La
Bible est un best-seller. Traduite, en tout ou en partie, en plus de
1500 langues et dialectes, elles est le livre le plus vendu au monde
et possiblement le moins lu. Un livre unique en son genre. A la différence
de tous les autres, elle ne se présente pas seulement comme un
ouvrage écrit par un certain nombre d'hommes, maïs affirme aussi être
la Parole de Dieu, donc avoir Dieu pour auteur. Ce double aspect de l'Écriture
Sainte peut paraître étrange; il repose cependant sur son clair
enseignement. Avant d'interroger la Bible, de lui demander: "Que
dis-tu de toi-même? Qui prétends-tu être?", il est bon de
l'observer, de la feuilleter pour voir comment elle se présente à
nous. Ce faisant, on est tout d'abord frappé par son aspect humain.
La Bible a tout d'un ouvrage humain: elle a été écrite par des
hommes, en plusieurs langues humaines, hébreu, araméen,
grec, latin, et pour des hommes, pour finalement être traduite en
nôtre langue. Elle a été écrite par des hommes vivant
à des époques diverses et provenant d'horizons différents. Mais en
même temps on découvre en elle, par-delà cette diversité, une
grande harmonie. Le contenu de ses livres varie selon les différentes
époques auxquelles ils ont été écrits et les lecteurs auxquels ils
sont destinés. Paul n'écrit pas pour ses fidèles comme Moïse a écrit
pour Israël ! Cependant l'unité est manifeste et merveilleuse, et
elle s'étend sur près de quinze siècles. C'est l'histoire d'un Dieu
qui ne s'est pas retranché dans le silence, lorsque le monde sombra
dans la désobéissance et le péché, mais qui décida d'exécuter un
plan de salut qu'il avait prévu de toute éternité. Pour ce faire,
il choisit dans l'humanité un individu, Abraham, dont il fit l'ancêtre
du peuple avec lequel il conclut une alliance et à qui il promit un Rédempteur,
et celui-ci était pour être Dieu lui-même manifesté dans la chair
comme Fils unique.
D'innombrables prophéties proclament la venue, l'œuvre et le règne
de ce Sauveur; des hommes le préfigurent dans sa mission (Melchisédech,
David, Salomon, Ezéchias); des gestes, des rites (sacrifices,
notamment) annoncent son oeuvre rédemptrice. Et tout cela trouve son
accomplissement en la personne de Jésus de Nazareth. Tout cela
indique que la Bible n'est pas simplement parole d'hommes, mais
qu'elle a, d'une façon que nous devrons encore définir, Dieu pour
auteur.
Notre
Bible est venue du fond des âges et a traversé bien des épreuves
pour nous parvenir. Dieu a pourvu à chaque époque des moyens
techniques et humains, et même surnaturels pour que cela soit
possible. Ces derniers se voient surtout dans la préservation
providentielle et l'inspiration perpétuelle du Texte
Authentique, ses copies, traductions et versions fidèles qui
respirent tous de l'Esprit de Dieu. C’est en fait une longue suite
de miracles. A partir du Texte Sacré, le Seigneur a permis que des
voies parallèles, des copies et traductions indépendantes, fassent
leur chemin au cours des siècles pour aboutir au bout du compte à
une confirmation du Texte Original lui-même qui se retrouve dans le
Texte Massorétique Hébreu et le Texte Reçu Grec, ainsi que dans
leurs traductions et versions qui pour nous débutent officiellement
avec la Bible d'Olivetan et ses révisions: la Bible de l'Épée, la Bible de Genève,
la Bible Martin, et la Bible Ostervald.
De
tout temps, l'homme a voulu qu'un support fixe garde le souvenir de ses
expériences. Les grottes ornées de peintures rupestres en sont le
premier exemple. Mais si les hommes des cavernes nous cachent encore bien
des mystères, les hiéroglyphes égyptiens en revanche n'ont plus de
secrets pour nous, grâce à la ténacité de Champollion et de ses
successeurs. Nous pouvons aujourd'hui suivre la progression de l'écriture
à travers les âges protohistoriques. Des recherchistes ont pu dater de 1500 avant
Jésus-Christ le passage à l'écriture alphabétique, base de presque
toutes les écritures modernes. Néanmoins des évidences archéologiques
récentes indiquent la possibilité que sa source prédate celle qui fut
proposée. C'est aussi précisément à cette époque
que la tradition fait remonter la composition de la première partie de la
Bible, la Torah, par le prophète Moïse. L'histoire du Livre commence, en
même temps que celle de l'alphabet hébraïque, pardon, de l'alephbeth...
La
naissance de la religion hébraïque, symbolisé par le passage de la Mer
des Joncs, a coïncidé avec le passage de l'écriture symbolique à
l'écriture syllabique. Et, tout au long de l'histoire humaine,
l'évolution de la religion est étroitement liée à celle de l'écrit.
Témoins entre autres le passage du rouleau au codex, dont le
christianisme naissant a favorisé l'essor, et les débuts de l'imprimerie
en occident puisque le premier livre imprimé a été une Bible, puis de là à
l'informatique qui ouvre de nouveaux horizons. Comme
quoi, religion et culture ne sont pas antinomiques, loin s'en faut ! Notre
époque n'est d'ailleurs pas en reste et la religion aborde sans complexes
la dernière mutation de l'écrit: le passage au numérique.
Au
début de la Genèse, Dieu agit par le son de sa voix: " Dieu dit:
Que la lumière brille. Et la lumière brille (Genèse 1:3) ". Mais,
dès l'Exode, Dieu passe de la Parole dite à la Parole écrite: " L’Éternel
dit à Moïse: monte vers moi sur la montagne, et reste là; je te
donnerai sur des tables de pierre, la loi et les ordonnances que j’ai
écrites pour leur instruction (Exode 24:12) ". " Telles sont
les paroles que prononça l’Éternel à haute voix sur la montagne, du
milieu du feu, des nuées et de l’obscurité, et qu’il adressa à
toute votre assemblée, sans rien ajouter. Il les écrivit sur deux tables
de pierre, qu’il me donna (Deutéronome 5:22) ". " Moïse
retourna et descendit de la montagne, les deux tables du témoignage dans
sa main; les tables étaient écrites des deux côtés, elles étaient
écrites de l’un et de l’autre côté (Exode 32:15) ". Dieu
invite aussi Moïse à en faire autant et il en donne la raison: " L’Éternel
dit à Moïse: Écris cela dans un livre, pour que le souvenir s’en
conserve (Exode 17:14) ". Depuis, la Bible mentionne continuellement
ce passage de l'oral à l'écrit et ce n'est pas pour rien que le peuple
hébreu est le premier à avoir été appelé " Peuple du Livre
". Mais cette mise par écrit
des paroles de Dieu proférées par ses messagers ne va pas sans poser
plusieurs problèmes; nous ne ferons que les survoler:
-
problème de la transmission de l'écrit " de la main à la main
" sans erreur,
- problème de la transmission du sens de génération en génération,
- problème de la transmission du sens dans d'autres cultures: traduction,
etc.
Et
ce travail, commencé il y a 3500 ans, nous avons, nous aussi, à le
continuer au début de ce dernier millénaire.
-
1500 avant JC: Parution de l'écriture alphabétique au Moyen Orient:
alphabet hébraïque.
-
1500 avant JC: Moïse écrit la Torah.
-
300 avant JC: Esdras fixe le canon des principaux livres du Tanach.
-
35: Persécution des premiers chrétiens à Jérusalem. Plusieurs
s'enfuient dans d'autres régions et pays, répandant l'Évangile et
formant des églises de maison. Il est rapporté qu'à ce temps, Joseph
d'Arimathée, Lazare et sa sœur Marie de Magdalène, ainsi qu'un disciple
du nom de Maxime, furent laissé à la dérive sur la Méditerranée et
accostèrent à Marseille en France. De là ils se rendirent à Lyon puis
en Grande-Bretagne prêchant l'Évangile du sang royal de Jésus-Christ,
ce qui donna source aux légendes du San-Graal (sang royal), la coupe
mythique qui reçut le sang de Christ.
-
52: Début de l'écriture des codex de la Bessorah (écrits
évangéliques): malgré que plusieurs se sont tournés vers une traduction
grecque adultérée, la Septante, retrouvée dans l'Hexaple ou Bible à six
colonnes, et rédigées par des apostasiés comme Origène
d'Alexandrie, Aquilla, Symmachus, et Théodote, qui cherchaient à diminuer si non anéantir la doctrine de la
divinité de Christ. Néanmoins le christianisme authentique ne fut pas un
seul moment sans le texte hébreu qui fut préservé par les premiers disciples
et les apôtres comme Paul de Tarse. Il faut considérer que les
chrétiens primitifs étaient tous des juifs pour la grande part, et que
ceux-ci étaient fidèles au texte hébreu de l'Ancien Testament et non à
sa traduction dans le grec. Le texte hébreu, étant considéré comme
inspiré, tout départ de ce texte aurait été regardé comme un blasphème
et une trahison. Même que ce fut graduellement que les textes grecs
du Nouveau Testament, rédigés par les apôtres, furent accepté comme Sainte-Écriture et
ajouté au texte hébreu de l'Ancien Testament pour former le corpus
de la Bible. Il y a même certains indices que quelques-uns des Évangiles
et des Épîtres furent premièrement rédigé en hébreu puis traduit en
grec par la suite.
Hexaple d'Origène d'Alexandrie
-
62: Dispersion de la première communauté chrétienne d'Israël dans
toutes les villes du Moyen Orient.
-
70: Destruction de Jérusalem et du temple par les armées romaines,
marquant ainsi la fin d'Israël et le début du temps des nations. Tous
les livres du Nouveau Testament sans exception furent écrit avant cette
période. L'hypothèse que certains d'entre-eux auraient été écrit par après
est sans fondement valide.
-
90: Le concile de Jamnia établit le canon hébreu de l'Ancien
Testament.
-
100-200: Évangélisation de la Gaule (débutée par Irénée de
Lyon). Le celte cède la place au bas latin comme langue populaire; la
langue savante reste le grec pour la jeune église. Mais on sait qu'il
existait déjà dès cette époque des traductions latines et égyptiennes
(coptes) des textes du Nouveau Testament. La Vieille Latine ou Vestus
Itala était la Bible fidèle de cette période, elle avait été traduite
par l'Église Italique (Vaudoise) vers l'an 160 à partir des Originaux en
provenance de l'Église d'Antioche et fut utilisée surtout dans le nord
de l'Afrique. La Peshitta syriaque, nommée aussi la juste et la fidèle,
fut la première traduction officielle des Textes Originaux d'Antioche
vers l'an 150.
-
313: L'empereur romain Constantin proclame le christianisme comme
religion d'état, ce qui entraîne la prépondérance du latin. Le
christianisme proclamé par Constantin était d'une forme bâtardise, un
mélange de philosophie païenne et de Mithraïsme qui fut l'embryon du
Catholicisme.
-
350: Date des plus anciens manuscrits grecs de la Bible conservés (ce
sont des manuscrits "onciaux" c'est à dire tout en majuscules
sans espaces entre les mots). Les plus connus sont le codex Sinaïticus et
le codex Vaticanus, qui contiennent le texte de la Septante. Ces Codex
firent parti des 50 Bibles Oecuménique que Constantin ordonna à Eusèbe
de Césarée de préparer pour son empire. Ils furent rédigé à partir
de la cinquième colonne de l'Hexaples d'Origène qui contenait la
Septante originale composé par ce grand érudit qui a été condamné
comme hérétiques.
-
380 - 405: Traduction latine de Jérôme -on l'a appelée la Vulgate
(commune), à partir d'une ancienne traduction, connue sous le nom de
" Vieille Latine " ou Vestus Itala. Sous l'ordre de Damase 1,
pape de 366 à 384, Jérôme altéra subtilement le texte de la Vieille
Latine avec des lectures provenant des texte de la Septante d'Origène
dans le but de produire une nouvelle version plus acceptable à l'église
Catholique. Heureusement sa tentative ne fut pas couronnée de succès et
plusieurs passages de la Vieille Latine sont demeuré intact dans la
Vulgate de Jérôme. Le latin a désormais entièrement pris la place du
grec comme langue liturgique et le restera chez les catholiques jusqu'à
Vatican II (pendant près de 1500 ans).
-
470: L'évêque Rémy baptise Clovis le roi des Francs.
-
vers 500: Fixation des traductions de parties du Tanach en araméen
(targum) dont le plus célèbre est leTargum d'Onkelos (targum de la
Torah). Le mot " targum " n'est pas hébraïque, ni même
sémitique. D'origine hittite, il signifie " annoncer ", "
expliquer ", " traduire ".
-
724: Traduction de la Bible en arabe.
-
vers 800: Traduction de la Bible en slave par Cyrille et Méthode. Ils
inventent pour l'écrire un alphabet qui, en leur honneur, s'appellera
" alphabet cyrillique ".
-
950: Les Massorètes fixent les voyelles du texte hébreu du Tanach.
Les différentes versions sont notées:
(P) = version Protestante
(C) = version Catholique
(I) = version Israélite
(O) = version Oecuménique
(L) = version Littéraire
Notons qu'il n'y a aucune différence entre une Bible Catholique et une
Bible Oecuménique, elles sont tous basées sur les mêmes textes
corrompus des Codex Vaticanus et Sinaïticus, même que certaines Bibles
dites Protestantes, Segond, Darby, Synodale, et autres, suivent la même voie
tortueuse et sont en réalité des Bibles Catholique. On enlève
simplement les livres Deutérocanoniques de certaines Bibles afin de
séduire les chrétiens et les présenter comme des Bibles Oecuménique ou
Protestante.
1000:
Le français commence à exister en tant que langue à part entière.
1250:
Traduction française partielle de Jean Le Bon de l'Université de
Paris.
1370:
Traduction de Raoul de Presles dédiée au roi Charles V.
1455:
Invention de l'imprimerie par Gutenberg en Allemagne: premier livre
imprimé: la Bible (la Bible en latin ( Vulgate).
1472:
Première impression de la Bible en français, publiée à Lyon par
l'imprimeur Barthélemy Buyer.
1515:
Autre révolution: la Réforme: un moine allemand, Martin Luther, rejette
certains enseignements catholiques sur le culte des saints, le trafic des
indulgences et l'autorité des papes. Il proclame l'assurance du salut par
la Foi en Christ. Il est excommunié. Le mouvement s'étend (Calvin,
etc.), mais demeure dans le giron du catholicisme par son adhésion aux
Symboles Oecuméniques: le Symbole dit des Apôtres, le Symbole de Nicée, et
le Symbole dit d'Athanase, et aussi par son formalisme et son ritualisme.
1520:
(P) Bible de Luther (première Bible traduite en allemand).Fruit de la
Réforme Protestante. Le Nouveau Testament de cette Bible fut basé sur la
première édition du Texte Reçu d'Érasme de Rotterdam.
1528:
(C) Nouveau puis Ancien Testament de Jacques Lefebvre d'Étaples:
première Bible compète en langue française à partir de la Vulgate Latine
corrigée par celui-ci.
1535:
(P) Bible d'Olivétan (cousin de Jean Calvin): première Bible selon les
originaux ayant pour base le Texte Massorétique Hébreu et le Texte Reçu
Grec.
1540:
(P)
Bible de l'Épée; révision de la Bible d'Olivetan par Jean Calvin.
1559:
(P) Bible en latin et français de Sébastien Castellion (condamnée
par Calvin pour ses audaces de traduction).
1588:
(P) Révision de la Bible de Genève par Théodore de Bèze.
1611:
(P) Bible KJV: King James Version (monument littéraire anglais, cette Bible
est la colonne d'appui de la vérité et un modèle exceptionnel pour
toutes les autres traductions et versions).
1667:
(C) Nouveau Testament de Lemaistre de Sacy.
1669:
(P)
Bible de Genève (révision de
la traduction d'Olivétan).
1727:
(P)
Bible Martin (révision de la
traduction d'Olivétan).
1880:
(P?) " Bible Segond " : la page de garde est explicite: "
la Sainte Bible, qui comprend l'Ancien et le Nouveau Testament, traduits
sur les textes originaux hébreu et grec, par Louis Segond, docteur en
théologie ". Le Nouveau Testament de cette Bible est basé sur les
Codex corrompus du Sinaïticus et du Vaticanus que les réprouvés
considèrent être «les textes originaux». Quoiqu'elle est classée
comme une Bible Protestante, elle est plus précisément une Bible
Oecuménique du fait que ses manuscrits de base sont les même que ceux
employé par l'église Catholique.
1885:
(P?) " Bible Darby " (en anglais puis de l'anglais en
français). Même principe de base pour le Nouveau Testament que la Segond.
Le faux prophète, J.N. Darby, un prêtre ex-Anglican, a trahi le Texte Reçu Grec et s'est prostitué au Texte Critique
des apostasiés, ce qui plut énormément à l'église Catholique.
Certaines allégations furent portées contre Darby en ce qu'il aurait
entretenu des relations avec les Jésuites et qu'il aurait été membre de
la Franc-Maçonnerie. Ces allégations ne peuvent être confirmées, mais
le fait qu'il a délaissé le Texte Reçu Grec des Réformateurs en faveur
d'un texte Catholique semble indiquer qu'il y avait quelque chose de
suspecte derrière sa trahison, surtout du fait qu'il se moque des
Réformateurs dans la Préface de sa Bible.
1899:
(I) " Bible du Rabbinat français " (par le Grand Rabbin
Zadok Kahn).
1904:
(C) " Bible du chanoine Crampon ".
1910:
(P?) " Bible Segond " : révision de l'original de 1880.
1910:
(P?) " Bible Synodale ". Révision du texte de la Bible
Ostervald pour le rendre conforme au Texte Critique pollué.
1918:
(P) " Bible du Centenaire " (... de la Société Biblique) par
Alfred Lods et Maurice Goguel.
1952:
(C) " Bible des moines de Maredsous ".
1955:
(C) " Bible de Jérusalem ": traduction des textes sous la
direction de l'École Biblique de Jérusalem (P De Vaux).
1970:
(O) " Bible en français courant ", la pire perversion des
Écritures qui puisse exister.
1971:
(L) " Bible de la Pléiade ".
1973:
(C) " Bible du chanoine Osty ".
1975:
(O) " TOB " : traduction œcuménique de la Bible.
1975:
(P?) " Nouvelle Édition de Genève " (révision de la Bible
Segond). Version subtile qui met entre [crochet] plusieurs mots et
passages, donnant la fausse impression qu'ils ne se trouvent point dans
les Originaux.
1977:
(I) " Bible de Chouraqui " (avec le Nouveau Testament).
1978:
(P?) " Bible à la Colombe " (révision de la Bible Segond).
Plusieurs passages furent corrigés selon le Texte Reçu dans cette version,
mais sa révision demeure insuffisante.
1992:
(P?) " Bible du Semeur ". Bible atrophiée, cette version est
condamnée par plusieurs au sein du Protestantisme.
1998:
(C) Révision de la " Bible de Jérusalem ".
2001:
(L) Bible " Bayard " (traduction par des écrivains renommés).
Probablement la pire révision jamais faite de la Segond, cette version
porte une traduction tendancieuse avec plusieurs passages atténués.
2002:
(O) " Bible Parole de Vie " en français fondamental (écrite
avec seulement 3000 mots français)..
2002:
(P) Nouvelle Bible Segond (dernière révision en date de la Bible
Segond).
2005:
(P) Bible de l'Épée, édition TULIPE, adaptation leDuc. Bible sur
ordinateur, première traduction étymologique jamais réalisée dont
plusieurs termes translitérés furent traduit pour la première fois. Cette
version enlève plusieurs conjonctions, articles et prépositions qui furent
ajouté par les traducteurs et qui ne se trouvent point dans les Originaux.
Cette précision du texte est un vent rafraîchiisant par rapport aux
traductions stéréotypés, mais de ce fait elle n'est pas appréciée par ceux
qui suivent dans les principes de l'orthodoxie du Catholicisme.
2005:
(P) Nouvelle Segond 21. Retour au Texte Reçu Grec pour le Nouveau
Testament. Cette version n'a pas encore été évaluée proprement du au
fait que le travail de révision n'est pas encore terminé.
2006: (P) La Bible de
Genève 1669 trouve place sur l'Internet et est imprimée de nouveau.
2006: (P) La Bible King
James Française. Une traduction française de la célèbre King James est
complétée et révisée puis rendue disponible en format électronique sur
l'Internet.
Et
la liste est loin d'être limitative: à ce jour, les Écritures ont été
publiées, en tout ou en partie, en plus de 2 000 langues. Si on s’en
tient à la diffusion linguistique, cela signifie qu’environ 97 % de la
population mondiale peut avoir accès dans sa langue à une partie au
moins de la Bible.
Depuis
environ 1980, il existe aussi des Bibles sur ordinateur, avec toutes
sortes de possibilités de recherches sur les mots et les phrases
(super-concordance), de comparaison de versions en toutes langues, de
dictionnaire hébreu et grec (numéros Strong), de récupération du texte
dans un traitement de texte quelconque. En
plus, le texte biblique n'a pas été seulement offert à la lecture comme
un livre normal. Nous avons des manuscrits multilingues, avec les
différentes versions côte à côte, nous avons des versions
interlinéaires, où les textes sont les uns en dessous des autres, etc.
Tout ceci témoigne de la volonté constante des copistes puis des
éditeurs de fournir des textes intelligibles avec un profond respect de
leur origine.
Il
existe un proverbe qui dit que " traduire, c'est trahir ". Pour
ne pas être une trahison complète du texte original, toute traduction
doit résoudre plusieurs problèmes. Nous allons survoler les principaux.
Problèmes
de langue: Pratiquement tous les écrivains bibliques écrivent en
hébreu. Sauf ceux du Nouveau Testament me direz-vous ! En fait ce qu'on
connaît de l'original grec du Nouveau testament semble bien montrer qu'il
est probablement une traduction d'un document ou d'une série de documents
hébreux. Ceci semble être confirmé par certains Pères de l'Église
comme Eusèbe de Césarée qui déclare que l'Évangile de Matthieu fut
premièrement rédigé en hébreu. Cette constatation permet de mieux
comprendre certains passages; ainsi, quand Matthieu rapporte les paroles
de Jean-Baptiste "Des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des
enfants à Abraham !" (Matthieu 3/9), on ne sait pas trop au vu du
texte grec ce qu'il veut dire. Si en revanche on suppose qu'il est en face
d'un texte hébreu rapportant les paroles du Baptiste, tout s'éclaire:
il fait allusion à un jeu de mots de leur auteur car en hébreu "
des enfants " se dit " banim " et " des pierres "
se dit " ébanim ". En grec on a " lithon " et "
techna ", et le jeu de mots disparaît; en français ça ne marche
pas non plus. Mais une fois le texte compris, comment rendre dans une
autre langue cette vigueur et cette truculence du discours de
Jean-Baptiste ? Et je pourrais ajouter que tout le Premier Testament est
lui aussi truffé de jeux de mots: les noms de personnes et de lieux ont
double voire triple sens. Et tout cela s'accorde avec le récit. Un
exemple typique est donné par la Genèse, quand elle relate tout ce qui
se rapporte à Isaac, le second patriarche, dont le nom signifie " il
rit ". Relisez ces textes, et vous vous le découvrirez (si je puis
me permettre !).
Problèmes
de compréhension: Pour lever les difficultés dues aux jeux de mots
ou autres incompréhensions de langage, on imagine qu'il suffit de
comprendre le texte original et d'en donner une transcription. Mais, au
grand désespoir de l'exégète, il y a au moins deux catégories de jeux
de mots: les jeux de mots traduisibles et ceux qui ne le sont pas. Je vous
en donne deux exemples.
Voici un jeu de mots intraduisible qui faisait beaucoup rire nos parents:
" La lune est blanche parce qu'on ne peut pas l'atteindre " en
jouant sur " l'atteindre " pour " la toucher ", et
" la teindre " pour " la peindre ". Ce jeu de mots est
intraduisible et il a même complètement perdu sa capacité à faire rire
depuis les exploits de la conquête spatiale en 1969 !
Mais en voici un traduisible: " Qu'est-ce que le capitalisme ? C'est
l'exploitation de l'homme par l'homme. Et le communisme ? C'est exactement
le contraire ! ". Cela marche dans toutes les langues. Dans la même
catégorie, on peut ranger le célèbre jeu de mots de Jésus "
Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu
" qui est en même temps un jeu de situation (il fait intervenir la
pièce de monnaie). Comment traduire un texte en donnant aussi une idée
des jeux de mots qu'il véhicule ? L'étymologie contextuel historique
semble être le seul moyen de parvenir à une juste compréhension du
texte de la Bible, surtout en des passages difficiles qui demandent une
interprétation figurative.
Problèmes
de culture: Si je dis: " un verre ça va, trois verres… "
tous les français rajouteront " ... bonjour les dégâts ".
Qu'est-ce que cette phrase donnera dans 2000 ans ? Ceci est une petite
illustration des difficultés rencontrées dans la compréhension d'un
texte né dans un environnement qui est mal connu. Jésus, ses disciples
et les rédacteurs des Évangiles étaient plongés dans la culture juive
du premier siècle de notre ère et il est difficile de rendre certaines
allusions des textes en français. Il existe un remède: il faut
approfondir notre culture judaïque et, ce faisant, nous approfondirons
ainsi notre culture évangélique.
Problèmes
de fidélité: Nous ne parlons point ici des différences de
traductions qui sont nécessaires pour éclaircir le texte du à la
flexibilité de la langue. Celles-ci sont légitimes, car un mot dans
l’original porte généralement plusieurs significations comme il est
ainsi dans notre langue. Par exemple, le mot «hypocrisie» peut être
traduit dans différents contextes par des termes connexes comme «Affectation,
déloyauté, dissimulation, duplicité, fausseté, fourberie, tromperie»,
chacun d’eux représentant fidèlement le terme original. La traduction
n’affecte aucunement l’inspiration, elle donne simplement aux termes
originaux des expressions plus précises en utilisant des mots variés qui
se basent tous sur le sens original dans ses différentes applications.
Puisqu’un mot peut avoir différentes significations, une traduction est
inspirée dans la mesure que ces mots représentent la vérité dans un
contexte donné. Ainsi un traducteur peut traduire un mot d’une telle façon
dans une Bible et un autre traducteur peut traduire le même mot d’une
différente façon dans une autre Bible. Les deux sont la traduction
d’un même mot original et peuvent ainsi représenter différents
aspects d’une même vérité et donner différentes profondeurs au sens
original. Les deux sont inspiré dans la mesure de leur exactitude au sens
réel et original. Qu’une personne soit d’accord ou non avec les
termes utilisés par un traducteur n’enlève rien à leur inspiration,
car ce n’est point le rédacteur ni le traducteur qui sont inspirés mais les lettres (2
Tim. 3 :15,16). L’Esprit de Christ habite dans les lettres qui
forment des mots, dans des mots qui forment des concepts, et dans des
concepts qui forment des doctrines. La Bible est le Temple de Dieu, un
temple construit de mots en lequel habite l’Esprit de sa Sainte-Présence.
Ceux qui refusent de reconnaître l’inspiration d’une traduction ou
qui disent qu’aucune traduction est parfaite, n’ont aucune notion de
l’inspiration ni de la perfection ou manquent d’en comprendre la
profondeur de la signification. Selon eux rien n’est parfait en ce monde
et ainsi la Bible même serait imparfaite, et de cela Christ lui-même
serait imparfait. Ils négligent que Dieu n’est pas limité par les défauts
du langage humain ni par les faiblesses d’un traducteur, et que sa
Parole demeure inspirée ou vivante dans les différentes expressions
utilisées pour la formuler. Le mot «perfection» n’implique pas nécessairement
un état d’être d’une pureté et sainteté sublime et inaccessible en
ce monde, car il porte la notion aussi de «ce qui est complet ou intégral»,
comme dit le Dictionnaire Larousse : «de ce qui représente toutes
les caractéristiques propres à sa catégorie, à son espèce». En ce sens
réel, une traduction de la Bible est parfaite dans la mesure de son
intégralité et de sa fidèlité aux Textes Originaux. Il ne
faut pas oublier que dans la traduction il existe toujours deux facteurs,
divin et humain, et qu’un traducteur est dirigé dans la sélection des
termes appropriés selon son arrière plan théologique et social, selon
le contexte historique, et selon la flexibilité du langage. Comme exemple,
la traduction d'un Baptiste va être teintée de ses principes théologiques,
de même pour celle d'un Pentecôtiste, d'un Anglicain, d'un Luthérien, ou
d'un Réformé. L'idéal est d'avoir un traducteur libre des idéologies
dénominationnelles. Mais ces choses
n’enlèvent rien à l’inspiration et à la perfection des Saintes-Écritures,
plutôt elles affirment que la Parole de Dieu est vivante et qu’elle
s’adapte au langage humain afin d’être comprise des hommes dans leurs
contextes culturels. Néanmoins celui qui est libre des influences
dénominationnelles va donner une traduction plus précise et plus fidèle,
car sa confiance repose en Christ seulement. Il n'a aucune église à
défendre et n'a pas à rendre compte à personne de sa foi sauf à Christ
lui-même qui le dirige par son Esprit Saint dans le travail à lequel il
est appellé. Là où l’inspiration est sérieusement affectée est dans les
divergences qui se trouvent entre le Texte Reçu et le Texte Néologique
de la Critique Textuelle.
Problème de foi: Celui-ci est de loin
la plus grande difficulté au niveau des traductions, car la grande
majorité des traducteurs sont soit des chrétiens apostasiés ou des
chrétiens nominatifs, en d'autres mots on trouve très peu de chrétiens
réels dans ce milieu. Ils ne font
aucune confiance au Saint-Esprit pour être dirigé dans leur travail, et
cela nous donne des traductions douteuses et parfois pernicieuses qui sont
une menace réelle à la foi du peuple de Dieu. L'inspiration du texte n'est
plus considéré, et si on lui donne quelque affinité c'est pour en
renverser le sens et attribué l'inspiration aux rédacteurs plutôt qu'au
texte lui-même comme le déclare les Saintes Écritures dans 2 Tim. 3:16.
Ils échaffaudent hypothèse sur hypothèse dans leur tentative de
discréditer l'inspiration en affirmant que seulement les textes originaux
écrits directement de la main des apôtres furent inspiré. Ceci est
une attaque directe à la foi, car selon les Écritures la foi provient de
la Parole, et si cette Parole est enlevé sa puissance vivante par les
traducteurs et les théologiens modernes, que reste-t-il de la foi ? Il en
reste seulement qu'une illusion basée sur une Bible fantôme qui n'existe
plus. Malheureusement l'intellectualisme moderne a tendance à
rationnaliser les Écritures à l'extrême et a perdu toute notion de la
providence divine. Le résultat est qu'ils présentent au monde qu'une
approximation de la Parole de Dieu. Mieux vaut un ignorant qui traduit les
Écritures en se confiant en l'Esprit Saint qu'un savant qui se confie dans
son intellect et ses hypothèses.
Vous
vous demandez peut-être maintenant: Est
ce que les textes de la Bible que nous avons aujourd'hui sont fidèles à
ce que les auteurs originaux ont écrits? Cette question n'est pas répondue
si facilement que cela. Ce
qui suit est pour démontrer que la science de la Critique Textuelle n'est
pas hors de tout soupçon. Nous n'avons pas besoin ici d'établir le fait
que la Bible est la Parole de
Dieu perpétuellement (actuellement) inspirée et providentiellement
(factuellement) préservée, car cela est évident dans ceux qui ont l'Esprit
de Christ, mais simplement de montrer quelques erreurs magistrales des
savants de la Critique Textuelle qui prétendent rétablir le texte du
Nouveau Testament à partir de la masse des manuscrits existants, tout en
admettant qu'ils n'ont aucune notion quel est réellement ce texte qu'ils
considèrent perdu à jamais.
Le fourvoiement se fait sur la base de
considérer que la Bible est une œuvre
historiquement et bibliographiquement fiable. Ce que nous vous proposons
donc ici est l'examen d'un exercice que l'on appelle le test
bibliographique; un test basé sur des critères de la Critique Textuelle par lesquels sont jugées
toute les œuvre littéraire que nous ayons. Le
test bibliographique est un examen de la transmission textuel par laquelle
un document nous parvient. En d'autres mots, comme nous n'avons pas accès
au documents originaux des œuvres littéraires de l'antiquité, les
spécialistes astucieux de cette science testent la fiabilité d'une œuvre particulière en dénombrant d'abord le
nombre de manuscrits que nous possédons de l'œuvre, puis en calculant
l'intervalle entre l'époque où l'œuvre a été originalement écrite et
la plus ancienne copie de l'œuvre que les archéologues ont en leur
possession. C'est de cette façon que les Codex Vaticanus et Sinaïticus,
manuscrits en provenance d'Alexandrie les plus corrompus qui existent, ont
été évalué comme étant les plus fiable, les plus crédible que ceux de la
famille des manuscrits Byzantins sur lesquels le Texte Reçu Grec fut
compilé, tout simplement parce qu'ils sont considéré les plus anciens et
plus proche des Originaux. Allégation compromettante subtile et
hasardeuse, elle a conduit des milliers dans la mésinterprétation des
faits réels. L'antiquité d'un manuscrit ou d'un codex n'est pas suffisante
à soi-même pour déterminer quel sont les Originaux. Un manuscrit récent
qui a été recopié à maintes reprise à travers les âges portent souvent un
texte plus pur que les plus anciens. Et cela est le cas la grande majorité
du temps. Mais ce qui est le plus important est que les spécialistes de la
Critique Textuelle n'ont aucune considération pour la providence de Dieu
dans tout cela. C'est comme si Dieu aurait besoin d'une légion de savants
pour nous préserver sa Parole. Le fait que ces gens travaillent à nous
rétablir le texte du Nouveau Testament est l'évidence la plus frappante
qu'ils s'élèvent maîtres au-dessus de la Parole de Dieu et de notre foi.
Qui va déterminer qu'elle est la Parole de Dieu pour nous, les
spécialistes ou l'Esprit de Dieu? Répondre à cette question est répondre à
votre foi.
Il est intéressant de savoir que nous avons à
ce jour plus de 6000 manuscrits du Nouveau Testament en grec dans son
entier, plus de 10000 en latin, au moins 9300 en d'autres langues, sans
compter les quelques 24000 copies manuscrites de certaines portion du
Nouveau Testament. Il n'y a aucun document de l'antiquité qui approche ces
nombres. En comparaison, la deuxième œuvre la mieux documentée après le
Nouveau Testament, l'Iliade de Homer, ne compte que 643 manuscrits qui
confirment les textes originaux. Les écrits d'Aristote sont confirmés par
49 manuscrits, ceux de César par 10, et ceux de Platon par seulement 7.
John Warwick Montgomery, dans son livre History and Christianity publié
par Inter-Varsity Press, écrivait à ce sujet: " Être sceptique des textes
résultants des livres du Nouveau Testament c'est de permettre à toute
l'antiquité classique de sombrer dans l'obscurité, puisqu'il n'y a aucun
document de cette période ancienne qui sont mieux attestés
bibliographiquement que les écrits du Nouveau Testament." Il a aussi une
différence tout aussi impressionnante entre les autres œuvres de
l'antiquité et les livres de la Bible; c'est la courte période de plus ou
moins 30 ans qui sépare l'époque où l'on croit que les évangiles furent
écrits, et le plus ancien manuscrit que nous avons en notre possession. En
comparaison au 30 ans du Nouveau Testament, la période d'écart entre les
écrits originaux et l'âge du plus ancien manuscrit est de 1000 ans pour
les écrits de César, 1200 ans pour les écrits de Platon, et 1400 ans pour
ceux d'Aristote! Frederic G. Kenyon, un des spécialistes desquels nous
parlions plus haut, dans son livre The Bible and Archeology publié par
Harper & Row écrit: " L'intervalle entre la date de la composition
originale et la plus ancienne copie manuscrite que nous possédons est en
fait si petite qu'elle est tout simplement négligeable, éliminant ainsi
les fondements de tout doute laissant croire que les Saintes Écritures ne
nous sont pas parvenues telle qu'elles furent originalement écrites."
Douterions-nous de la fiabilité du texte
biblique? OUI quand il se retrouve entre les mains d'un groupe de
spécialistes qui détermine pour nous quelle est la Parole de Dieu d'entre
la masse des manuscrits qui existent, NON quand elle se retrouve
entre les mains d'un Dieu Tout-Puissant qui n'abandonne pas sa Parole aux
caprices des hommes.
Au
mois de mars de l’année 1947, un jeune Bédouin,
Muhammad ed-Dib, de la tribu Ta’amireh, lance quelques
cailloux dans une fente située au flanc d’une des
falaises de la région rocailleuse de Quirbeth-Qumrân, au
nord-ouest de la mer Morte, à 12 kilomètres au sud de Jéricho;
il entend un bruit comme celui de quelque chose qui se
casse.
Entre
1947 et 1956 – près de 300 grottes ont été explorées,
dont les onze "cachettes à manuscrits".
100
000 fragments de vieux textes juifs, répartis en 870
manuscrits différents, dont 220 bibliques :
Genèse
(20 mss, 34 des 50 chapitres;
Exode
(17 mss, 40 chapitres);
Lévitique
(16 mss, sauf ch. 12);
Josué
(2 mss); Chroniques (1 ms);
Samuel
(4 mss);
Ésaïe
(21 mss);
Psaumes
(37 mss);
Esdras-Néhémie
(3 fragments de 1 ms);
Datation
: méthodes archéologiques, paléographiques, spectrométriques
: IIe et Ier siècles av. J.C.
Qumrân
: ruines d'une communauté, à 3 kilomètres de la première
grotte (1951).
II.
Origine des manuscrits ?
Au
IIIe siècle av. J.-C., une communauté juive s'établit
dans le désert de Juda. Trois siècles d'existence.
L'an
66 apr. J.-C. : soulèvement des Juifs contre le joug de Rome.
Les
habitants de Qumrân ont caché les manuscrits dans des
cruches allongées en terre cuite, à l'intérieur desquelles
ils glissaient les rouleaux enveloppés d'une toile de lin
imprégnée de bitume et de cire, selon un vieux mode de
conservation (Jérémie 32:14).
En
68, les Romains massacrèrent les scribes de Qumrân.
L'an
70 : le général Titus (futur empereur) envahit la Palestine
et détruit Jérusalem.
1947-1957
: Découverte des manuscrits. Le travail de restauration, de
collation, de traduction, de publication a été confié à
des équipes de spécialistes catholiques, protestants, juifs,
athées. Propriété partagée entre État (Jordanie jusqu'à
1967 et Israël) et les organismes (École biblique de Jérusalem,
Musée Rockefeller, University of Chicago, etc.)
Plus
de 40 ans de travail d'experts en secret, de controverse, de
batailles d'accès et de propriété, de discorde, de rivalité,
de frustration, d'impatience, d'accusations, de scandale, de
promesses de publication, de retards de publication.
En
1991, les autorités archéologiques d'Israël décident de
donner libre accès à tous les manuscrits, après la parution
d'une édition pirate sur Internet. Publication : microfiches
(1993), CD-Rom (1997), etc.
Bataille
de l'identité des habitants de Qumrân
III.
Importance des découvertes de Qumrân
Importance
des manuscrits bibliques
1)
L'âge des manuscrits
L'hypothèse
critique: d'erreurs de transmission par des copistes qui
ont modifié et altéré le texte.
Les
faits: les manuscrits de la mer Morte
Période
de production : 250 av. J.-C. à 70 ap. J.-C.
Plus
de 1000 ans plus vieux que les manuscrits de l'A.T. connus
avant: ceux du IXe ou du Xe siècle: un manuscrit de la synagogue caraïte du Caire (895), et
le Codex Babylonicus Petropolitanus (916). On connaît
bien le travail des Massorètes de cette époque.
Peu
de divergences malgré 10 ou 11 siècles de transcription,
malgré des milliers de copistes
Les
copistes ont transcrits les mêmes mots dans le même
ordre avec les mêmes sens
très
peu de différences d'orthographe, de grammaire
quelques
différences de suffixes et de préfixes marquant des
mots-outils (pronoms, conjonctions)
Les
rares différences de sens ne touchent pas à la
doctrine.
Conclusion:
se veut la preuve de la fidélité de la transmission du texte
biblique au travers des siècles et preuve de l'exactitude
du texte massorétique traditionnel sur lequel se base
notre A. T.
2)
Importance d'Ésaïe A (manuscrit complet et en bonne condition)
L'hypothèse
critique: Ésaïe est l'œuvre de 3 auteurs, qui ont rédigé
le livre après les événements :
Chapitres
1 à 39 par Ésaïe
Chapitres
40 à 55 par "le second Ésaïe" pendant
l'exil
Chapitres
56 à 66 par "le troisième Ésaïe" au IIIe
ou au IIe siècle
Les
faits: Le livre d'Ésaïe est écrit sur un seul
manuscrit sans aucune indication qu'il s'agissait de trois
livres distincts écrits à trois époques par trois
auteurs.
Conclusion: Aucune raison de ne pas croire qu'Ésaïe, vivant au
VIIIe siècle, avait annoncé des événements
qui devaient se produire deux siècles après lui. Il
s'agit de la prophétie et non de l'histoire. Nous
rejetons cette hypothèse. Il y a d'autres raisons de
rejeter cette hypothèse.
Importance
des manuscrits non bibliques et les ruines de Qumrâm
Les
découvertes
Manuscrits
non bibliques (plus de 600)
Commentaire
du Livre d’Habakuk
(un
rouleau).
Manuel
de Discipline
(deux
rouleaux).
La
Guerre des fils de la lumière et des fils des ténèbres
(un rouleau).
Recueils
d’Hymnes et de Psaumes d’actions de grâces
(4
rouleaux).
Ruines
de Qumrân (1951)
à
3 kilomètres de la grotte d’Ain Feshka
Bâtiment
communautaire, un système d’approvisionnement en eau
(aqueduc, citerne), un ensemble de pièces : une grande
salle (scriptorium), le lieu de rédaction des
manuscrits, une salle de réunion (utilisée pour les présumées
ablutions rituelles ?), plusieurs chambres et un cimetière
(de quelque 1100 tombes aux ossements des deux sexes et
de tous âges).
Quelques
hypothèses
Les
habitants de Qumrân seraient des Esséniens.
Secte
pacifiste ascétique juive, qui fuyait la persécution,
romaine ou juive.
Les
manuscrits seraient la bibliothèque d'un monastère,
les membres, scribes et copistes.
Les
habitants de Qumrân seraient des Zélotes.
Secte
révolutionnaire patriote juive, qui cherchaient à
renverser l'autorité romaine pour rétablir la royauté
à Jérusalem. Qumrân serait une forteresse.
Les
manuscrits aurait constitué la collection sortie de Jérusalem
pour la protéger.
L'origine
du christianisme
Jean-Baptiste
aurait été membre de la communauté.
Jésus
serait allé s’initier auprès des Esséniens, y
puiser ses enseignements.
En
somme, le christianisme serait d'origine humaine,
inspiré de la doctrine et les pratiques de la
communauté de Qumrân. Négation de la spécificité
de Jésus et son Évangile. enseignement.
Les
faits
Les
hypothèses se reposent sur la spéculation et
l'imagination.
Aucune
preuve d’un contact quelconque entre la communauté de
Qumrân et Jean-Baptiste, Jésus ou autres premiers chrétiens.
Les
"Esséniens" ne sont pas même nommés dans
les manuscrits de la mer Morte. (Il n'y a que trois
mentions des Esséniens dans l'histoire, tous les trois
au premier siècle de notre ère : par le philosophe
Philon d’Alexandrie, le naturaliste Pline l’Ancien,
et l’historien juif Flavius Josèphe.)
Aucune
trace dans les manuscrits de Qumrân des doctrines chrétiennes
comme l’incarnation, la rédemption par la mort
expiatoire du Messie, la justification par la foi,
etc.
Conclusion
: Il n'y a aucune raison de croire que le christianisme a
évolué des croyances et des pratiques de la communauté
de Qumrân. Nous croyons à la spécificité de la
personne et de l'œuvre de Jésus-Christ et de son Évangile
qui est venu de Dieu par révélation.
CONCLUSION FINALE
La
preuve de la fidélité de la transmission du texte ne repose
pas sur les découvertes archéologiques, mais sur la foi en
Celui qui préserve sa Parole inspirée au détriment des
caprices de l'homme qui désirent «voir pour croire».
Vous
vous demandez peut-être maintenant: Comment les manuscrits étaient-ils
copiés avant l'imprimerie? Voici
quelques courts extraits de textes décrivant la rigueur de trois des
groupes ayant eu la responsabilité de transcrire le texte biblique:
Les Lévites:
Les Écritures attestent que les
écrits des prophètes furent désigné par Dieu comme autoritaire
(2 Pi. 1: 20, 21). Leurs écrits furent reconnus comme les
paroles de Dieu même, et ne pouvaient être altérés ni modifiés
sous aucun prétexte.
Joseph Flavius, historien
Juif, écrivait au premier siècle: "Après un laps de tant de
siècles, aucun juif n'a osé ajouter, enlever, ou transposer
quoique ce soit des écrits sacrés". Depuis les temps anciens,
les scribes ou copistes, endossèrent ce principe de base en
faisant leurs copies soigneusement et avec précision. Jésus
lui-même qui cite souvent les Écritures, n'a jamais donné la
moindre indication que les copies de son temps, reconnues
comme inspirées, purent contenir la moindre corruption. En
effet, il nous dit lui-même que "l'Écriture ne peut être
anéantie" (Jean 10: 35, version Martin). La Bible nous indique
elle-même que la prêtrise juive fut assignée la responsabilité
de garder et préserver le Texte Hébreu de l'Ancien Testament:
"Et quand Moise eut achevé
d'écrire les paroles de cette loi sur un livre, sans qu'il en
manque rien. Il fit ce commandement aux Lévites qui portaient
l'arche de l'Alliance de l'Éternel, et leur dit: Prenez ce
livre de la loi, et mettez-le à côté de l'arche de l'alliance
de l'Éternel votre Dieu. Et il sera là comme témoin contre
toi" (Deut. 31:24-26).
Non seulement les Lévites
avaient-ils la charge énorme de garder les Écritures de
l'Ancien Testament sous la surveillance du Seigneur, ils
devaient aussi en faire des copies fidèles pour le roi:
"Et dès qu'il sera assis sur son
trône royal, il écrira pour lui dans un livre, un double de
cette loi, qu'il recevra des sacrificateurs de la race de
Lévi" (Deut.17:18).
Une telle pratique se
répéta souvent au cours de l'histoire. Elle faisait partie des
fonctions vitales du ministère des Lévites dans le temple.
Les
Talmudistes:
Ces
derniers, ennemis jurés du christianisme, surtout actifs entre le premier et le cinquième siècle de l’ère
moderne, avaient eu la responsabilité de cataloguer les écrits des lois
civils et canoniques de l’époque. Ils avaient aussi développé,
à l’interne, une discipline très stricte pour la reproduction des
textes sacrés de la Bible. "Lorsque
les Talmudistes avaient a reproduire les saintes écriture, ils devaient
se conformer à des règles précises et être extrêmement minutieux. Ils
devaient d’abord utiliser des peaux d’animaux purs, préparées par un
des leurs exclusivement pour leur utilisation. Les peaux devaient être
retenues ensembles par une ficelle provenant elle aussi d’animaux purs.
Chaque
peau devait contenir un certain nombre de colonnes, et ce nombre devait
demeurer le même jusqu’à la fin du codex. La longueur de chaque
colonne ne devait jamais passer sous les quarante-huit lignes ou encore dépasser
soixante; la largeur de chaque colonne était de trente lettres. Le
document dans son entier devait être aligné; et si trois mots se
retrouvaient à l’extérieur des lignes, le document était déclaré
sans valeur. L’encre
utilisée devait être noir, pas rouge, ni verte, ou tout autre couleur,
et elle devait être préparée selon une recette bien précise. Une
copie authentique devait servir d’exemplaire, de laquelle le copiste ne
devait absolument pas dévier. Aucun mot ou lettre, pas même un
trait, ne devait être écrit de mémoire, le copiste n’ayant pas regardé
le codex original avant. Entre chaque consonne devait se trouver
l’espace d’un cheveux ou d’un fil; entre chaque nouveau paragraphe,
ou section, il devait y avoir la largeur de neuf consonnes; et entre
chaque livre, trois lignes. Le
cinquième livre de la Loi devait se terminer sur une ligne; mais cette règle
ne s’appliquait pas aux autres livre. En plus de ces règles, le
copiste devait être paré d’un habillement spécifique, il devait laver
son corps avant de commencer, ne jamais écrire le nom du Dieu avec une
plume nouvellement trempée d’encre, et si un roi venait à adresser la
parole au copiste alors qu’il transcrivait le nom de l’institution
divine, le copiste ne devait même pas s’arrêter à la présence du
monarque à ses côtés."
(Samuel
Davidson, Hebrew Text of the Old Testament, 2nd edition,
London, Samuel Bagster & Sons)
Les
Massorètes:
Le Canon du texte de l'Ancien
Testament fut reconnu comme terminé et scellé depuis le temps
de Esdras et Néhémie, et plus particulièrement depuis le
Concile de Jamnia en l'an 90. Le texte de l'Ancien Testament
qu'ils utilisèrent fut précisément le même qui est employé
dans la Bible d'Olivetan et ses versions de la Martin et de l'Ostervald.
Ce fut en effet le même texte qui fut utilisé par Jésus et ses
disciples. Ce texte suivait une longue lignée de copies
fidèles qui maintenaient le caractère et les mêmes mots que
les autographes. La seule différence est que ce fut un texte
consonnal qui n'avait aucune voyelles. Les scribes
"massorètes" mot qui signifie "traditionalistes", prirent la
relève des Lévites pour maintenir la pureté du texte. De l'an
500 à l'an 1,000, ils introduisirent une méthode de
préservation du texte qui fut la plus ingénieuse jamais
inventée. L'emphase fut sur la préservation même de la plus
petite lettre dans sa forme originale et pure. "Ils
inventèrent les points voyelles (Problèmes des versions
françaises de la Bible, par: A. Lamorte).
Œuvre admirable qui témoigne du respect apporté à un texte qui
se devait de conserver, sous son aspect extérieur nouveau,
tous les moyens d'une lecture conforme. Ils ont inventé
également tout un système d'accents, afin de sauvegarder la
lecture rythmée du texte Hébreu. Points-voyelles et accents
furent placés au-dessus, ou au-dessous du texte, et non
insérés dans le texte même, afin que ce dernier demeure
inchangé dans son aspect consonnal. Les massorètes n'ont en
rien changé ou altéré le texte original de l'Ancien Testament"
"Les
Massorètes, étaient tout aussi disciplinés que les Talmudistes dans la
façon de traiter les copies de la Bible. Ils avaient d’ailleurs développé
une révérence inimaginable face aux saints textes. Ils avaient
ainsi mis en place un système de mesures de protection complexe pour se
protéger contre les erreurs de reproduction.
Ainsi,
en plus d’enregistrer une variété de lectures, de tradition, et de
conjectures, ils avaient entrepris une série de calculs qui ne sont
habituellement pas inclus dans la sphère de la critique textuelle. Ils
contaient les strophes, les mots, et les lettres de chaque livre. Ils
calculaient le mot et la lettre au milieu de chacun des textes. Ils énuméraient
les versets qui contenant toutes les lettre de l’alphabet, ou un certain
nombre d’entre elles; et ainsi de suite. Ces
banalités, comme on serait en droit de les qualifier, avaient malgré
tout l’effet de garantir une attention précise et minutieuse à la
transmission du texte; elles étaient, en fait, la manifestation excessive
d’un respect absolu pour les textes de la Bible, un respect qui ne mérite
à mon avis rien d’autre que des louanges. Les Massorètes étaient
anxieux qu’aucun trait, ou virgule, ou la moindre lettre, ou même une
partie de cette lettre ne passe ou ne soit perdue."
(Frederic
G. Kenyon, Our Bible and the Ancient Manuscripts, New York, Harper &
Broders, 1941).
Texte Massorétique Hébreu de
Daniel Bomber 1524
Selon la divine providence de
notre Dieu Souverain, la Texte Massorétique Hébreu, nommé
aussi Texte Traditionnel, fut imprimé au 15" siècles. Les
Psaumes furent imprimés en 1477 et la Bible en entier (Ancien
Testament) en 1488. Ce Texte Hébreu devint la base de l'Ancien
Testament de la Bible Allemande de Luther, de la Bible
Française d'Olivetan, et de la Bible Anglaise de la
King-James. Ainsi notre Dieu Tout-Puissant nous préserva sa