La
Bible est un best-seller. Traduite, en tout ou en partie, en plus de
1500 langues et dialectes, elles est le livre le plus vendu au monde
et possiblement le moins lu. Un livre unique en son genre. A la différence
de tous les autres, elle ne se présente pas seulement comme un
ouvrage écrit par un certain nombre d'hommes, maïs affirme aussi être
la Parole de Dieu, donc avoir Dieu pour auteur. Ce double aspect de l'Écriture
Sainte peut paraître étrange; il repose cependant sur son clair
enseignement. Avant d'interroger la Bible, de lui demander: "Que
dis-tu de toi-même? Qui prétends-tu être?", il est bon de
l'observer, de la feuilleter pour voir comment elle se présente à
nous. Ce faisant, on est tout d'abord frappé par son aspect humain.
La Bible a tout d'un ouvrage humain: elle a été écrite par des
hommes, en plusieurs langues humaines, hébreu, araméen,
grec, latin, et pour des hommes, pour finalement être traduite en
nôtre langue. Elle a été écrite par des hommes vivant
à des époques diverses et provenant d'horizons différents. Mais en
même temps on découvre en elle, par-delà cette diversité, une
grande harmonie. Le contenu de ses livres varie selon les différentes
époques auxquelles ils ont été écrits et les lecteurs auxquels ils
sont destinés. Paul n'écrit pas pour ses fidèles comme Moïse a écrit
pour Israël ! Cependant l'unité est manifeste et merveilleuse, et
elle s'étend sur près de quinze siècles. C'est l'histoire d'un Dieu
qui ne s'est pas retranché dans le silence, lorsque le monde sombra
dans la désobéissance et le péché, mais qui décida d'exécuter un
plan de salut qu'il avait prévu de toute éternité. Pour ce faire,
il choisit dans l'humanité un individu, Abraham, dont il fit l'ancêtre
du peuple avec lequel il conclut une alliance et à qui il promit un Rédempteur,
et celui-ci était pour être Dieu lui-même manifesté dans la chair
comme Fils unique.
D'innombrables prophéties proclament la venue, l'œuvre et le règne
de ce Sauveur; des hommes le préfigurent dans sa mission (Melchisédech,
David, Salomon, Ezéchias); des gestes, des rites (sacrifices,
notamment) annoncent son oeuvre rédemptrice. Et tout cela trouve son
accomplissement en la personne de Jésus de Nazareth. Tout cela
indique que la Bible n'est pas simplement parole d'hommes, mais
qu'elle a, d'une façon que nous devrons encore définir, Dieu pour
auteur.
Notre
Bible est venue du fond des âges et a traversé bien des épreuves
pour nous parvenir. Dieu a pourvu à chaque époque des moyens
techniques et humains, et même surnaturels pour que cela soit
possible. Ces derniers se voient surtout dans la préservation
providentielle et l'inspiration perpétuelle du Texte
Authentique, ses copies, traductions et versions fidèles qui
respirent tous de l'Esprit de Dieu. C’est en fait une longue suite
de miracles. A partir du Texte Sacré, le Seigneur a permis que des
voies parallèles, des copies et traductions indépendantes, fassent
leur chemin au cours des siècles pour aboutir au bout du compte à
une confirmation du Texte Original lui-même qui se retrouve dans le
Texte Massorétique Hébreu et le Texte Reçu Grec, ainsi que dans
leurs traductions et versions qui pour nous débutent officiellement
avec la Bible d'Olivetan et ses révisions: la Bible de l'Épée, la Bible de Genève,
la Bible Martin, et la Bible Ostervald.
De
tout temps, l'homme a voulu qu'un support fixe garde le souvenir de ses
expériences. Les grottes ornées de peintures rupestres en sont le
premier exemple. Mais si les hommes des cavernes nous cachent encore bien
des mystères, les hiéroglyphes égyptiens en revanche n'ont plus de
secrets pour nous, grâce à la ténacité de Champollion et de ses
successeurs. Nous pouvons aujourd'hui suivre la progression de l'écriture
à travers les âges protohistoriques. Des recherchistes ont pu dater de 1500 avant
Jésus-Christ le passage à l'écriture alphabétique, base de presque
toutes les écritures modernes. Néanmoins des évidences archéologiques
récentes indiquent la possibilité que sa source prédate celle qui fut
proposée. C'est aussi précisément à cette époque
que la tradition fait remonter la composition de la première partie de la
Bible, la Torah, par le prophète Moïse. L'histoire du Livre commence, en
même temps que celle de l'alphabet hébraïque, pardon, de l'alephbeth...
La
naissance de la religion hébraïque, symbolisé par le passage de la Mer
des Joncs, a coïncidé avec le passage de l'écriture symbolique à
l'écriture syllabique. Et, tout au long de l'histoire humaine,
l'évolution de la religion est étroitement liée à celle de l'écrit.
Témoins entre autres le passage du rouleau au codex, dont le
christianisme naissant a favorisé l'essor, et les débuts de l'imprimerie
en occident puisque le premier livre imprimé a été une Bible, puis de là à
l'informatique qui ouvre de nouveaux horizons. Comme
quoi, religion et culture ne sont pas antinomiques, loin s'en faut ! Notre
époque n'est d'ailleurs pas en reste et la religion aborde sans complexes
la dernière mutation de l'écrit: le passage au numérique.
Au
début de la Genèse, Dieu agit par le son de sa voix: " Dieu dit:
Que la lumière brille. Et la lumière brille (Genèse 1:3) ". Mais,
dès l'Exode, Dieu passe de la Parole dite à la Parole écrite: " L’Éternel
dit à Moïse: monte vers moi sur la montagne, et reste là; je te
donnerai sur des tables de pierre, la loi et les ordonnances que j’ai
écrites pour leur instruction (Exode 24:12) ". " Telles sont
les paroles que prononça l’Éternel à haute voix sur la montagne, du
milieu du feu, des nuées et de l’obscurité, et qu’il adressa à
toute votre assemblée, sans rien ajouter. Il les écrivit sur deux tables
de pierre, qu’il me donna (Deutéronome 5:22) ". " Moïse
retourna et descendit de la montagne, les deux tables du témoignage dans
sa main; les tables étaient écrites des deux côtés, elles étaient
écrites de l’un et de l’autre côté (Exode 32:15) ". Dieu
invite aussi Moïse à en faire autant et il en donne la raison: " L’Éternel
dit à Moïse: Écris cela dans un livre, pour que le souvenir s’en
conserve (Exode 17:14) ". Depuis, la Bible mentionne continuellement
ce passage de l'oral à l'écrit et ce n'est pas pour rien que le peuple
hébreu est le premier à avoir été appelé " Peuple du Livre
". Mais cette mise par écrit
des paroles de Dieu proférées par ses messagers ne va pas sans poser
plusieurs problèmes; nous ne ferons que les survoler:
-
problème de la transmission de l'écrit " de la main à la main
" sans erreur,
- problème de la transmission du sens de génération en génération,
- problème de la transmission du sens dans d'autres cultures: traduction,
etc.
Et
ce travail, commencé il y a 3500 ans, nous avons, nous aussi, à le
continuer au début de ce dernier millénaire.
-
1500 avant JC: Parution de l'écriture alphabétique au Moyen Orient:
alphabet hébraïque.
-
1500 avant JC: Moïse écrit la Torah.
-
300 avant JC: Esdras fixe le canon des principaux livres du Tanach.
-
35: Persécution des premiers chrétiens à Jérusalem. Plusieurs
s'enfuient dans d'autres régions et pays, répandant l'Évangile et
formant des églises de maison. Il est rapporté qu'à ce temps, Joseph
d'Arimathée, Lazare et sa sœur Marie de Magdalène, ainsi qu'un disciple
du nom de Maxime, furent laissé à la dérive sur la Méditerranée et
accostèrent à Marseille en France. De là ils se rendirent à Lyon puis
en Grande-Bretagne prêchant l'Évangile du sang royal de Jésus-Christ,
ce qui donna source aux légendes du San-Graal (sang royal), la coupe
mythique qui reçut le sang de Christ.
-
52: Début de l'écriture des codex de la Bessorah (écrits
évangéliques): malgré que plusieurs se sont tournés vers une traduction
grecque adultérée, la Septante, retrouvée dans l'Hexaple ou Bible à six
colonnes, et rédigées par des apostasiés comme Origène
d'Alexandrie, Aquilla, Symmachus, et Théodote, qui cherchaient à diminuer si non anéantir la doctrine de la
divinité de Christ. Néanmoins le christianisme authentique ne fut pas un
seul moment sans le texte hébreu qui fut préservé par les premiers disciples
et les apôtres comme Paul de Tarse. Il faut considérer que les
chrétiens primitifs étaient tous des juifs pour la grande part, et que
ceux-ci étaient fidèles au texte hébreu de l'Ancien Testament et non à
sa traduction dans le grec. Le texte hébreu, étant considéré comme
inspiré, tout départ de ce texte aurait été regardé comme un blasphème
et une trahison. Même que ce fut graduellement que les textes grecs
du Nouveau Testament, rédigés par les apôtres, furent accepté comme Sainte-Écriture et
ajouté au texte hébreu de l'Ancien Testament pour former le corpus
de la Bible. Il y a même certains indices que quelques-uns des Évangiles
et des Épîtres furent premièrement rédigé en hébreu puis traduit en
grec par la suite.
Hexaple d'Origène d'Alexandrie
-
62: Dispersion de la première communauté chrétienne d'Israël dans
toutes les villes du Moyen Orient.
-
70: Destruction de Jérusalem et du temple par les armées romaines,
marquant ainsi la fin d'Israël et le début du temps des nations. Tous
les livres du Nouveau Testament sans exception furent écrit avant cette
période. L'hypothèse que certains d'entre-eux auraient été écrit par après
est sans fondement valide.
-
90: Le concile de Jamnia établit le canon hébreu de l'Ancien
Testament.
-
100-200: Évangélisation de la Gaule (débutée par Irénée de
Lyon). Le celte cède la place au bas latin comme langue populaire; la
langue savante reste le grec pour la jeune église. Mais on sait qu'il
existait déjà dès cette époque des traductions latines et égyptiennes
(coptes) des textes du Nouveau Testament. La Vieille Latine ou Vestus
Itala était la Bible fidèle de cette période, elle avait été traduite
par l'Église Italique (Vaudoise) vers l'an 160 à partir des Originaux en
provenance de l'Église d'Antioche et fut utilisée surtout dans le nord
de l'Afrique. La Peshitta syriaque, nommée aussi la juste et la fidèle,
fut la première traduction officielle des Textes Originaux d'Antioche
vers l'an 150.
-
313: L'empereur romain Constantin proclame le christianisme comme
religion d'état, ce qui entraîne la prépondérance du latin. Le
christianisme proclamé par Constantin était d'une forme bâtardise, un
mélange de philosophie païenne et de Mithraïsme qui fut l'embryon du
Catholicisme.
-
350: Date des plus anciens manuscrits grecs de la Bible conservés (ce
sont des manuscrits "onciaux" c'est à dire tout en majuscules
sans espaces entre les mots). Les plus connus sont le codex Sinaïticus et
le codex Vaticanus, qui contiennent le texte de la Septante. Ces Codex
firent parti des 50 Bibles Oecuménique que Constantin ordonna à Eusèbe
de Césarée de préparer pour son empire. Ils furent rédigé à partir
de la cinquième colonne de l'Hexaples d'Origène qui contenait la
Septante originale composé par ce grand érudit qui a été condamné
comme hérétiques.
-
380 - 405: Traduction latine de Jérôme -on l'a appelée la Vulgate
(commune), à partir d'une ancienne traduction, connue sous le nom de
" Vieille Latine " ou Vestus Itala. Sous l'ordre de Damase 1,
pape de 366 à 384, Jérôme altéra subtilement le texte de la Vieille
Latine avec des lectures provenant des texte de la Septante d'Origène
dans le but de produire une nouvelle version plus acceptable à l'église
Catholique. Heureusement sa tentative ne fut pas couronnée de succès et
plusieurs passages de la Vieille Latine sont demeuré intact dans la
Vulgate de Jérôme. Le latin a désormais entièrement pris la place du
grec comme langue liturgique et le restera chez les catholiques jusqu'à
Vatican II (pendant près de 1500 ans).
-
470: L'évêque Rémy baptise Clovis le roi des Francs.
-
vers 500: Fixation des traductions de parties du Tanach en araméen
(targum) dont le plus célèbre est leTargum d'Onkelos (targum de la
Torah). Le mot " targum " n'est pas hébraïque, ni même
sémitique. D'origine hittite, il signifie " annoncer ", "
expliquer ", " traduire ".
-
724: Traduction de la Bible en arabe.
-
vers 800: Traduction de la Bible en slave par Cyrille et Méthode. Ils
inventent pour l'écrire un alphabet qui, en leur honneur, s'appellera
" alphabet cyrillique ".
-
950: Les Massorètes fixent les voyelles du texte hébreu du Tanach.
Les différentes versions sont notées:
(P) = version Protestante
(C) = version Catholique
(I) = version Israélite
(O) = version Oecuménique
(L) = version Littéraire
Notons qu'il n'y a aucune différence entre une Bible Catholique et une
Bible Oecuménique, elles sont tous basées sur les mêmes textes
corrompus des Codex Vaticanus et Sinaïticus, même que certaines Bibles
dites Protestantes, Segond, Darby, Synodale, et autres, suivent la même voie
tortueuse et sont en réalité des Bibles Catholique. On enlève
simplement les livres Deutérocanoniques de certaines Bibles afin de
séduire les chrétiens et les présenter comme des Bibles Oecuménique ou
Protestante.
1000:
Le français commence à exister en tant que langue à part entière.
1250:
Traduction française partielle de Jean Le Bon de l'Université de
Paris.
1370:
Traduction de Raoul de Presles dédiée au roi Charles V.
1455:
Invention de l'imprimerie par Gutenberg en Allemagne: premier livre
imprimé: la Bible (la Bible en latin ( Vulgate).
1472:
Première impression de la Bible en français, publiée à Lyon par
l'imprimeur Barthélemy Buyer.
1515:
Autre révolution: la Réforme: un moine allemand, Martin Luther, rejette
certains enseignements catholiques sur le culte des saints, le trafic des
indulgences et l'autorité des papes. Il proclame l'assurance du salut par
la Foi en Christ. Il est excommunié. Le mouvement s'étend (Calvin,
etc.), mais demeure dans le giron du catholicisme par son adhésion aux
Symboles Oecuméniques: le Symbole dit des Apôtres, le Symbole de Nicée, et
le Symbole dit d'Athanase, et aussi par son formalisme et son ritualisme.
1520:
(P) Bible de Luther (première Bible traduite en allemand).Fruit de la
Réforme Protestante. Le Nouveau Testament de cette Bible fut basé sur la
première édition du Texte Reçu d'Érasme de Rotterdam.
1528:
(C) Nouveau puis Ancien Testament de Jacques Lefebvre d'Étaples:
première Bible compète en langue française à partir de la Vulgate Latine
corrigée par celui-ci.
1535:
(P) Bible d'Olivétan (cousin de Jean Calvin): première Bible selon les
originaux ayant pour base le Texte Massorétique Hébreu et le Texte Reçu
Grec.
1540:
(P)
Bible de l'Épée; révision de la Bible d'Olivetan par Jean Calvin.
1559:
(P) Bible en latin et français de Sébastien Castellion (condamnée
par Calvin pour ses audaces de traduction).
1588:
(P) Révision de la Bible de Genève par Théodore de Bèze.
1611:
(P) Bible KJV: King James Version (monument littéraire anglais, cette Bible
est la colonne d'appui de la vérité et un modèle exceptionnel pour
toutes les autres traductions et versions).
1667:
(C) Nouveau Testament de Lemaistre de Sacy.
1669:
(P)
Bible de Genève (révision de
la traduction d'Olivétan).
1727:
(P)
Bible Martin (révision de la
traduction d'Olivétan).
1880:
(P?) " Bible Segond " : la page de garde est explicite: "
la Sainte Bible, qui comprend l'Ancien et le Nouveau Testament, traduits
sur les textes originaux hébreu et grec, par Louis Segond, docteur en
théologie ". Le Nouveau Testament de cette Bible est basé sur les
Codex corrompus du Sinaïticus et du Vaticanus que les réprouvés
considèrent être «les textes originaux». Quoiqu'elle est classée
comme une Bible Protestante, elle est plus précisément une Bible
Oecuménique du fait que ses manuscrits de base sont les même que ceux
employé par l'église Catholique.
1885:
(P?) " Bible Darby " (en anglais puis de l'anglais en
français). Même principe de base pour le Nouveau Testament que la Segond.
Le faux prophète, J.N. Darby, un prêtre ex-Anglican, a trahi le Texte Reçu Grec et s'est prostitué au Texte Critique
des apostasiés, ce qui plut énormément à l'église Catholique.
Certaines allégations furent portées contre Darby en ce qu'il aurait
entretenu des relations avec les Jésuites et qu'il aurait été membre de
la Franc-Maçonnerie. Ces allégations ne peuvent être confirmées, mais
le fait qu'il a délaissé le Texte Reçu Grec des Réformateurs en faveur
d'un texte Catholique semble indiquer qu'il y avait quelque chose de
suspecte derrière sa trahison, surtout du fait qu'il se moque des
Réformateurs dans la Préface de sa Bible.
1899:
(I) " Bible du Rabbinat français " (par le Grand Rabbin
Zadok Kahn).
1904:
(C) " Bible du chanoine Crampon ".
1910:
(P?) " Bible Segond " : révision de l'original de 1880.
1910:
(P?) " Bible Synodale ". Révision du texte de la Bible
Ostervald pour le rendre conforme au Texte Critique pollué.
1918:
(P) " Bible du Centenaire " (... de la Société Biblique) par
Alfred Lods et Maurice Goguel.
1952:
(C) " Bible des moines de Maredsous ".
1955:
(C) " Bible de Jérusalem ": traduction des textes sous la
direction de l'École Biblique de Jérusalem (P De Vaux).
1970:
(O) " Bible en français courant ", la pire perversion des
Écritures qui puisse exister.
1971:
(L) " Bible de la Pléiade ".
1973:
(C) " Bible du chanoine Osty ".
1975:
(O) " TOB " : traduction œcuménique de la Bible.
1975:
(P?) " Nouvelle Édition de Genève " (révision de la Bible
Segond). Version subtile qui met entre [crochet] plusieurs mots et
passages, donnant la fausse impression qu'ils ne se trouvent point dans
les Originaux.
1977:
(I) " Bible de Chouraqui " (avec le Nouveau Testament).
1978:
(P?) " Bible à la Colombe " (révision de la Bible Segond).
Plusieurs passages furent corrigés selon le Texte Reçu dans cette version,
mais sa révision demeure insuffisante.
1992:
(P?) " Bible du Semeur ". Bible atrophiée, cette version est
condamnée par plusieurs au sein du Protestantisme.
1998:
(C) Révision de la " Bible de Jérusalem ".
2001:
(L) Bible " Bayard " (traduction par des écrivains renommés).
Probablement la pire révision jamais faite de la Segond, cette version
porte une traduction tendancieuse avec plusieurs passages atténués.
2002:
(O) " Bible Parole de Vie " en français fondamental (écrite
avec seulement 3000 mots français)..
2002:
(P) Nouvelle Bible Segond (dernière révision en date de la Bible
Segond).
2005:
(P) Bible de l'Épée, édition TULIPE, adaptation leDuc. Bible sur
ordinateur, première traduction étymologique jamais réalisée dont
plusieurs termes translitérés furent traduit pour la première fois. Cette
version enlève plusieurs conjonctions, articles et prépositions qui furent
ajouté par les traducteurs et qui ne se trouvent point dans les Originaux.
Cette précision du texte est un vent rafraîchiisant par rapport aux
traductions stéréotypés, mais de ce fait elle n'est pas appréciée par ceux
qui suivent dans les principes de l'orthodoxie du Catholicisme.
2005:
(P) Nouvelle Segond 21. Retour au Texte Reçu Grec pour le Nouveau
Testament. Cette version n'a pas encore été évaluée proprement du au
fait que le travail de révision n'est pas encore terminé.
2006: (P) La Bible de
Genève 1669 trouve place sur l'Internet et est imprimée de nouveau.
2006: (P) La Bible King
James Française. Une traduction française de la célèbre King James est
complétée et révisée puis rendue disponible en format électronique sur
l'Internet.
Et
la liste est loin d'être limitative: à ce jour, les Écritures ont été
publiées, en tout ou en partie, en plus de 2 000 langues. Si on s’en
tient à la diffusion linguistique, cela signifie qu’environ 97 % de la
population mondiale peut avoir accès dans sa langue à une partie au
moins de la Bible.
Depuis
environ 1980, il existe aussi des Bibles sur ordinateur, avec toutes
sortes de possibilités de recherches sur les mots et les phrases
(super-concordance), de comparaison de versions en toutes langues, de
dictionnaire hébreu et grec (numéros Strong), de récupération du texte
dans un traitement de texte quelconque. En
plus, le texte biblique n'a pas été seulement offert à la lecture comme
un livre normal. Nous avons des manuscrits multilingues, avec les
différentes versions côte à côte, nous avons des versions
interlinéaires, où les textes sont les uns en dessous des autres, etc.
Tout ceci témoigne de la volonté constante des copistes puis des
éditeurs de fournir des textes intelligibles avec un profond respect de
leur origine.
Il
existe un proverbe qui dit que " traduire, c'est trahir ". Pour
ne pas être une trahison complète du texte original, toute traduction
doit résoudre plusieurs problèmes. Nous allons survoler les principaux.
Problèmes
de langue: Pratiquement tous les écrivains bibliques écrivent en
hébreu. Sauf ceux du Nouveau Testament me direz-vous ! En fait ce qu'on
connaît de l'original grec du Nouveau testament semble bien montrer qu'il
est probablement une traduction d'un document ou d'une série de documents
hébreux. Ceci semble être confirmé par certains Pères de l'Église
comme Eusèbe de Césarée qui déclare que l'Évangile de Matthieu fut
premièrement rédigé en hébreu. Cette constatation permet de mieux
comprendre certains passages; ainsi, quand Matthieu rapporte les paroles
de Jean-Baptiste "Des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des
enfants à Abraham !" (Matthieu 3/9), on ne sait pas trop au vu du
texte grec ce qu'il veut dire. Si en revanche on suppose qu'il est en face
d'un texte hébreu rapportant les paroles du Baptiste, tout s'éclaire:
il fait allusion à un jeu de mots de leur auteur car en hébreu "
des enfants " se dit " banim " et " des pierres "
se dit " ébanim ". En grec on a " lithon " et "
techna ", et le jeu de mots disparaît; en français ça ne marche
pas non plus. Mais une fois le texte compris, comment rendre dans une
autre langue cette vigueur et cette truculence du discours de
Jean-Baptiste ? Et je pourrais ajouter que tout le Premier Testament est
lui aussi truffé de jeux de mots: les noms de personnes et de lieux ont
double voire triple sens. Et tout cela s'accorde avec le récit. Un
exemple typique est donné par la Genèse, quand elle relate tout ce qui
se rapporte à Isaac, le second patriarche, dont le nom signifie " il
rit ". Relisez ces textes, et vous vous le découvrirez (si je puis
me permettre !).
Problèmes
de compréhension: Pour lever les difficultés dues aux jeux de mots
ou autres incompréhensions de langage, on imagine qu'il suffit de
comprendre le texte original et d'en donner une transcription. Mais, au
grand désespoir de l'exégète, il y a au moins deux catégories de jeux
de mots: les jeux de mots traduisibles et ceux qui ne le sont pas. Je vous
en donne deux exemples.
Voici un jeu de mots intraduisible qui faisait beaucoup rire nos parents:
" La lune est blanche parce qu'on ne peut pas l'atteindre " en
jouant sur " l'atteindre " pour " la toucher ", et
" la teindre " pour " la peindre ". Ce jeu de mots est
intraduisible et il a même complètement perdu sa capacité à faire rire
depuis les exploits de la conquête spatiale en 1969 !
Mais en voici un traduisible: " Qu'est-ce que le capitalisme ? C'est
l'exploitation de l'homme par l'homme. Et le communisme ? C'est exactement
le contraire ! ". Cela marche dans toutes les langues. Dans la même
catégorie, on peut ranger le célèbre jeu de mots de Jésus "
Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu
" qui est en même temps un jeu de situation (il fait intervenir la
pièce de monnaie). Comment traduire un texte en donnant aussi une idée
des jeux de mots qu'il véhicule ? L'étymologie contextuel historique
semble être le seul moyen de parvenir à une juste compréhension du
texte de la Bible, surtout en des passages difficiles qui demandent une
interprétation figurative.
Problèmes
de culture: Si je dis: " un verre ça va, trois verres… "
tous les français rajouteront " ... bonjour les dégâts ".
Qu'est-ce que cette phrase donnera dans 2000 ans ? Ceci est une petite
illustration des difficultés rencontrées dans la compréhension d'un
texte né dans un environnement qui est mal connu. Jésus, ses disciples
et les rédacteurs des Évangiles étaient plongés dans la culture juive
du premier siècle de notre ère et il est difficile de rendre certaines
allusions des textes en français. Il existe un remède: il faut
approfondir notre culture judaïque et, ce faisant, nous approfondirons
ainsi notre culture évangélique.
Problèmes
de fidélité: Nous ne parlons point ici des différences de
traductions qui sont nécessaires pour éclaircir le texte du à la
flexibilité de la langue. Celles-ci sont légitimes, car un mot dans
l’original porte généralement plusieurs significations comme il est
ainsi dans notre langue. Par exemple, le mot «hypocrisie» peut être
traduit dans différents contextes par des termes connexes comme «Affectation,
déloyauté, dissimulation, duplicité, fausseté, fourberie, tromperie»,
chacun d’eux représentant fidèlement le terme original. La traduction
n’affecte aucunement l’inspiration, elle donne simplement aux termes
originaux des expressions plus précises en utilisant des mots variés qui
se basent tous sur le sens original dans ses différentes applications.
Puisqu’un mot peut avoir différentes significations, une traduction est
inspirée dans la mesure que ces mots représentent la vérité dans un
contexte donné. Ainsi un traducteur peut traduire un mot d’une telle façon
dans une Bible et un autre traducteur peut traduire le même mot d’une
différente façon dans une autre Bible. Les deux sont la traduction
d’un même mot original et peuvent ainsi représenter différents
aspects d’une même vérité et donner différentes profondeurs au sens
original. Les deux sont inspiré dans la mesure de leur exactitude au sens
réel et original. Qu’une personne soit d’accord ou non avec les
termes utilisés par un traducteur n’enlève rien à leur inspiration,
car ce n’est point le rédacteur ni le traducteur qui sont inspirés mais les lettres (2
Tim. 3 :15,16). L’Esprit de Christ habite dans les lettres qui
forment des mots, dans des mots qui forment des concepts, et dans des
concepts qui forment des doctrines. La Bible est le Temple de Dieu, un
temple construit de mots en lequel habite l’Esprit de sa Sainte-Présence.
Ceux qui refusent de reconnaître l’inspiration d’une traduction ou
qui disent qu’aucune traduction est parfaite, n’ont aucune notion de
l’inspiration ni de la perfection ou manquent d’en comprendre la
profondeur de la signification. Selon eux rien n’est parfait en ce monde
et ainsi la Bible même serait imparfaite, et de cela Christ lui-même
serait imparfait. Ils négligent que Dieu n’est pas limité par les défauts
du langage humain ni par les faiblesses d’un traducteur, et que sa
Parole demeure inspirée ou vivante dans les différentes expressions
utilisées pour la formuler. Le mot «perfection» n’implique pas nécessairement
un état d’être d’une pureté et sainteté sublime et inaccessible en
ce monde, car il porte la notion aussi de «ce qui est complet ou intégral»,
comme dit le Dictionnaire Larousse : «de ce qui représente toutes
les caractéristiques propres à sa catégorie, à son espèce». En ce sens
réel, une traduction de la Bible est parfaite dans la mesure de son
intégralité et de sa fidèlité aux Textes Originaux. Il ne
faut pas oublier que dans la traduction il existe toujours deux facteurs,
divin et humain, et qu’un traducteur est dirigé dans la sélection des
termes appropriés selon son arrière plan théologique et social, selon
le contexte historique, et selon la flexibilité du langage. Comme exemple,
la traduction d'un Baptiste va être teintée de ses principes théologiques,
de même pour celle d'un Pentecôtiste, d'un Anglicain, d'un Luthérien, ou
d'un Réformé. L'idéal est d'avoir un traducteur libre des idéologies
dénominationnelles. Mais ces choses
n’enlèvent rien à l’inspiration et à la perfection des Saintes-Écritures,
plutôt elles affirment que la Parole de Dieu est vivante et qu’elle
s’adapte au langage humain afin d’être comprise des hommes dans leurs
contextes culturels. Néanmoins celui qui est libre des influences
dénominationnelles va donner une traduction plus précise et plus fidèle,
car sa confiance repose en Christ seulement. Il n'a aucune église à
défendre et n'a pas à rendre compte à personne de sa foi sauf à Christ
lui-même qui le dirige par son Esprit Saint dans le travail à lequel il
est appellé. Là où l’inspiration est sérieusement affectée est dans les
divergences qui se trouvent entre le Texte Reçu et le Texte Néologique
de la Critique Textuelle.
Problème de foi: Celui-ci est de loin
la plus grande difficulté au niveau des traductions, car la grande
majorité des traducteurs sont soit des chrétiens apostasiés ou des
chrétiens nominatifs, en d'autres mots on trouve très peu de chrétiens
réels dans ce milieu. Ils ne font
aucune confiance au Saint-Esprit pour être dirigé dans leur travail, et
cela nous donne des traductions douteuses et parfois pernicieuses qui sont
une menace réelle à la foi du peuple de Dieu. L'inspiration du texte n'est
plus considéré, et si on lui donne quelque affinité c'est pour en
renverser le sens et attribué l'inspiration aux rédacteurs plutôt qu'au
texte lui-même comme le déclare les Saintes Écritures dans 2 Tim. 3:16.
Ils échaffaudent hypothèse sur hypothèse dans leur tentative de
discréditer l'inspiration en affirmant que seulement les textes originaux
écrits directement de la main des apôtres furent inspiré. Ceci est
une attaque directe à la foi, car selon les Écritures la foi provient de
la Parole, et si cette Parole est enlevé sa puissance vivante par les
traducteurs et les théologiens modernes, que reste-t-il de la foi ? Il en
reste seulement qu'une illusion basée sur une Bible fantôme qui n'existe
plus. Malheureusement l'intellectualisme moderne a tendance à
rationnaliser les Écritures à l'extrême et a perdu toute notion de la
providence divine. Le résultat est qu'ils présentent au monde qu'une
approximation de la Parole de Dieu. Mieux vaut un ignorant qui traduit les
Écritures en se confiant en l'Esprit Saint qu'un savant qui se confie dans
son intellect et ses hypothèses.
Vous
vous demandez peut-être maintenant: Est
ce que les textes de la Bible que nous avons aujourd'hui sont fidèles à
ce que les auteurs originaux ont écrits? Cette question n'est pas répondue
si facilement que cela. Ce
qui suit est pour démontrer que la science de la Critique Textuelle n'est
pas hors de tout soupçon. Nous n'avons pas besoin ici d'établir le fait
que la Bible est la Parole de
Dieu perpétuellement (actuellement) inspirée et providentiellement
(factuellement) préservée, car cela est évident dans ceux qui ont l'Esprit
de Christ, mais simplement de montrer quelques erreurs magistrales des
savants de la Critique Textuelle qui prétendent rétablir le texte du
Nouveau Testament à partir de la masse des manuscrits existants, tout en
admettant qu'ils n'ont aucune notion quel est réellement ce texte qu'ils
considèrent perdu à jamais.
Le fourvoiement se fait sur la base de
considérer que la Bible est une œuvre
historiquement et bibliographiquement fiable. Ce que nous vous proposons
donc ici est l'examen d'un exercice que l'on appelle le test
bibliographique; un test basé sur des critères de la Critique Textuelle par lesquels sont jugées
toute les œuvre littéraire que nous ayons. Le
test bibliographique est un examen de la transmission textuel par laquelle
un document nous parvient. En d'autres mots, comme nous n'avons pas accès
au documents originaux des œuvres littéraires de l'antiquité, les
spécialistes astucieux de cette science testent la fiabilité d'une œuvre particulière en dénombrant d'abord le
nombre de manuscrits que nous possédons de l'œuvre, puis en calculant
l'intervalle entre l'époque où l'œuvre a été originalement écrite et
la plus ancienne copie de l'œuvre que les archéologues ont en leur
possession. C'est de cette façon que les Codex Vaticanus et Sinaïticus,
manuscrits en provenance d'Alexandrie les plus corrompus qui existent, ont
été évalué comme étant les plus fiable, les plus crédible que ceux de la
famille des manuscrits Byzantins sur lesquels le Texte Reçu Grec fut
compilé, tout simplement parce qu'ils sont considéré les plus anciens et
plus proche des Originaux. Allégation compromettante subtile et
hasardeuse, elle a conduit des milliers dans la mésinterprétation des
faits réels. L'antiquité d'un manuscrit ou d'un codex n'est pas suffisante
à soi-même pour déterminer quel sont les Originaux. Un manuscrit récent
qui a été recopié à maintes reprise à travers les âges portent souvent un
texte plus pur que les plus anciens. Et cela est le cas la grande majorité
du temps. Mais ce qui est le plus important est que les spécialistes de la
Critique Textuelle n'ont aucune considération pour la providence de Dieu
dans tout cela. C'est comme si Dieu aurait besoin d'une légion de savants
pour nous préserver sa Parole. Le fait que ces gens travaillent à nous
rétablir le texte du Nouveau Testament est l'évidence la plus frappante
qu'ils s'élèvent maîtres au-dessus de la Parole de Dieu et de notre foi.
Qui va déterminer qu'elle est la Parole de Dieu pour nous, les
spécialistes ou l'Esprit de Dieu? Répondre à cette question est répondre à
votre foi.
Il est intéressant de savoir que nous avons à
ce jour plus de 6000 manuscrits du Nouveau Testament en grec dans son
entier, plus de 10000 en latin, au moins 9300 en d'autres langues, sans
compter les quelques 24000 copies manuscrites de certaines portion du
Nouveau Testament. Il n'y a aucun document de l'antiquité qui approche ces
nombres. En comparaison, la deuxième œuvre la mieux documentée après le
Nouveau Testament, l'Iliade de Homer, ne compte que 643 manuscrits qui
confirment les textes originaux. Les écrits d'Aristote sont confirmés par
49 manuscrits, ceux de César par 10, et ceux de Platon par seulement 7.
John Warwick Montgomery, dans son livre History and Christianity publié
par Inter-Varsity Press, écrivait à ce sujet: " Être sceptique des textes
résultants des livres du Nouveau Testament c'est de permettre à toute
l'antiquité classique de sombrer dans l'obscurité, puisqu'il n'y a aucun
document de cette période ancienne qui sont mieux attestés
bibliographiquement que les écrits du Nouveau Testament." Il a aussi une
différence tout aussi impressionnante entre les autres œuvres de
l'antiquité et les livres de la Bible; c'est la courte période de plus ou
moins 30 ans qui sépare l'époque où l'on croit que les évangiles furent
écrits, et le plus ancien manuscrit que nous avons en notre possession. En
comparaison au 30 ans du Nouveau Testament, la période d'écart entre les
écrits originaux et l'âge du plus ancien manuscrit est de 1000 ans pour
les écrits de César, 1200 ans pour les écrits de Platon, et 1400 ans pour
ceux d'Aristote! Frederic G. Kenyon, un des spécialistes desquels nous
parlions plus haut, dans son livre The Bible and Archeology publié par
Harper & Row écrit: " L'intervalle entre la date de la composition
originale et la plus ancienne copie manuscrite que nous possédons est en
fait si petite qu'elle est tout simplement négligeable, éliminant ainsi
les fondements de tout doute laissant croire que les Saintes Écritures ne
nous sont pas parvenues telle qu'elles furent originalement écrites."
Douterions-nous de la fiabilité du texte
biblique? OUI quand il se retrouve entre les mains d'un groupe de
spécialistes qui détermine pour nous quelle est la Parole de Dieu d'entre
la masse des manuscrits qui existent, NON quand elle se retrouve
entre les mains d'un Dieu Tout-Puissant qui n'abandonne pas sa Parole aux
caprices des hommes.
Au
mois de mars de l’année 1947, un jeune Bédouin,
Muhammad ed-Dib, de la tribu Ta’amireh, lance quelques
cailloux dans une fente située au flanc d’une des
falaises de la région rocailleuse de Quirbeth-Qumrân, au
nord-ouest de la mer Morte, à 12 kilomètres au sud de Jéricho;
il entend un bruit comme celui de quelque chose qui se
casse.
Entre
1947 et 1956 – près de 300 grottes ont été explorées,
dont les onze "cachettes à manuscrits".
100
000 fragments de vieux textes juifs, répartis en 870
manuscrits différents, dont 220 bibliques :
Genèse
(20 mss, 34 des 50 chapitres;
Exode
(17 mss, 40 chapitres);
Lévitique
(16 mss, sauf ch. 12);
Josué
(2 mss); Chroniques (1 ms);
Samuel
(4 mss);
Ésaïe
(21 mss);
Psaumes
(37 mss);
Esdras-Néhémie
(3 fragments de 1 ms);
Datation
: méthodes archéologiques, paléographiques, spectrométriques
: IIe et Ier siècles av. J.C.
Qumrân
: ruines d'une communauté, à 3 kilomètres de la première
grotte (1951).
II.
Origine des manuscrits ?
Au
IIIe siècle av. J.-C., une communauté juive s'établit
dans le désert de Juda. Trois siècles d'existence.
L'an
66 apr. J.-C. : soulèvement des Juifs contre le joug de Rome.
Les
habitants de Qumrân ont caché les manuscrits dans des
cruches allongées en terre cuite, à l'intérieur desquelles
ils glissaient les rouleaux enveloppés d'une toile de lin
imprégnée de bitume et de cire, selon un vieux mode de
conservation (Jérémie 32:14).
En
68, les Romains massacrèrent les scribes de Qumrân.
L'an
70 : le général Titus (futur empereur) envahit la Palestine
et détruit Jérusalem.
1947-1957
: Découverte des manuscrits. Le travail de restauration, de
collation, de traduction, de publication a été confié à
des équipes de spécialistes catholiques, protestants, juifs,
athées. Propriété partagée entre État (Jordanie jusqu'à
1967 et Israël) et les organismes (École biblique de Jérusalem,
Musée Rockefeller, University of Chicago, etc.)
Plus
de 40 ans de travail d'experts en secret, de controverse, de
batailles d'accès et de propriété, de discorde, de rivalité,
de frustration, d'impatience, d'accusations, de scandale, de
promesses de publication, de retards de publication.
En
1991, les autorités archéologiques d'Israël décident de
donner libre accès à tous les manuscrits, après la parution
d'une édition pirate sur Internet. Publication : microfiches
(1993), CD-Rom (1997), etc.
Bataille
de l'identité des habitants de Qumrân
III.
Importance des découvertes de Qumrân
Importance
des manuscrits bibliques
1)
L'âge des manuscrits
L'hypothèse
critique: d'erreurs de transmission par des copistes qui
ont modifié et altéré le texte.
Les
faits: les manuscrits de la mer Morte
Période
de production : 250 av. J.-C. à 70 ap. J.-C.
Plus
de 1000 ans plus vieux que les manuscrits de l'A.T. connus
avant: ceux du IXe ou du Xe siècle: un manuscrit de la synagogue caraïte du Caire (895), et
le Codex Babylonicus Petropolitanus (916). On connaît
bien le travail des Massorètes de cette époque.
Peu
de divergences malgré 10 ou 11 siècles de transcription,
malgré des milliers de copistes
Les
copistes ont transcrits les mêmes mots dans le même
ordre avec les mêmes sens
très
peu de différences d'orthographe, de grammaire
quelques
différences de suffixes et de préfixes marquant des
mots-outils (pronoms, conjonctions)
Les
rares différences de sens ne touchent pas à la
doctrine.
Conclusion:
se veut la preuve de la fidélité de la transmission du texte
biblique au travers des siècles et preuve de l'exactitude
du texte massorétique traditionnel sur lequel se base
notre A. T.
2)
Importance d'Ésaïe A (manuscrit complet et en bonne condition)
L'hypothèse
critique: Ésaïe est l'œuvre de 3 auteurs, qui ont rédigé
le livre après les événements :
Chapitres
1 à 39 par Ésaïe
Chapitres
40 à 55 par "le second Ésaïe" pendant
l'exil
Chapitres
56 à 66 par "le troisième Ésaïe" au IIIe
ou au IIe siècle
Les
faits: Le livre d'Ésaïe est écrit sur un seul
manuscrit sans aucune indication qu'il s'agissait de trois
livres distincts écrits à trois époques par trois
auteurs.
Conclusion: Aucune raison de ne pas croire qu'Ésaïe, vivant au
VIIIe siècle, avait annoncé des événements
qui devaient se produire deux siècles après lui. Il
s'agit de la prophétie et non de l'histoire. Nous
rejetons cette hypothèse. Il y a d'autres raisons de
rejeter cette hypothèse.
Importance
des manuscrits non bibliques et les ruines de Qumrâm
Les
découvertes
Manuscrits
non bibliques (plus de 600)
Commentaire
du Livre d’Habakuk
(un
rouleau).
Manuel
de Discipline
(deux
rouleaux).
La
Guerre des fils de la lumière et des fils des ténèbres
(un rouleau).
Recueils
d’Hymnes et de Psaumes d’actions de grâces
(4
rouleaux).
Ruines
de Qumrân (1951)
à
3 kilomètres de la grotte d’Ain Feshka
Bâtiment
communautaire, un système d’approvisionnement en eau
(aqueduc, citerne), un ensemble de pièces : une grande
salle (scriptorium), le lieu de rédaction des
manuscrits, une salle de réunion (utilisée pour les présumées
ablutions rituelles ?), plusieurs chambres et un cimetière
(de quelque 1100 tombes aux ossements des deux sexes et
de tous âges).
Quelques
hypothèses
Les
habitants de Qumrân seraient des Esséniens.
Secte
pacifiste ascétique juive, qui fuyait la persécution,
romaine ou juive.
Les
manuscrits seraient la bibliothèque d'un monastère,
les membres, scribes et copistes.
Les
habitants de Qumrân seraient des Zélotes.
Secte
révolutionnaire patriote juive, qui cherchaient à
renverser l'autorité romaine pour rétablir la royauté
à Jérusalem. Qumrân serait une forteresse.
Les
manuscrits aurait constitué la collection sortie de Jérusalem
pour la protéger.
L'origine
du christianisme
Jean-Baptiste
aurait été membre de la communauté.
Jésus
serait allé s’initier auprès des Esséniens, y
puiser ses enseignements.
En
somme, le christianisme serait d'origine humaine,
inspiré de la doctrine et les pratiques de la
communauté de Qumrân. Négation de la spécificité
de Jésus et son Évangile. enseignement.
Les
faits
Les
hypothèses se reposent sur la spéculation et
l'imagination.
Aucune
preuve d’un contact quelconque entre la communauté de
Qumrân et Jean-Baptiste, Jésus ou autres premiers chrétiens.
Les
"Esséniens" ne sont pas même nommés dans
les manuscrits de la mer Morte. (Il n'y a que trois
mentions des Esséniens dans l'histoire, tous les trois
au premier siècle de notre ère : par le philosophe
Philon d’Alexandrie, le naturaliste Pline l’Ancien,
et l’historien juif Flavius Josèphe.)
Aucune
trace dans les manuscrits de Qumrân des doctrines chrétiennes
comme l’incarnation, la rédemption par la mort
expiatoire du Messie, la justification par la foi,
etc.
Conclusion
: Il n'y a aucune raison de croire que le christianisme a
évolué des croyances et des pratiques de la communauté
de Qumrân. Nous croyons à la spécificité de la
personne et de l'œuvre de Jésus-Christ et de son Évangile
qui est venu de Dieu par révélation.
CONCLUSION FINALE
La
preuve de la fidélité de la transmission du texte ne repose
pas sur les découvertes archéologiques, mais sur la foi en
Celui qui préserve sa Parole inspirée au détriment des
caprices de l'homme qui désirent «voir pour croire».
Vous
vous demandez peut-être maintenant: Comment les manuscrits étaient-ils
copiés avant l'imprimerie? Voici
quelques courts extraits de textes décrivant la rigueur de trois des
groupes ayant eu la responsabilité de transcrire le texte biblique:
Les Lévites:
Les Écritures attestent que les
écrits des prophètes furent désigné par Dieu comme autoritaire
(2 Pi. 1: 20, 21). Leurs écrits furent reconnus comme les
paroles de Dieu même, et ne pouvaient être altérés ni modifiés
sous aucun prétexte.
Joseph Flavius, historien
Juif, écrivait au premier siècle: "Après un laps de tant de
siècles, aucun juif n'a osé ajouter, enlever, ou transposer
quoique ce soit des écrits sacrés". Depuis les temps anciens,
les scribes ou copistes, endossèrent ce principe de base en
faisant leurs copies soigneusement et avec précision. Jésus
lui-même qui cite souvent les Écritures, n'a jamais donné la
moindre indication que les copies de son temps, reconnues
comme inspirées, purent contenir la moindre corruption. En
effet, il nous dit lui-même que "l'Écriture ne peut être
anéantie" (Jean 10: 35, version Martin). La Bible nous indique
elle-même que la prêtrise juive fut assignée la responsabilité
de garder et préserver le Texte Hébreu de l'Ancien Testament:
"Et quand Moise eut achevé
d'écrire les paroles de cette loi sur un livre, sans qu'il en
manque rien. Il fit ce commandement aux Lévites qui portaient
l'arche de l'Alliance de l'Éternel, et leur dit: Prenez ce
livre de la loi, et mettez-le à côté de l'arche de l'alliance
de l'Éternel votre Dieu. Et il sera là comme témoin contre
toi" (Deut. 31:24-26).
Non seulement les Lévites
avaient-ils la charge énorme de garder les Écritures de
l'Ancien Testament sous la surveillance du Seigneur, ils
devaient aussi en faire des copies fidèles pour le roi:
"Et dès qu'il sera assis sur son
trône royal, il écrira pour lui dans un livre, un double de
cette loi, qu'il recevra des sacrificateurs de la race de
Lévi" (Deut.17:18).
Une telle pratique se
répéta souvent au cours de l'histoire. Elle faisait partie des
fonctions vitales du ministère des Lévites dans le temple.
Les
Talmudistes:
Ces
derniers, ennemis jurés du christianisme, surtout actifs entre le premier et le cinquième siècle de l’ère
moderne, avaient eu la responsabilité de cataloguer les écrits des lois
civils et canoniques de l’époque. Ils avaient aussi développé,
à l’interne, une discipline très stricte pour la reproduction des
textes sacrés de la Bible. "Lorsque
les Talmudistes avaient a reproduire les saintes écriture, ils devaient
se conformer à des règles précises et être extrêmement minutieux. Ils
devaient d’abord utiliser des peaux d’animaux purs, préparées par un
des leurs exclusivement pour leur utilisation. Les peaux devaient être
retenues ensembles par une ficelle provenant elle aussi d’animaux purs.
Chaque
peau devait contenir un certain nombre de colonnes, et ce nombre devait
demeurer le même jusqu’à la fin du codex. La longueur de chaque
colonne ne devait jamais passer sous les quarante-huit lignes ou encore dépasser
soixante; la largeur de chaque colonne était de trente lettres. Le
document dans son entier devait être aligné; et si trois mots se
retrouvaient à l’extérieur des lignes, le document était déclaré
sans valeur. L’encre
utilisée devait être noir, pas rouge, ni verte, ou tout autre couleur,
et elle devait être préparée selon une recette bien précise. Une
copie authentique devait servir d’exemplaire, de laquelle le copiste ne
devait absolument pas dévier. Aucun mot ou lettre, pas même un
trait, ne devait être écrit de mémoire, le copiste n’ayant pas regardé
le codex original avant. Entre chaque consonne devait se trouver
l’espace d’un cheveux ou d’un fil; entre chaque nouveau paragraphe,
ou section, il devait y avoir la largeur de neuf consonnes; et entre
chaque livre, trois lignes. Le
cinquième livre de la Loi devait se terminer sur une ligne; mais cette règle
ne s’appliquait pas aux autres livre. En plus de ces règles, le
copiste devait être paré d’un habillement spécifique, il devait laver
son corps avant de commencer, ne jamais écrire le nom du Dieu avec une
plume nouvellement trempée d’encre, et si un roi venait à adresser la
parole au copiste alors qu’il transcrivait le nom de l’institution
divine, le copiste ne devait même pas s’arrêter à la présence du
monarque à ses côtés."
(Samuel
Davidson, Hebrew Text of the Old Testament, 2nd edition,
London, Samuel Bagster & Sons)
Les
Massorètes:
Le Canon du texte de l'Ancien
Testament fut reconnu comme terminé et scellé depuis le temps
de Esdras et Néhémie, et plus particulièrement depuis le
Concile de Jamnia en l'an 90. Le texte de l'Ancien Testament
qu'ils utilisèrent fut précisément le même qui est employé
dans la Bible d'Olivetan et ses versions de la Martin et de l'Ostervald.
Ce fut en effet le même texte qui fut utilisé par Jésus et ses
disciples. Ce texte suivait une longue lignée de copies
fidèles qui maintenaient le caractère et les mêmes mots que
les autographes. La seule différence est que ce fut un texte
consonnal qui n'avait aucune voyelles. Les scribes
"massorètes" mot qui signifie "traditionalistes", prirent la
relève des Lévites pour maintenir la pureté du texte. De l'an
500 à l'an 1,000, ils introduisirent une méthode de
préservation du texte qui fut la plus ingénieuse jamais
inventée. L'emphase fut sur la préservation même de la plus
petite lettre dans sa forme originale et pure. "Ils
inventèrent les points voyelles (Problèmes des versions
françaises de la Bible, par: A. Lamorte).
Œuvre admirable qui témoigne du respect apporté à un texte qui
se devait de conserver, sous son aspect extérieur nouveau,
tous les moyens d'une lecture conforme. Ils ont inventé
également tout un système d'accents, afin de sauvegarder la
lecture rythmée du texte Hébreu. Points-voyelles et accents
furent placés au-dessus, ou au-dessous du texte, et non
insérés dans le texte même, afin que ce dernier demeure
inchangé dans son aspect consonnal. Les massorètes n'ont en
rien changé ou altéré le texte original de l'Ancien Testament"
"Les
Massorètes, étaient tout aussi disciplinés que les Talmudistes dans la
façon de traiter les copies de la Bible. Ils avaient d’ailleurs développé
une révérence inimaginable face aux saints textes. Ils avaient
ainsi mis en place un système de mesures de protection complexe pour se
protéger contre les erreurs de reproduction.
Ainsi,
en plus d’enregistrer une variété de lectures, de tradition, et de
conjectures, ils avaient entrepris une série de calculs qui ne sont
habituellement pas inclus dans la sphère de la critique textuelle. Ils
contaient les strophes, les mots, et les lettres de chaque livre. Ils
calculaient le mot et la lettre au milieu de chacun des textes. Ils énuméraient
les versets qui contenant toutes les lettre de l’alphabet, ou un certain
nombre d’entre elles; et ainsi de suite. Ces
banalités, comme on serait en droit de les qualifier, avaient malgré
tout l’effet de garantir une attention précise et minutieuse à la
transmission du texte; elles étaient, en fait, la manifestation excessive
d’un respect absolu pour les textes de la Bible, un respect qui ne mérite
à mon avis rien d’autre que des louanges. Les Massorètes étaient
anxieux qu’aucun trait, ou virgule, ou la moindre lettre, ou même une
partie de cette lettre ne passe ou ne soit perdue."
(Frederic
G. Kenyon, Our Bible and the Ancient Manuscripts, New York, Harper &
Broders, 1941).
Texte Massorétique Hébreu de
Daniel Bomber 1524
Selon la divine providence de
notre Dieu Souverain, la Texte Massorétique Hébreu, nommé
aussi Texte Traditionnel, fut imprimé au 15" siècles. Les
Psaumes furent imprimés en 1477 et la Bible en entier (Ancien
Testament) en 1488. Ce Texte Hébreu devint la base de l'Ancien
Testament de la Bible Allemande de Luther, de la Bible
Française d'Olivetan, et de la Bible Anglaise de la
King-James. Ainsi notre Dieu Tout-Puissant nous préserva sa
Parole intacte à travers les siècles dans le Texte Hébreu.
Tous les anciens manuscrits connus
de l'Ancien Testament à partir du 9" siècle contiennent le
Texte Massorétique Le premier critique textuel à nous indiquer
cela fut l'évêque Kennicott. De 1776 à 1780, il publia à
l'université d'Oxford, une liste de 634 manuscrits hébreux. Il
fut suivit par De Mossi, qui de 1784 à 1788 publia une liste
de 8213 manuscrits de plus. Aucune variations substantielles
Furent remarquées par ces deux savants dans la totalité de
1,459 manuscrits.
Aujourd'hui, nous faisons face à
plusieurs tentatives de renverser et usurper le Texte Sacré
des Massorètes. Les ennemis de la pure Parole de Dieu
utilisent les découvertes archéologiques récentes, comme
celles des Manuscrits de la Mer Morte, pour accomplir leur
sinistre travail. La Pentateuque Samaritaine est un de ces
manuscrits utilisés par les apostasiés modernes. Ce manuscrit
date du 13" siècle et fut supposément découvert par le
grand-prêtre Phinehas en 1335. Bruce Pringle nous dit qu'il
est composé de sections de différents manuscrits d'origine
incertaine. Il est rempli de corruptions textuelles et
s'accorde mot pour mot avec le Targum de Onkelos qui est une
paraphrase Araméenne traditionnelle de la loi de Moise. Une
copie fut trouvée en Europe en 1616 et fut publiée en 1628 par
J. Morinus qui proclama sa supériorité sur le Texte
Massorétique. Ceci est la cas pour toutes nouvelles
découvertes utilisées par certains érudits hostiles au Texte
Traditionnel, pour affaiblir la position des Réformateurs et
des chrétiens fidèles sur l'autorité de la Bible Authentique.
Nous trouvons cette tactique de subversion dans la Bible de
Jérusalem et celle de Maredsous où nous trouvons la lecture de
la Pentateuque Samaritaine sur Deut. 27: 4 dans une note au
bas du texte. Le Texte Samaritain a changé "le mont Ébal" pour
"le mont Garazim", et dans Deut.11:30, "en face de Guilgal"
est changé pour "en face de Sichem", comme nous trouvons dans
les notes de la Bible T.O.B. sur ce passage. Les Samaritains
firent ces altérations dans le but de changer le siège
d'autorité d'Israël à celui du Mont Garazim (Jn.4:19-22); tout
comme nos apostasiés modernes cherchent à changer l'autorité
du Texte Massorétique pour la Texte Samaritain. Il existe des
milliers d'autres manuscrits comme ceux de la secte des
Esséniens de Qumran, ceux de Nag Hammadi, et ceux de la
Septante mythique, qui sont loués et approuvés par la
théologie libérale; et dont les lectures seront ajoutées
éventuellement et sournoisement dans les versions modernes de
la Bible, comme étant la Parole de Dieu même.
POURQUOI
NOUS UTILISONS LA BIBLE DES RÉFORMATEURS
«
Bible d'Olivetan, Bible de l'Épée, Bible de Genève, Bible Martin, Bible
Ostervald »
Soulignons que par
l'expression Bible des Réformateurs nous ne signifions pas une Bible
particulière, mais un texte commun qui se retrouve dans les
différentes versions basées sur le Texte Reçu.
Dans l'histoire de la Bible en
français, Olivétan est le premier à avoir donné au peuple français une
traduction directement établie d'après les textes originaux hébreux et
grecs. Sa traduction historique a servi de fondement à toutes les autres
traductions françaises de la Bible. Rendons hommage à "ce père" de la
Bible française: ce jeune homme humble et travailleur put accomplir
l'œuvre que Dieu avait placée sur sa route avant de mourir empoisonné à
Rome à l'âge de 32 ans.
En juillet 1532, deux vaudois qui
rentraient de mission informèrent leur communauté que les réformateurs de suisse
professaient la même doctrine évangélique qu'eux. La communauté vaudoise fut
donc vivement intéressée par écouter leur prédication. Elle convia Guillaume
Farel et son ami Saunier à venir prêcher devant une grande assemblée réunie en
synode à Chanforans le 12 septembre 1532. Se retrouvèrent là des vaudois de
toutes origines, nobles, seigneurs et paysans, de Bourgogne, de Lorraine, de
Calabre ou de Bohême. GUILLAUME FAREL (1489-1565) était un gentilhomme
dauphinois cultivé, courageux et impulsif, disciple de Lefèvre d’Étaples et
membre du groupe de Meaux, qui avait traduit en latin avec Levèfre d'Etaples une
Bible, publiée en 1528. Farel avait été professeur de grammaire et de
philosophie au collège parisien du Cardinal-Lemoine mais avait rompu avec la
tradition catholique dès 1521. La violence de son langage et son impétuosité lui
valaient partout des ennemis. Farel fut chassé de Bâle en partie à cause d’un
conflit avec Érasme, puis du pays de Montbéliard, où il diffusa la Réforme et
publia en 1524 "Le Sommaire", première œuvre dogmatique protestante en langue
française. Après la dispute de Berne en 1528, les autorités bernoises le
chargèrent de réformer toute la Suisse romande, œuvre qu’il réalisa surtout à
Genève avec l’aide de Calvin et à Neuchâtel avec celle de Viret, non sans
difficultés en raison de sa raideur et des résistances tenaces qu’il
rencontrait.
La prédication de Farel chez
les vaudois fut reçue très favorablement et une déclaration commune très
nettement évangélique fut adoptée. A cette occasion, les barbes vaudois
montrèrent à Farel les précieux exemplaires manuscrits de l'Ancien et du
Nouveau Testaments qu'ils possédaient, avec une copie de la Vestus Italia
traduite vers l’an 157 sur les Manuscrits Originaux de l’Église
d’Antioche. Ils étaient écrits en langue vernaculaire (langage du peuple).
Farel trouvait dommage qu'ils n'en possèdent que de rares copies. Elles ne
pouvaient servir qu'à peu de gens. Farel savait qu'en France des travaux
de traductions bibliques avaient déjà été entrepris: lui-même et ses amis
Gérard, Roussel, Michel d'Arande, Simon Robert et Vadasta y avaient
travaillé en 1525. Roussel avait déjà traduit le Pentateuque. Mais les
travaux étaient restés sans lendemain.
C'est donc à Farel et aux
vaudois que l'on doit l'idée de rétablir un texte biblique en français,
qui fût basé sur les textes originaux et qui serait imprimé pour une plus
grande diffusion tant en pays vaudois qu'en France, pays où la parole de
Dieu était très peu présente dans le grand public. En octobre 1532, les
vaudois Martin Gonin, pasteur d'Angrogne, et Guido se mirent en relation
avec l'imprimeur genevois Pierre de Wingle. En mars 1533, celui-ci obtint
l'autorisation du conseil de la Ville d'imprimer une Bible française.
Entre temps, les vaudois des Alpes avaient organisé une immense collecte
de fonds parmi toutes les communautés de la diaspora vaudoise, et
rassemblé une immense somme d'argent pour l'impression (800 écus d'or soit
l'équivalent de 20 ans de salaire d'un ouvrier spécialisé de l'époque,
selon l'estimation de J.F. Gilmont). C'est Farel qui fut chargé de
coordonner le projet.
Farel n'avait pas
envie d'imprimer une simple traduction de la Bible latine de Lefèvre d'Etaples:
ce texte était basé sur la version latine de la Vulgate mais cependant
avait été corrigé en suivant les textes grecs du Nouveau Testament.
Farel préférait qu'une nouvelle traduction soit réalisée directement à
partir des textes originaux hébreux et grecs. Il lui fallut une année
pour convaincre son ami Pierre-Robert Olivétan, né vers 1506 sous le nom
de Louis Olivier, de se lancer dans ce travail considérable. Farel avait
connu Olivétan vers 1529 à travers une lettre de présentation que lui
avait adressée Boniface Wolfhard. Voici ce qu'il était écrit de lui:
" Ce jeune homme, qui
aime d'un amour ardent les saintes lettres, et chez lequel on trouve
une piété et une intégrité extrêmes, se dérobe en ce moment à sa
charge de prédicateur, comme étant au-dessus de ses forces, soit
qu'il use en cela de modestie, soit qu'il ait une parole peu facile".
En effet, Olivétan
était peu doué pour la prédication en chaire. En revanche, c'était un
homme très savant en hébreu et en grec qu'il avait étudié de 1528 à 1531
à Strasbourg. En 1531, il alla à Neuchâtel où le conseil de la ville
l'engagea comme maître d'école. L'insistance de Farel fut sans relâche
pendant les premiers mois de 1533. Olivétan ne se sentait pas capable de
traduire la Bible, par modestie surtout. Puis, il comprit que cette
insistance était un véritable appel de Dieu. Il accepta donc de traduire
la Bible. Il s'installa aux Vallées, dans les Alpes, chez les vaudois.
Olivetan avait à sa disposition de nombreux anciens manuscrits de
Lefèvre d’Étaples, dont un de la Vestus Italia ou Version en Vieux
Latin, traduite en 157 ap JC sur les manuscrits de l'église d'Antioche.
Il dit expressément s’être servi de versions latines autres que la
Vulgate. S’il ne précise pas d’avantage, c’est uniquement par prudence
évangélique. Il consulta aussi la Bible Allemande de Martin Luther, la
Teplice Bohémienne, et la Version Romanche des Vaudois. Pour le texte
Hébreu de l’Ancien Testament, il disposait des trois premières éditions
imprimées du Texte Massorétique (1488, 1491, 1494), dont la troisième
fut utilisée par Luther. Pour le Grec du Nouveau Testament, il avait
accès aux quatre premières éditions du texte d’Érasme de Rotterdam
(1516, 1519, 1522, 1527) qui devint connu comme le Texte Reçu. Olivétan
travailla avec des dictionnaires de l'époque, le "Dictionarium hebraicum"
de S. Munster, publié à Bâle en 1525 et le "Thesaurus linguae sanctae"
de S. Pagnini, publié à Lyon en 1529. Il termina le travail le 12
février 1535: c'est à cette date qu'il rédigea la belle préface qui
accompagne la première édition de sa Bible. (Sur l'illustration : la
page de garde de la Bible d'Olivétan de 1535, in-folio de 24,5x34 cm, au
total la Bible comporte 416 feuillets).
L'imprimeur Wingle édite la
Bible d'Olivétan à Serrières, près de Neuchâtel où le traducteur se rend
en mars 1535 pour vérifier les épreuves d'imprimerie. Ce fait donna à la
Bible d'Olivetan d'être appelé parfois la Bible de Serrières. En
juillet, il retourne aux Vallées. De 1536 à 1538, nous savons qu'Olivétan
réside à Genève où il redevient maître d'école et précepteur des enfants
de Chautemps, un conseiller municipal.
Le première page de la Bible d'Olivétan, Genèse chapitre 1.
On note que la numérotation des versets n'existait pas encore, chaque
étoile dans le texte renvoie à une note dans la marge.
Olivétan part ensuite pour
l'Italie en 1538 et nous perdons sa trace. La nouvelle de sa mort,
survenue mystérieusement en août, peut-être à Rome, arrive en France en
janvier 1539. Ses amis et son cousin Calvin, alors âgé de 25 ans, furent
effondrés: ce "Fidèle serviteur de l'Église chrétienne, de bonne et
heureuse mémoire" selon les mots de Calvin, venait de rejoindre le
Seigneur, à l'âge de 32 ans seulement, pour se reposer de son œuvre.
Voici quelques passages de
la préface qu'Olivétan écrivit pour la Bible de 1535. Il clame son amour
pour la "pauvre" église de France:
"Jésus, voulant faire
fête à celle-ci de ce que tant elle désire et souhaite, m'a donné
cette charge et commission de tirer et déployer icelui thrésor hors
des armoires et coffres hébraïques et grecs, pour après l'avoir
entassé et empaqueté en bougettes (boîtes) françaises le plus
convenablement que je pourrai, en faire un présent à toi, Ô pauvre
église, à qui rien l'on ne présente. Vraiment cette parole t'est
proprement due, en tant qu'elle contient tout ton patrimoine, à
savoir cette parole par laquelle, par la foi et assurance que tu as
en icelle, en pauvreté, tu te réputes très riche ; en malheureté,
bienheureuse ; en solitude, bien accompagnée ; en doute, acertainée
; en périls, assurée ; en tourments, allegée ; en reproches,
honorée ; en adversités, prospère ; en maladie, saine ; en mort,
vivifiée. Tu accepteras donc, Ô pauvrette petite église, cestuy
présent, d'aussi joyeuse affection que de bon coeur il t'est envoyé
et dédié... Christ ne s'est-il pas donné à telle manière de gens
abjects, petits et humbles ; ne leur a-t-il pas familièrement
déclaré les grands secrets du royaume qu'il proteste leur
appartenir ? C'est sa petite bande invincible, sa petite armée
victorieuse, à laquelle, comme un vrai chef de guerre, il donne
courage et hardiesse par sa présence, et chasse toute frayeur et
crainte par sa vive et vigoureuse Parole..."
Une traduction n'est jamais
anodine. Bernard Roussel a montré que Olivétan a travaillé sur une bible
rabbinique. Olivétan joua sur 3 registres pour faire passer certaines de
ses préoccupations théologiques: d'une part, il a fait des mentions
marginales. L'apparat critique de la Bible de 1535 est l'un des plus
riches de l'époque. Certaines notes en effet indiquent expressément
certaines idées réformées comme l'injonction de ne pas participer aux
cérémonies de l'Église Romaine. Le deuxième registre est fourni par
l'index de l'ouvrage qui précise le sens doctrinale de certaines
expressions. Par exemple, Olivétan précise que "libre-arbitre" n'est pas
une expression biblique, mais il oublie de préciser que "serf-arbitre"
(qu'il utilise) n'est pas biblique elle non plus. Enfin, sur un
troisième registre, celle de la traduction, Olivétan a fait des choix.
Quand un mot hébreu avait plusieurs traductions possibles, le choix
qu'il fait est doctrinal, pour se démarquer de la tradition catholique:
ainsi, Olivétan choisit de remplacer le mot «évêque» par le mot «surveillans»,
"apôtres" par «ambassadeurs», "calice" par "coupe" ou encore le mot
"prêtre" par le mot "sacrificateur" ou "ministre". De nos jours encore,
toutes les versions protestantes ont gardé le mot "sacrificateur". Or,
nous pouvons comparer avec les anglais qui traduisirent la Bible King
James 80 ans plus tard : ils ont préféré garder le mot "prêtre".
Pour conclure cette petite
analyse critique du travail d'Olivétan, voici ce que dit B. Roussel: "
Cette traduction contribue à peser sur le groupe vaudois pour les faire
adhérer à la réforme suisse". En dehors de ces considérations
doctrinales, la traduction d'Olivétan n'était pas parfaite. Ce concept
doit être regardé dans le contexte de la flexibilité de la langue et du
fait qu'elle est en évolution constante. Lui-même le savait bien. Mais
il avait travaillé dans des conditions difficiles et avec une rapidité
incroyable parce que l'enjeu était de taille: la Réforme était commencée
depuis 5 ans à Neuchâtel et il n'y avait toujours pas de Bible en
français !
De 1535 à 1538, Olivétan
apporta de nombreuses corrections, surtout pour le Nouveau Testament.
Les spécialistes du XIXe siècle ont jugé que sa traduction de l'Ancien
Testament était un chef d'œuvre, car il maîtrisait bien mieux l'hébreu
que le grec. (sur l'illustration : le début du livre des Nombres dans
la Bible d'Olivétan. On remarquera que la fin du livre du Lévitique
finit avec une typographie élégante en cul-de-lampe. Les caractères sont
encore gothiques, hérités de la tradition manuscrite médiévale.) Une édition révisée du
Nouveau Testament fut publié en 1538 par Olivétan mais la mort le prit
la même année. Qui allait réussir à améliorer son œuvre ?
Son cousin Calvin trouvait
que la traduction d'Olivétan était "rude et aucunement éloignée de la
façon commune et reçue". Il publia en 1540 une nouvelle Bible d'Olivétan
qui devint connue comme la Bible de l'Épée, après en avoir dirigé les
travaux de révision. Mais il émit un vœu:
" Mon désir serait que
quelqu'un ayant bon loisir et étant garni de tout ce qui est requis
à une telle œuvre, y voulût employer une demi-douzaine d'ans, et
puis communiquer ce qu'il a fait à gens entendus et experts,
tellement qu'il fût bien revu de plusieurs yeux".
Malheureusement, il ne se
trouva personne pour entreprendre ce profond travail de révision. Mais
100 ans plus tard, le grand pasteur protestant Claude commença ce
travail avec un grand savant catholique Richard Simon, mais heureusement
la révocation de l'Édit de Nantes interrompit les travaux, car Richard
Simon était un ennemi du Texte Reçu et le résultat de ces travaux aurait
été une Bible d'Olivetan frelatée. Louis XIV venait de proscrire le
protestantisme de France et les huguenots commencèrent à fuir la
persécution des dragonnades. Ce fut vers cette période que plusieurs
huguenots s'établirent en Nouvelle France (le Québec) amenant avec eux
leur Bible précieuse.
Dès la parution de 1535, la
Bible d'Olivétan était tellement réussie pour l'époque qu'elle provoqua
un petit raz-de-marée ! En 1562, la Bible de Genève était publiée en
anglais par des exilés britanniques qui avait utilisé comme modèle la
Bible d'Olivétan. Le hollandais Hackius se basa aussi sur Olivétan pour
réviser la Bible de Hollande. En 1588, Théodore de Bèze révise une
nouvelle fois le texte d'Olivétan : c'est cette version qui devient
alors ce que l'on appelle "la Bible de Genève". La Bible de
Genève est ensuite imprimée à la Rochelle en 1606, à Saumur en 1614, à
Sedan en 1633, à Amsterdam en 1635. En 1644 la Bible de Genève est revue
par Diodati avec des annotations abondantes. En 1652 a lieu la première
impression parisienne de la Bible de Genève. 17 ans plus tard, est
publiée la plus belle Bible du XVIIe siècle : il s'agit de la
monumentale Bible de Genève de 1669 publiée chez les célèbres
imprimeurs Elzévier par les pasteurs français Samuel et Louis Des Marest.
Cette Bible comporte toutes les notes théologiques franco-flamandes des
éditions antérieures. Enfin, 30 ans plus tard, à la demande des Eglises
Wallonnes francophones, David Martin, un pasteur Calviniste, se livre à
son tour à une révision de la Grande Bible de Genève. Il publie le
Nouveau Testament en 1696, puis l'intégralité de la Bible en 1707, à
Amsterdam. Après décision du Synode de Leuwarden, la Bible de David
Martin devient dès 1710 la version officielle des églises protestantes
de langue française. En 1744, Pierre Roques, pasteur à Bâle,
publie une édition de la Bible Martin, avec quelques retouches de
langage. Pendant près de 250 ans, toutes les éditions protestantes de la
Bible en français ont été basées sur le travail d'Olivétan, de son
cousin Calvin, et de Théodore de Bèze. C'est seulement en 1724 que le
pasteur Arminien, J.F. Ostervald, entreprit la tâche de remettre en
français courant la Bible de Genève. Heureusement sa foi Arminienne et
ses tentatives de rapprochements avec le Catholicisme n'ont pas teinté
son travail sur une Bible qui était et qui est encore complètement
Calviniste. Son travail fut publié en 1744. Et voici comment la Boucle
est bouclée ! Avec la Bible des Réformateurs, disponible encore
aujourd'hui pour le lecteur attentif du XXIe siècle dans ses versions de
Genève, Martin, Ostervald, Épée, la Bible française a gardé le même
esprit de piété, de ferveur et d'honnêteté qui, de Pierre-Robert
Olivétan, à Ostervald, en passant par Calvin, Théodore de Bèze, a animé
les fidèles serviteurs de Dieu au service de la Parole de Jésus-Christ.
BibleTexte et ChristoBible prennent la
défensive de la Bible de l'Épée sans négliger les autres versions de la
Bible des Réformateurs.
Une Prise de conscience
vous pervertissez les
paroles du Dieu vivant, de l'Éternel des armées, notre Dieu.
Jérémie 23:36
Je proteste à
quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre que si
quelqu'un y ajoute, Dieu fera tomber sur lui les plaies écrites
dans ce livre; Et si quelqu'un retranche des paroles du livre de
cette prophétie, Dieu retranchera sa part du livre de vie, et de
la sainte cité, et des choses qui sont écrites dans ce livre.
Apocalypse
22:18-19.
Avez-vous une SAINTE BIBLE ?
En guise de première
démonstration, veuillez ouvrir votre Bible pour vérifier ces 4 versets.
Romains 1:6 version
OSTERVALD
" Car je n'ai point honte de l'Évangile de Christ, car c'est la
puissance de Dieu, pour le salut de tous ceux qui croient, du Juif
d'abord, du Grec ensuite. "
KING JAMES
For I am not ashamed of the gospel of Christ: for it is the power
of God unto salvation to every one that believeth; to the Jew
first, and also to the Greek.
SEGOND
Car je n'ai point honte de l'Évangile: c'est une puissance de Dieu
pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du
Grec,
DARBY
Car je n'ai pas honte de l'évangile, car il est la puissance de
Dieu en salut à quiconque croit, et au Juif premièrement, et au
Grec. ,
TOB
Car je n'ai pas honte de l'Évangile: il est puissance de Dieu pour
le salut de quiconque croit, du Juif d'abord, puis du Grec.
BIBLE de JERUSALEM
Car je ne rougis pas de l'Évangile: il est force de Dieu pour le
salut de tout croyant, du Juif d'abord, puis du Grec.
Philippiens 4:13
version OSTERVALD
" Je puis tout par Christ, qui me fortifie."
KING JAMES
I can do all things through Christ which strengtheneth me.
SEGOND
Je puis tout par celui qui me fortifie.
DARBY
Je puis toutes choses en celui qui me fortifie.
TOB
Je peux tout en celui qui me rend fort.
BIBLE de JERUSALEM
Je puis tout en Celui qui me rend fort.
BIBLE BAYARD
Je suis capable de tout avec celui qui me rend fort
Romains 8:1 version
OSTERVALD
1 Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en
Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l'esprit;
KING JAMES
1 There is therefore now no condemnation to them which are in Christ
Jesus, who walk not after the flesh, but after the Spirit.
SEGOND
1 Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en
Jésus-Christ.
DARBY
1 Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont
dans le Christ Jésus;
TOB
1 Il n'y a donc, maintenant, plus aucune condamnation pour ceux qui
sont en Jésus Christ.
BIBLE de JERUSALEM
1 Il n'y a donc plus maintenant de condamnation pour ceux qui sont
dans le Christ Jésus.
1 Jean 5:6-8 (le passage
en
rouge
est omis dans les versions modernes)
Bibles du XX° siècle SEGOND, tob, Jérusalem
6 C 'est lui, Jésus-Christ, qui est venu avec de l'eau et du sang;
non avec l'eau seulement, mais avec l'eau et avec le sang; et c'est
l'Esprit qui rend témoignage, parce que l'Esprit est la vérité.
7 Car il y en a trois qui rendent témoignage:
8 l'Esprit, l'eau et le sang, et les trois sont d'accord. .
Bibles du XVIII° siècle Bible Martin, Bible Ostervald
6 C 'est ce Jésus, le Christ, qui est venu par l'eau et par le
sang; non par l'eau seulement, mais par l'eau et par le sang; et
c'est l'Esprit qui en rend témoignage : or l'Esprit est la vérité.
7 Car il y en a trois
dans le ciel qui rendent témoignage: le Père,
la Parole et le Saint-Esprit ; et ces trois-là se sont qu'un.
8 Il y en a aussi trois
qui rendent
témoignage
sur la terre
: savoir, l'Esprit, l'eau et le sang, et les trois se rapportent
à un.
Chronologie des Bibles
françaises
du XVIe au XXe siècle (avec des précisions sur les
manuscrits utilisés)
1521 Traduction de la
Bible (en allemand) par Luther. (Nouveau Testament traduit sur les
manuscrits gréco-byzantins, dit "Texte majoritaire" ou "Texte reçu")
1535 Bible d'Olivétan,
Neuchâtel, basé sur les textes hébreux et grec.(Nouveau Testament
traduit sur les manuscrits gréco-byzantins, dit "Texte majoritaire"
ou "Texte reçu").
1530 Bible de Lefèvre d'Etaples,
Anvers (la version catholique la plus utilisée, basée sur la Vulgate
latine).
1532 Livre de Pantagruel
de Rabelais.
1540 - 1546 Bible à l'Epée,
Genève.(Nouveau Testament traduit sur les manuscrits gréco-byzantins,
dit "Texte majoritaire" ou "Texte reçu"); Premier révision
calvinienne.
1551 Fin de la révision
sous la direction de Calvin du texte traduit par Olivétan.
1553 Bible de Robert
Estienne, avec numérotation des versets.(Nouveau Testament traduit
sur les manuscrits gréco-byzantins, dit "Texte majoritaire" ou
"Texte reçu")
1555 Bible de
Castellion.
1550 Première Bible de
Louvain.
1550 Défense et
illustration de la Langue Française de Joachim du Bellay.
1566 Bible de René
Benoist.
1588 Révision du texte
d'Olivétan par Théodore de Bèze.
1578 Bible des
Théologiens de Louvain, chez Plantin.
1580 Les Essais de
Montaigne
Bibles
Protestantes
Bibles
Catholiques
Dates Contemporaines
XVII° siècle
La Bible de la Révision
Genevoise de 1588 est imprimée tout au long du siècle.
La Bible Reina Valera,
version espagnole publiée à Amsterdam en 1602. Connue aussi comme
Bible de l'Ours.
1608 Bible
Latin-Français des docteurs de Louvain, Paris.
1610 Assassinat d'Henri
IV.
Bible de Genève,
imprimée à la Rochelle en 1606, à Saumur en 1614, à Sedan en 1633, à
Amsterdam en 1635. (Texte Reçu)
1644 Bible de Genève
revue par Diodati avec annotation abondante, Genève. (Texte Reçu)
1652 Premier impression
parisienne de la Bible de Genève. (Texte Reçu)
1669 Bible
monumentale de Genève de Des Marest avec toutes les notes
franco-flamandes.(Texte Reçu)
1643 Bible de Jacques
Corbin.
1656-1693 Port-Royal,
dont Isaac Lemaistre de Sacy et Blaise Pascal, publie l'Ancien
Testament avec les notes des pères apostoliques. De Sacy suit
beaucoup la Vulgate .
1661 Règne personnel de
Louis XIV.
1685 Révocation de l'Edit
de Nantes qui prive les protestants de la liberté de culte. Début
des dragonnades et des persécutions.
1687 Bible de Genève
publiée à Londres.(Texte Reçu)
1699 Bible de Genève
publiée à Amsterdam. (Texte Reçu)
1696 Bible de Port
Royal, avec de courtes notes, en 6 Vol.
1689 Racine fait jouer
Esther et Athalie
Bibles
Protestantes
Bibles
Catholiques
Dates Contemporaines
XVIII° siècle
1707 David Martin publie
la Sainte Bible à Amsterdam.(Texte Reçu)
1701 Bible de Port
Royal.
1715 Mort de Louis XIV.
1724 La Bible de David
Martin est publié avec les arguments et réflexions de JF Ostervald,
théologien prédicateur né en 1663.(Texte Reçu)
1723 Majorité de Louis
XV.
1726 Révision officielle
du NT de la Bible de Genève.(Texte Reçu)
1741 Bible de Charles le
Cène, Amsterdam
1744 Bible de Jean
Frédéric Ostervald, Neuchâtel.(Texte Reçu)
1793 Traduction anglaise
de la Bible Ostervald.
1739 Bible de Nicolas le
Gros, dite Bible de Cologne.
1745-1751 Bible de
Beauvilliers de Saint-Aignan, 15 Vol, Bruxelles.
1789-1803 Bible de Sacy,
avec illustrations.
1787 Louis XVI publie
l'édit de Tolérance vis-à-vis des protestants.
1789 La Révolution
Française rend leurs droits civiques aux protestants.
Bibles
Protestantes
Bibles
Catholiques
Dates Contemporaines
XIX° siècle
La Bible de Jean
Frédéric Ostervald, est révisée en 1805, 1822 et 1835.(Texte Reçu)
Bibles Catholiques
prétendument Protestantes
1873 Louis Segond publie
l'Ancien Testament.
1880 L. Segond publie le Nouveau Testament. (Nouveau Testament
traduit sur les codexs Sinaiticus, Vaticanus, "Texte minoritaire",
corrompu ! )
1885 Bible de Darby.
(Nouveau Testament traduit sur les codexs Sinaiticus, Vaticanus,
"Texte minoritaire", corrompu ! )
1872, version dite de
Lausanne.
1894-1904 L'abbé Crampon
publie la première traduction catholique établie sur les textes
hébreu et grec. (Texte corrompu).
1899 Le Rabbinat
français offre une traduction de l'Ancien Testament sous la
direction de Zadok Kahn.
Bibles
Protestantes
Bibles
Catholiques
Dates Contemporaines
XX° siècle
Bibles Catholiques
prétendument Protestantes
1910 Révision de la
Bible Segond.(Nouveau Testament traduit sur les codexs Sinaiticus,
Vaticanus, "Texte minoritaire", corrompu ! )
1910 Bible Synodale
réalisée à la demande des Églises Réformées de France. Perversion du
texte de la Bible Ostervald pour le rendre conforme aux lectures du
Texte Critique ou Texte Minoritaire corrompu.
1949 Bible du
Centenaire, réalisée pour le centenaire de la Société Biblique de
Paris.(Nouveau Testament traduit sur les codexs Sinaiticus,
Vaticanus, "Texte minoritaire", corrompu ! )
1950 Bible du Cardinal
Liénard.(Nouveau Testament traduit sur les codexs Sinaiticus,
Vaticanus, "Texte minoritaire", corrompu ! )
1952 Bible des moines de
Maredsous, révisée par les moines de Hautecombe en 1968, (Nouveau
Testament traduit sur les codexs Sinaiticus, Vaticanus, "Texte
minoritaire", corrompu ! )
1956 Bible de Jérusalem,
de l'école biblique catholique de Jérusalem.(Nouveau Testament
traduit sur les codexs Sinaiticus, Vaticanus, "Texte minoritaire",
corrompu ! )
1971-1982 Bible en
français courant (Nouveau Testament traduit sur les codexs
Sinaiticus, Vaticanus, "Texte minoritaire", corrompu ! )
1972-1975
La TOB, traduction oecuménique de la Bible, (Nouveau Testament
traduit sur les codexs Sinaiticus, Vaticanus, "Texte minoritaire",
corrompu ! )
- 1996 Révision de la
Bible d'Ostervald. (Texte reçu). Édition basée sur le texte de Ch.
L. Frossard de 1886. - Nécessite une nouvelle révision.
- 2005 Révision de la
Bible de l'Épée (Bible informatique) - (Texte Massorétique Hébreu et
Texte Reçu Grec)
- 2006 Réimpression du
NT de la Bible de Genève 1669. (Bible informatique)
- 2006 Bible King James
Française (Bible informatique)
NOTE
Une nouvelle édition de
la Bible Segond traduite sur le Texte Reçu est en voie de
préparation. Le Nouveau Testament de la
Nouvelle Segond 21 est
terminé, mais aucune analyse compétente du texte n'a encore été
faite. Laisse à voir si elle est une perversion du Texte Reçu ou si
elle lui demeure fidèle.
Bibles Catholiques
prétendument Protestantes
1978 Bible à la Colombe,
nouvelle segond révisée, (Nouveau Testament traduit sur les codexs
Sinaiticus, Vaticanus) Légèrement corrigée sur le Texte Reçu.
2000 Nouvelle version en
français courant, dite "Bible du semeur" : traduction dangereuse !
(Nouveau Testament traduit sur les codexs Sinaiticus, Vaticanus,
"Texte minoritaire", corrompu ! )
2002 NBS, nouvelle Bible
Segond, par l'alliance biblique universelle (Nouveau Testament
traduit sur les codexs Sinaiticus, Vaticanus, "Texte minoritaire",
corrompu ! )
1977 Chouraqui, exégète
juif, traduit la Bible en langue littérale.
Y a-t-il beaucoup d'autres
différences entre les versions bibliques françaises ?
Oui, elles se comptent par
dizaines. Le deuxième volet de ce dossier récapitule une bonne partie des
recherches comparées dans les principales versions disponibles.
Pourquoi les Bibles
modernes sont-elles si différentes des Bibles anciennes ?
Tout simplement parce que les
textes grecs utilisés ont été altérés au XIX° siècle par des hommes sans
piété véritable, ayant même pratiqué l'occultisme. Dans le troisième
article nous aurons une vue d'ensemble qui nous montre comment ces
"chirurgiens du texte Grec" ont réussi de manière obscure à faire passer
cette supercherie dans le monde protestant.
Quels sont les bons
manuscrits?
Le quatrième volet contient
deux cours articles destinés à montrer comment Dieu a préservé sa parole,
et dans quel esprit nous devons aborder ce sujet si vital pour l'avenir de
la Bible. Le cinquième volet développera davantage la formation du Texte
Reçu par les manuscrits et les versions anciennes. Fort heureusement nous
savons dans quels textes la Parole divine est préservée. Les manuscrits
altérés voire même corrompus seront identifiés, évidences à l'appui.
Faut-il avoir peur de la
critique textuelle?
Le sixième article nous
montrera quel rôle a joué la critique textuelle dans l'amputation visible
des textes dans les Bibles modernes et comment aborder la critique
textuelle de façon à respecter l'origine de la Bible.
Est-ce si dangereux que
cela, toutes ces altérations de la Sainte Bible ?
Aucun chrétien n'ignore les
paroles du serpent ancien dans le jardin d'Eden: "Quoi ! Dieu aurait dit:
Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin !", mettant ainsi en
doute la parole de Dieu et falsifiant aussi son message. Les puissances
des ténèbres ne peuvent pas faire disparaître la bible mais elles
utilisent des hommes pour la modifier. Et puisqu'il existe un précèdent,
pourquoi ne pas continuer? Les futures "nouvelles Bibles", une fois
débarrassées de quelques précisions et de quelques textes qui fâchent,
pourraient ensuite servir au culte de l'antichrist mentionné dans la
prophétie biblique. Ceux qui ne sont pas attentifs croiront rendre un
culte à Dieu. Dans certains passages de la Nouvelle Bible Bayard, le
vocabulaire choisi s'aligne déjà sur les idées philosophiques du "Nouvel-age".
On enlève le mot ENFER et le mot REPENTANCE, le mot CHARITÉ est remplacé
par le mot AMOUR, le mot CHRIST est retiré du prénom JÉSUS, ailleurs on
remplace JÉSUS par SEIGNEUR: bref, on prépare le vocabulaire qui servira
aux doctrines apostates, ces changements on l'air anodins pour un lecteur
non-averti mais ils sont loin d'être innocents.
Que faire pour défendre
l'intégrité de la Sainte Bible ?
D'abord étudier ce dossier
complètement et scrupuleusement. Ensuite faire passer le message,
enseigner ces choses parmi les membres des Églises de Christ qui se
trouvent dans les maisons. Abandonner les traductions altérées et utiliser
une traduction fidèle. Nous n'avons pas besoin de "nouvelles Bibles"
basées sur le Texte Néologique de la Critique Textuelle, nous avons besoin
d'obéir à la Parole de Dieu qui est ancienne. Dans le dernier volet de ce
dossier, vous trouverez des infos pour vous procurer des Bibles complètes.
Que le Seigneur Jésus-Christ nous conduise sur le bon chemin, qui est
étroit mais qui est sûr !
Les "chirurgiens" du texte
grec de la Bible: Deux hommes sans piété scripturaire, et impliqués dans
l'occultisme, Westcott et Hort.
L'équipe des traducteurs de la
TOB, traduction œcuménique de la Bible, déclare dans la préface de leur
première édition de 1972, que l'un des meilleurs textes grecs de la Bible
est celui de Nestle-Aland, édition critique basée sur les révisions du
XIXe siècle effectuées par Tischendorf, Westcott et Hort, et Weiss.
Voici qui étaient deux de ces
spécialistes !
Brooke Foss Westcott
(1825-1901) et Fenton John Anthony Hort (1828-1892) étaient deux
universitaires anglais qui produisirent le texte grec corrompu sur lequel
sont basées les versions modernes. On doit à leur influence dominante sur
le Comité de révision de 1871-1881 la plupart des corruptions qui touchent
les traductions modernes.
Voici le constat établi par le
révérend D. A. White, qui écrit ce qui suit (en page 41 de son livre
Defending the King James Bible):
" Le texte de Westcott et
Hort modifie le Texte Reçu en 5 600 endroits… Mon compte personnel
remonte au 2 août 1984 et, au moyen du NOUVEAU TESTAMENT GREC de
Scrivener, j'ai relevé 5 604 modifications apportées au Texte reçu par
Westcott et Hort dans leur Nouveau Testament grec. De ces
5 604 modifications, j'ai noté:
1 952 omissions
(35 %),
467 ajouts (8 %)
et
3 185 modifications
(57 %).
À ces 5 604 endroits où on
notait des modifications, on avait ajouté 4 366 mots, ce qui porte à
9 970 le nombre de mots grecs. C'est donc dire que dans un texte grec
de 647 pages (p. ex., le texte de Scrivener), cela représente en
moyenne des modifications à 15,4 mots par page du Texte Reçu.
Celui qui étudie l'histoire
des traducteurs de la Bible doit connaître la biographie de ces deux
hommes. Ces renseignements sont fort bien documentés dans Final
Authority de William Grady, et dans New Age Bible Versions de
Riplinger.
Voici quelques éléments qu'il
faut connaître à leur sujet:
À eux deux, les
livres Life and Letters of Brooke Foss Westcott et Life
and Letters of Fenton John Anthony Hort contiennent plus de
1 800 pages. Il n'y a pas l'ombre d'un témoignage personnel de salut
de la part d'aucun de ces hommes, et on ne trouve le nom de Jésus
que neuf fois!
Westcott croyait
fermement au culte de Marie, tandis que Hort affirmait que le culte
de Marie avait beaucoup en commun avec le culte de Jésus.
Hort croyait au
maintien des sacrements de l'Église romaine catholique.
Hort croyait en la
régénération de l'âme par le baptême tel qu'enseigné par l'Église
catholique.
Hort rejetait
l'infaillibilité de l'Écriture sainte.
Hort s'intéressait
beaucoup aux travaux de Charles Darwin, lui et Westcott rejetaient
le récit de la Création.
Tous deux
rejetaient l'existence de l'Enfer et appuyaient les prières pour les
morts du purgatoire.
Hort refusait de
croire aux anges.
Pendant qu'ils
travaillaient sur leur texte grec (1851-1871) et au comité de
révision de la Version révisée (1871-1881), Westcott et Hort
s'étaient attachés " à des esprits séducteurs et à des doctrines
inspirées par les démons " (1 Tim.4:1). Les deux hommes étaient
vivement intéressés par les pratiques occultes et les clubs. Ils
mirent sur pied le club Hermes en 1845, la Ghostly
Guild en 1851 puis, au cours de la même année, Hort se joignit à
un club secret appelé Les Apôtres. Il s'agissait de groupes
spirituels qui croyaient en des pratiques antibibliques telles que
la communication avec les morts (nécromancie).
Le texte grec de
Westcott et de Hort fut remis EN SECRET au Comité de révision.
Les membres du
Comité de révision de 1881 promirent de garder le secret
relativement au nouveau texte grec utilisé; ils se rencontrèrent en
silence pendant 10 ans.
Le texte grec
altéré de Westcott et de Hort n'a été diffusé au public que cinq
jours avant le commencement de la Version révisée. Cela a empêché
les universitaires qui croyaient en la Bible, dont Dean Burgon, de
le réviser et d'exposer à temps un tel amas de corruption.
Or, le serpent était le plus fin de tous les animaux des champs, que
l'Éternel Dieu avait faits; et il dit à la femme: Quoi ! Dieu
aurait dit: Vous ne mangerez point de tout arbre du jardin !
(Genèse 3:1)
La Bible nous a prévenu que
l'une des techniques du malin est de remettre en question la Parole de
Dieu: il aime nous faire douter, nous faire interpréter les paroles de
Dieu pour s'y glisser par le scepticisme et la désobéissance. La critique
textuelle est une science littéraire qui tente d'analyser tous les
manuscrits bibliques en notre possession pour les classer, les commenter
et en définir la valeur. La critique externe essaie de dresser la
chronologie et les liens qui unissent ou séparent les vieux manuscrits. La
critique interne est une deuxième approche qui interprète le contenu des
manuscrits. Voici ce qu'écrivent les traducteurs de la TOB:
"Toutefois, cette
méthode fait largement intervenir le jugement subjectif du critique,
qui doit exploiter tout à la fois son sens personnel du texte et sa
connaissance du comportement coutumier des scribes ainsi que des
erreurs qu'ils commettent le plus habituellement. Ce caractère
subjectif de la méthode explique dans une large mesure qu'elle ne
soit, en règle générale, employée que comme un complément à la
critique externe".
C'est la critique textuelle du
XX° siècle qui a mis à l'honneur les Codex Vaticanus et Sinaiticus en les
déclarant les plus neutres, les plus fidèles qui soient. Pourtant le CODEX
Vaticanus est apparu mystérieusement (les traducteurs de la TOB disent: de
provenance inconnue !!!!), soi-disant trouvé par hasard au XIX° siècle
dans les caves du Vatican. Le CODEX Sinaiticus aurait été découvert par
Tischendorf dans les rebuts du monastère de Sainte-Catherine, sur le mont
Sinaï, au XIX° siècle.
Codex Vaticanus
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Codex Sinaïticus
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Au XX° siècle, sous
l'influence des travaux de Westcott et Hort dont nous venons de voir les
exploits, ces codex corrompus, ont pris la place qu'occupait le Texte
Reçu, utilisé autrefois dans l'impression des Bibles anciennes. Dès
l'invention de l'imprimerie, les Bibles publiées reposaient sur le texte
biblique grec dit "Syrien" ou "Byzantin", rassemblé vers l'an 300 à
Antioche. C'est ce Texte Reçu qui fut utilisé par les Vaudois et par la
Réforme Protestante de 1535 à 1910 pour publier des Bibles fidèles.
Les Bibles protestantes: La
Traduction d'Olivétan (1535), la Bible de l'Épée et la Bible de Genève qui
sont nul autre que la Bible d'Olivetan révisée par Calvin (1540-1560), et
plusieurs autres Pasteurs et Professeurs de l'Eglise de Genève dont
Théodore de Bèze (1588), la Bible Martin et la Bible de Jean-Frédéric
Ostervald (révision de la Bible de Genève publiée en 1744) reposent toutes
sur le Texte Reçu et permettent aujourd'hui de constater les changements,
omissions et altérations que les Bibles modernes ont introduites en se
basant sur les codex Vaticanus et Sinaïticus.
Lorsque Jésus prononça les
paroles suivantes il ne s'adressait pas à des païens pervertis mais à des
hommes religieux, certains étaient les docteurs en théologie de son
époque.
"Le père dont vous êtes issus,
c'est le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a
été meurtrier dès le commencement, et il n'a point persisté dans la
vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il dit le mensonge,
il parle de son propre fonds; car il est menteur, et le père du mensonge."
Jean 8:44
La route des puissances
ténébreuses est barrée par un livre: la Sainte Bible, Parole de Dieu pour
les hommes. Lorsqu'on ouvre ce livre, un mur de mots se dresse, gravés
dans la pierre des siècles. Dans ce livre, il est écrit: Tu adoreras le
Seigneur ton Dieu et lui seulement… Luc 4 :8
Souvenons-nous du contexte de
ce passage lors de la tentation au désert: Lorsque le Seigneur répondit
ces quelques paroles divines à Satan, celui-ci était, lui aussi, en train
de citer la Parole de Dieu mais à des fins de corruption. Les puissances
du mal s'intéressent donc véritablement à la Bible, mais c'est afin
d'affaiblir la Parole de Dieu. Elles procèdent par petites retouches en
enlevant quelques mots par ici et quelques mots par là, en remplaçant
quelques mots par d'autres. Nous ne parlons pas ici de problèmes de
traduction mais de déformation, d'omission, et de trahison. Une foi que le
principe est accepté, le processus pourra s'étendre. Nous sommes
maintenant à l'époque où la corruption veut aller beaucoup plus loin.
Jésus nous a mis en garde: «Satan vient, et enlève la
parole qui avait été semée dans leur cœur.» (Marc 4:15). Nous savons maintenant
que l'ennemi de nos âmes enlève des mots de la Bible. Ce fut son œuvre au sein même du
protestantisme moderne.
Une fois présentés les premières techniques
d'altération, et les premiers agents de l'ère moderne qui ont opéré en
étant probablement eux-mêmes dupés par le "père du mensonge", nous
aborderons succinctement dans le volet suivant la préservation du Texte
sacré ainsi qu'un début d'argumentation sur la question des manuscrits.
Tout
lecteur français de la Bible sait que nous ne
possédons pas les textes originaux du Nouveau
Testament rédigés au premier siècle par Paul, Pierre,
Jean et d'autres collaborateurs des apôtres. Les
originaux ont disparu, abîmés, inutilisables ou usés
par une lecture répétitive. Très tôt on a fait des
copies et des versions qui ont également disparu.
Certaines d'entre elles subsistent cependant, en plus
ou moins bon état, mais dispersées dans le monde,
essentiellement européen. Parmi ces textes nous avons
des manuscrits en grec majuscule (manuscrits onciaux)
et d'autres, plus nombreux, en grec minuscule.
Dans diverses bibliothèques européennes il existe plus
de 5000 manuscrits en diverses langues datant, pour la
plupart, des 10 premiers siècles de notre ère. À ces
manuscrits il faut ajouter ceux de l'Ancien Testament
découverts dans les grottes de Kumran et qui datent
des deux derniers siècles avant J.-C. Tous les
manuscrits n'ont pas le même texte. Il y a de
nombreuses variantes, lesquelles cependant, n'en
changent guère le sens. Des savants les ont classés
par famille en textes minoritaires et en textes
majoritaires (alexandrins, byzantins, etc.). En les
étudiant les uns par rapport aux autres ils sont
arrivés à un certain consensus. Érasme de Rotterdam
(1469.1536), et d'autres avec lui, ont établi ou
utilisé, un texte appelé le Texte Reçu ("Textus
Receptus"). D'autres encore, plus proches de nous, ont
rejeté le Texte Reçu et ont établi un deuxième texte
qui sert de base à toutes les traductions récentes de
la Bible. C'est le texte Nestlé-Aland. Il dérive
surtout des textes minoritaires comme les manuscrits
Aleph (Sinaïticus), le texte B (Vaticanus), le texte A
(Alexandrinus) etc. La plupart de ces manuscrits ont
été rédigés avant le 4e siècle et, du fait de leur
antiquité, sont considérés par certains critiques
textuels comme étant plus fidèles que les autres. Il
n'est cependant pas sûr du tout que les textes les
plus anciens soient les meilleurs. Nous possédons des
versions moins anciennes, mais plus fiables que les
sus nommées.
Des érudits, comme Érasme de Rotterdam, ont beaucoup
travaillé pour parvenir à un texte grec convenable.
C'est son texte, le Texte Reçu, qui a été à l'origine
des premières traductions de la Bible en français,
comme celle d'Olivetan et beaucoup d'autres après
elles. Ces traductions françaises ont été utilisées
par nos ancêtres spirituels. Dieu a également utilisé
ces traductions basées sur le Texte Reçu pour
développer son oeuvre dans les pays de langue
anglaise, tant par les réveils religieux que dans le
développement des missions. La version du roi Jacques
(la "King James Version" KJV de 1611) est encore
aujourd'hui une des traductions favorites pour
beaucoup dans les pays anglophones.
Les versions récentes, catholiques ou protestantes,
ont été faites selon le texte Nestlé - Aland à
l'exception de la version Ostervald, 1996, dont le
Nouveau Testament est du pasteur Ch. Frossard (1869),
traduit d'après le Texte Reçu. (NOTE: Il nous faut
inclure aussi la Bible de l'Épée, la Bible de Genève,
la Bible Martin, et la nouvelle King James Française,
tous dont le Nouveau Testament provient du Texte
Reçu.) Depuis peu cependant, certains spécialistes
sont revenus au Texte Reçu. Des frères canadiens ont
comparé une quinzaine de versions différentes et sont
parvenus à la conclusion que la version Ostervald de
1996, tenait compte d'un certain nombre de variantes
qui leur paraissaient plus en harmonie avec l'ensemble
du texte biblique, contrairement aux versions
protestantes et catholiques des XIXe et XXe siècles.
Malheureusement l'édition 1996 de la Bible Ostervald
manque de fidélité au Texte Reçu dans certains
passages du Nouveau Testament, particulièrement dans
Luc 2:22; 1 Pi. 1:19, et une recherche minutieuse en
révèlerait plusieurs autres. Il est déplorable que
la Ostervald 1996 porte plusieurs altérations dans son
Nouveau Testament qui favorisent le Texte Critique.
Il nous faudrait revenir en arrière car les
anciennes éditions de l'Ostervald, comme celle de
1885, sont beaucoup plus fidèle et plus précise.
Toutefois mieux vaudrait une nouvelle traduction
complète du Texte Reçu à partir de celui de Scrivener
1894, mais une traduction accomplie par un traducteur
impartial, un christien réel, qui est libre de
l'influence des dénominations dites chrétiennes.
Bible Ostervald 1885
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La plupart des anciens traducteurs de la Bible
préconisaient l'équivalence formelle (littérale),
alors que les traducteurs récents adoptent
généralement l'équivalence dynamique ou fonctionnelle.
La question que l'on doit se poser n'est donc plus:
"Qu'est-ce que Dieu a dit exactement dans sa
Parole ?", mais:
"Qu'est-ce que Dieu voudrait que je comprenne ?", ce
qui dénote un glissement dangereux de la révélation
divine vers la compréhension humaine.
Pour ce qui est des critiques textuels des Saintes
Écritures l'on sait qu'ils étaient fortement
influencés par le darwinisme, par l'évolutionnisme et,
en général, par le rationalisme. Ceux-là ne pouvaient
guère jouir de la confiance des enfants de Dieu. En
général, ils rejetaient même l'inspiration verbale des
Écritures. Quelques uns, par contre, tel Dean John
William BURGON, ont réagi systématiquement contre leur
libéralisme (voir plus bas). Aujourd'hui, cependant, nous assistons à
une tendance de la part de quelques savants à revenir
au Texte Reçu, après l'avoir négligé et même méprisé
au profit du texte Nestlé Aland considéré d'abord
comme étant plus digne de confiance.
Vous voilà en possession
d'un grand nombre d'informations à diffuser autour de vous, si vous
vous sentez appelé à témoigner en faveur de l'intégrité de la Sainte
Parole de Dieu.
En considérant le voile
immense d'obscurité qui est en train d'être jeté sur le monde par les
forces des ténèbres, il faut se souvenir que le voile d'obscurité a
été déchiré une fois pour toutes par le Seigneur Jésus-Christ, au
moment où il a expiré sur la croix, à notre place.
Rien, ni personne ne
pourra altérer la puissance de la Parole de Dieu. Quelque soit les
entreprises des ténèbres, la Parole de Dieu agira aujourd'hui avec la
même efficacité qu'elle l'a fait par le passé.
Restons donc confiants
dans le Seigneur, continuant à nous informer, à enseigner, à nous
sanctifier et à nous consacrer aux œuvres que le Seigneur a préparées
pour chacun d'entre nous.