçu par ce témoignage «consiste en toute sorte
de bonté, de justice et de vérité (Éph. 5:9).» Il n'a aucun rapport avec
la privation de certaines choses dans notre vie, il n'implique aucunement de
s'abstenir d'aliments ou de breuvages quelconques ou d'autres choses qui sont
regardé d'un mauvais oeil par plusieurs, les changements sont interne et si le
Seigneur en a déterminé certains extérieurement ils arriveront malgré nous, pour
notre bien et pour la gloire de son nom. Il est puissant pour accomplir ce qu'il
a déterminé et ne manque jamais le but qu'il s'est proposé. Le fruit de service
est pour tous les chrétiens authentiques sans exception, il est un des éléments
essentiels dans ce qui se nomme la prêtrise universelle de tous les croyants:
«Puisque
vous avez goûté que le Seigneur est gracieux,
La volonté de Dieu c’est que nous portions du fruit et
la reproduction de ce fruit est entièrement entre ses mains. Il appelle qui il
veut et fait miséricorde à qui il veut:
«Je
ferai miséricorde à celui à qui je ferai miséricorde, et j'aurai compassion de
celui de qui j'aurai compassion.
A Christ seul soit la Gloire