par Jean leDuc

La sonde spatiale Pioneer lancée vers de nouveaux horizons.
2. UNE MAXI DOSE D'ENTHOUSIASME:
- SURMONTER ET VAINCRE L'ENNEMI:
- LE COURAGE DANS LA DÉTRESSE:
– LA RÉSISTANCE DU MONDE AUJOURD'HUI:
C) LE CULTE DE L'EXPLOIT OU DE LA PERFORMANCE:
– LE SECRET POUR RÉSISTER AU MONDE:
Le pionnier doit avoir un tempérament de lutteur, avec au coeur la rage de vaincre, puisque son rôle est essentiellement de prendre du terrain à l'adversaire pour y implanter la foi. Il lui faut un esprit de conquête, une volonté de fer et à ce propos c'est l'apôtre Paul que nous citons, lequel dans ses lettres use souvent des verbes «gagner», «vaincre» et «convaincre», très révélateurs des sentiments qui l'animaient (1 Cor. 9:12 à 2.1; 2 Cor. 5:11). Tout serviteur, dites-vous, devrait brûler de ce feu! Certes, mais le pionnier, oeuvrant seul la plupart du temps a besoin d'une « super-dose », une surabondance de cet esprit, sans quoi il est vite les bras en bas et serait une proie facile pour les ennemis de la vérité ! Le terme pionnier n'est pas dans l'Écriture, cependant, il va sans dire qu'il correspond à celui du caractère d'apôtre avec pour mission l'honneur «d'annoncer l'évangile là où CHRIST n'a pas été nommé.» (Rom. 15: 20). Or l'évangile de Christ est l'Esprit de Vérité, et le pionnier est rempli de l'amour de la vérité. Il défend la vérité de l'Évangile contre le faux évangile de la concurrence séductrice du faux peuple de Dieu des sectes dites Évangéliques. Pour éviter toutes méchantes compréhensions, du surtout aux déformateurs de la vérité, il importe de spécifier que le ministère d'apôtre est terminé, il était réservé uniquement pour le temps de l'enfance de l'Église. Ainsi le pionnier moderne n'est pas un apôtre, mais il détient un caractère similaire sans pourtant être muni des dons miraculeux qui étaient les signes de l'apostolat de ses précurseurs. Il peut être ainsi désigné comme un Réformateur, non de l'église, mais de la foi personnelle en Christ, et son message est un de liberté.
Il est clair que tout serviteur de Dieu - tout chrétien réel - doit être enthousiaste pour que sa tâche n'ait rien d'une corvée. Quant au pionnier, c'est une «dose-plus» qu'il lui faut à tout prix, lui permettant d'espérer dans les situations les plus désespérées (Rom. 4:18). Pensons à Abraham. Il a été un pionnier d'envergure parti d'Ur «sans savoir où il allait» (Héb. 11:9) - ainsi en est-il souvent du pionnier - pour un lieu qu'il devait recevoir. Il se fixa en Canaan, terre étrangère et païenne, avec la conviction que ce pays deviendrait une terre promise! Est-ce ainsi que nous comprenons, nous pionniers, le sens de notre mission: faire de nos terres vierges et hostiles, des «champs de Dieu» ? (1 Cor. 3:9). Sans au coeur un enthousiasme débordant Abraham eût vite rebroussé chemin. Son enthousiasme pour la cause de son Dieu lui donnait de voir les choses en devenir (Héb. 11: 9). Un même phénomène est retrouvé en Caleb et Josué, espions, avec d'autres, sur cette même terre de Canaan (Nom. 13 et 14). Ces deux hommes n'avaient pas perçu la situation de la même manière que leurs compagnons. Pourquoi ? Simplement, ils étaient de vrais pionniers, dans l'âme, animés d'un esprit de conquête. Jugeons-en par ces mots de Caleb en face d'un peuple murmurant et pleurant: «Montons, emparons-nous du pays, nous y serons vainqueurs» (Nom. 13:10). Et Josué, quelques instants après de renchérir: «Le pays que nous avons parcouru pour l'explorer est un pays très bon... excellent...» Serait-ce qu'ils n'aient pas vu les enfants d'Anak, ces géants, et les villes fortifiées du pays promis ? Loin de là, car Josué de poursuivre: «Ne craignez point les gens de ce pays... l'Éternel est avec nous, ne les craignez pas» (Nom. 14: 9). Quelle dose d'enthousiasme faut-il pour entrevoir avec optimisme des situations, des horizons à vues humaines fermées, infranchissables ! N'est-il pas écrit au Psaume 18 verset 29 qu'avec notre Dieu nous franchissons des murailles ? Avec notre Dieu bien sûr, car sans lui nous ne pouvons rien faire, c'est lui qui engendre en nous le vouloir et le faire ! Si Josué a combattu et vaincu les géants, à plus forte raison combattrons-nous et vaincrons-nous les géants religieux parmi le christianisme traditionnel et les sectes dites Évangéliques qui ont construit des remparts puissants contre la vérité. Ces milieux sont infestes de fausses doctrines qui en séduisent un grand nombre sur toute la face de la terre. Ils se réclament de Dieu, mais d'un dieu à trois têtes. Ils font du responsable de la Chute de l'homme un ange mythique qui se nommerait Lucifer et Satan. Ils chassent des démons qui sont le fruit de leurs imaginations. Ils pratiquent le baptême par immersion pour laver le cerveau de leurs adhérents. Ils font du salut une décision personnelle qui valorise le choix et les efforts des réprouvés. Ils reçoivent un faux Jésus et un faux esprit et proclament un faux évangiles. Ils sont baptisés d'un baptême des esprits qui est un baptême de démons et parlent en langues de vipères. Le commérage est leur don particulier et ils brillent d'un orgueil démesuré. Ils construisent des fausses églises et attendent un faux règne de Christ sur la terre. Ils s'érigent des faux pasteurs et adorent aux pieds de l'érudition académique. Tel est le champ de bataille du pionnier. Mais soyons assuré que nous verrons les murs de leur résistance s'écrouler devant nous, car notre Dieu est puissant pour le faire.
Le
mot enthousiasme signifie en grec «un dieu en nous», et cela correspond à
Christ en nous, l'espérance de la gloire. On appelait «enthousiastes» ceux qui semblaient habités des dieux pour entreprendre des
choses surprenantes, extraordinaires. Ne sommes-nous pas habité de l'Esprit de
la Présence de Christ envers un tel ministère? A plus forte raison le serviteur de Dieu
qui par la grâce travaille puissamment avec la force de son Dieu qui l'habite! (Col. 1: 29),
entreprendra des choses merveilleuses sous la direction de l'Esprit.
Il est clair que la foi nourrit l'enthousiasme, d'où la nécessité, pour le
pionnier, d'avoir une foi inébranlable. Il ne s'agit pas de la foi qui
sauve, mais d'une foi particulière qui est purifiée par le feu des épreuves, et qui
lui permet de considérer «d'en haut»
des situations qui ne sauraient être supportées «d'en bas» (Psm. 73:16,17; 2 Rois 6). Le pionnier
de la vérité fait face à l'ennemi, à toutes ses armées et à toutes ses tactiques
séductrices et subversives, et cet
ennemi est généralement des gens de la trempe Évangélique qui se disent chrétiens. Cet homme
de pointe est sans cesse confronté au monde séculier comme chrétien, à ses pièges,
ses fausses doctrines, ses fausses valeurs. Oeuvrant seul souvent,
il lui faut cette foi particulière pour le tenir sur la brèche, en toutes circonstances
(1 Cor. 4:10-13). Nous avons besoin de tels pionniers en ces temps de grande
apostasie où la foi est déformée par la concurrence séductrice d'un faux peuple
de Dieu dit Évangélique. Ainsi nous avise l'apôtre Paul: «Que
personne ne vous séduise en aucune manière; car il faut que l’inversement
de la foi (l'apostasie) se produise auparavant, et qu'on ait vu
paraître le genre d'homme du péché, le fils de la perdition, Lui qui s'oppose en
s'exaltant lui-même sur tout ce qu'on proclame de Dieu, ou qu'on adore, siégeant
comme Dieu dans le temple de Dieu, montrant qu'il est lui-même Dieu.
Il lui faut aussi une âme ardente, embrasée d'amour pour la vérité, d'amour pour aimer, aimer pour avertir les détracteurs au prix d'être diffamé, aimer encore face à la suspicion, à la méfiance, à la haine, aux persécutions, à la rejection. Curieux phénomène, en effet, que celui qui accompagne souvent les débuts d'une oeuvre en terre vierge: un phénomène de rejet que le pionnier perçoit douloureusement. Soyons clairs: on ne veut ni de lui, ni de son message! C'est en fait le refus catégorique d'un élément étranger tant à l'esprit qu'aux usages et coutumes de l'endroit. Que de patience alors pour accepter qu'on vous évite en changeant de trottoir, qu'on salisse votre caractère avec toutes sortes d'exagérations malicieuses, qu'on tourne votre femme et vos enfants contre vous, qu'on vous condamne comme un hérétique, ou qu'on dise que vous cherchez un gain matériel à la conversion des âmes ou encore que vous voulez former votre propre église ou secte, vous déclarant un gourou qui exploite les innocents. Mais le pionnier résiste aux attaques, et quoiqu'il reçoit de nombreuses blessures sur le champ de bataille, il ne cède le moindre terrain à l'ennemi et retrouve sa vigueur qui est renouvelé avec chaque épreuve. Sa riposte est décisive et précise et l'ennemi fuit devant son ardeur s'il ne veut périr sur le champ, car le pionnier est sans pitié devant les chrétiens faussaires qu'il coupe en pièces avec l'épée de la vérité. Ces imposteurs en séduisent un grand nombre avec une approximation subtile de la vérité, et le pionnier ne peut se permettre de tolérer une telle duplicité. Je parle par expérience. Une lumière nouvelle se fait alors sur cette parole de Paul aux Corinthiens: «Les preuves de mon apostolat ont éclaté parmi vous par une patience entière... » (2 Cor. 12:12). Il y eut, bien sûr d'autres signes pour preuves à son apostolat, mais la patience avant tout! «Le laboureur attend avec patience le précieux fruit de la terre», dit Jacques (Jac. 5:7).
La
patience ou plutôt l'endurance est une expression d'amour (Gal. 5:22) de Christ en nous. C'est l'amour
sacrificiel ou le renoncement à soi-même qui sait
attendre avec foi, dans la paix de Christ. Et quelle dose d'amour sacrificiel faut-il pour
aimer contre tout amour! «Et
quant à moi, je dépenserai très volontiers, et je me dépenserai entièrement
moi-même pour vos âmes; en vous aimant davantage, serais-je moins aimé de vous?» dit Paul, le pionnier du
Seigneur, aux Corinthiens (2 Cor. 12:15). Quelle âme ardente!
«Nous aurions
voulu», dit-il aux Thessaloniciens, «vous
donner, non seulement l'Évangile de Dieu, mais aussi notre propre vie, parce que
vous nous étiez précieux.» (1 Thess. 2:8). Sont-ce ces sentiments
qui nous motivent ? Donner l'évangile certes, mais avec lui nos propres vies. En
terrains pionniers, plus qu'en d'autres «champs» peut-être, c'est un évangile
de chair et d'os qu'il convient d'offrir, une lettre écrite (2 Cor. 3:3), un
évangile vécu premièrement par Christ et deuxièmement par ses ministres. Le pionnier doit vivre la parole qu'il prêche
au milieu de la joie et de la souffrance. Il doit être une
réponse aux questions, une solution aux problèmes des hommes qu'il atteint. Que
veut au fond, le monde d'aujourd'hui ? des réponses, des solutions, non en
théorie, mais en la pratique d'une foi vivante dans l'amour de la vérité! Le pionnier doit vivre ces réponses, ces solutions tout en les disant
afin que l'Esprit en donne la conviction, car son ministère consiste uniquement
à répandre la semence, les résultats de la croissance ne sont pas entre ses mains. Voilà qui explique l'impact d'un Paul, par exemple, jusque dans
les régions les plus enténébrées. «Au
reste, frères, que toutes les choses qui sont véritables, toutes celles qui
sont honnêtes, toutes celles qui sont justes, toutes celles qui
sont pures, toutes celles qui sont aimables, toutes celles qui
sont de bonne réputation, et où il y a quelque vertu, et qui
sont dignes de louange; que toutes ces choses occupent vos pensées. Vous les
avez aussi apprises, reçues et entendues de moi, et vous les avez
vues en moi. Faites-les, et le Dieu de paix sera avec vous.» (Ph. 4:8,9). Mais pour qui s'était-il pris? pour une réponse?
Oui, car Christ était en lui témoignant de la vérité: «Je
suis crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi, mais c'est Christ
qui vit en moi; et si je vis encore dans la chair, je vis dans la foi du Fils de
Dieu qui m'a aimé, et qui s'est donné lui-même pour moi.
Pourquoi est-ce que la plupart des chrétiens ne savent même pas que nous sommes en guerre? Sur cela il y a deux points à regarder. Premièrement c'est que la grande majorité de ceux qui se disent chrétiens ne le sont pas réellement, et n'ont aucune notion que nous sommes présentement en guerre contre un faux peuple de Dieu et contre les fausses doctrines qu'on prétend être bibliques. Deuxièmement c'est parce que plusieurs chrétiens n'ont aucune notion réelle de la puissance des ténèbres qui a infiltré tous les rangs du christianisme moderne qui n'est qu'une contrefaçon de sa réalité. De nos jours la plupart des prétendues églises sont dirigées et contrôlée par les puissances ténébreuses du coeur tortueux de l'homme corrompu, car le coeur est un abîme sans fond rempli d'insoumissions indomptables qui sont les démons réels, et non des entités imaginaires issus d'une chute mythique des anges avec un Lucifer fictif qui se nommerait Satan. Les hommes de Dieu qui marchent dans la sagesse de Dieu savent qu'il en est ainsi de la majorité des prétendues églises que nous connaissons aujourd'hui. Dieu appelle maintenant son peuple à sortir des assemblées de la grande prostituées, car l'apostasie a maintenant déjà envahi toutes ces fausses églises et dénominations. Il appelle maintenant ses saints à se lever afin de tenir debout dans les jours mauvais, ceux qui parmi eux se sont soumis à Christ dans une confiance certaine en sa souveraineté absolue AFIN D'ÊTRE DEBOUT ET DE TENIR FERME DANS LA BATAILLE. Si vous ne vous levez pas vous serez décapité sur place par l'ennemi, et vos dépouilles mortelles tomberont parmi les cadavres des réprouvés, car cela sera l'indice que vous êtres pas des nôtres. Rien n'est plus important dans ces temps de la fin de savoir QUI VOUS ÊTES RÉELLEMENT EN LUI, vous qui faites parti du corps de Christ qui forme LE NOUVEL HOMME. Il n'est pas évident de se mettre dans le peau d'un soldat sur la ligne de front, de combattre farouchement dans les tranchées de la gloire, mais c'est pourtant la réalité spirituelle du chrétien authentique qui est attaqué par les convoitises charnelles des esprits séducteurs Évangéliques. Est-il possible de devenir un homme victorieux? Ou bien avez-vous été vaincu et vous ne le savez-vous pas?
Il y a très peu d'individus aujourd'hui qui sont debout pour Dieu dans la bataille. Le champ de bataille est un vaste territoire dans lequel la concurrence séductrice règne en maître, c'est le monde dit chrétien et séculier. Car le monde entier est sous la domination de l'esprit malin en eux. Aujourd'hui l'église institutionnelle est clairement en état de déchéance spirituelle. C'est parce que cette prétendue église n'a pas su discerné les nombreuses séductions provenant de cet esprit, de cette attitude néfaste qui les anime, de ce que celui-ci était au travail parmi ses ministres et ses membres. Bon nombres se sont maintenant écartés loin de la vérité, et la grande apostasie est maintenant dans le monde entier. La plupart de ceux qui se disent chrétiens sont maintenant sur des chemins périlleux, à cause de la séduction spirituelle auquel ils sont présentement liés par des pasteurs rapaces et des fausses doctrines. En ces derniers jours de la grande apostasie, Jésus nous a avertis que la majorité des instituts d'enseignements Bibliques, seraient elles-mêmes remplis de faux enseignants. Les difficultés rencontrés par ceux qui sont fidèles au Seigneur et à ses enseignements viennent tout d'abord d'une source très douloureuse, qui est la trahison de la part d'amis dit «chrétiens», à cause de la découverte de certaines vérités Bibliques fondamentales dans lesquelles le croyant avait jusque là été trompé. L'ennemi est paré au combat, mais les brebis se sont endormis. Pourrez-vous échapper à la dernière grande séduction qui est déjà dans le monde? Il est temps pour les guerriers de quitter l'isolement qui les caractérisaient et de se réunir aux portes mêmes de la cité, la fondation même de notre foi, là où l'ennemi Évangélique a maintenant assiéger avec ses fausses doctrines qui déforment la foi et le salut. L'ennemi Évangélique est cruel et il ne fait pas de quartier. Sa vengeance est sans merci et les corps des victimes tombent présentement en plein milieu de la ville. Il est maintenant temps, pour le vrai Corps de Christ, de surgir de l'ombre pour relever le défi contre les séduction de l'imposteur. Seuls ceux qui sont préparés à la bataille gagnent devant l'ennemi. Il ne sera pas facile d'apprendre à combattre et à connaître toutes les ruses du diable. Si vous êtes déjà offensés, arrêtez tout de suite la bataille et retirez-vous, car le Seigneur ne désire que des coeurs vaillants à la guerre dans cette bataille qui est la nôtre, et non des tièdes et des peureux. Seulement ceux qui désirent réellement devenir libres de chacune des séductions et du travail des puissances des ténèbres auront des oreilles pour entendre.
Sur ce sujet, le grand prédicateur, Charles Spurgeon, avait dit: «Es-tu en train de te poser la question à ce sujet, croyant? Regarde en haut vers ton père céleste, et contemple-le dans sa pureté, et sa sainteté. Sais-tu qu'un jour tu seras semblable à lui? Seras-tu facilement rendu conforme à son image? Ne nécessiteras-tu pas beaucoup de l'action purificatrice dans la fournaise de l'affliction pour détacher les scories? Sera-t-il une chose facile que de te débarrasser de tes corruptions, et de t'amener à la perfection de même que ton père qui est dans le ciel est parfait? Et ensuite, chrétien tourne ton regard vers la terre, ici-bas. Sais-tu quels ennemis tu as sous tes pieds? Tu étais autrefois un serviteur de Satan, et aucun roi ne perd volontairement ses sujets. Penses-tu que Satan te laissera seul? Non, il veut toujours être chez toi, car il erre comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Attends-toi à la détresse, car tu n'en seras pas exempt. Ensuite regarde autour de toi, où es-tu? Tu es dans un pays ennemi; un étranger et un voyageur. Le monde n'est pas ton ami. S'il l'était, alors tu ne serais pas l'ami de Dieu, car celui qui est ami du monde est l'ennemi de Dieu. Sois sûr que tu trouveras partout des adversaires. Quand tu dors penses que tu reposes sur le champ de bataille; quand tu marches crains une embûche dans chaque fourré. Comme il est dit que les moustiques piquent davantage les étrangers que les gens du pays, ainsi les épreuves de la terre seront les plus sévères pour toi. Enfin, regarde en dedans de toi, dans ton propre coeur et observe ce qu'il y a. Le péché et le moi sont encore dedans. Ah! si tu n'avais pas le diable pour te tenter, ni d'ennemis pour te combattre, ni le monde pour te tendre des pièges, tu trouverais encore en toi même assez de méchanceté pour être une douloureuse affliction pour toi, car le coeur est tortueux par-dessus tout et désespérément méchant. Attends-toi à la peine, au chagrin alors, mais ne perd pas courage à cause de cela, car Dieu est avec toi pour te secourir et te fortifier. Il a dit: "je serai avec toi dans la détresse, je te délivrerai et t'honorerai".»
- SURMONTER ET VAINCRE L'ENNEMI:
La plus grande séduction des prétendues églises de la fin des temps est maintenant qu'ils pensent tous vivre en dehors des séductions de l'ennemi, car aucun d'eux ne réalisent qu'il font parti de la concurrence séductrice, qu'ils sont eux-mêmes séduit allant en séduisant, et qu'ils sont eux-mêmes l'ennemi que nous combattons. Il y a maintenant beaucoup de terrain à récupérer des mains du faux peuple de Dieu, des sectes dites Évangéliques. Le temps est si précieux et si court pour le perfectionnement et l'équipent des saints pour le combat. Les éléments solides sont essentiels aux saints, et cela afin qu'ils puissent être victorieux dans cette guerre sans merci contre les puissances des ténèbres évangéliques. Cette étude est écrite pour équiper le lecteur avisé, et cela dans les deux buts suivants: Afin que le croyant réel soit capable de discerner les ruses de la concurrence séductrice évangélique nommée le diable et père du mensonge, puis ensuite d'être capable de les surmonter, et même de les vaincre. Ceci n'est pas une étude destinée pour le lecteur ordinaire, car elle ne doit pas être lue comme certains ouvrages destinés au grand publique qui traitent de toutes sortes de sujets variés. Personne ne devrait jamais lire ce texte uniquement dans un but de curiosité ni dans le seul intérêt d'en savoir d'avantage sur la question, sans toutefois le mettre en pratique. Les chrétiens de tous les niveaux dans les étapes de la croissance spirituelle, et qui prennent simplement ce qu'ils peuvent comprendre, en laissant le reste pour ceux qui expriment des désirs plus profond dans leur recherche des merveilles de la grâce, obtiendront ici plus de lumière en voyant les résultats que produiront cette étude dans votre propre vie. Elle aidera ceux qui sont présentement enfermé, sans qu'ils ne le sachent, dans certaines fausses conceptions religieuses, et cela dans chacune des prétendues églises qui existent actuellement. Ne vous y trompez pas, toutes les églises sans exception sont des fausses églises, de l'église institutionnel à l'église locale, de l'église dissidente à l'église de maison. Si dans votre église, dénomination ou groupe particulier, la lecture de la Bible dans une version authentique basée sur le Texte Reçu n'est pas la chose la plus importante dans la vie des croyants, et bien votre église, dénomination ou groupe a été victime d'une séduction spirituelle, et cela que vous la sachiez ou non. Si dans ces milieux ont vous dit que le salut est une décision personnelle et que vous avec le choix de croire, ces endroits sont des contrefaçons de la vérité. Et si ces églises, dénominations et groupes vous incitent à recevoir un baptême de l'Esprit avec l'évidence d'un parler en langues, vous êtes dans une synagogue de Satan et vous avez reçu un esprit d'égarement de la part de Dieu (2 Thes. 2:11,12). Les fausses doctrines qui sont enseignées aujourd'hui dans les églises proviennent d'un certain nombre d'hommes supposément chrétiens, dont les expériences spirituelles de contrefaçons sont souvent le résultat du contrôle spirituel, voir même dans certains cas, de la possession pure et simple par les démons de l'abîme sans fond du coeur de l'homme, de ces attitudes infernales qui envahissent sa personnalité pour qu'il se rebelle contre la vérité en la déformant. La souffrance occasionné par de telles duperies de la part des puissances du malin de la concurrence séductrice évangélique est immense pour ceux qui y ont été exposés. Mais la délivrance et l'aide spirituelle est encore disponible aujourd'hui, si du moins vous n'êtes pas encore marqué du sceau de la bête. Demain, je ne sais pas. Mais aujourd'hui, par la grâce de Dieu, il y a encore de l'espoir, car la restauration est encore possible si vous venez à la lumière de la vérité que le Seigneur accorde à ses bien-aimés qu'il a choisi avant la fondation du monde. Si comme Lazare vous recevez l'appel irrésistible à la vie, venez sans hésiter, car Christ est fidèle pour vous délier des liens de la mort. Si vous résistez à l'appel, vous n'êtes pas des nôtres et votre destin est scellé pour l'éternité.
Les aliments solides, c'est à dire les doctrines de la grâce telle que la Double Prédestination, l'Élection et la Réprobation, ont présentement une immense valeur pour ceux qui entreront dans la bataille, car bientôt chacun se trouvera lui-même confronté aux divers cas d'anomalies spirituelles, d'exagérations doctrinales, et de duplicités séductrices. Il appartient également à eux d'enseigner et d'avertir ceux-ci dans quel temps nous sommes réellement, et des périls qui menacent maintenant les chrétiens authentiques en ces temps de la fin. Il doivent réaliser «les jours dans lesquels nous sommes présentement». de ce que les saints sont déjà entrés dans la phase finale de la bataille «de la guerre des saints» contre «...le prince de la puissance de l'attitude, de cet esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion» (Éph. 2:2), et qui a lieu en ces temps actuels, de cette guerre que l'Apocalypse nomme la guerre «d'Armageddon» (Apoc. 16:16). L'irréalité dans la religion est une chose maudite qui fait de grands dommages, les ravages sont d'une telle intensité qu'ils pourraient décourager le plus vaillant soldat de Christ, si le Seigneur ne le garderait pas. Nous avons besoin que Dieu nous rendre réalistes face à ce que nous sommes et à qui il est il est vraiment, à savoir notre Dieu, notre Roi et seul Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, la seule et unique Personne en Dieu, en qui nous sommes, par qui nous sommes, et pour qui nous sommes. Nous serons ainsi efficaces dans le bon combat de la foi. Puisse le Saint-Esprit de sa Présence chasser toute confusion pour que nous soyons prêts au combat qui se déroule présentement contre les ennemis de la vérité, contre la concurrence séductrice évangélique. Venez, nous vous attendons dans la mêlée.
Si le combat spirituel de la foi est important, il est tout aussi primordial que nous en connaissions la nature, afin de nous tenir éloignés des idées non bibliques qui déforment quelques fois le sens de l’expression «combat spirituel». Certaines personnes refusent toutes formes de «combat spirituel» pour diverses raisons. Mais comme l’a dit l’apôtre Paul, nous avons des ennemis spirituels et il nous faut savoir comment les combattre, et surtout comment les identifier de crainte que nous combattions contre les nôtres. La première arme dont nous avons besoin dans ce combat est le courage. La concurrence séductrice évangélique agie en vrai terroriste, elle essaye de nous intimider. Elle est là pour nous empêcher de faire ou de dire ce que Dieu veut que nous fassions ou disions. L'Écriture nous dit: «Quand tu iras à la guerre contre tes ennemis, et que tu verras des chevaux et des chars, un peuple plus nombreux que toi, ne les crains point; car YEHOVAH ton Dieu qui t'a fait monter hors du pays d'Égypte est avec toi. Et quand vous vous approcherez pour combattre, le sacrificateur s'avancera, et parlera au peuple. Et il leur dira: Écoute, Israël! Vous marchez aujourd'hui pour combattre vos ennemis; que votre cœur ne défaille point, ne craignez point, ne soyez point effrayés, et n'ayez point peur d'eux; Car YEHOVAH votre Dieu est celui qui marche avec vous, afin de combattre pour vous contre vos ennemis, afin de vous délivrer. Alors les officiers parleront au peuple, en disant: Qui est-ce qui a bâti une maison neuve, et ne l'a point habitée pour la consacrer? qu'il s'en aille et retourne en sa maison, de peur qu'il ne meure dans la bataille, et qu'un autre ne l'habite pour la consacrer. Et qui est-ce qui a planté une vigne, et n'en a point cueilli les premiers fruits? qu'il s'en aille et retourne en sa maison, de peur qu'il ne meure dans la bataille, et qu'un autre n'en cueille les premiers fruits. Et qui est-ce qui a fiancé une femme, et ne l'a point épousée? qu'il s'en aille, et retourne en sa maison, de peur qu'il ne meure dans la bataille, et qu'un autre ne l'épouse. Et les officiers continueront à parler au peuple, et diront: Qui est-ce qui est craintif et lâche? qu'il s'en aille et retourne en sa maison, de peur que le cœur de ses frères ne se fonde comme le sien.» (Deut. 20:1-8) Le contexte de ce passage est que le peuple de Dieu doit se battre contre ceux qui occupent son héritage, et Dieu parle par Moïse à son peuple. Il leur dit qu’ils ont en face d’eux des ennemis nombreux et bien préparés à la bataille, alors qu’eux ne savent pas se battre. C’est pourquoi, Il les rassure, Il leur dit qu’Il est avec eux pour combattre leurs ennemis et les sauver.
Pour nous, c’est Jésus-Christ qui a souffert pour que nous entrions dans toutes les grâces et les bénédictions de Dieu, et Dieu peut nous bénir dans n’importe quel lieu où nous nous trouvons. N’ayons pas peur. Nous ne devons pas sous-estimer la puissance de notre Dieu, car nous sommes dans ce pays par un mandat de Dieu, et Dieu nous ordonne d’être forts, sans crainte devant nos ennemis. La chose importante à faire est de veiller sur notre cœur! La peur est contraire à la foi. La peur du qu’en dira-t-on, la peur d’échouer, la peur de commencer, la peur de la douleur. Dieu nous dit que rien n’est impossible à celui qui croit. Notre foi n’est pas dans notre capacité de beaucoup prier, mais dans l’assurance que le Dieu des promesses marche devant nous. Dans le texte, nous voyons qu’on a demandé à tous les «peureux» de rentrer chez eux, car le découragement est contagieux. Nous devons avoir le courage d’affirmer des choses, de lancer des défis face à l’adversaire, comme David l’a fait en face de Goliath, sans se préoccuper de l’aspect de l’ennemi. Nous avons besoin de beaucoup de foi et de courage et le Seigneur pourvoit à tous nos besoins. Malheureusement, il y a trop de gens faibles, qui prient pourtant, mais dès qu’il y a une situation grave, ils manquent de courage ! Il faut du courage pour parler à l'ennemi, il faut du courage pour s'opposer à la concurrence séductrice évangélique.
Pour entrer dans l’héritage des promesses de Dieu, il ne suffit pas de proclamer ces promesses. Actuellement, il y a toutes sortes de penseurs qui enseignent ce genre de choses, mais c’est faux ! Il faut également du courage, car c’est vrai que la terre des promesses est un pays où coule le lait et le miel, mais il faut se battre pour y entrer (Deut. 8:7-9; Jos. 1:3-9; 10:25; 2 Chr. 32:5). Il est indispensable d’annihiler la peur et d'y renoncer pour pouvoir entrer dans notre héritage. Les chrétiens doivent être courageux pour entrer dans leur héritage. Il n’y a pas de cadeaux dans cette bataille, il faut être prêt à supporter les injures et les blessures, à recommencer s’il y a un échec, il faut être prêt à travailler toute la nuit ou à prier toute la nuit. La foi, le courage et la persévérance sont indispensables. Dieu a expliqué à Josué que Moïse a eu le courage d’affronter Pharaon. Il n’a pas reculé devant la mer rouge ni devant les autres obstacles. C’est pourquoi à son tour, Dieu lui ordonne d’être courageux ! L’armée de Dieu est obligée d’avancer, que les balles crépitent ou pas, que les obus tombent ou pas. Beaucoup de chrétiens sont faibles, parce qu’ils manquent de courage dans la prière, dans le jeûne, dans l’épreuve. Serre le front et aie le courage d’affronter tes ennemis, ne fuis pas devant eux, ne quitte pas l'amour de la vérité à cause des fausses accusations et la séduction des fausses doctrines. Il faut résister. Ezéchias, un grand serviteur de Dieu, a été attaqué, mais il a eu du courage. Malgré sa petite armée, Dieu est intervenu, et il a eu la victoire sur une grande armée qui a pris la fuite devant un petit peuple. Dans l’Ancien Testament, Dieu a amené le peuple à être conscient de la réalité du combat, à être conscient de la puissance et de la dimension de l’adversaire. Dieu leur a dit: «Ils seront plus nombreux et plus puissants que vous.» Sans courage, c’est impossible de vaincre. L’exemple type est celui de David face à Goliath, un enfant face à un géant, un guerrier. Avant la foi, il y avait le courage de David. Il n’a pas eu peur comme tous les autres qui étaient effrayés par l’aspect de Goliath.
Plus grande est la bénédiction, plus grand sera le combat. Tout dépend de ce que
Dieu met devant toi. Plus la bataille est forte, plus il faut du courage, et
même si tu dois y laisser ta peau, fonce, ne recule jamais devant la concurrence
séductrice évangélique qui est Satan ! «C'est
pourquoi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, abondant toujours
dans l'œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n'est pas vain dans le
Seigneur.» (1
Cor. 15:58); «Veillez,
demeurez fermes dans la foi, agissez courageusement, fortifiez-vous...» (1
Cor. 16:13); «C'est
pourquoi, ayant ce ministère selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne
faiblissons point;
Comment les morts enterrés avec un corps mortel, corruptible vont-ils se réveiller à la résurrection avec un corps immortel, incorruptible, glorieux? Il y aura certainement des grandes batailles pour nous empêcher d’entrer dans ces corps immortels, incorruptibles et glorieux. C’est pourquoi, nous devons être fermes, ne cédons pas à l'accusateur, ne cédons pas au chantage. Que personne ne vous chasse de votre position, de votre ministère, travaillez de mieux en mieux, même au milieu des critiques, ayez le courage d’aller jusqu’au bout, car il y a une gloire à venir promise par Le Seigneur. La Bible parle, elle dit: «Soyez des hommes, fortifiez-vous.» C’est-à-dire que même les femmes et les enfants doivent être prêts à se battre. Ils doivent apprendre à retenir les pleurs dans certaines circonstances, et à manifester de la force. Jésus-Christ nous dit qu’un vrai chrétien n’a pas la droit de fuir devant l'accusateur qui est le diable, et de nos jours ce même diable est la concurrence séductrice évangélique. Dans la Bible, nous voyons beaucoup d’hommes courageux qui ont même accepté la mort. Nous ne devons jamais oublier que nous travaillons pour une couronne incorruptible. Ce qui nous motive, ce ne sont pas les applaudissements des hommes, mais la couronne promise. Même s’il y a des obstacles évidents, il faut foncer si c’est pour la bonne cause, et la meilleure des causes est l'amour de la vérité.
- LE COURAGE DANS LA DÉTRESSE:
L’apôtre Paul a beaucoup parlé du courage, car il a été souvent confronté à des situations périlleuses. Nous pouvons être dans des situations de détresse, mais jamais dans le désespoir, car dans la détresse nous savons que Dieu interviendra. Même s’il y a quelques afflictions (calomnies, injures, coups, etc), ne regardons pas aux choses visibles, mais aux choses invisibles. Ne décrochons pas dans le combat, même si nous sommes calomniés dans notre propre famille ou dans des rencontres avec les frères, ayons les regards fixés sur les choses invisibles. Les hommes de foi avaient un tel courage que leurs yeux étaient fixés sur l’invisible, et l’invisible, ce sont les promesses de Dieu. Même si tu pleures, sèche tes larmes et continue! Plus nous sommes persécutés, plus nous devons être enthousiastes. Attachons-nous aux choses invisibles, car elles sont éternelles. Les promesses de Dieu ne changent pas. Une fois que Dieu t’a promis quelque chose, tu peux voyager, tu peux t'adapter à diverses situations ou à divers moeurs, mais Dieu réalisera sa promesse. En plus de la vie éternelle, tant que nous sommes sur la terre, Dieu nous promet également de jouir des bonnes choses qu’Il a mises sur la terre, car nous ne sommes pas sur cette terre pour vivre malheureux. Alors, soyons courageux !
Nous sommes en train de voir les combats contre les puissances célestes mauvaises dans un christianisme contrefait, contre les esprits méchants dans les lieux célestes des sectes dites Évangéliques. Souvent, lorsqu’on s’attaque à ces choses-là, elles réagissent, mais c’est peine perdue. Nous avons dit au sujet des armes, que la première d'entre elles c’est le courage. A cause de l’agressivité de l'accusateur évangélique, nous avons besoin d’être revêtus de courage. Si nous faiblissons un peu, si nous laissons libre cours à un petit peu de peur, la concurrence séductrice nous envahit. Quelle que soit la forme sous laquelle la concurrence séductrice se présente à nous, séculaire ou religieuse (lois gouvernementales, politiciens, policiers, patrons, syndicats, pasteurs, dogmes ecclésiastiques, etc), nous devons apprendre à lui résister avec une foi ferme et avec courage et audace, car dès qu’il y a la moindre peur, elle en profite pour nous terrasser.
La
deuxième arme dont nous avons besoin dans le combat contre les puissances de ce
monde de ténèbres c'est la détermination. La détermination est la décision
d’aller jusqu’au bout. Rien ne doit m’arrêter, rien ne peut m’arrêter, et la
détermination s’appuie sur notre espérance: «Persistes
dans l'excellence de la bataille pour la foi, saisis la vie éternelle, à
laquelle tu as été appelé, et pour laquelle tu as fait une belle
déclaration en présence de plusieurs témoins.
La
foi et l’amour doivent croître, même au milieu des persécutions et des
afflictions, c’est-à-dire que même dans les circonstances difficiles, notre foi
et notre amour doivent augmenter en se basant sur la vérité. Il doit en être ainsi à cause de notre
persévérance. Rien ne doit nous amener à décrocher.
Demandons à Dieu la détermination, surtout quand tout va mal, car même dans ces
moments-là, notre foi et notre amour doivent croître. Sans le courage et la détermination, nous abandonnerons tout ce que nous
entreprenons. La vie n’est pas facile. Nous sommes appelés à combattre, et pas
une seule fois, mais plusieurs fois! Le
courage et la détermination sont indispensables dans notre marche chrétienne, et
nous voyons qu’il en était de même pour Israël. Le Seigneur les a toujours
encouragés à tenir bon dans leur marche avec Lui. Une fois la bataille de
conquête de la terre promise achevée, Israël a affronté encore d’autres
batailles. Nous n’avons pas une seule bataille, mais des batailles, dans notre
vie chrétienne: «En
effet, lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, comme il ne pouvait pas jurer par
un plus grand, il jura par lui-même,
Nous devons être fermes dans notre espérance, garder l’espérance dans le lendemain que Christ va y être présent, tout comme il l'est maintenant, sinon, c’est la mort pour nous! Par la foi en Jésus-Christ, nous sommes la postérité d’Abraham, et ce Dieu qui a été fidèle aux patriarches le sera aussi avec nous. Alors, ne perds pas l’espérance. Le Dieu des promesses est fidèle. Quand Dieu a fait la promesse à Abraham, Il a juré et Il a accompli sa promesse 25 ans plus tard. Nous devons trouver un puissant encouragement dans cette histoire de notre père de la foi. L’espérance nous pousse à aller de l’avant, à persévérer jusqu’au bout, car Dieu persévère en nous afin que nous puissions réussir. C’est vrai que nous avons un adversaire, l'accusateur Évangélique, mais la part de chacun de nous est de lui résister en étant déterminé. Quand le Seigneur te donne un projet, si la première étape échoue, recommence avec persévérance jusqu’à la réussite, car Dieu est fidèle pour accomplir ses promesses! La Bible nous encourage en nous rappelant que les mêmes souffrances sont imposées à nos frères chrétiens dans le monde. Dieu travaille en nous pour nous fortifier, tout vient de lui, rien ne vient de la volonté de notre chair. Quand Il nous donne la détermination, Il nous rend inébranlables pour nous conduire jusqu’à la réussite. Ce n’est jamais trop tard, le plus important est de rester persévérant dans le Seigneur par la grâce qu'il nous accorde de l'être.
La troisième arme dont nous avons besoin pour vaincre les puissances célestes mauvaises d'un christianisme contrefait, c'est la prière. En plus du courage et de la détermination, nous avons besoin de la prière. Paul nous dit: «Priant en tout temps par l'Esprit par toutes sortes de prières et de supplications; et veillant à cela en toute persévérance, et priant pour tous les Saints.» (Éph. 6:18). La bataille qui est décrite dans Exode 17: 8 est une bataille particulière où il y a deux parties: Une partie est au front physiquement, et l'autre est au front spirituellement. Dans la première partie, il y a Josué et les hommes qu’il a choisis, et dans la deuxième, sur le front spirituel, il y a Moïse, Aaron et Hur. Moïse, Aaron et Hur livrent un combat spirituel, et Moïse réalise quelque chose de très important: son peuple et lui sont conduits par la puissance de Dieu, alors qu’Amalek, leur ennemi, est conduit par la puissance de la concurrence. C’est pourquoi Moïse comprend que, pour vaincre cette puissance rébellion, il faut combattre sur deux fronts, un front physique et un front spirituel. C’est certainement une révélation que Dieu a faite à Moïse, car nous ne voyons aucun exemple de ce genre de combat avant cet épisode. Moïse a compris qu’il devait lever sa main et montrer à Dieu sa verge afin de gagner cette bataille. En effet, la verge de Moïse est l’accomplissement de la Parole de Dieu, c’est l’obéissance à la Parole de Dieu. Moïse lève la verge pour que le Dieu qui a agi en Égypte agisse encore. C’est en quelque sorte une prière sans paroles. Pendant que sa main était levée, Israël était plus fort que les Amalécites, et quand il baissait sa main, c’étaient les Amalécites qui étaient plus forts qu’Israël. Pour nous, nous devons comprendre au travers de ces symboliques que nous devons élever nos voix pour présenter nos requêtes à Dieu. Nous devons présenter à notre Dieu nos prières et nos supplications, et quand nous le faisons, nous sommes plus forts que la concurrence séductrice. Dès que nous arrêtons de prier, la concurrence devient plus fort que nous. La seule manière d’avoir une victoire définitive sur la concurrence séductrice évangélique, c'est d’élever constamment sa voix à Dieu, dans toutes sortes de prières et de supplications afin d'obtenir la force et le courage de persévérer dans le combat.
Quand nous prions, nous élevons la Parole de notre salut, la Parole de notre rachat et de notre délivrance en Jésus-Christ, nous rappelons à Dieu ses promesses. Une vraie prière ne se contente pas de détailler ses problèmes et sa misère au Seigneur, mais elle fait également élever la Parole de Dieu, exalter la Parole de Dieu. C’est l’Épée de l’Esprit. Quand la concurrence séductrice en devient consciente, elle tremble et lâche prise. A certains moments, les mains de Moïse se fatiguaient. Aaron et Hur l’ont remarqué et ils ont décidé chacun de soutenir un bras de Moïse, afin qu’il puisse garder les mains levées jusqu’au soir. Aaron et Hur n’avaient jamais vu ce genre de chose auparavant, mais ils ont eu de l’intelligence, et ils ont compris que pour que la victoire sur Amalek soit totale, ils devaient soutenir les mains de Moïse, car tant qu’elles étaient levées, Josué et ses hommes étaient plus forts qu’Amalek. C’est ainsi qu’au coucher du soleil, Israël a vaincu Amalek. Nous devons recevoir de l’intelligence pour soutenir ceux des nôtres qui sont en prière pour combattre avec nous. Nous devons être prêts à soutenir nos frères et sœurs avec qui nous sommes en communion, lorsqu’ils entament des moments de prière. Le soutien des fidèles dans le combat est un grand secret dans la prière de victoire, et Dieu donne la victoire à tous ceux qui ont participé à la prière. Nous n’avons pas les mêmes capacités. Certains ont une plus grande force d’intercession que d’autres, certains peuvent jeûner plus longtemps que les autres. Nous avons besoin de complémentarité afin de nous encourager. Le soutien peut être de différentes natures. Le plus important c'est que la personne qui est en prière soit fortifiée. Même le simple fait de rester à ses côtés peut être un réconfort. Nos temps de prière sont une manière de nous fortifier les uns les autres, car tout le monde n’a pas la même discipline ni le même courage pour prier seul.
Notre prière provoque une très grande activité des anges de Dieu. Les anges sont
encouragés par notre prière, et Dieu accomplit même des choses insoupçonnées. En
effet, les disciples ne priaient que pour la libération de Paul, mais Dieu a fait plus
que cela. Paul a été libéré, et Hérode est mort. Un ange du Seigneur l’a frappé,
et il a expiré, rongé par des vers. Au cours de la même prière, un ange a été
envoyé auprès de Pierre, et un autre ange est allé frapper Hérode. La prière
nous délivre, et en même temps frappe nos ennemis. C’est pourquoi, nous ne
devons pas arrêter de prier. Le
Seigneur Jésus-Christ nous a donné la parabole du juge inique, pour que nous
apprenions à prier jusqu’à l’obtention du résultat. Quels que soient les
obstacles, ne cessons pas de prier. Dans la parabole, la femme est allée chaque
jour répéter la même requête au juge, et face à sa détermination, le juge lui a
fait justice uniquement pour qu’elle ne vienne plus l’importuner avec cette même
requête!
Quand nous prions, quoique Dieu connaisse notre coeur, ne multiplions pas des phrases vaines, mais soyons précis.
Persistons dans des prières précises jusqu’à ce que Dieu nous exauce:
«Car
ils racontent eux-mêmes quel accès nous avons eu auprès de vous, et comment vous
vous êtes convertis des idoles à Dieu, pour servir le seul vrai Dieu
vivant.» (1
Thes. 1:9); «Au
reste, frères, priez pour nous, afin que la Parole du Seigneur ait un libre
cours, et soit glorifiée partout, comme elle l'est parmi vous;
La
Parole doit être glorifiée, c’est-à-dire, amener des changements dans la vie des
chrétiens authentiques, et ces nouvelles vies glorifient le Seigneur Jésus comme
Dieu et Roi, seule et unique Personne dans la divinité. Pour vivre cette action
de la Parole de Dieu, il faut qu'il nous soit donné par l'Esprit de la Sainte
Présence, de la recevoir dans son cœur comme le principe vital du salut par la
grâce. Le plus important pour nous est d’être né de nouveau, c'est à dire
d'être régénéré d'en haut dès l'origine, dès avant la fondation du monde afin
que nous puissions recevoir la foi pour avoir des cœurs transformés, sensibles à la Parole de Dieu.
Il y aura toujours en ce monde de corruption des gens méchants, malicieux et pervers,
des faux chrétiens séducteurs qui déforment la Parole de Dieu, comme nous voyons
dans les sectes dites Évangéliques. L’apôtre Paul
a demandé aux Théssaloniciens de prier pour lui afin d’être délivré des hommes
méchants et pervers, car de telles personnes sont un obstacle à la propagation
de l’évangile de Jésus-Christ et des ennemis de la croix.
La Nouvelle Jérusalem traverse une période dure, car des hommes méchants et
jaloux se sont dressés contre elle, et la combattent sans cause. Nous devons
prier pour être délivrés de ces hommes méchants, car la prière est la seule arme
efficace contre ces attaques. Dieu se vengera pour nous contre nos ennemis et la
lumière de la victoire éclatera au grand jour.
Lorsque Néhémie a décidé de rebâtir les murailles de Jérusalem, les ennemis des
Juifs ont eu un grand déplaisir, et ils ont tenté de différentes manières
d’empêcher la poursuite des travaux. Chaque fois qu’un serviteur de Dieu est
appelé par le Seigneur à
faire une grande œuvre pour Dieu, il y a des concurrents prétentieux qui
sont mécontents et qui mettent tout en œuvre pour faire échouer l’œuvre de Dieu.
La Nouvelle Jérusalem vit le même combat que le peuple hébreu. Nous faisons face
à la colère, au mépris et aux moqueries des évangéliques qui pensaient que nous
n’aurions jamais assez de moyens pour bâtir un temple à Dieu dans les coeurs
renouvelés. Au fur et à
mesure que les travaux avancent, ils se mobilisent pour nous arrêter, car ils ne
veulent pas que nous puissions achever cette œuvre, qui est une maison de
sacrifice pour notre Dieu. Ils ont peur des sacrifices, car après les sacrifices
Dieu agit toujours puissamment, Il manifeste sa gloire, et les sacrifices que
nous offrons à Dieu sont un coeur repentant et une vie consacrée à l'amour de la
vérité.
Nous devons adopter la même attitude que le peuple hébreu: ils ont prié et ont
poursuivi les travaux. Néhémie était conscient du danger, et il a prié sans
cesse pour que le Seigneur soit avec eux jusqu’à l’achèvement des travaux. Nous
devons prier sans cesse pour nos frères et nos soeurs dans la foi. Mobilisons-nous, et soyons déterminés
dans la prière. Que chacun de nous s’investisse pour que nous achevions
rapidement nos travaux, car, en plus de la prière, nous devons agir par la grâce
dans le partage émancipé de ceux qui sont dans la foi réelle.
C’est ainsi que nous témoignerons de Christ en nous et que nous vaincrons nos
ennemis: «Au
reste, frères, priez pour nous, afin que la Parole du Seigneur ait un libre
cours, et soit glorifiée partout, comme elle l'est parmi vous;
Nous ne prions pas pour le plaisir de prier, mais nous prions pour détruire les
projets des méchants qui se disent chrétiens, des imposteurs qui utilisent la
Parole de Dieu pour prétendre proclamer la vérité. Aussi lorsque nous apprenons de mauvaises nouvelles
du front de la bataille, la
meilleure réaction est la prière! Recourir aux hommes est une solution trop
limitée. Il n’y a que la prière qui peut briser la méchanceté des accusateurs
évangéliques qui déforment la Parole de Vie et faire
éclater la gloire de Dieu. Lorsque Haman avait publié un édit de mort contre les
Juifs, Esther, Mardochée et tout le peuple Juif ont jeûné, et ils ont eu une
victoire éclatante contre les méchants. Néhémie a utilisé le courage, la
détermination et la prière pour venir à bout des accusateurs qui se moquaient
d'eux. La prière fait échouer les projets de nos ennemis, et amène la
manifestation de la gloire de Dieu. La Nouvelle Jérusalem doit prier pour
anéantir les théories et complots de la concurrence évangélique et voir la
gloire de Dieu se manifester au milieu de nous.
Persévérons dans la prière, car Dieu va nous préserver du mal. Le Seigneur
Jésus-Christ nous a dit de demander au Père de ne pas nous induire en tentation
et de nous délivrer du malin comme du malheur. Chaque fois que nous prions, demandons à Dieu de
nous préserver de la concurrence séductrice évangélique. L'ennemi a toujours des
ambitions de malheur pour nous, et
lorsque nous demandons à Dieu de nous préserver, ces projets ne nous atteignent
pas. Alors, prions de tout notre cœur. Ceux qui prient sont préservés, même si le malheur atteint les autres.
Soyons courageux, forts et déterminés pendant ces moments de prière. Ne
craignons pas nos ennemis, qu'ils soient évangéliques ou autres, mais prions
avec persévérance. Souvenons-nous du Dieu Grand et Redoutable que nous avons. Ce
Dieu n’a pas changé, Le Dieu de Moïse, d’Esther et de Mardochée, Le Dieu de
Daniel, Il agit encore: «Or,
à Celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment plus que
tout ce que nous demandons et que nous pensons.» (Éph. 3:20); «Priant
en tout temps par l'Esprit par toutes sortes de prières et de supplications; et
veillant à cela en toute persévérance, et priant pour tous les Saints,
Il incombe au croyant réel, quelle que soit l’époque, de ne pas reculer d’un pouce dans la lutte contre l’esprit du siècle. C’est l’erreur qui doit reculer; les rois païens ont fini par «louer» le Dieu des Hébreux (Dan 6:25-27), et certains des dirigeants évangéliques finiront par louer le vrai Dieu, car Dieu a ses élus dans tous genres d'hommes, païens comme concurrents. L’emprise de l’idolâtrie sur ceux que Dieu a choisi sera relâchée. Cette victoire spirituelle n’est possible que par la foi (Héb 11:30-34; 1 Jn. 5.3-5), qui est capable de vaincre des royaumes, à savoir la coalition de la puissance politique et religieuse qui s'oppose à nous avec toutes sortes de subtilités et de duplicités.
A chaque époque de l’histoire, les croyants réels ont été et sont confrontés à l’esprit du siècle, à ce qui émane de la société sans Dieu. La culture du jour, les modes de penser, de sentir, de vivre, voudraient s’imposer à l’enfant de Dieu, le modeler, et pour la simple raison qu’il y a, derrière tout cela, une puissance infernale du coeur de l'homme qui est en conflit irréductible avec Dieu et avec le peuple de Dieu. L'esprit de la chair, esprit de rébellion et d'indépendance, appelé par le Seigneur Jésus-Christ «le prince de ce monde» (Jn. 12:31; 14:30), et par Paul «le dieu de ce siècle», qui aveugle l’intelligence des incrédules afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de la gloire de l’Évangile de Christ (2 Cor. 4:3,4), dirige la société sans Dieu. Il est le «chef d’orchestre» invisible derrière le rideau. Nous aussi, nous sommes exposés, soumis à d’énormes pressions dans notre intelligence, notre coeur, notre âme, notre sensibilité, nos sens. Nous aussi, nous devons affronter un rouleau compresseur culturel qui cherche à niveler les conceptions, les émotions, les réactions, les aspirations. Ce rouleau compresseur agit avec d’autant plus d’efficacité qu’il dispose d’un appareil médiatique perfectionné et de la puissance grandissante des images. L’homme moderne ne court-il pas le risque d’être un jour enseveli sous les images et les moyens d’information et de communication toujours plus développés et performants? Le danger est d’être peu à peu conformés à un modèle culturel unique conçu par l'ennemi de nos âmes, d’être embrigadés à notre insu dans de nouvelles formes d’idolâtrie, dans des cultes adaptés à notre époque (Rom. 12:2). Ce modèle culturel unique se reflète dans le langage, de plus en plus impersonnel, uniforme et d’une pauvreté effrayante! Les cultes dominants sont facilement repérables et ils vont dans le sens d’une nouvelle paganisation de notre société. Partons de ce qui est le plus tangible et choquant.
Avec ce culte, de plus en plus agressif et envahissant, on est tout près de la
pourriture morale de la Grèce et de la Rome antiques. Il suffit pour s’en rendre
compte de lire les dénonciations de Paul et de Pierre (Rom. 1:18-32; 1 Pi.
4:1-6).
Après la seconde guerre mondiale, on a beaucoup parlé de
révolution
sexuelle et de libération des mœurs. Mais le dernier mot, «libération»,
est terriblement trompeur. L’apôtre Pierre ne dit-il pas:
«Car
en tenant des discours enflés de vanité, ils captivent, par les convoitises de
la chair et les libertinages, les personnes qui s'étaient véritablement
éloignées de ceux qui vivent dans l'égarement;
Voilà encore un relent de paganisme, et il y a forcément connexion entre ce culte et le précédent. Plus l’homme moderne se vend au péché, aux plaisirs de la chair, autrement dit plus «il se vide de son âme», plus aussi son corps prend de la place. Il est légitime de se préoccuper de la santé corporelle, mais l’attention et les soins apportés au corps – enveloppe de l’âme – ne doivent pas tourner à l’obsession comme c'est souvent le cas. Pour la santé, le bien-être, la forme physique, les exercices, les disciplines et thérapies de tout genre se multiplient. Il suffit de penser à la prolifération des établissements de santé «fitness»! Pour la beauté du corps, les produits et les soins cosmétiques sont légion; l’étalage publicitaire donne la nausée. Le rite sacré du bronzage – malgré tous les risques qu’il comporte – montre que le corps est devenu le centre de tout et jusqu’où certains sont prêts à sacrifier à sa beauté.
Peut-être pour se prouver à lui-même qu’il est quelqu’un, l’homme veut se
dépasser, se surpasser. Il se lance des défis. À un présentateur de télévision
qui lui demandait le pourquoi de sa tentative, une jeune
Bretonne qui a traversé l’Atlantique à la rame a fait cette réponse
significative: «Le dépassement de moi». Il semble que l’homme moderne soit hanté
par l’image du «surhomme ». Il
y a les défis et les exploits d’ordre scientifique et technologique, comme la
conquête de l’espace, le génie génétique, la nanotechnologie, l'informatique,
etc. Mais Rabelais nous avertit que:
«Science, sans conscience, n’est que ruine de l’âme». Cet écrivain du XVIe
siècle a pressenti les dangers qui guettaient ceux qui veulent aller toujours
plus loin dans la recherche de la connaissance. Il
y a les défis et les exploits sportifs. On tente aujourd’hui les épreuves les
plus extrêmes, les plus risquées, les plus osées, les plus coûteuses aussi, il
n’est que de penser au fameux «Paris Dakar», qui se répète chaque année, malgré
son caractère scandaleux. On
se pâme devant des records qui se comptent en quelques centièmes de seconde! De
plus, les champions deviennent de vrais dieux, un joueur de basket-ball a même
été qualifié de «dieu vivant», et que dire des dieux du hockey, du baseball et
du football? C’est du blasphème, de l’idolâtrie et de la pure
folie collective. Cette rage de l’exploit révèle le vide profond de l’homme
moderne, orphelin de Dieu. Quel contraste avec le profond rassasiement intérieur
de l’homme qui adore Dieu, devenu son Père en Jésus-Christ (Phil. 4:11, 12;
Psm. 131!
Que veut dire «se dépasser, repousser ses limites», si, en définitive, l’on
passe toujours à côté du but suprême: Dieu Lui-même? Ne
s’agit-il pas de vains records et de vaines tentatives? L’homme se dépasse pour
le vide et pour le néant, ce qui est tout à fait irrationnel. N’est-ce pas de
cela que l'apôtre Jean parle dans sa première Épître: «N'aimez
point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu'un aime
le monde, l'amour du Père n'est point en lui;
Le trafic et l’usage de la drogue dans notre culture sont emblématiques. Ils révèlent que, dans ce domaine aussi, l’homme veut «s’éclater», dépasser ses limites. Mais attention à ce que nous dit la crapule gouvernemental et politique sur l'usage de la drogue, car il y a beaucoup d'exagérations dans ce domaine et nous savons que les politiciens sont des menteurs professionnels qui ont pour père le diable (Jn. 8:44). Cela ne signifie pas que toutes les drogues sont mauvaises, c'est l'abus de certaines drogues qui est le problème, car plusieurs d'elles créées de forte dépendance, et il y a aussi le fait que l'usage de la drogue est souvent accompagné de l'alcool, ce qui amplifie le problème. Or il y a toutes sortes de drogues et toutes sortes de délires, de transes et d’extases. Même que certains groupes dits chrétiens, qu'on peut classer comme des pharisiens modernes, condamnent le thé et le café à cause que ceux-ci sont regardé comme étant des drogues. Dans une telle situation le problème n'est pas avec la drogue mais avec ceux qui la condamne, et cela est le cas avec plusieurs autres. A côté de la drogue chimique qui altère les états de conscience, comme le L.S.D., la Mescaline, le P.C.P. ou Angel Dust, le M.D.A. (sans parler des effets désastreux causés par la cocaïne, l'héroïne et le speed) qui «dilate» le psychisme et les perceptions sensorielles (on ne peut classer le cannabis dans cette catégorie, car celui-ci est considéré comme une drogue douce qui est loin d'être nocive comme on voudrait nous le faire croire (Gen. 1:11,12), à moins d'en abuser comme c'est souvent le cas avec toutes choses), il y a aujourd’hui le délire de la musique. Dans certains concerts l’on assiste à un phénomène d’hystérie collective, que le dictionnaire définit comme un «délire nerveux». Or, l’hystérie – la perte de contrôle – est contraire à la volonté de Dieu (Éph. 5:18), et l’inverse du résultat de l’action du Saint-Esprit. Dans Gal. 5:22, «la tempérance ou discipline», un des fruits de l’Esprit, signifie le contrôle de soi, et du temps que nous sommes dans un corps de chair, cela devient un combat. Ce n'est pas chose facile de trouver le juste milieux, cela nécessite de nombreuses chutes et de nombreuses épreuves, car le chrétien est délivré dans l'esprit et non dans la chair, mais la discipline nous vient par l'Esprit de Christ en nous (Rom. 8:9-13). Il y a aussi le délire mystique ou religieux. A Delphes, la pythie vouée au culte d’Apollon et qui rendait des oracles, entrait en transe en mâchant des feuilles de laurier. Aujourd’hui, une frange importante de la chrétienté s’est laissé envahir, depuis le milieu du XXe siècle, par une série de vagues mystiques accompagnées de phénomènes bizarres extraordinaires: visions, prophéties, parler en langues, souvent dans une atmosphère survoltée. C’est un signe certain de paganisation, bien que tout cela soit attribué faussement à l’action du Saint-Esprit, malgré le fait que la Bible le caractérise comme un Esprit d’ordre et de paix (1 Cor. 14:33,40). Dans un livre paru en 1981 (Labor & Fides), intitulé «Le Mouvement Charismatique », l’auteur, Françoise Van der Mensbrugghe, enseignante et sociologue, a ajouté au-dessous du titre une double question: «Retour de l’Esprit? Retour de Dionysos?» Nous avons reconnu dans ce nom grec l’équivalent de Bacchus, dieu de l’ivresse et du délire. Il n'y a aucun doute que ces dérèglements spirituels ont pour source une puissance occulte démoniaque qui a séduit un grand nombre et dont plusieurs en sont littéralement possédés.
La cupidité sans frein, taxée d’idolâtrie par l’Écriture (Col. 3:5), est une des marques ignominieuses de notre société matérialiste, où les «affaires» (détournements, abus des biens publics, profits scandaleux, corruption), pullulent. La poursuite frénétique du gain, du profit, accompagne l’exploitation du sexe, du sport et même du délire mystique. Ne connaissons- nous pas des «gourous» qui se remplissent les poches? Les sectes dites Évangéliques en sont pleines. Pour en nommer seulement quelques-uns, mentionnons: Billy Graham, Benny Hinn, John Hagee, Kenneth Copeland, Kenneth Hagin, Oral Roberts, Joyce Meyer, Gerry Falwell, Creflo Dollar, Pat Robertson, Bill Bright, etc. La liste est trop nombreuses pour mettre les noms de tous ces réprouvés ici, car un grand nombre ce sont ajoutés partout dans le monde, surtout en France, en Afrique et au Brésil. Les dieux évangéliques sont adorés par une multitude d'aveugles qui recherchent des sentiments plutôt que la vérité, et comme des brebis ils se font tondre par ces escrocs qui vivent à leurs dépends. Sans mentionner la légion de petits papes qui dominent subtilement sur les membres de leurs assemblées pour remplir leurs coffres et vivre au-dessus de la moyenne de ceux qu'ils dérobent.
Le nombre, la majorité, l’opinion majoritaire, semblent avoir une auréole. Voyez la course aux records d’audience à la télévision! Un jour, une religion majoritaire, basée sur une unité de façade, factice, humaine et diabolique parce que fondée sur le compromis et la confusion, exigera la soumission des minoritaires composé de chrétiens nominatifs. Serons-nous impressionnés, ébranlés, écrasés par le prestige du nombre, et allons-nous fléchir les genoux devant l’idéologie religieuse dominante et menaçante? Aucun chrétien réel ne le fera, mieux la mort que de plier les genoux devant une telle idéologie. Il en est aujourd’hui, hélas, et surtout dans le monde évangélique, qui ont déjà succombé et qui ont fait des alliances honteuses avec l’immense machine œcuménique (la Célébration œcuménique du 23 janvier 2000 à la cathédrale de Lausanne, où une fédération d’églises évangéliques a pris publiquement et officiellement des engagements qui déshonorent Dieu et constituent une trahison envers Christ). On ne peut s'attendre rien de mieux de tous ces réprouvés, qu'ils fassent parti du mouvement oecuménique ou non, ils demeurent des ennemis de la croix. La seule différence ici est que par une telle union, ils deviennent plus fort pour s'opposer à la vérité, ce qui en retour intensifie pour nous le combat sur le champ de bataille en ces derniers temps.
Quand l’adoration du vrai Dieu cède place à une perversion du sentiment religieux - par le rejet de la vérité révélée dans la création (Rom. 1:18-32), dans la conscience (Rom. 2:14-16), et dans l’Écriture - le sens du sacré doit se loger ailleurs que dans son objet légitime. «La créature» (les chose créées) se substitue au Créateur: «Eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et ont adoré et servi la créature, au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen!» (Rom. 1:25). Aujourd’hui, la déesse nature a remplacé le Dieu vivant et vrai. Ne lisons-nous pas souvent, sous la plume de scientifiques, que «la nature a bien fait les choses»? C’est une façon commode d’escamoter Dieu, d’occulter l’action du Dieu personnel infiniment sage et puissant. Lors des dernières et toutes récentes catastrophes en Europe (tempêtes), les médias se sont référés à la fragilité de l’homme face… à la nature, aux éléments déchaînés. Nous n'avons entendu personne faire allusion à Celui à qui la nature obéit, au Maître absolu de toutes choses, au Souverain de l’univers qui tient tout dans sa main. Qui n'a jamais élevé son regard vers les cieux étoilés la nuit pour admirer les merveilles de Dieu et ne pas être étonné de sa majesté? Celui qui voit Dieu lui sourire dans les innombrables galaxies, danse avec les étoiles et rend gloire au Dieu Tout-Puissant qui a créé toutes choses. De nos jours la majesté de Dieu est anachronique, une notion rétrograde! On en drape la nature, qui est «sacralisée». Il peut y avoir, chez les écologistes, si épris et jaloux des équilibres naturels, un respect louable et utile des choses créées. Mais, le mal, c’est que la plupart d’entre eux ont complètement oublié le Créateur et qu’ils voient la nature presque comme une entité divine. Leur respect tourne à l’idolâtrie, la divinisation.
Sur un fond d’oubli volontaire de Dieu, se développe le culte abominable de la confiance
en l’homme, en ses capacités extraordinaires, en son génie «prométhéen», en son pouvoir à changer son destin, à infléchir le cours des événements.
Quelques esprits lucides, ici et là, discernent le côté dramatique de notre
situation, voient que l’humanité va tout droit «dans le mur», entrevoient avec
terreur la catastrophe finale. Mais ce qui prévaut, en général, c’est une
confiance folle, aveugle et obstinée en l’homme, un optimisme buté, suicidaire,
et cela malgré les coups de boutoir des deux grandes guerres mondiales, et les
preuves accumulées au cours des siècles - «erreurs et horreurs» - de la
misère morale de l’homme. Même s’il reste «grand» par certains côtés
comme créature faite à l’image de Dieu, l’homme a amplement démontré sa faillite,
son impuissance totale à maîtriser les forces du mal et de la destruction, à
commencer par le mal qui est en lui et ronge son propre cœur. En
dépit de tout, la confiance, l’assurance, l’arrogance continuent à prévaloir, et
l’on s’acharne sans états d’âme à élever «une statue d’or» à la gloire de
l’homme. C’est la répétition de l’Histoire. Nous entendons souvent des discours
allant exactement dans le même sens, celui de l’optimisme à tous crins nourri
aux sources de la foi en l’homme. Cela fait frémir, surtout après des
avertissements divins (catastrophes naturelles) comme ceux que nous avons eus
récemment! La
forme individualisée de cette foi démente en l’homme, c’est «le
culte de soi» que promet et nourrit la psychologie, si omniprésente dans notre
culture: «Or,
sache que dans les derniers jours il y aura des périodes dangereuses.
Vers la fin du livre de Daniel, nous trouvons l’annonce prophétique de la venue d’un roi syrien, Antiochus Epiphane «l’illustre», dont le règne se situe au début du IIe siècle avant Jésus-Christ (175-164). Ce roi impie chercha à détruire en Palestine le culte du vrai Dieu, défia la foi juive et les fidèles en Israël en dévalisant le Temple et en érigeant une statue de Jupiter dans le Lieu Très Saint. Il ordonnera aussi d’offrir des porcs en holocaustes et détruisit tous les écrits sacrés qu’il trouva. Ces profanations suscitèrent la révolte des Maccabées. C’est à propos de cette résistance héroïque à un paganisme provocateur et persécuteur que le livre de Daniel nous révèle le secret spirituel de la victoire: «mais le peuple de CEUX QUI CONNAISSENT LEUR DIEU prendra courage et agira.» (Dan. 11:32). Pas de fermeté sans connaissance personnelle, intime, profonde de Dieu: sa gloire, sa puissance, sa souveraineté, sa fidélité,sa justice, sa miséricorde, sa bonté, etc. C’est pourquoi ils ont pu, par la foi, résister à l’idolâtrie païenne et à ses menaces, et même la vaincre. Cette connaissance est source de convictions inébranlables, et c’est d’hommes et de femmes convaincus dont nous avons besoin sur le champ de bataille pour la vérité. On a besoin de chrétiens authentiques profondément enracinés dans la connaissance de leur Dieu à travers l’action de la Parole et de l’Esprit.
«Bien-aimés, ne croyez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits, pour
voir s'ils sont de Dieu; car plusieurs faux prophètes sont venus dans le
monde.
A Christ seul soit la Gloire