LE MAGNIFIQUE PLAN DE SALUT DE DIEU
de Harold Camping
« texte révisé et amplifié avec des italiques par Jean leDuc

CHAPITRE 1
CHAPITRE 2
T= Ténacité de la
Dépravation Totale
CHAPITRE 3
U = Unicité de
l’Élection Inconditionnelle
CHAPITRE 4
CEUX DONT LES PÉCHÉS N'ONT PAS ÉTÉ RACHETÉS DOIVENT ETRE JUGÉS POUR LEUR PÉCHÉS
MAIS LA BIBLE N'ENSEIGNE-T-ELLE PAS QUE DIEU VEUT SAUVER TOUS LES HOMMES?
LA BIBLE ENSEIGNE-T-ELLE QUE CHRIST A PAYE POUR LES PÉCHÉS DU MONDE ENTIER?
CHRIST A-T-IL RACHETÉ TOUS NOS PÉCHÉS SAUF CELUI DE NE PAS CROIRE EN LUI?
MAIS LA BIBLE NE PARLE-T-ELLE PAS DES SANCTIFIÉS QUI DEMEURENT INCRÉDULES?
CHAPITRE 5
I =
Importance de la Grâce Irrésistible
CHAPITRE 6
P =
Persévérance des Saints ou Assurance du Salut
QUE PENSER DES VERSETS QUI SEMBLENT ENSEIGNER QUE NOUS POUVONS PERDRE NOTRE SALUT?
L'ENSEIGNEMENT SELON LEQUEL NOUS POUVONS PERDRE NOTRE SALUT REPRÉSENTE UNE DOCTRINE DANGEREUSE
CHAPITRE 7
LA RÉBELLION DE L'HOMME CONTRE DIEU
Alors que nous nous apprêtons à
étudier la nature du salut, il nous faut commencer par comprendre
qui est l'homme. La Bible enseigne que l'homme a été créé pour
adorer et servir Dieu. La Bible enseigne aussi que les hommes, de
leur propre gré, se sont rebellés contre Dieu, et ne souhaiteront
jamais venir à Lui. Alors, puisque Dieu désire avoir un peuple pour
Lui-même, Il a souverainement choisi les individus qu'Il projetait
de sauver.
Remontant au début même, en lisant Genèse 2:26 et 27, nous
voyons que l'homme a été créé à l'image de Dieu. Être créé à l'image
de Dieu souligne le fait qu'Il aimait la justice et la vérité tout
comme Dieu. Qui plus est, Adam pouvait choisir d'obéir à Dieu ou de
ne pas le faire. Il était libre d'obéir à Dieu volontairement, parce
que ce désir faisait partie intégrante de l'image de Dieu à laquelle
il a été créé. Ainsi, il se tenait devant Dieu comme une créature
responsable de ses actions. Donc, il était aussi averti qu'il devait
subir les conséquences de la désobéissance; «... mais tu ne mangeras
pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal,car le jour où
tu en mangeras, tu mourras» (Genèse 2:17).
Les résultats de sa désobéissance sont bien connus. L'être
humain a été condamnée à mort, mort physique aussi bien que mort
spirituelle. La mort spirituelle signifie l'éternelle séparation
d'avec Dieu; c'est-à-dire, l'homme subirait éternellement la colère
de Dieu en Enfer pour sa désobéissance.
L'impact de ce premier péché était si terrible que la nature
même de l'homme est devenue totalement corrompue, et que la
désobéissance à Dieu est devenue habituelle. Tout comme l'adultère,
insensément et stupidement, retourne à plusieurs reprises vers la
prostituée, l'homme continue à désobéir à Dieu. Cela atteint un tel
degré que le genre humain entier, qui descend d'Adam et dont Adam
est le père, reste dans cette affreuse corruption. Ainsi, dans
L'Épître aux Romains chapitre 5 verset 12 nous lisons: «C'est
pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde,
et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort s'est étendue sur tous
les hommes, parce que tous ont péché,...».
Dans la première Épître de Jean 3:8 nous lisons: «Celui qui
pèche est du diable.» Dans l'Épître aux Colossiens 1:13, Dieu
déclare que quand Il nous sauve, c'est qu'Il «nous a délivrés de la
puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils
de son amour...»
Dans la parabole du blé et de l'ivraie, Jésus nous informe,
dans Matthieu 13:38 que «l'ivraie, ce sont les fils du malin.» Cet
asservissement au péché est décrit dans Romains 6:16, où Dieu nous
avertit: «Ne savez-vous pas qu'en vous livrant à quelqu'un comme
esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous
obéissez...?».
Nous voyons donc que l'homme, de par sa propre nature,
persévère dans sa constante rébellion contre Dieu. Par ce qu'il vit
dans cette inimitié vis-à-vis de Dieu, la terrible malédiction de la
colère divine continue de peser sur lui. Il devient un esclave de
l'empire du péché et des ténèbres spirituelles, sur lequel règne
Satan, vainqueur de l'homme dans le Jardin d'Eden.
Mais
alors se pose des questions d'importance capitale. Est-ce que cette
corruption de la nature de l'homme et cet asservissement à Satan,
qui ensemble concourent à une condamnation de plus en plus grande de
l'homme, affaiblissent, réduisent en quelque manière le commandement
que lui a donné Dieu d'être sans péché? L'homme est-il dans un
certain sens devenu si impuissant vu ses péchés que Dieu ne puisse
plus l'en tenir pour responsable? La réponse à ces questions nous
permettra de résoudre le paradoxe apparent entre l'offre gracieuse
de salut faite à tous les hommes par Dieu (qui constitue en fait un
commandement au genre humain de croire), et les décrets électifs de
Dieu par lesquels seuls les élus de Dieu seront sauvés.
La réponse à la question de la responsabilité permanente de
l'homme envers Dieu après la chute se trouve dans une analyse de la
raison de sa servitude désespérée au péché et à Satan. Sa condition
épouvantable n'est pas le résultat d'un simple caprice du destin. La
condition de l'homme n'est pas le résultat d'une colère
déraisonnable de Dieu dans Sa fureur contre l'homme pour sa
désobéissance. En fait, la condition de l'homme est entièrement le
résultat de sa propre action. Que toutes actions et réactions ont
été déterminé d'avance dans le décret divin n'enlève aucunement la
responsabilité à l'homme, car celui-ci est libre d'agir mais
uniquement dans les bornes du contexte de lois divines préalablement
établies. Nul n'est sans loi et personne ne peut échapper aux lois
qui régissent l'univers que Dieu a créé, ni aux lois morales qu'il a
décrété et écrit dans le coeur de l'homme (Rom. 2:11-15). En
d'autres mots, il n'y a pas de liberté sans esclavage, on est soit
esclave de la loi qui nous condamne ou de la grâce de Christ qui
nous sauve. D'après l'Écriture la seule et vrai liberté consiste à
être esclave de la Vérité.
Dieu a créé l'homme bon, doté de toutes les bénédictions
imaginables; et en raison du fait qu'il était créé à l'image de Dieu
et dépendant de Lui, l'homme était entièrement responsable des
conséquences de sa désobéissance en déclarant son indépendance
pour agir selon son raisonnement charnel. Ainsi, le fait que sa
propre nature est devenue corrompue, et qu'il est devenu esclave de
l'esprit de la chair qui a pour nom Satan, ne réduit en rien
sa responsabilité devant Dieu. Même à ce jour, puisqu'il est encore
l'homme, créé à l'image de Dieu, aussi brisée en éclats que cette
image puisse être, image qui est rétablie uniquement en Christ,
il continue à être responsable envers Dieu de ses péchés.
Aussi, n'est-on pas étonné de lire qu'au Jugement, l'homme aura
à répondre à Dieu de TOUTES ses oeuvres. Nous lisons dans Matthieu
12:36: «Je vous le dis: au jour du jugement, les hommes rendront
compte de toute parole vaine qu'ils auront proférée.» L'Épître aux
Romains 2:5 et 6 déclare:
Mais, par ton endurcissement et par ton coeur impénitent, tu t'amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses oeuvres:...
Ainsi, Dieu souligne le fait que l'on aura à répondre de ses péchés. L'Epître aux Romains précise, au chapitre 14, versets 10 à 12 que:
... nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu. Car il est écrit: Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu. Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.
II Corinthiens 5:10 déclare:
Il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu'il aura fait, étant dans son corps.
En outre, nous lisons dans l'Apocalypse au chapitre 20, qu'au trône du Jugement, Christ Se souviendra de toutes les oeuvres de ceux qui s'y tiennent, d'après tout ce qui aura été écrit dans les livres ouverts. Et ils auront à répondre à Dieu en ce qui concerne leurs oeuvres. L'Apocalypse, au chapitre 20 verset l2 déclare:
Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs oeuvres, d'après ce qui était écrit dans ces livres.
Le principe que Dieu tient l'homme entièrement responsable de ses péchés est enseigné à maintes reprises dans la Bible. Prenez en considération, à titre d'exemple, les paroles de Jésus se trouvant dans Luc 13:34:
Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu. (Voir aussi Matthieu 21:23 à 41, et.23:29 à 39.)
Christ parle dans ces passages aux
gens en tant qu'êtres humains, créés responsables, créés à l'image
de Dieu qu'ils ont perdu. Il ne les avilit pas en suggérant
qu'en aucune façon, ils ne seront plus responsables de leurs
actions. Sa déclaration c'est qu'ils sont entièrement responsables
d'avoir rejeté l'offre de la grâce de Dieu pour demeurer sous la
condamnation de la Loi, principe que l'on peut nommer aussi «la
justification par le choix». En réalité c'est bien plus qu'une
offre. C'est un commandement de Dieu au genre humain, stipulant que
tous doivent se repentir de leurs péchés et se tourner vers Christ
pour avoir le salut (Jean 6:29, Actes des Apôtres 17:30, I Jean 3:18
à 24).
Ainsi, la Bible donne d'abondantes preuves que l'homme est
entièrement responsable envers Dieu de ses actes. Même si le genre
humain tout entier est en rébellion complète contre Dieu, chaque
être humain, individuellement, reste responsable devant Dieu.
Alors que chaque être humain se trouve dans la situation fâcheuse de
responsabilité de ses péchés, Dieu vient vers lui pour présenter Son
offre miséricordieuse de salut. Avant tout, Il donne à l'homme
nombre de preuves de Son existence. En étant placé dans une création
si pleine d'impossibilités incompréhensibles et de merveilles
enchanteresses, l'homme ne peut éviter de reconnaître que seul un
Être infini a pu permettre à tout cela d'avoir lieu. Les étoiles, le
nouveau-né, la rose parfumée, témoignent tous du pouvoir de Dieu
(Psaume 19:2, Romains 1:18 à 23). Par ailleurs, en accordant à
l'homme tant de bénédictions imméritées telles que le soleil
bienveillant et les saisons fructueuses, Dieu lui montre qu'Il est
un Dieu miséricordieux et plein d'amour (voir Actes 14:17, et
Romains 2:4).
En outre, en raison du fait qu'il a été créé à l'image de Dieu,
l'homme porte en lui-même un témoignage. Il sait intuitivement que
le meurtre, l'adultère et le vol sont des péchés, parce que dans une
certaine mesure, la loi de Dieu est écrite dans son coeur (Romains
2:14 à 15). Il sait intuitivement que le jour du jugement vient
quand il aura à rendre compte de ses péchés (Romains 1:32).
Mais la réponse de l'homme à ces preuves de l'existence de
Dieu, à la connaissance du fait qu'il est un pécheur qui aura un
jour à être jugé pour ses péchés, à la bonté de Dieu qui l'entoure
de Ses bénédictions (qu'il tient si souvent pour acquis), est une
rébellion encore plus virulente contre Dieu. Mais puisque l'homme
lui-même est le pécheur, lui-même doit supporter totalement les
conséquences de ses actes.
Enfin, Dieu vient présenter l'offre suprême de Son amour. Dieu
a pleinement exposé cela dans la merveilleuse déclaration écrite de
Sa volonté qu'est la Bible. Il convient avec l'homme que s'il
voulait seulement s'en remettre à la miséricorde divine, s'il
voulait seulement se repentir de ses péchés et livrer sa volonté
à Christ comme Seigneur, s'il voulait seulement reconnaître
Christ le Sauveur pour le pardon divin de ses péchés, alors, Lui
fera de l'homme Son enfant, Lui lui donnera la vie éternelle, Lui le
libérera de l'esclavage de Satan et fera de lui un citoyen du
Royaume de Dieu. Mais il est impossible à l'homme de vouloir une
telle grâce car sa volonté est esclave de la chair et du péché, la
Bible dit clairement que l'homme est mort spirituellement et un mort
n'a pas la capacité de vouloir ou de choisir, sa disposition n'est
que de corruption et cela est indéniable. La Parole de Dieu déclare
sans aucun doute que ce n'est pas par la volonté de la chair ni la
volonté de l'homme que nous devenons enfants de Dieu (Jean 1:13).
Il est dit dans Jean 3:16: «Car Dieu a tant aimé le monde, qu'Il
a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse
point, mais qu'il ait la vie éternelle». Il ne faut pas
s'imaginer que par le mot «monde» que cela signifie que Dieu aime
tous les hommes sans distinction autrement tous seraient sauvé. La
Bible n'enseigne aucunement un salut universel ni national. Cela
voudrait dire aussi que Dieu aurait manqué son but car il est
évident que tous ne sont pas sauvé, faisant ainsi de Lui un Dieu
impuissant. Le mot «monde» ou en Grec «COSMOS» ne porte aucunement
la signification globale de «tous les hommes» mais désigne plus
spécifiquement la notion de «disposition», c'est à dire
«l'agencement ou l'ordre des choses qui composent ou forment la
société et ses moeurs, l'attitude ou les dispositions du coeur de
l'homme qui régissent son comportement dans un contexte historique
particulier.» On peut aussi donner à ce terme la désignation de
«disposés», c'est à dire de tous ceux qui dans un contexte ou état
d'esprit particulier mettre en commun une façon d'agir qui s'oppose
à la grâce de Dieu d'entre tous genres d'hommes. Dans le passage de
Jean 3:16, comme dans plusieurs autres que nous retrouvons dans le
Nouveau Testament, le terme «monde» se rapporte à cette période dans
laquelle les Juifs persistaient à se justifier par les oeuvres de la
Loi, tout comme ceux dans notre temps moderne qui persistent à se
justifier par leur choix en prétendant qu'ils sont libre de croire,
faisant ainsi de la foi une faculté intellectuelle et du salut un
salut conditionnel qui est nul autre qu'un salut par les oeuvres.
Faire cela en faveur de l'homme, rendre possible cette offre,
demandent de la part de Dieu un énorme sacrifice. Cela demande une
satisfaction complète du prix exigé par le décret de Dieu «le
salaire du péché c'est la mort» (Romains 6:23) pour tous ceux qui
deviennent sauvés. Ce prix a été payé par Dieu Lui-même quand Il est
venu, comme Dieu-homme, l'Esprit Éternel qui se révéla à Moïse
sous le nom de JE SUIS se manifesta en la chair et se révéla à nous
comme Jésus-Christ, le seul Fils engendré de Dieu, pour subir la
colère de Dieu au nom de tous ceux qui sont donné de mettre
leur confiance en l'offre de salut de Dieu, grâce au fait que Dieu
les avait sauvés en Christ de toute éternité, car Christ avait
été prédestiné comme Agneau de Dieu avant la fondation du monde, et
nous en lui (1 Pi. 18-20; Éph. 1:3-5). Celui qui n'est pas
ainsi élu en Christ n'a pas l'Esprit de sa glorieuse Présence qui
demeure en lui et n'est pas chrétien. Il importe de souligner que
l'Écriture affirme clairement que Dieu a été manifesté dans la chair
(1 Tim. 3:16), et non pas que le Fils a été manifesté dans la chair.
Le Seigneur Jésus est pleinement Dieu et pleinement homme.
Si dix hommes sur tout le genre humain croyaient en Christ
comme Celui qui porte leurs péchés, alors, la souffrance de Christ
devrait obligatoirement être l'équivalente au châtiment mérité par
ces dix hommes. Si un million de gens faisaient confiance à l'offre
de Dieu de réconciliation, alors les souffrances de Christ devraient
être équivalentes à une éternité en enfer pour un million de
personnes. Quelque soit le nombre de ceux qui reçoivent l'offre
d'amour de Dieu, Christ, avec soumission souffrirait, en leur
faveur, la colère de Dieu. Car alors seulement la sainte justice de
Dieu peut être complètement satisfaite. (Romains 3:24 à 26, Romains
5:8 à 9, et Romains 5:21).
Mais l'homme, dans sa perversité, dans la corruption du péché qui a
enveloppé son être tout entier, n'acceptera pas cette offre
merveilleuse. Il n'obéira point au commandement de Dieu de se
repentir de ses péchés et de croire en Christ. Son inimitié
naturelle envers Dieu, sa fidélité inconsciente à Satan dont il
ne connaît point l'identité réelle comme étant l'esprit de la chair
qui s'oppose à l'Esprit de Dieu, sa jouissance dans son péché,
tout cela pousse l'homme à ne tenir aucun compte de cette offre, à
la mépriser et à s'en moquer.
C'est vraiment une offre bien intentionnée de la part de Dieu.
Elle ne comporte pas de conditions préalables à remplir. C'est une
offre faite à l'homme, qui, originellement fut créé à l'image de
Dieu afin d'avoir après Lui, les mêmes pensées, afin de L'aimer,
afin de L'adorer, afin de vivre en communion avec Lui éternellement.
Le fait que l'homme, dans sa désobéissance volontaire, est devenu
totalement corrompu, et esclave de Satan, n'amoindrit pas, n'infirme
en aucune façon l'intention miséricordieuse et merveilleuse de
l'offre de salut de Dieu. L'homme demeure responsable devant Dieu.
Même s'il n'était pas un seul homme pour accepter cette offre,
celle-ci n'en resterait pas moins une offre miséricordieuse d'amour.
Néanmoins, l'offre de l'amour de Dieu, l'Évangile, avec son
commandement à l'homme de croire en Christ, est annoncée au monde
entier. Mais aucun homme de sa propre volonté n'y répondra.
Au contraire, dans sa convoitise du péché, il fera tout son possible
pour l'étouffer, le rejeter, même que plusieurs l'inversent en
modifiant sa signification réelle pour en présenter une contrefaçon
dans le but d'en séduire un grand nombre. La torpeur de l'homme
est particulièrement souligné dans Romains 3:10 à 20, et dans
Éphésiens 2:1 à 3. «Nul n'est intelligent, Nul ne cherche Dieu...»,
nous lisons dans Romains 3:11. L'homme est aussi mort
spirituellement que Lazare ne l'était physiquement, après que son
corps se fut altéré pendant quatre jours dans la tombe. Il n'est pas
surprenant donc que la Bible déclare dans L'Évangile selon Jean
6:44: «Nul ne peut venir à moi, si le Père qui M'a envoyé ne
l'attire.» Aucun homme n'est capable de venir à Lui parce qu'ils
sont tous morts spirituellement.
Cependant, Dieu ne connaît aucun échec dans Son désir d'avoir
un peuple racheté. Si l'homme, de sa propre volonté ne répond pas à
Son offre et à Son commandement miséricordieux, bien intentionnée de
salut, alors Dieu étendra Sa main dans la fange et dans la misère du
péché humain, pour sauver un peuple qu'il le veuille ou non
(Jean 6:37). Il en prendra pour Lui-même autant qu'il Lui plaira, et
Il prendra ceux que précisément Il souhaite prendre, de ceux
qu'il avait choisi d'avance en Christ avant la fondation du monde,
de telle sorte qu'Il sera le Rédempteur. Il bâtira Son église et les
portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Lisez,
à titre d'exemple, du plan de salut de Dieu dans Ézéchiel 34:11 à
16.
Ainsi, dans Sa justice souveraine, Dieu choisit, même avant
qu'Il ne crée le monde, ceux qu'il sauvera (Éphésiens 1:4).
Ceux qui sont sauvés ne le sont pas parce que dans un certain sens
ou à un certain degré ils sont plus saints ou plus dignes de salut
que ceux qui ne sont pas sauvés. C'est plutôt entièrement dans Sa
grâce souveraine et selon son bon plaisir (Éph. 1:3) que Dieu
sauve une personne particulière, et en laisse une autre en proie à
Sa colère. (Romains 9:11 à 15).
Dieu doit payer le prix du péché exigé par la justice parfaite
de Dieu pour ceux qu'Il sauve, car le rachat demandait le
sacrifice parfait d'un Agneau pur et sans taches. Ainsi Jésus
est devenu péché. Il a pris sur Lui-même les péchés de tous ceux que
Dieu, dans Son décret d'élection, S'est proposé de sauver. Nous
basant sur ce que Dieu a déclaré dans Jean 3:16 «quiconque croit en
Lui ne périsse point,» nous pourrions arriver à la conclusion que
Christ était prêt à payer le prix des péchés de quiconque dans le
monde entier et à travers les siècles, se tournerait vers Dieu dans
la foi et accepterait cette offre de pardon. Mais en fait, ce verset
signifie plutôt que, dans le monde entier, Jésus est le seul
Être qui pouvait porter les péchés de ceux qui devaient être sauvés.
Il a payé le prix au nom de tous ceux qui ont été donné de croire
en Lui (Ac. 13:48). Ce principe est souligné par la promesse que
nous trouvons dans I Jean 1:9: «Si nous confessons nos péchés, il
est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier
de toute iniquité.»
En fait, Christ est mort seulement pour ceux qui étaient élus
par Dieu. Car ce sont seulement eux qui obéiront au commandement de
Dieu de croire à Christ car ils y sont appelé irrésistiblement,
ils n'ont aucun choix en cela. Et cela comprend à la fois le
croyant de l'Ancien Testament et ceux qui croiront jusqu'à la fin
des temps. Cette vérité est évidente dans la déclaration de l'ange à
Joseph, «... elle enfantera un fils, et tu Lui donneras le nom de
Jésus; c'est Lui qui sauvera Son peuple de ses péchés.» (Matthieu
1:21). Le terme «Son peuple» ne peut pas s'appliquer au genre humain
tout entier. Si cela était, une double pénalisation se produirait,
dans la mesure où la Bible enseigne clairement que les non sauvés
doivent payer pour leurs propres péchés. (Apocalypse 20:12 à 15).
Christ est mort pour ceux qui croient, mais aucun d'entre eux
n'a cru de sa propre volonté. C'est uniquement parce que Dieu a
orienté leur volonté et leur a ouvert les yeux et les a sauvés
qu'ils ont répondu à l'Évangile selon son plan d'élection.
Ont-ils répondu à l'Évangile? Cette intervention miséricordieuse de
la part de Dieu a eu lieu seulement dans la vie des élus de Dieu.
Ceux-là, Dieu les a attirés irrésistiblement vers Lui; (Jean 6:37 et
44). Ce sont les personnes que le Père a donné à Christ (Jean 6:37
et 39, Jean 17:9 et 20), qui sont nés non de la volonté de l'homme,
mais de celle de Dieu (Jean 1:13).
Ainsi, alors que la rédemption est valable en principe pour
tout individu du monde entier, en réalité, elle couvre les péchés
des élus seulement. Car eux seulement croiront en Lui. Lazare qui
était mort a répondu au commandement de Jésus de sortir de la tombe,
parce que, en même temps, Christ lui a donné la capacité de sortir
en lui dotant d'oreilles pour entendre le commandement, de la vie
pour y répondre, et de la volonté pour y obéir (Jean 11:43 et 44),
Lazare n'avait pas de choix de répondre à l'appel de la Vie qui le
ramenait d'entre les morts. De la même façon, Dieu rend aptes à
répondre à l'appel de l'Évangile ceux qui sont morts
spirituellement.
La Bible déclare, tristement, que le reste du genre humain
demeure en proie à la colère de Dieu selon son décret de
réprobation. Quand Christ est allé sur la Croix du Calvaire pour
expier les péchés, Il était prêt à payer le prix pour quiconque
reconnaîtrait Christ somme son Sauveur. Mais Jésus n'a payé le prix
d'aucun des péchés de ceux qui ne répondraient pas avec obéissance,
au commandement du salut de Dieu. C'est pourquoi ils auront à se
tenir devant le trône du jugement de Dieu en leur propre nom, à la
fin des temps. Dieu déclare: «La colère de Dieu se révèle du ciel
contre toute impiété et tout injustice...» (Romains 1:18), et dans
Romains 2:8 et 9, nous lisons: Mais l'irritation et la colère à ceux
qui, par esprit de dispute, sont rebelles à la vérité et obéissent à
l'injustice. Tribulation et angoisse sur toute âme d'homme qui fait
le mal, sur le Juif premièrement, puis sur le Grec! En outre, Dieu
décrète d'une façon inquiétante dans Romains 2:5:
Mais par ton endurcissement et par ton coeur impénitent, tu t'amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu...
Dans l'Apocalypse 20:12 à 13, nous lisons:
Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs oeuvres, d'après ce qui était écrit dans ces livres. La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux; et chacun fut jugé selon ses oeuvres.
Si leurs péchés avaient été expiés, ils n'auraient jamais eu à se tenir devant Dieu pour être jugés et à répondre à Dieu pour chaque péché qu'ils ont jamais commis. La colère de Dieu ne pourrait jamais être versée sur eux. Une telle condamnation, après que Christ eût déjà payé pour leurs péchés constituerait une double pénalisation. Ce serait une violation de la justice parfaite de Dieu.
Qui alors peut être sauvé? Toute personne dont la volonté a été
livrée à Christ comme Sauveur et Seigneur selon le divin plan
d'élection! Pas un seul être qui aura honnêtement cherché Jésus
selon l'appel efficace de la grâce ne sera rejeté. Le dernier
jour, devant le tribunal de Dieu, aucune personne ne pourra
prétendre à Dieu, avoir sincèrement cherché le salut. Si quelqu'un a
pu chercher le salut de lui-même selon son libre-arbitre, ce
ne pouvait pas être celui de la Bible, mais plutôt un salut de son
propre dessein. Aucune personne qui suivait d'un coeur brisé et
contrit les prescriptions bibliques sous la direction de l'Esprit
de Christ, ce qui est le début du salut authentique de la Bible,
ne pourrait se tenir devant le Tribunal de Dieu sans cette grâce
merveilleuse qui est accordée uniquement aux élus.
Il est merveilleux qu'une personne puisse savoir si elle est
parmi les élus de Dieu en se repentant de ses péchés et en confiant
toute sa vie à Jésus, car elle en reçoit la conviction interne de
l'Esprit et de la Parole. Dieu avertit l'homme d'affermir sa
vocation et son élection. Étant attiré irrésistiblement à se
tourner vers Christ, sans réserve, avec une confiance
ressemblant à celle qu'aurait un petit enfant, le pécheur appelé
selon le dessein d'élection de Dieu prouve qu'il est l'un des
élus de Dieu car il est dans l'Élu depuis avant même la fondation
du monde. Après s'être voué de se soumettre à Lui dans
une confiance certaine, et sachant que lui aussi est né d'en
haut, il découvrira par l'incomparable Parole de Dieu que son salut
venait entièrement de la grâce (Éphésiens 2:4 à 10). C'était
entièrement l'oeuvre de Dieu. Si Dieu l'avait abandonné à lui-même,
il ne serait jamais venu vers Lui.
Le fait que le Père ait décidé de sauver certaines personnes et
de laisser les autres aller en enfer à cause de leurs péchés
d'après son décret de réprobation est l'affaire de Dieu (
Romains 9:14 à23, Ephésiens 1:4 à 5 ). Dieu est le Souverain
Créateur et Sauveur qui est glorifié par le salut de ceux qui
croient (Éphésiens 1:6). L'homme Le célèbre même dans sa fureur (
Psaume 76:11).
Ce qui est véritablement étonnant, ce n'est pas qu'Il ne
sauvera pas tout le monde, ce qui est étonnant c'est qu'Il ait sauvé
un seul être humain. Le fait que Dieu ait sauvé un grand nombre de
croyants, de toutes nationalités et de toutes races démontre un
amour bienveillant et attentionné que nul être humain ne pourra
jamais comprendre. Nous n'avons pas besoin de comprendre pour savoir
que cela est possible car, dans Ésaïe 55:8, Dieu nous dit: «Car mes
pensées ne sont pas vos pensées et vos voies ne sont pas mes voies,
dit l'Éternel.»
Dieu présente à l'humanité une bienveillante offre de salut destinée
à quiconque d'entre tous genres d'hommes a été destiné de venir
au Seigneur Jésus-Christ. En fait, il s'agit plus qu'une simple
offre, il s'agit de l'ordre de croire en Jésus comme notre Sauveur
et notre Dieu. Notre salut ne peut être accordé que par Jésus
parce que quelqu'un doit payer pour nos péchés et Jésus est le seul
capable de prendre notre place et de payer le prix nécessaire. Grâce
au sacrifice de Sa Personne unique, Dieu Se présente au monde
(aux disposés d'entre tous genres d'hommes) avec une offre
bienveillante de salut.
Du fait que l'homme est désespérément méchant (Jérémie 17:9) et
mort par ses péchés (Romains 3:10-20), il ne veut pas accepter
l'offre divine de salut ni le peut-il; il ne veut pas obéir à
l'ordre de croire en notre Seigneur Jésus-Christ et de se confier à
Lui comme son Sauveur, cela lui est impossible puisque sa nature
humaine déchue, ses désirs, sa volonté, ses choix, sont tous
esclaves de la chair et du péché. L'homme refuse de céder à la
volonté divine, même qu'il en est hostile à son égard.
Enfermé dans la dureté de son coeur, il suit sa propre voie. Dans
Romains 3:11, la Bible déclare tristement: «Nul ne cherche Dieu.»
Bien que l'homme soit mort par ses péchés, il n'en demeure pas
moins responsable vis-à-vis de Dieu car cela a été décrété ainsi
avant même la fondation du monde. Inconscient de sa cécité
spirituelle et du fait qu'il est l'esclave de ses péchés et de
ses raisonnements charnels fautifs et limités, de l'intellect ou
esprit de la chair qui a pour nom Satan, il comparaîtra devant
Dieu au trône du Jugement et répondra de tous ses péchés.
Dieu, dans Sa souveraine volonté et Sa bonté, déclare dans
Matthieu 16:18: «Je bâtirai mon église.» Le but de Dieu est d'avoir
un peuple à Lui tel qu'il l'a décrété éternellement dans son
Conseil Divin, même si personne ne choisit de son plein gré
de croire en Christ et de Le considérer comme son Sauveur. Avant
la Création du monde, Dieu a nommé ceux qu'Il voulait sauver et Il
attire ces personnes à Lui d'une manière irrésistible par
l'Esprit de sa puissance. Il ouvre leurs yeux spirituels et ces
personnes sont sauvées.
A la question: «Chacun peut-il être sauvé?» la réponse est:
«Oui,
mais seulement de tous ceux qui ont été choisis pour
répondent à l'appel efficace de l'Évangile peuvent être
sauvés.», eux seuls font parti du peuple de Dieu. Seules les
personnes qui se soumettent à la Parole de Dieu, c'est-à-dire la
Bible, et qui suivent docilement le plan de salut offert par Dieu
sous la direction de son Saint Esprit, sont celles que Dieu
attire à Lui selon son plan d'élection. Pas une seule
personne confrontée à l'enfer lors de sa comparution devant le trône
du Jugement ne pourra dire: «Je souhaitais être sauvé selon les
conditions divines, mais je ne le suis pas parce que je ne fais pas
partie des élus de Dieu», car Dieu l'a déterminé ainsi dans son
décret éternel afin de manifester sa justice envers ceux à qui il a
refusé la grâce pour qu'ils en portent la responsabilité (Rom.
9:18). Toute personne jugée et condamnée à l'enfer le sera parce
qu'elle aura refusé le plan divin de salut selon le décret de
réprobation. Peut-être a-t-elle souhaité le salut selon ses
propres termes mais elle a refusé le salut de Dieu et, de ce fait,
elle doit répondre de tous ses péchés.
Il ne peut en être autrement car la
chute et le péché ont été prédestiné afin que Dieu manifeste sa
gloire dans ceux qui ont été choisis pour le salut et la félicité
éternelle, et sa justice dans ceux qui ont été choisis pour la
réprobation et la condamnation éternelle (Rom. 9:22,23; Prov. 16:4;
Jér. 10:23).
Nous allons continuer notre étude du salut et des ses rapports avec
la prédestination et le programme divin d'élection. Le plan que nous
suivrons nous est fourni par l'acrostiche anglais suivant:
TULIP, qui a été utilisé par l'église et dont la signification est
la suivante:
T= Total dépravety
U= Unconditionnal élection
L= Limited atonement
I= Irresistible grâce
P= Perseverance of the Saints
Nous vous présentons ici l’acronyme de la T.U.L.I.P.E. divine, la fleur du Christianisme, avec ses définitions françaises :
|
énacité de la Dépravation
Totale |
|
nicité de l’Élection
Inconditionnelle |
|
ogique du Rachat Limité |
|
mportance de la Grâce
Irrésistible |
|
ersévérance des Saints ou Assurance du Salut |
|
vangile de la Souveraineté de Dieu
|
Voir «La
TULIPE du Divn Jardinier».
Les principes faisant partie de cet acrostiche, TULIPE,
paraîssent fascinants, mais ils ne seront pas valables à moins
d'être entièrement basés sur la Bible. Nous allons donc nous
concentrer sur les fondations bibliques de cet acrostiche au cours
des chapitres suivants.
T= Ténacité de la
Dépravation Totale
T = TOTAL DEPRAVATION
La dépravation totale de l'homme est
un concept affreux qui divise plus l'église que n'importe quel autre
enseignement doctrinal en rapport avec la doctrine du salut. Au sein
de l'église, de nombreuses personnes acceptent la glorieuse
vérité que Dieu nous attire à Lui et qu'une fois sauvés, nous le
sommes à jamais. D'autres, surtout parmi les sectes dites
Évangéliques, rejettent le concept d'une fois sauvé toujours sauvé
et s'attaquent malicieusement à ceux qui ont l'assurance de leur
salut. La grande majorité de ces derniers éprouvent certaines
difficultés à admettre que l'homme est perverti, spirituellement
mort et incapable de faire le premier pas vers Dieu. Ces personnes
mettent l'accent sur le libre arbitre dont dispose l'homme pour
choisir Christ. Et elles concluent que Dieu a fait tout ce qu'Il a
pu pour nous et que, maintenant, c'est à nous d'agir.
Une telle attitude est un blasphème hautain contre le Dieu
souverain.
Nous allons soigneusement examiner la Bible et La laisser nous
parler afin de nous enseigner la vérité divine sur ce sujet. Nous
considérerons certains versets que nous avons déjà vus au cours de
cette étude, mais leur importance justifie ce nouvel examen. Dans
Éphésiens 2:1 à 5, nous lisons:
Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres... Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendu à la vie avec Christ (c'est par grâce que vous êtes sauvés).
Dans ces versets, Dieu s'adresse à
ceux qui sont devenus enfants de Dieu. Il ne parle pas de ceux qui
persistent dans leur méchanceté et qui finissent en enfer.
Que déclare Dieu au sujet de chaque personne sauvée? Dieu
déclare qu'elle était morte; qu'elle était un cadavre spirituel.
Cette personne «marchait autrefois selon le train de ce monde.» En
d'autres termes, elle avait vécu exactement comme le monde qui
persiste dans son incrédulité.
Puis, Dieu déclare: «Selon le prince de la puissance de l'air,
de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.» Par
ces mots, Dieu affirme que cette personne était esclave de Satan et
marchait dans les voies de Satan. Rappelez-vous ce que Jésus déclara
aux pharisiens, dans Jean 8:44: «Vous avez pour père le diable.»
Vous pouvez lire, dans Éphésiens 2:3, que Paul et les autres
personnes non sauvées vivaient: «...autrefois selon les convoitises
de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos
pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les
autres...». Voici quelle est la terrible situation de rébellion dans
laquelle Dieu nous trouve lorsqu'Il nous sauve. Cette description
s'applique à tous ceux qui n'ont pas été sauvés dans ce monde, que
ce soit celui qui paraît être le plus mauvais ou celui qui pense
être moralement honnête. Elle s'applique même à tous ceux qui se
disent chrétiens par leur libre arbitre.
Comment une telle personne peut-elle exercer son libre arbitre?
Comment peut-elle décider de rejoindre Dieu? Elle est
spirituellement morte; sa volonté est soumise à celle de Satan.
Cette personne n'est qu'un cadavre. Elle pourrait prétendre qu'elle
dispose de sa liberté pour choisir Dieu, mais elle ne prendra jamais
la décision de venir à Dieu par Christ. Son libre arbitre la fera
toujours s'opposer à Dieu car, du fait de sa nature dépravée, elle
est totalement en révolte contre Dieu. Aussi, un grand nombre de
séducteurs habiles ont répandu le poison que les gens sont libre de
choisir de croire, ou que Dieu les a libéré pour qu'ils soient en
mesure de prendre une décision personnelle pour Christ et obéir à
Dieu dans leur marche de tous les jours. Ils n'ont aucune notion de
la corruption totale du coeur de l'homme et se sont donné à des
fausses doctrines qui valorisent la dignité humaine. Cette infection
virulente qui se répand dans le christianisme entier proclame un
faux évangile et produit un salut imaginaire qui complait au coeur
de l'homme. Des millions et des millions de gens qui se disent
chrétiens s'en vont en enfer Bible à la main pour avoir écouter des
pasteurs et prédicateurs prétentieux.
L'état de complète rébellion contre Dieu qui règne dans le
coeur de l'homme est décrit dans Jérémie 17:9: «Le coeur est
tortueux par-dessus tout, et il est méchant: Qui peut le connaître?»
Jésus souligne l'affreuse dépravation du coeur de l'homme dans Marc
7:21-22:
Car c'est du dedans, c'est du coeur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie.
Il n'est pas étonnant que Jésus, dans Matthieu 23:27, ait déclaré aux pharisiens:
Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d'ossements de morts et de toute espèce d'impuretés.
Par ces mots, notre Sauveur décrit
l'état dans lequel se trouvent plusieurs dirigeants religieux qui
n'ont pas été sauvés, mais la description de leur coeur correspond à
celle de toute personne non sauvée.
Dans Romains 3:10 à 18, Dieu souligne la situation désolante
dans laquelle se trouve l'homme comparée aux critères de sainteté
divine. Dans Romains 3:10, Dieu déclare: «Selon qu'il est écrit; Il
n'y a point de juste, pas même un seul.» Nous devons prendre
conscience qu'il n'existe pas un seul juste, même parmi ceux qui
deviennent de vrais croyants. Avec Romains 3:11 à 18, la Bible
continue en disant:
Nul n'est intelligent, nul ne cherche Dieu; tous sont égarés, tous sont pervertis; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul; leur gosier est un sépulcre ouvert; ils se servent de leur langue pour tromper; ils ont sous leurs lèvres un venin d'aspic; leur bouche est pleine de malédiction et d'amertume; ils ont les pieds légers pour répandre le sang; la destruction et le malheur sont sur leur route; ils ne connaissent pas le chemin de la paix; la crainte de Dieu n'est pas devant leurs yeux.
Voici quelle est
l'affreuse accusation qui pèse sur le genre humain. Dieu nous montre
quels misérables pécheurs nous sommes comparés à Sa sainteté. En
déclarant: «Nul ne cherche Dieu,» Dieu
supprime toute possibilité à quiconque de se tourner vers Lui
volontairement.
Dieu décrit l'homme comme un pécheur désespéré, comme une créature
morte spirituellement. Sa gorge n'est qu'un sépulcre béant;
c'est-à-dire que toutes ses paroles proviennent d'une tombe de chair
décomposée. Cette déclaration est affreuse et elle proclame notre
mort spirituelle. Comment peut-on dire que chacun peut se tourner
vers Dieu de sa propre volonté, de son propre choix? Nous
devons assimiler cette terrible vérité. Le fait que nous soyons
spirituellement morts avant d'être authentiquement sauvés est une
vérité divine. Notre nature est si pervertie que nous sommes dans
l'impossibilité de trouver Dieu en nous-mêmes, et nous nous
séduisons nous-même si nous disons que nous avons le libre choix de
croire.
Notre mort spirituelle tant que nous ne sommes pas sauvés est encore
soulignée plus loin, lorsque, dans Jean 5:24, Dieu déclare:
En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.
Nous sommes morts par nos péchés. Seul Dieu peut nous donner la vie.
Dans I Pierre 4:6, nous lisons:
Car l'Évangile a été aussi annoncé aux morts, afin que, après avoir été jugés comme les hommes quant à la chair, ils vivent selon Dieu quant à l'esprit.
Bien entendu, nous n'allons pas dans
les cimetières prêcher l'Évangile aux cadavres physiques qui gisent
dans leurs tombes. Nous évangélisons les gens qui vivent, respirent
et qui mènent une existence consciente, mais Dieu déclare que
l'Évangile est prêché à des morts. Nous sommes spirituellement morts
avant d'être sauvés; donc, nous n'irons jamais à Dieu par notre
seule volonté.
De façon merveilleuse, ce verset nous indique ce qui arrive à
ceux qui répondent à l'Évangile et qui bénéficient de l'amour divin
salvateur. Le verset 6 nous dit: «Afin que, après avoir été jugés
comme les hommes quant à la chair,» c'est-à-dire qu'ils mourront
physiquement, «ils vivent selon Dieu quant à l'esprit.» C'est-à-dire
qu'au cours de leur existence spirituelle, dans laquelle ils ont été
ressuscités et sauvés, ils vivront pour de Dieu.
Dans Jean 6:44, Christ déclare: «Nul ne peut venir à moi, si le
Père qui m'a envoyé ne l'attire; et je le ressusciterai au dernier
jour.» L'expression «nul ne peut,» dans cette citation, signifie que
personne n'a le pouvoir d'aller à Christ. Personne n'a la force de
venir à Lui; nous sommes spirituellement morts. Ce n'est que grâce à
notre Père Céleste qui nous tire à Lui que cela nous est possible.
Plus tôt, au cours de cette étude, nous avons mentionné Lazare
qui était mort depuis quatre jours et qui gisait dans sa tombe. Ce
n'était qu'un cadavre nauséabond, cependant, Jésus s'adressa à ce
mort, tout comme nous parlons aux morts spirituels (I Pierre 4:6).
Dans Jean 11:43, Jésus lui dit: «Lazare, sors!» Lazare était-il
capable de sortir? Pouvait-il sortir parce qu'il avait physiquement
entendu la voix de Jésus? Non, il ne pouvait pas entendre; il était
mort. Il n'aurait jamais pu sortir. Vous pourriez vous rendre dans
un cimetière et commander aux morts de sortir pendant un millier
d'années, mais personne ne sortirait car tous sont morts. Cela
souligne combien nous sommes morts spirituellement.
Le cadavre de Lazare dans sa tombe est une image de notre mort
spirituelle avant notre salut. Dieu utilise ce fait historique afin
de nous enseigner la vérité spirituelle concernant la nature de
notre salut.
Le langage utilisé pour décrire la mort de Lazare et sa
miraculeuse résurrection nous montre que cet évènement est une
illustration du salut. Dans Jean 11:25, Jésus dit à Marthe, à propos
du défunt Lazare: «Je suis la résurrection et la vie. Celui qui
croit en moi vivra, quand même il serait mort.» Cette belle promesse
se rapporte entièrement à la question du salut. Jésus a ressuscité
Lazare, il l'a recréé afin de prouver que Sa promesse était
digne de confiance. Lazare a été ressuscité physiquement et nous qui
croyons en Christ serons ressuscités spirituellement. Lazare n'avait
aucun pouvoir par lui-même; il était mort. Il lui était impossible
de sortir de sa tombe physiquement et, cependant il y est parvenu
car Christ l'a ramené à la Vie. De la même façon, nous sommes
spirituellement morts avant d'être sauvés. Nous n'avons aucun
pouvoir d'aucune sorte; donc, nous ne pouvons pas revivre
spirituellement. Grâce à la prédication de l'Évangile, nous
ressusciterons si Dieu le veut, comme Il l'a voulu avec Lazare en le
ressuscitant des morts.
Voilà ce que la Bible enseigne. Nous sommes morts et aucune de
nos actions ne peut contribuer à notre salut. En ce qui concerne
l'enseignement biblique, le libre arbitre n'existe pas, il est
une illusion du coeur dépravé de l'homme.
Je crains que certaines personnes ne
s'accrochent obstinément à l'idée du libre arbitre car elle leur
accorde un minimum de crédit dans le processus de leur salut. Oh,
nous pourrions effectivement avouer que nous sommes sauvés par la
grâce. Mais, comme nous aimerions nous en voir attribuer une petite
partie du mérite! Ne pouvons-nous recevoir un peu de mérite pour
notre contribution à notre salut? C'est notre nature d'être ainsi.
Supposons que nous ayons cuit un superbe gâteau ou confectionné
quelque chose qui mette en valeur nos capacités. Après avoir peiné
pour sa confection et constaté que notre oeuvre est bien réussie,
nous serons déçus si nos amis ne nous félicitent pas. C'est notre
nature; nous voulons être félicités pour ce que nous accomplissons
et, de même, nous voulons une sorte de reconnaissance pour notre
salut.
Si je me tournais volontairement vers Christ, alors, en quelque
sorte, je serais meilleur que mon voisin qui, lui, n'est pas sauvé.
Après tout, j'ai répondu à l'appel de l'Évangile et pas lui; donc,
je peux recevoir une partie du mérite, même si, en fait, je sais que
mon salut dépend uniquement de ce que Christ a accompli.
La Bible nie cela. Nous sommes morts par nos péchés et il
n'existe aucun salut à moins que Dieu ne nous attire à Lui. Dans
Psaumes 51:4, la Bible dit: «Lave-moi complètement de mon iniquité
et purifie-moi de mon péché.» Et dans Psaumes 51:19, il est dit: «O,
Dieu, tu ne dédaignes pas un coeur brisé et contrit.» Il s'agit
uniquement de l'oeuvre de Dieu.
Il y a quelque chose de très alarmant dans la doctrine du libre arbitre. Il s'agit d'un sujet grave et la Bible nous explique pourquoi. Dans Nombres 15:32 à 34 nous lisons à propos d'une personne qui ramassait du bois le jour du sabbat:
Comme les enfants d'Israël étaient dans le désert, on trouva un homme qui ramassait du bois le jour du sabbat. Ceux qui l'avaient trouvé ramassant du bois l'amenèrent à Moïse, à Aaron et à toute l'assemblée. On le mit en prison, car ce qu'on devait lui faire n'avait pas été déclaré.
Autant que nous puissions en juger, cet homme respectait le jour du sabbat comme cela lui était ordonné, mais il commit ce qui apparaît comme un péché mineur; il ramassait du bois. Il est évident qu'il ne s'agit pas là d'une faute grave, n'est-ce-pas? Mais, aux versets 35 à 36, Dieu déclare:
L'Éternel dit à Moïse: Cet homme sera puni de mort; toute l'assemblée le lapidera hors du camp. Toute l'assemblée le fit sortir du camp et le lapida, et il mourut, comme l'Éternel l'avait ordonné à Moïse.
Quel horrible
châtiment pour un péché aussi mineur! Pourquoi cela? Pour quelle
raison Dieu place-t-il cet épisode dans la Bible? Il s'agit d'un
grave avertissement qui nous est adressé afin que nous ne mélangions
pas les oeuvres avec la grâce divine.
Le Jour du Sabbat de l'Ancien Testament est une image de notre
salut dans le Seigneur Jésus-Christ. Lorsque la nation d'Israël se
reposait de ses diverses tâches, le septième jour, personne ne
devait faire quoi que ce soit. De même, lorsque nous serons sauvés,
nous nous reposerons totalement en Jésus Christ. Il a accompli
l'intégralité de la tâche nécessaire pour nous sauver.
Le Jour du Sabbat de l'Ancien Testament est
une représentation du salut
que Dieu nous offre par l'intermédiaire de notre Sauveur. Jusqu'à
notre salut, nous devons travailler de façon à pouvoir, en quelque
sorte, obtenir notre entrée au Ciel par nos propres actions. Après
avoir été sauvés, nous nous reposons de nos tâches et faisons
simplement confiance à Christ qui a accompli tout le travail.
Lorsque nous sommes authentiquement sauvés, nous nous reposons dans
la grâce de Dieu, semblables aux enfants d'Israël se reposant le
Jour du Sabbat.
Donc, lorsque l'homme ramassait du bois, son action était
semblable à celle de quelqu'un disant: «Oui, je suis sauvé par la
grâce, mais mon travail y a contribué pour une faible part. Je peux
accomplir une petite tâche en vue de mon salut.» Dieu déclara que
cet homme qui ramassait du bois devait être lapidé. Dans l'Ancien
Testament, la lapidation signifiait la damnation du condamné. Cette
mesure extrêmement grave frappait ceux qui péchaient de façon
particulièrement grave. Leur mort représentait la colère de Dieu
frappant le péché, avec pour résultat la damnation éternelle. Ainsi,
par ce récit de l'homme qui ramassait du bois, Dieu nous
enseigne-t-Il que si nous avons un plan de salut basé principalement
sur la grâce mais qui requiert également un peu de travail
personnel, alors nous sommes toujours sous le coup de la damnation.
Quelle pensée sinistre! Quelle chose terrible! Mais nous
n'avons pas de souci à nous faire si nous suivons les Écritures et
croyons ce que nous lisons dans Éphésiens 2, Romains 3, Jean 5:24 et
dans les autres passages bibliques qui nous disent que nous sommes
morts par nos péchés et que nous ne disposons pas de libre arbitre.
Dieu Lui-même et Lui seul nous sauve. Seul Dieu recevra la gloire
pour notre salut.
Quelques passages semblent indiquer que nous disposons de notre libre arbitre. Par exemple, dans Apocalypse 22:17, Dieu déclare:
Et l'Esprit et l'épouse disent: Viens. Et que celui qui entend dise: Viens. Et que celui qui a soif vienne; que celui qui veut prenne de l'eau de la vie, gratuitement.
Ce verset n'indique pas que
quiconque, de sa propre volonté, peut se tourner vers l'Évangile qui
est l'eau de la vie. Ce verset signifie simplement que l'offre
bienveillante divine de salut est faite à l'ensemble du genre
humain. Quiconque se tourne vers Dieu, selon les conditions divines
de l'élection, le fait parce que Dieu le sauve. Lorsque nous lisons
ce verset à la lumière de l'ensemble de la Bible, nous comprenons
que personne, de sa propre volonté, ne peut se tourner vers Christ
car personne ne cherche Dieu ( Romains 3:11). Ainsi, alors
qu'Apocalypse 22:17 est une promesse de Dieu, elle ne provoquera
aucune réponse chez qui que ce soit, à moins que Dieu n'attire cette
personne à Lui.
Apocalypse 3:20 est fréquemment utilisé par ceux qui veulent y
trouver quelque justification du libre arbitre. Dieu y déclare:
Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.
Si nous lisons ce verset rapidement,
il semble indiquer que la personne qui répond à Christ le fait de sa
propre volonté. Mais si nous lisons ce verset très attentivement,
nous remarquons qu'Il dit: «Si quelqu'un entend ma voix.» Un mort
peut-il entendre la voix de Dieu? Lazare a-t-il entendu la voix de
Jésus? La réponse est: «Évidemment, non. Il n'a pas pu entendre la
voix du Sauveur; il était mort.» Mais il entendit la voix de Christ.
Il l'entendit et sortit, il l'entendit car les paroles de Christ
sont des paroles de vie qui donnent la vie à ceux d'entre les morts
qui ont été choisi pour recevoir la vie.
De la même façon, les êtres spirituellement morts ne peuvent,
par eux-mêmes, entendre et comprendre l'Évangile. Ceux qui le
peuvent n'en sont capables que grâce à Dieu qui leur donne la
faculté d'entendre spirituellement. De même que Dieu a donné au mort
appelé Lazare la faculté d'entendre physiquement et la force d'agir,
de même Dieu nous offre la faculté d'entendre spirituellement Son
appel, si en effet Il nous appelle. L'Apocalypse 3:20 n'enseigne
nullement le libre arbitre. Il enseigne seulement que si nous
pouvons entendre nous répondrons, mais que les oreilles pour
entendre doivent nous être offertes par Dieu.
Il est très significatif que, dans le Livre de l'Apocalypse,
Dieu déclare à diverses reprises: «Que celui qui a des oreilles
entende ce que l'Esprit dit aux églises.» (Apocalypse 3:6). Seuls
ceux que Dieu attire à lui, ceux que Dieu sauve, possèdent de telles
oreilles. Donc, ce verset nous apporte également la confirmation
biblique de l'enseignement historique de la dépravation totale.
Nous devons en déduire que le principe de totale dépravation
est entièrement biblique et qu'il résiste aux analyses les plus
approfondies des Écritures, mais il est en totale contradiction avec
l'idée du libre arbitre. Un plan de salut qui prône que chacun
dispose du libre arbitre pour choisir Dieu est totalement contraire
à l'enseignement de la Bible.
Si nous ne sommes pas sauvés, notre esprit est livré au péché
et à Satan. Dans cette situation, nous pouvons toujours proclamer
que nous disposons de notre libre arbitre, mais dans notre condition
inconvertie, notre volonté est toujours contraire à celle de Dieu.
Nous ne pourrons jamais, de notre propre volonté rejoindre Dieu car
la Bible affirme, dans Romains 3:11: «Nul ne cherche Dieu.» Si vous
préférez appeler libre arbitre le fait de vous opposer en permanence
et volontairement à la volonté de Dieu, qu'il en soit ainsi, mais il
ne s'agit pas du libre arbitre manifesté par ceux qui déclarent:
«J'ai décidé volontairement d'obtenir mon salut.» Dans ce cas, ils
veulent dire que chacun peut décider de rejoindre Christ
volontairement, sans aucune contrainte de la part de Dieu. De même,
l'idée que Dieu n'imposera jamais Sa volonté à ceux qui rejettent
Christ et qui, de ce fait, sont perdus de leur propre volonté, est
une impossibilité biblique et une doctrine fort dangereuse.
Lorsque Josué ordonna à l'Israël ancien de «choisir aujourd'hui
qui vous voulez servir,» (Josué 24:15), suggérait-il que l'homme
dispose de son libre arbitre? En lisant attentivement Josué 24:15,
nous découvrons que l'ordre de Josué ne consistait pas en un choix
entre Dieu et Baal, mais en un choix entre deux fausses religions.
Nous lisons, dans Josué 24:15:
Et si vous ne trouvez pas bon de servir l'Éternel, choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir, ou les dieux que servaient vos pères au-delà du fleuve, ou les dieux des Amoréens dans le pays desquels vous habitez. Moi et ma maison, nous servirons l'Éternel.
Dieu ne nous laisse pas le choix entre croire ou ne pas croire en Christ. Dieu ordonne au genre humain de croire en Christ. Nous lisons dans I Jean 3:23:
Et c'est ici son commandement: que nous croyions au nom de son Fils Jésus-Christ, et que nous nous aimions les uns les autres selon le commandement qu'il nous a donné.
Si, dans la Bible, un verset quelconque
entraîne un choix, Dieu nous indique toujours quel doit être ce
choix. Son ordre est de retourner vers Lui et à cela il nous y
attire. Nous devons fidèlement proclamer l'Évangile, y compris le
commandement de Dieu de croire en Christ. Mais en réalité cela n'est
pas un choix mais une soumission, nous devons abdiquer notre volonté
à Christ pour naître de nouveau et devenir de nouvelles créatures
afin de marcher dans la révélation de la Vérité.
Nous devons bien comprendre que seuls ceux que Dieu attire à
Lui- ceux qu'Il a choisis de sauver - obéiront à ce commandement et
répondront à l'offre de l'Évangile. Nous devons également comprendre
que Dieu nous a confié la mission de répandre l'offre de l'Évangile
de façon que le plan divin de salut selon l'élection divine se
réalise dans la vie de ceux que Dieu désire sauver.
Nous ne devons jamais ajouter quoi que ce soit à la
proclamation de l'Évangile dans le but de prouver que le choix final
appartient à l'homme et non pas à Dieu. De trop nombreux
prédicateurs prétentieux ajoutent des commentaires tels que:
«Dieu a accompli sa tâche et maintenant c'est à vous d'agir.» «Par
Sa grâce, Dieu a payé pour nos péchés, mais c'est à vous maintenant
d'accepter son pardon.» «Dieu a accompli tout ce qu'Il devait faire.
Maintenant c'est à vous de jouer.» Ou encore: «Dieu est bon. Il vous
a offert le salut, mais Il ne vous forcera pas à l'accepter.»
Ces déclarations laissent entendre que notre salut est basé à
la fois sur l'oeuvre divine et sur nos oeuvres; elles font partie
intégrante de la notion selon laquelle l'homme dispose de son libre
arbitre. Ces déclarations ignorent le fait que notre salut «n'est
point par les oeuvres» (Éphésiens 2:9) et que l'être humain est mort
par ses péchés. On ne reconnaît pas l'affreuse signification de
l'évangile «oeuvres et grâce.»
L'affirmation habituelle émise par de nombreuses personnes et
selon laquelle l'homme doit «accepter» le Seigneur Jésus comme son
Sauveur personnel, est basée sur le principe que l'homme
dispose de son libre arbitre et est une perversion de la vérité.
Le fait est que nous recevons Christ parce que Dieu nous donne à Lui
comme un cadeau (Jean 6:37). Dieu infléchit notre volonté; Dieu nous
attire à Lui; Dieu nous offre le salut. Nous recevons le don du
salut sans effort et sans oeuvre à accomplir.
Lorsque nous disons «nous avons décidé de suivre Jésus,» il
s'agit, en fait de l'action de Dieu qui nous fait agir. Nous ne
pouvons revendiquer aucun mérite pour cela. Les éloges en reviennent
à notre précieux Seigneur Jésus-Christ. Dieu nous accorde le
repentir! Gloire à Dieu!
U = Unicité de l’Élection
Inconditionnelle
U = UNCONDITIONAL ELECTION
Dans l'acrostiche anglais TULIP
ou TULIPE en français, la lettre U signifie l'élection
absolue ou inconditionnelle. Peu de gens considèrent la notion
d'élection comme un sujet agréable car elle souligne le fait que
Dieu nous choisit; nous ne Le choisissons pas. Par nature, l'homme
n'aime pas ce point de vue, car il met en évidence sa mort
spirituelle et le prive de son orgueil. Il lui rappelle qu'il n'est
maître ni de son destin ni de son âme. Pourtant, ce point de vue est
clairement enseigné par la Bible.
Au cours de notre étude, nous allons apprendre que cette
élection est indispensable à notre salut. Elle représente une partie
nécessaire du plan divin de salut.
Nous avons déjà appris que l'homme est mort de par ses péchés.
Il ne cherche pas Dieu; il se complaît dans ses péchés. De sa propre
volonté il ne viendra jamais vers Dieu. Donc, si Christ
s'était simplement contenté d'offrir le salut au monde, il n'y
aurait pas de croyants. Dieu pourrait
nous proposer Son offre miséricordieuse et bienveillante de salut
pendant un millier d'années, mais pas un seul être humain ne Lui
répondrait. La nature profonde de l'homme est d'être en totale
rébellion contre Dieu; personne ne cherche Dieu. Si Dieu
n'intervenait pas directement dans notre coeur, pas un seul être
humain ne serait sauvé.
Christ a décidé qu'Il bâtirait Son église et que les portes du
séjour des morts ne prévaudraient point contre elle. Afin de bâtir
Son église, Il a choisi certaines personnes destinées à être
sauvées. Ainsi, l'élection est absolument essentielle pour le plan
divin de salut.
Quand Dieu a-t-Il choisi ou décidé qui serait sauvé? Dans Éphésiens
1:4, la Bible nous dit qu'en Christ, Dieu nous a élus avant la
fondation du monde. En d'autres termes, Dieu avait déjà choisi ceux
qu'Il voulait sauver avant la création de l'homme et, de ce fait,
avant que l'homme ne tombe dans le péché. Cela nous indique que
la chute et le péché furent pré-ordonné dans le décret divin afin de
manifester la gloire et la justice de Dieu.
Dans Apocalypse 17:8, Dieu parle de ceux dont le nom n'a pas
été écrit dès la fondation du monde dans le Livre de Vie. Il parle
ici des méchants, de ceux qui sont esclaves de la bête et du royaume
de Satan. Le fait que leurs noms n'aient pas été écrits dans le
Livre de Vie avant la fondation du monde laisse entendre que les
noms des croyants en Christ, qui ne sont pas esclaves de Satan,
étaient écrits, eux, dans le Livre de Vie avant la fondation du
monde, ce qui est conforme à ce que nous lisons dans Éphésiens 1:4:
«En Lui, Dieu nous a élus avant la fondation du monde.» Donc, la
Bible nous montre que l'élection divine s'est faite avant le début
des temps et avant que Dieu ait commencé Sa création.
Du fait que Dieu connaît la conclusion depuis l'origine (Ésaïe
46:10), Il savait que l'homme, qu'Il avait créé parfait et vierge de
tout péché, se révolterait contre Lui de sa propre volonté et
s'enfoncerait dans le péché. Donc, notre Père Céleste a prévu cette
éventualité en offrant à Jésus-Christ ceux qu'Il a prévu de sauver.
Dans Jean 6:37, nous lisons: «Tout ce que le Père me donne viendra à
moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi.» Ce verset
se rapporte aux élus qui ont été choisis par Dieu avant la fondation
du monde et dont Il a inscrit les noms dans le Livre de Vie de
l'Agneau.
Dans le Nouveau Testament, trois mots Grecs, ekloge, eklektos,
eklego, sont traduits par: élection, élu, choisi, et sont utilisés
environ cinquante fois. Voici quelques exemples: Romains 11:5: «De
même aussi dans le temps présent il y a un reste, selon l'élection (ekloge)
de la grâce.» II Pierre1:10 dit: «C'est pourquoi, frères,
appliquez-vous d'autant plus à affermir votre vocation et votre
élection (ekloge).»
De même, nous lisons dans Colossiens 3:12: «Ainsi donc, comme
des élus (eklektos) de Dieu, saints et bien-aimés...» Dans Tite 1:1:
« ...pour la foi des élus (eklektos) de Dieu... .» Dans Matthieu
22:14: «Car il y a beaucoup d'appelés mais peu d'élus (eklektos).
Dans I Pierre 2:9: «Vous, au contraire, vous êtes une race élue (eklektos).
Dans Ephésiens 1:4: «En lui Dieu nous a choisi (eklego) avant la fin
du monde.»
Une doctrine biblique découle directement du plan divin d'élection,
c'est celle de la prédestination. La prédestination, comme
l'élection, est un vocable considéré comme très inconfortable par de
nombreuses personnes qui espèrent qu'il s'agit d'un terme
théologique qui ne figure pas dans la Bible.
En fait, le mot grec proorizo dont le vocable prédestination
est dérivé se trouve placé à six reprises dans le Nouveau Testament.
Nous le trouvons dans Romains 8:29: «Car ceux qu'il a connus
d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de
son Fils.» Et dans Romains 8:30: «Et ceux qu'il a prédestinés, il
les a aussi appelés; et ceux qu'il a appelés, il les a aussi
justifiés; et ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glorifiés.»
Dans Éphésiens 1:5, nous lisons: «..nous ayant prédestinés dans
son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus-Christ, selon le
bon plaisir de sa volonté.» Et dans Éphésiens 1:11: «En lui nous
sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la
résolution de celui qui opère toutes choses d'après le conseil de sa
volonté.»
Le mot prédestiné se trouve dans deux autres passages du
Nouveau Testament. Dans Actes 4:28, il est traduit par: «... avaient
arrêté d'avance...» et montre la volonté de Dieu de voir Christ
souffrir pour nos péchés et d'établir un plan divin dans lequel
Hérode et Ponce Pilate se dresseraient contre Lui. Dans ce contexte,
Dieu déclare au verset 28: «...Pour faire tout ce que ta main et ton
conseil avaient arrêté d'avance (prédestiné).» Ainsi voyons-nous que
le conseil de Dieu avait prédestiné ce qui devait s'accomplir.
Le mot proorizo (prédestiner), est traduit par «destinée» dans
I Corinthiens 2:7: «Nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et
cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée (prédestinée)
pour notre gloire.» Dieu parle de l'ensemble du plan évangélique qui
fut prédestiné par Lui-même.
Dans ces versets, Dieu nous apprend qu'Il a prédéterminé chaque
aspect de Son plan de salut avant même la création du monde, y
compris ceux qui seraient sauvés. Il n'a pas prédestiné ceux qui,
spontanément, viendraient à Lui; il s'agit là d'une impossibilité,
car chaque être humain est mort par ses péchés: «Nul n'est
intelligent, nul ne cherche Dieu» (Romains 3:11). Dieu a scruté les
corridors du temps et a vu le misérable genre humain après la chute
d'Adam. Il a choisi certains de ces malheureux pécheurs rebelles et
leur a accordé le salut; la Bible nous enseigne que Dieu a
prédéterminé leur salut, et qu'il l'a fait selon son bon plaisir
et pour la gloire de son nom.
Si Dieu n'avait sauvé que ceux qui sont venus à Lui de leur
plein gré, Il ne pourrait pas les considérer comme des élus. Cela ne
serait pas normal, car Dieu ne les aurait pas choisis; ce serait un
choix humain et non divin. L'homme prendrait la décision, ferait le
choix de venir à Dieu et Dieu ne pourrait que reconnaître ceux qui
seraient sauvés. Dieu ne pourrait que les considérer comme des
bénéficiaires de la grâce divine et non comme des élus destinés à
être sauvés. Dans Jean 15:16, nous lisons: «Ce n'est pas vous qui
m'avez choisi; mais moi, je vous ai choisis.» Nous sommes les élus
de Dieu si nous avons commencé à croire en Christ et à Le considérer
comme notre Sauveur et notre Seigneur.
L'élection inconditionnelle ou absolue est un principe biblique. Dieu sauve Ses élus quelle que soit la gravité de leurs péchés. Les élus ne sont pas sauvés parce qu'ils sont bons ou parce qu'ils sont beaux. Dieu les sauve en dépit de leurs péchés. Souvenez-vous, dans Romains 10:10 à18, nous lisons que Dieu décrit la totalité du genre humain, sans aucune exception, comme méchante; et dans Jérémie 17:9: «Le coeur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant.» Parmi l'ensemble de ces hommes, Dieu a élu certains d'entre eux afin d'être sauvés. La Bible n'enseigne pas que Christ est venu pour sauver ceux qui sont bons; La Bible enseigne que Christ est venu pour sauver les pécheurs. Dans Jacques 2:5, Dieu déclare: «Dieu n'a-t-il pas choisi les pauvres aux yeux du monde, pour qu'ils soient riches en la foi, et héritiers du royaume qu'il a promis à ceux qui l'aiment?» Nous sommes riches en la foi, bien sûr, car Dieu nous donne la foi; c'est un don. Dans Éphésiens 2:8 à 9, nous lisons: «Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie.» Et dans I Corinthiens 1:27 à 28, Dieu déclare:
Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu'on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire au néant celles qui sont.
Dans ces versets, Dieu qualifie de
fous et de méprisés ceux qu'Il a choisi de sauver,
même s'ils étaient en Christ depuis avant la fondation du monde
car le péché et la chute étaient assuré dans le décret éternel;
c'est Lui qui a choisi de sauver ce qui n'a intrinsèquement aucune
valeur. C'est l'état dans lequel nous nous trouvons lorsque Dieu
nous sauve; nous ne méritons en aucune façon d'être l'élu de Dieu.
Notre élection est totalement inconditionnelle et absolue.
Lorsque Christ fit sortir Lazare de sa tombe (Jean 11:43), de
nombreuses personnes se trouvaient enterrées et notre Seigneur
aurait pu choisir n'importe quelle tombe et ordonner au mort de
sortir de sa tombe, et ce dernier serait sorti. Christ, de par sa
souveraine autorité, décida de ressusciter Lazare. Lazare ne
répondait à aucun critère de sélection pour répondre à l'ordre de
Christ ni pour être choisi afin de ressusciter des morts. Il n'était
qu'un mort parmi les autres. Il ne disposait d'aucune qualification
personnalisée lui permettant de ressusciter plus facilement qu'un
autre. Lazare était mort et son corps tombait en décomposition. Rien
ne le prédisposait à ressusciter, mais il ressuscita. Christ le
choisit et lui ordonna de sortir de sa tombe car Il est Dieu et
sa parole est Vie.
Lorsque Christ ressuscita Lazare, Il nous fournit une
illustration éclatante de l'élection inconditionnelle. Nous sommes
choisis par Dieu afin d'être sauvés, mais nous n'avons à remplir
aucune condition pour cela. Nous sommes sauvés dans l'état dans
lequel nous nous trouvons - rebelles, pervertis, pourris
spirituellement. Dans Psaumes 34:19, Dieu déclare: «L'Éternel est
près de ceux qui ont le coeur brisé, et il sauve ceux qui ont
l'esprit dans l'abattement.» Et dans Psaumes 51:19, Il déclare: «Les
sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est un esprit brisé; O Dieu!
tu ne dédaignes pas un coeur brisé et contrit.»
Ou pourrait se demander: «Si Dieu a élu ceux qu'il sauvera avant la
création du monde, et s'il n'y a rien que je puisse faire pour mon
élection, alors à quoi cela sert d'essayer d'obéir au commandement
de la Bible et croire en Jésus-Christ? Si je suis élu, je croirai.
Si je ne suis pas élu, je ne croirai pas. Je ne puis rien faire pour
me faire élire; tout dépend du plan divin souverain.»
Le fait est que lorsque Dieu nous ordonne de croire, nous
devons obéir à cet ordre. Parfois, quelqu'un obéit à cet ordre; que
cette personne soit ou non élue ne la regarde en rien à cet instant.
Lorsque nous entendons l'Évangile, nous