En
1618, un grand concile fut convoqué dans la ville hollandaise de Dort dans le
but d’examiner l’enseignement des arminiens à la lumière de la Parole de
Dieu. Des représentants de toutes les églises « réformées » d’Europe,
incluant l’Angleterre, furent réunis. Après plus de six mois de
délibérations prudentes, le synode rendit publique des décisions et
constatations. Les doctrines d’Arminius furent prouvées dépourvues de
fondements bibliques et le synode, en réponse aux Cinq Remontrances,
produisirent cinq articles exposant la vérité scripturaire.
Les
églises de la Réforme déclaraient :
1-
que la nature de l’homme est totalement affectée par le péché, ce
qui veut dire que sa volonté est aussi touchée par le péché et est
asservie à sa nature pécheresse ; le salut de l’homme ne peut donc
pas dépendre de son « libre arbitre » (ou volonté
libre) Romains 7:18; 9 :15,16; Jean 1 :12,13;
2-
que l’élection de Dieu, selon la doctrine de la double
prédestination, ne fut pas motivée par le fait que Dieu voyait à l’avance
la foi de l’homme, mais qu’elle est « selon le bon plaisir de sa
volonté ». Éphésiens 1:5 ; Romains 8 :29;
3-
que la mort de Christ assure et rend certain le salut des élus, les
acquérant tous les dons nécessaires à ce salut (y compris la foi, la
repentance, et la sanctification), et que, dans sa disposition, elle ne s’étendait
qu’aux élus seuls ; Jean 6 :37,39,44; 15 :16; 17 :9;
Romains 9 :22,23; 11 :5; 2 Corinthiens 7 :10; Philippiens
1 :29; 2 Timothée 3 :25; Tite 2 :14 ; 1 Thessaloniciens
5 :23; Hébreux 2 :11; 13 :12;
4-
que la grâce de Dieu réalise toujours la fin qu’elle s’était
proposée ; Romains 5 :20,21; 1 Corinthiens 15 :10; 2
Corinthiens 12 :9; Éphésiens 2 :8,9 ; Philippiens 1 :29;
5-
que les élus de Dieu persévèrent jusqu’à la fin dans la foi et la
sainteté, étant gardés par la puissance de Dieu.
Jean 10 :3,4,5,27,28,29; 17 :15,24; Romains 8 :37,38;
Philippiens 1 :6.
Il
est important de remarquer que ce n’était pas là de nouvelles doctrines
mais bien celles sur lesquelles la Réforme s’était édifiée. De même que
l’enseignement d’Arminius fut connu sous le nom d’Arminianisme, de même
la position des églises réformées et du synode de Dort fut connue sous le
nom de « Calvinisme », et les cinq articles opposant le nouvel
enseignement d’Arminius furent appelés en anglais « les cinq points
du calvinisme » ou T.U.L.I.P. Notez
qu’en français, l’acronyme T.U.L.I.P.E. prend une lettre d’extra
pour former les Six Points du Souverainisme Séparatiste biblique, que nous
verrons dans le prochain chapitre.
Le
nom de Calvin fut rattaché à ces doctrines pour la simple raison qu’il
était le plus grand théologien de la Réforme et qu’il était celui qui
avait exposé le mieux, de façon systématique, les doctrines bibliques
prêchées par les réformateurs. Ces doctrines ne sont pas apparues avec lui
mais proviennent tout droit de la Parole de Dieu, elles avaient déjà été
habilement exposées longtemps avant par Augustin, IV - Ve siècle ap. J-C.
D
- Les arminiens d'aujourd'hui :
Depuis
le temps d'Arminius, bon nombre de théologiens et de pasteurs respectés,
dont John Smith (1570-1614?), fondateur officiel des Baptistes; John Wesley
(1703-1791), fondateur du Méthodisme; Charles Finney (1792-1875), source des
mouvements de Réveils à tendances extatiques, ont épousé ce point de vue
subversif. Aujourd'hui, les principales doctrines de l'Arminianisme ont
infiltré et empoisonné presque tout le corps du christianisme. L'Arminianisme
moderne fait partie de la sphère évangélique, ce qui signifie que,
généralement parlant, les Arminiens défendent eux aussi les doctrines de la
divinité de Christ, sa naissance virginale, sa résurrection corporelle,
ainsi que l'inspiration et l'infaillibilité de l'Écriture dans les
Autographes, mais d'une manière charnelle et subtile qui élève la dignité
de l'homme et qui inverse et renverse l'Évangile de la Souveraineté de Dieu.
Un loup déguisé en brebis demeure toujours un loup, et un billet contrefait
peut séduire beaucoup de gens, mais non pas tous.
La
réponse charnelle, humaine, terrestre que nous entendons si souvent, encore
de nos jours, est que le juste devant Dieu est celui qui obéit aux
commandements de Dieu, celui qui pratique la loi. C'était la position des
pharisiens qui se croyaient justes parce qu'ils s'imaginaient mettre
scrupuleusement en pratique la loi et la tradition rabbinique.
Le légalisme, sous une forme ou une autre, se retrouve
particulièrement parmi ceux qui prétendent plaire à Dieu par leur
obéissance à la Parole en exerçant leur libre-choix.
Dans
l'histoire de l'Église, cet enseignement a été repris par Pélage qui, en
opposition à Saint Augustin, affirmait la capacité naturelle de l'homme
pécheur à plaire à Dieu. Plus tard, le semi-pélagianisme de Thomas d'Aquin,
présentant une harmonie entre la foi et la raison, avançait le postulat que
l'homme, avec le secours de la grâce de Dieu, pouvait lui plaire.
L'Arminianisme
évangélique se trouve, lui aussi, dans cette tradition quand il met tout
l'accent sur la décision de l'homme pour recevoir le salut. Dans les
mouvements Évangéliques et de Réveils, le salut est devenu une décision
personnelle dont la formule populaire, «il faut accepter Christ comme son
Sauveur personnel pour être sauvé», qui se trouve nul part dans la Bible,
reflète la doctrine de la «Justification par le Choix» qui est l’opposé
de «la Justification par la Foi». De
nos jours, dans la vie du monde moderne, nous retrouvons cet enseignement du
salut par les oeuvres ou par la volonté de l'homme à tous les niveaux de
notre société corrompue. Cette infection virulente est devenue la base même
de la démon-cratie et du capitalisme, domaine d'exploitation par excellence
dont le but est de renverser Dieu et de dominer sur la race humaine entière.
On ne peut donc être surpris que la stratégie globale des nations, en
accord avec la religion, soit la domination du monde.
CHAPITRE
2
LA
T.U.L.I.P.E. FRANCOPHONE
A
– L’adaptation de la T.U.L.I.P.E. :
Dans
le jardin céleste du Divin Jardiner, pousse une fleur exquise qui est pour la
nourriture des saints et des élus en qui demeurent la Sainte-Présence de
Christ. De la T.U.L.I.P.E. divine
proviennent toutes les grâces et les bénédictions du salut et de la vie
éternelle en Jésus-Christ, notre Dieu, notre Sauveur, et notre Roi.
Dans
la langue anglaise, les Cinq Points du Calvinisme sont représentés sous l’acronyme
de T.U.L.I.P., mais vu qu’en français les définitions ne rejoignent point
celles de notre langue sœur et que le mot contient une voyelle de surplus,
nous avons donné des expressions appropriées qui rendent justice au sens
original, et nous avons ajouté une nouvelle définition à la dernière
voyelle qui ne trahi en aucun sens l’ensemble du contenu.
Nous complétons ainsi le tout avec l’Évangile de la Souveraineté
de Dieu. Nous obtenons donc l’acronyme
T.U.L.I.P.E. ou les Six Points du Souverainisme Séparatiste biblique, qui
correspondent exactement avec les Cinq Points du Calvinisme surnommés «le
Doctrines de la Grâce».
Aussi,
puisque le terme «Calvinisme» représente la théologie Réformée de la
Souveraineté de Dieu, et que ce terme est mal compris, déprécié et
repoussé par ceux qui sont malavisés, nous avons adopté celui de
«Souverainiste Séparatiste». Nous
avons fait ainsi pour représenter notre foi biblique face à la Souveraineté
de Dieu dans la grâce du salut, lequel se tient complètement à part de tous
efforts, coopérations, et mérites de l’être humain.
N’étant pas de foi orthodoxe mais marginale, cette nouvelle
désignation nous convient davantage, car nous sommes séparés du reste de l’orthodoxie
de la théologie Réformée traditionnelle qui a besoin elle-même d'être
réformée, et nous gardons uniquement les doctrines de la grâce qu’elle
professe.
Nous
confessons donc être de foi chrétienne «Souverainiste Séparatiste», et
nous adoptons cette désignation pour nous identifier face au marasme des
religions qui suivent la voie de la perdition.
L’adaptation de la T.U.L.I.P.E. contient toute l’essence de notre
foi dans les doctrines de la grâce que nous croyons et enseignons, et nous ne
prétendons aucunement en être les seuls détenteurs.
Notre foi repose en Christ qui seul détient la puissance de la
rectification et de la restauration, et nous professons que sa
Sainte-Présence en nous et en sa Parole est suffisante pour nous enseigner
toutes choses.
B
- La T.U.L.I.P.E. divine :
Nous
vous présentons ici l’acronyme de la T.U.L.I.P.E. divine, la fleur du
Christianisme, avec ses définitions françaises :
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énacité
de la Dépravation Totale
|
|
|
nicité
de l’Élection Inconditionnelle
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|
ogique
du Rachat Limité
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|
|
mportance
de la Grâce Irrésistible
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|
|
ersévérance
des Saints ou Assurance du Salut
|
|
|
vangile
de la Souveraineté de Dieu
|
TABLEAU
DE COMPARAISON
|
Voici
un tableau très utile pour vous aider à comprendre les différences
entre l’Arminianisme (Humanisme) et le Calvinisme (Souverainisme):
«Les
notes en italique ne font pas partie de l'original. Pour but de
nécessité et de précision de traduction en langue française, le
concept original de cinq points a été amplifié et représenté en
six points»
|
Les
6 points de l'Arminianisme
|
Les
6 points du Souverainisme
|
|
1.
le Libre arbitre ou capacité de l'homme
|
1.
La ténacité de la dépravation totale ou incapacité totale
|
|
Quoique
la nature humaine ait été sérieusement affectée par la
chute, l’homme n’a pas été laissé dans un état de
faiblesse spirituelle totale. Dieu dans sa miséricorde rend
chaque pécheur capable de se repentir et de croire, mais il
le fait de manière à ne pas s’interposer dans la liberté
de l’homme. Chaque pécheur possède une volonté libre et
sa destinée éternelle dépens de l’usage qu’il en fait.
La liberté de l’homme consiste dans sa capacité de choisir
le bien au lieu du mal dans les choses spirituelles; sa
volonté n’est pas asservie à sa nature pécheresse. Le
pécheur a le pouvoir soit de coopérer avec l’Esprit de
Dieu et être régénéré, soit de résister à la grâce de
Dieu et périr. Le pécheur a besoin de l’assistance de l’Esprit,
mais n’a pas besoin d’être régénéré par l’Esprit
avant de pouvoir croire, car la foi est un acte de l’homme
et elle précède la nouvelle naissance. La foi est le don du
pécheur à Dieu; c’est la contribution de l’homme au
salut.
|
Par suite de la chute et de la ténacité du péché, l’homme par
lui-même est incapable de croire à l’évangile pour son salut.
Le pécheur est mort, aveugle et sourd aux choses de Dieu; son
cœur est tortueux et méchant. Sa volonté n’est pas libre, elle
est asservie à sa nature pécheresse de sorte qu’il ne va pas
(il ne peut même pas) choisir le bien au lieu du mal dans le
domaine spirituel. En conséquence, il faut plus que
l’assistance de l’Esprit pour amener un pécheur à Christ; il
faut la régénération par laquelle l’Esprit donne la vie au
pécheur et lui donne une nouvelle nature. La foi n’est pas la
contribution de l’homme à son salut mais, est elle-même une
partie du don de Dieu pour le salut; elle est le don de Dieu
au pécheur, et non le don du pécheur à Dieu.
La
régénération ou nouvelle naissance précède donc la foi et
non l’inverse: il faut être régénéré pour croire et non
croire pour être régénéré. De ce fait nous voyons aussi
qu'il faut croire pour comprendre et non comprendre pour
croire. De par cette déclaration, nous rejetons la
justification par le choix des Arminiens qui renversent
l'Évangile de Christ à leur perte, et nous affirmons la
justification par la foi seule en Christ.
|
|
2.
L'Élection conditionnelle
|
2.
Unicité de l’Élection inconditionnelle
|
|
Dieu
a choisi certains individus avant la fondation du monde pour
qu’ils soient sauvés. Ce choix était motivé par le fait
que Dieu voyait à l’avance que ces individus répondraient
à son appel. Dieu savait qui seraient ceux qui librement
allaient croire à l’évangile; ce sont ceux-là qu’il a
choisis. L’élection fut donc déterminée ou conditionnée
par ce que l’homme ferait. La foi que Dieu voyait à l’avance
et qui motivait son choix n’était pas son don (elle n’était
pas créée par la puissance régénératrice du Saint-Esprit),
mais résultait uniquement de la volonté libre de l’homme.
Il appartenait entièrement à l’homme de déterminer s’il
est élu pour le salut. Dieu connaissait, et a choisi ceux
qui, de leur propre volonté libre, allaient choisir Christ.
Ainsi, c’est le choix de Christ de la part du pécheur, et
non le choix du pécheur de la par de Dieu, qui est la cause
ultérieure du salut.
|
Le
caractère unique ou l’unicité de l’élection
inconditionnelle est que Dieu a choisi certains individus
avant la fondation du monde pour qu’ils soient sauvés. Ce
choix était uniquement motivé par sa propre volonté
souveraine, selon son bon plaisir, sans condition préalable
de la part du pécheur. Il n’a pas choisi certains pécheurs
parce qu’il prévoyait une réponse ou une obéissance de
leur part, comme la foi, la repentance, etc. Au contraire,
Dieu accorde la foi et la repentance à chaque individu qu’il
a choisi. Ces actes sont le résultat et non la cause du choix
de Dieu. L’élection ne fut donc pas conditionnées par
quelque qualité vertueuse ou quelque action prévue dans l’homme.
Ceux que Dieu a élus souverainement, il les amène par la
puissance de l’Esprit à
une réception de Christ comme Sauveur et Seigneur, cette
réception étant une abdication ou une démission de la
raison, entraîne une soumission entière à l’Évangile de
la Souveraineté de Dieu qui s’oppose au libre-choix et à l’indépendance
de celui qui reçoit l’appel irrésistible de la grâce.
L'homme est spirituellement mort et un mort n'a pas la
capacité de choisir. Ainsi, c’est le choix du pécheur de
la part de Dieu, et non le choix de Christ de la part du
pécheur, qui est la cause ultime du salut.
Sous-entendue
que la reconnaissance de la divinité de Christ comme Dieu
manifesté dans la chair est une partie essentielle du
salut.
Des
deux distinctions de la Prédestination: l’élection au
salut et la réprobation à la condamnation; nous voyons que
notre Dieu, le Seigneur Jésus-Christ, seule et unique
Personne divine et éternelle en Dieu, a non seulement choisi
les élus au salut avant la fondation du monde pour manifester
sa gloire, mais aussi les réprouvés aux peines éternelles
pour manifester sa justice. La chute et la délivrance furent
ainsi prédéterminé avant la fondation du monde selon le bon
plaisir de notre Dieu, et dont le but est la formation d'une
nouvelle race éternelle lors de son deuxième avènement.
|
|
3.
La Rédemption universelle ou expiatoire générale.
|
3.
Logique du Rachat Limité ou la Rédemption particulière qui
est aussi l’Expiation Limitée.
|
|
L’œuvre
rédemptrice de Christ a rendu le salut possible à chacun,
mais n’a véritablement assuré le salut de personne.
Quoique Christ soit mort pour tous les hommes, il n’y a que
ceux qui croient en lui qui soient sauvés. Sa mort rendit
Dieu capable de pardonner aux pécheurs à la condition qu’ils
croient, mais, elle n’a véritablement enlevé le péché de
personne. La rédemption ne devient effective que si l’homme
choisit de l’accepter.
|
Le
processus logique de l’œuvre rédemptrice du sacrifice non
renouvelable de Christ était destiné à sauver les élus
seulement, et il leur a véritablement assuré le salut; ce
qui se nomme aussi le Rachat Limité. Il ne peut en être
autrement car tous les hommes de tous les âges seraient
sauvés. Sa mort
expiatoire et vicariale consistait à souffrir la peine du
péché à la place de certains pécheurs élus déterminés
(substitution). En plus d’enlever le péché des élus, leur
culpabilité et leur condamnation, la rédemption
particulière de Christ a assuré tout ce qui était
nécessaire à leur salut, incluant la foi qui les unit à
lui. Le don de la foi est infailliblement attribué à tous
ceux pour lesquels Christ est mort, garantissant ainsi leur
salut.
Ce
point fondamental nous indique que Dieu a un seul peuple de
disposés, non un peuple national, mais celui des élus ou
enfants de la promesse choisis d’entre tous genres d’hommes,
un peuple spirituel libre comme le vent de l'Esprit pour qui
Christ a donné sa vie en sacrifice.
|
|
4.
Le pécheur peut vraiment résister au Saint-Esprit
|
4.
L’Importance de la Grâce Irrésistible ou l'appel efficace
de l'Esprit
|
|
L’Esprit
appelle intérieurement tous ceux qui sont extérieurement
appelés au moyen de la prédication de l’évangile. Il fait
tout ce qu’il peut pour amener chaque pécheur au salut,
mais vu que l’homme est libre, ce dernier peut arriver à
résister à l’appel de l’Esprit. L’Esprit ne peut
régénérer un pécheur tant que celui-ci n’a pas cru. La
foi (qui est la contribution de l’homme) précède et rend
possible la nouvelle naissance. Ainsi, le libre arbitre de l’homme
limite l’Esprit dans l’application de l’œuvre du salut
de Christ. Le Saint-Esprit ne peut attirer à Christ que ceux
qui le laissent agir en eux. Tant que le pécheur n’a pas
répondu, l’Esprit ne peut donner la vie. La grâce de Dieu
n’est donc pas invincible; elle peut-être opposée et
contrecarrée par l’homme.
|
Rien
n’est plus crucial que la Grâce Irrésistible ou l’Appel
Efficace de l’Esprit. En
plus de l’appel général extérieur qui est fait à tous
ceux qui entendent l’évangile, le Saint-Esprit lance aux
élus seuls un appel intérieur spécial qui les amène
inévitablement au salut. L’appel extérieur (lancé à tous
sans exception) peut-être (et souvent est) rejeté. Mais l’appel
intérieur (qui lui n’est fait qu’aux élus) ne peut être
rejeté; il amène toujours à une conversion. Par cet appel
spécial, l’Esprit attire irrésistiblement les pécheurs à
Christ. Il n’est pas limité par la volonté de l’homme
dans son oeuvre d’application du salut, pas plus qu’il ne
dépend de la coopération de l’homme pour atteindre son
but. L’Esprit amène miséricordieusement le pécheur élu
à croire, à se repentir, et l'attire efficacement à se
soumettre à Christ. La grâce de Dieu est donc invincible;
elle ne faillit jamais dans l’atteinte de son but, i.e. le
salut de ceux à qui elle s’étend.
La
conversion, fruit de l’élection, est l’évidence
extérieure de notre intégration au corps de Christ, ce que l’Écriture
nomme Baptême de l’Esprit et Baptême en la mort de Christ,
seul Baptême valide. Les dons miraculeux de l’Esprit,
désignés pour l’enfance de l’Église, cessèrent avec la
mort des apôtres et l’achèvement des écrits du Nouveau
Testament qui est l’accomplissement de la parfaite
révélation de l’amour de Dieu.
|
|
5.
Déchoir de la grâce
|
5.
La Persévérance des Saints ou l’Assurance du Salut
|
|
Ceux
qui croient et qui sont véritablement sauvés peuvent perdre
leur salut en échéant à conserver leur foi, etc. (Les
arminiens ne s’entendent pas tous sur ce point).
Quelques-uns ont soutenu la sécurité éternelle des croyants
en Christ, i.e. une fois qu’il est régénéré le pécheur
ne peut jamais être perdu.
|
L’assurance
du salut implique que tous ceux qui furent choisis par Dieu,
rachetés par Christ et auxquels l’Esprit a donné la foi
sont sauvés éternellement. Ils sont gardés dans la foi par
la puissance du Dieu tout-puissant et, par conséquent,
persévèrent jusqu’à la fin. Leur salut est donc assuré
et ne peut se perdre puisqu'il dépend de la Souveraineté de
Dieu et non d'une faculté humaine.
Dieu,
Souverain de notre salut et de notre sanctification, garde ses
élus comme il garde sa Parole. De cela nous voyons que la
doctrine de la Persévérance est reliée intrinsèquement à
l’Inspiration Perpétuelle et à la Préservation
Providentielle des Saintes Écritures. De là est issue la
Bible des Réformateurs basée sur le Texte Reçu Grec et
traduit en langue française qui est la pure Parole de Dieu
dans toute son intégralité.
|
|
6.
L’évangile de la souveraineté de l’homme
|
6.
L’Évangile de la Souveraineté de Dieu
|
|
La
Bonne Nouvelle ou message de l’évangile est que l’homme
pécheur a la capacité de choisir par lui-même de croire en
Christ, et de l’accepter comme son Sauveur personnel. Le
salut est conditionnel à la foi que le pécheur exerce
librement selon sa propre volonté. Le pécheur est justifié
par son choix, et son obéissance est essentielle à son
salut. La justification par le choix engendre ainsi la
justification par la foi (renversant ainsi l'Évangile de la
grâce). Le légalisme (obéissance à la loi; plaire à Dieu
par ses oeuvres, ou par des rituels ou ordonnances) devient
ainsi la marque déterminante de la capacité de choisir qui est
esclave de la chair et du péché et le motif vital des ennemis
de la croix.
|
Le
message de la puissance de la grâce souveraine est une Bonne
Nouvelle pour les élus et une méchante nouvelle pour les
réprouvés. Les élus n’acceptent point Christ d’une
manière active, mais reçoivent Christ d’une manière
passive. L’Évangile
est une épée à deux tranchants, un qui donne la vie
éternelle et l’autre qui donne la mort éternelle. Dieu est
Souverain dans la présentation et l’effet du message, et
non point l’homme pécheur. Le salut est inconditionnel à
la foi car il provient de la prédestination avant la
fondation du monde. La foi n’est que le moyen déterminé
par Dieu et donné de Lui pour amener les élus à Christ. Le
pécheur élu est justifié par la foi qui lui a été donné
d’avoir par la Parole de Dieu, et cela de par son élection.
Son obéissance n’est pas essentielle à son salut, mais il
marche continuellement dans la soumission et l’application
de sa foi en Christ dans une confiance certaine engendré par
le Saint-Esprit. Celle-ci provient de l’œuvre que Dieu a
commencé en ses élus et qu’il rendra parfaite. La
justification par la foi annule complètement la justification
par le choix. La liberté (libre comme le vent de
l'Esprit) devient ainsi la marque déterminante de la grâce et
de l'amour de Dieu dans notre délivrance, et le motif vital
des élus dans leur séparation d'avec leurs contraires.
|
|
CHAPITRE
3
TÉNACITÉ
DE LA DÉPRAVATION TOTALE
A
– L’esclavage de la volonté :
Par
suite de la chute, l’homme par lui-même est incapable de croire à l’évangile
pour son salut. Le pécheur est mort, aveugle et sourd aux choses de
Dieu ; son cœur est tortueux et méchant. Sa volonté n’est pas libre,
elle est asservie à sa nature pécheresse de sorte qu’il ne va pas (il ne
peut même pas) choisir le bien au lieu du mal dans le domaine spirituel. En
conséquence, il faut plus que l’assistance de l’Esprit pour amener un
pécheur à Christ ; il faut la régénération par laquelle l’Esprit
donne la vie au pécheur et lui donne une nouvelle nature de laquelle surgit
la foi comme moyen de grâce. Dans Jean 3 :3, l’expression «né de
nouveau» signifie littéralement «régénéré d’en haut», indiquant que
la régénération ou nouvelle naissance vient de Dieu et non d’aucunes
capacités de la volonté ou du choix de l’homme (Jean 1 :13). La foi n’est
pas la contribution de l’homme à son salut mais, est elle-même une partie
du don de Dieu pour le salut ; elle est le don de Dieu au pécheur et non
le don du pécheur à Dieu (Actes 13 :48; Philippiens 1 :29). La foi
est issue de la régénération et non la régénération de la foi. Plus
précisément, nous naissons de nouveau pour croire, nous ne croyons point
pour naître de nouveau, ce qui serait renverser l'Évangile de la grâce.
B
- Source et profondeur de la dépravation:
Le
résultat de la chute est la dépravation ou la corruption totale. Par ceci
est signifié que chaque partie de l’homme est rendu corrompu. Les Canons de
Dordrecht indiquent que l’homme «est devenu renfermé dans l’aveuglement
de l’esprit, dans une obscurité horrible, dans la vanité, dans la
perversion de ses jugements; est devenu mauvais, rebelle, obstiné de cœur et
de volonté et impur dans ses affections.» Il n’y avait aucune partie de sa
nature qui n’a pas été affectée par le péché.
Or
il est impossible à l’homme pécheur de plaire à Dieu; dire autrement
serait de la pure hypocrisie. Même
l’apôtre Paul dit « qu’il n’y a rien de bien dans sa
chair » et quoiqu’il reconnaisse le bien qu’il doive faire, il fait
le mal qu’il ne veut point faire (Rom. 7 :18,19). Il n’y a aucun
doute selon les Écritures que la dépravation de l’homme est totale et
absolue. Nous citerions aussi l’exemple
de Lazare, l’ami de Jésus, qui mourut et que le Seigneur ressuscita (Jean
11 :1-44). Comme analogie, l’histoire
de la mort et de la résurrection de Lazare nous indique que l’homme, étant
mort spirituellement, n’a aucun moyen de faire ce qui est bien pour la
gloire de Dieu, ni d’exercer sa capacité de choisir, car il est mort et un
mort n’a point la vie en lui. En d’autres mots, si nous pouvons nous
exprimer ainsi, la vie de l’homme en ce monde est une vie de mort et non une
vie d’entre les morts. Même aucun chrétien réel ne peut prétendre plaire
à Dieu par ses agissements ou ses oeuvres, car quoique nous sommes sauvé en
esprit, notre corps demeure toujours sous l’influence du péché (Rom.
8 :10) et en subit les conséquences tout le temps de notre existence.
La foi constante qui nous est donné d’avoir en Christ est le seul
moyen de plaire à Dieu, de faire l’œuvre de Dieu (Jean 6 :28,29).
C
- La déviation de l’Humanisme :
L’Arminianisme
est connu aussi sous le terme de «Humanisme).
Une distinction qui est souvent faite est la distinction entre le motif
intérieur du cœur et son évidence extérieure. Certains maintiennent que l’homme,
quoiqu’il soit dépravé en ce qui concerne ses œuvres extérieures,
qu’il détient encore néanmoins une capacité considérable de faire
le bien. Il peut effectuer des œuvres qui sont extérieurement en harmonie
avec la loi de Dieu. Il ne vit pas une vie totalement adultère. Il ne tue pas
tous ceux qu’il rencontre sur la rue. Il est capable de conformer sa vie et
sa conduite d’une façon externe à la loi de Dieu et de faire de grands
biens, quoique intérieurement il soit corrompu. Les humanistes sont pleins de
tels exemples, et dans ce contexte ils sont fiers de citer la vie de personnes
notables comme Gandhi, Martin Luther King, sœur Thérèsa, et plusieurs
autres qui ont contribué à glorifier la nature humaine plutôt que Dieu.
Ceci
est une chose que les anciens de Dordrecht n’ont jamais voulu dire. Ils ont
parlé d’une dépravation totale et absolue. Ils indiquèrent par cela que
la nature de l’homme est autant malsaine et pernicieuse qu’elle le fut
depuis la chute. Et c’est exactement ce que l’Écriture enseigne.
D
- Les bontés naturelles sont impuissantes :
Une
autre distinction est faite entre ce qui est nommé spirituellement bien et ce
qui est naturellement bien. La citation ci-dessus suggère également cette
même distinction. Par ce qui est spirituellement bien, ils établissent une
base qui serait possible au salut. Ceci est une tentative de l’homme à s’élever
vers le ciel. N’est-ce pas la même tentative que fit Lucifer (Ésaie
14 : 12-14). Ceux-ci
insistent sur le fait que, alors que l’homme est en effet incapable d’un
tel bien spirituel, néanmoins il est certainement capable de bien naturel.
Par bien naturel ils signifient quelque chose comme une bonté externe qui est
conforme à la loi de Dieu. Ceux qui maintiennent ceci nous indiqueront que
dans le monde dans lequel nous vivons, il se trouve amplement de tels biens
qui sont fait par plusieurs. Ainsi, voulant obstinément se justifier par
leurs œuvres, ils sont rejetés de la grâce de Dieu (Gal. 5 :4).
E
- L’homme est spirituellement mort depuis sa naissance :
Quand
Calvin et les anciens de Dordt insistèrent sur le fait que la dépravation
était totale, ils connaissaient très bien la signification des mots. Ils
signifiaient par l’expression «dépravation totale» ce que l’Écriture
appelle la mort. Le pécheur est mort, c’est à dire «spirituellement
mort». Du moment de sa naissance en ce monde, il est un être dépourvu et
entièrement ruiné spirituellement. Il n’est pas malade. Il n’est pas
affligé avec une maladie ou une malformation du code génétique quelconque
qui serait mortelle à son existence. Il est mort du moment de sa naissance,
un point c’est tout. Cet enseignement est souligné fortement à travers les
Écritures qui insistent sur la vérité immuable que le pécheur est
définitivement et complètement mort. Rien ne peut changer cela, ni la
science de l’homme, ni sa religion, ni sa capacité de choisir; un mort est
mort et ne peut se relever d’entre les morts de lui-même, il ne peut croire
de lui-même ni être sauvé de par sa propre volonté (Jean 1 :13).
Bref, il ne peut choisir de croire en Christ ni de l’accepter comme Sauveur
personnel, car il est mort et toutes ses dispositions et ses aspirations ne
sont que corruption. Toutes prétentions contraires viennent de l’esprit de
rébellion et d’indépendance en l’homme, et l’esprit de rébellion et d’indépendance
est un esprit de mort. Ainsi nous
arrivons inévitablement à la question que les disciples posèrent à
Jésus : « Qui donc peut-être sauvé ? Et Jésus, les regardant,
leur dit : Quant aux hommes, cela est impossible; mais quant à Dieu,
toutes choses sont possibles (Matt. 19 :25,26) ».
Ceci
signifie que la nature humaine est tellement et complètement corrompue par le
péché qu’elle est incapable de produire quoique ce soit de bon. Il n’y a
rien que le pécheur peut faire qui est agréable dans à la vue de Dieu. Son
cœur est complètement mort. Salomon ne dit-il pas : «hors du cœur
procèdent les sources de la vie ?» (Prov.4 :23). Pourtant le cœur, qui
est la source de la vie de tout l’homme, est mort; et tout ce qui en procède
n’est que l’odeur de la mort. L’esprit de l’homme est mort, son
raisonnement est stagnant. Il est tellement obscurci par le péché que l’homme
ne peut pas avec son esprit savoir ce qui est bon spirituellement. Dans un
sens formel, il peut comprendre naturellement la vérité, mais il en saisit
seulement que le sens externe et non interne. Quand un homme pécheur lit les
Écritures, il peut comprendre la signification grammaticale des mots, mais
non le sens spirituel. Il peut comprendre les pensées dans ces mots et les
raisonner avec son esprit. Ce n’est pas le point. N’oublions pas qu’à l’origine
le péché de l’homme consistait à déclarer son indépendance en
choisissant de lui-même de manger du fruit de l’arbre de la connaissance du
bien et du mal. C’est à dire qu’il avait déterminé de prendre sa vie en
main, d’être le maître de son destin en choisissant ce qui est bien ou ce
qui est mal pour lui-même dans sa vie au détriment de Dieu.
Cette capacité de sélectionner lui est demeurer, et il vit sa vie de
tous les jours en exerçant cette faculté de mille et une façons naturelles,
car telle fut sa condamnation : «…le sol sera maudit à cause de toi;
tu en mangeras les fruits avec peines tous les jours de ta vie» (Gen.
3 :17). Tous les choix et les raisonnements de l’homme sont ainsi
esclave de la chair et de la corruption. Son
esprit est tellement rempli des ténèbres du mensonge qu’il ne s’y trouve
aucune place pour la vérité.
F
- La condamnation des agissements de tous les jours
Le
même est vrai de la volonté de l’homme. L’esclavage de sa volonté
décrit clairement l’état de l’homme avec précision : il est lié
par le péché et en est son esclave. Il ne peut même pas avoir la capacité
de faire le bien (Rom. 7 :14-21). Le pécheur ne peut même pas ce qui
est bien, ni le veut-il. C’est sa nature. Il est mort. Un homme mort peut-il
penser ? Un homme mort peut-il vouloir ? Un homme mort peut-il démontrer de
la vie ? Un homme mort peut-il choisir d'accepter Christ comme son Sauveur
personnel ? L’homme est spirituellement mort et est incapable de bien
spirituel, car même le bien qu’il fasse est mal aux yeux de Dieu puisqu’il
est sous la condamnation depuis la chute. Tous ses agissements naturels pour
complaire à son existence de tous les jours sont sans valeurs, car ils
contribuent à élever la dignité de l’homme au-dessus de la Souveraineté
de Dieu, et tous sont teintés de la ténacité de la dépravation totale de
sa nature qui est esclave du péché et de la chair.
Bref, nos choix de tous les jours sont l’évidence de notre
condamnation depuis la chute (Gen. 3 :6).
CHAPITRE
4
UNICITÉ
DE L’ÉLECTION INCONDITIONNELLE
A
- L’Élection inconditionnelle ou la double prédestination
Le
caractère unique ou l’unicité de l’élection inconditionnelle est que
Dieu
a choisi certains individus avant la fondation du monde pour qu’ils soient
sauvés dans le but de manifester sa gloire, et selon la réprobation il a
prédéterminé les autres à la perdition, de les exclure de la grâce et de
les punir pour leurs péchés dans le but de manifester sa justice (Rom.
8 :28,29; 9 :22,23; Éph. 1 :4,5,11; 2 Tim. 1 :9; Prov.
16 :4; 2 Pi. 2 :9; Jude 4). Ce choix était uniquement motivé par
sa propre volonté souveraine (Rom. 9 :15,16,18; Éph. 1 :5; 2 Tim.
1 :9). Il n’a pas choisi certains pécheurs parce qu’il prévoyait
une réponse ou une obéissance de leur part, comme la foi, la repentance,
etc. Au contraire, Dieu accorde la foi, la repentance, et la sanctification à
chaque individu qu’il a choisi (Ac. 13 :48; Phil. 1 :29;
2 :13; 2 Tim. 2 :25). Ces actes sont le résultat et non la cause du
choix de Dieu (Phil. 1 :6). L’élection ne fut donc pas conditionnées
par quelque qualité vertueuse ou quelque action prévue dans l’homme (Rom.
7 :18). Ceux que Dieu a élus souverainement au salut avant même la
fondation du monde, il les amène par la puissance de l'appel irrésistible de
l’Esprit à recevoir Christ comme Sauveur et Seigneur (Jean 6 :68;
10 :3,4,27). Ainsi, c’est le choix du pécheur de la part de Dieu,
et non le choix de Christ de la part du pécheur, qui est la cause ultime du
salut (Jean 1 :12,13). Le
choix appartient à Dieu et non à l’homme.
B
- Source et importance de l'Élection:
Il
est évident que tous les Six Points du Souverainisme sont d’une importance
capitale. En effet, si n’importe quels des Six Points du Souverainisme
étaient niés, notre héritage spirituel serait complètement perdu. Or il
est certain que la vérité de l’Élection Inconditionnelle est le solide
fondation de chacun d’eux. Cette vérité est la pierre angulaire de la foi
biblique et chrétienne. C’est la base de la vérité de Dieu au sujet de
notre salut. C’est le cœur et le noyau mêmes de l’Évangile de la
Souveraineté de Dieu. C’est la base de toute la consolation et de l’assurance
du peuple de Dieu au milieu du monde. Elle seule inspire dans les cœurs des
fidèles l’espoir brûlant de la vie éternelle. Il n’y a aucun doute que
c’est précisément pour cette raison, qu’aucune autre vérité dans toute
l’histoire du christianisme, ne fut attaqué si vicieusement avec
consistance que la vérité de l’Élection Inconditionnelle. Mais aucun
homme ne peut jamais prétendre être Chrétien ou Souverainiste sans qu’il
tienne fermement son engagement envers cette vérité précieuse.
Nous
sommes généralement portés à retracer cette vérité de l’Élection
Inconditionnelle au temps de la Réforme de Calvin. Mais ce n’était pas
Calvin qui était le premier pour développer cette vérité. Or, tout comme
avec la vérité de la Dépravation Totale, il en est ainsi avec cette
vérité. St. Augustin, qui vivait plus d’un millénium passé, au
cinquième siècle, en avait déjà parlé. En cela il reprenait
l'enseignement de l'apôtre Paul. Mais
le premier à parler d’elle ne fut nul autre que le Seigneur Jésus-Christ
Lui-même:
«...
car il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus» Matt. 20:16 (Bible Martin)
«Ce
n'est pas vous qui m'avez élu, mais c'est moi qui vous ai élus...» Jean
15:16
«...
il nous a élu en lui avant la fondation du monde...» Eph.
1:4 (Bible Ostervald)
Dans
les âges sinistres entre Augustin et Jean Calvin, nous trouvons que très peu
ont maintenu cette vérité avec l’accent qu’Augustin y avait placé. Ce
ne fut point avant la période de la Réforme Protestante que la vérité de
la prédestination souveraine fut amenée d’avant. Le Réformateur Martin
Luther l’a cru, l’a maintenu, et l’a enseigné avec emphase. Mais Luther
ne la fit jamais une partie intégrale de sa théolo