Il
faut noter qu’à l’exception du livre d’Esther, tous les livres
canoniques de l’Ancien Testament sont représentés dans les
fragments des 190 manuscrits différents trouvés dans les 11 grottes
de Qumrân. Datés entre le 3ième siècle av. J.C. et le
premier siècle
de notre ère, on trouve des manuscrits hébreux, araméen, grec et
quelques uns en écriture paléohébraïque.
|
Livre
|
Nombre
de témoins
|
Livre
|
Nombre
de témoins
|
|
Genèse
|
14
|
Josué
|
2
|
|
Exode
|
14
|
Juges
|
3
|
|
Lévitique
|
7
|
Samuel
|
4
|
|
Nombres
|
4
|
Rois
|
3
|
|
Deutéronome
|
25
|
Isaïe
|
18
|
|
Psaumes
|
31
|
Jérémie
|
4
|
|
Job
|
4
|
Ézéchiel
|
6
|
|
Proverbes
|
2
|
Petits
Prophètes
|
8
|
|
Qohélet
|
2
|
Ruth
|
4
|
|
Daniel
|
8
|
Cantique
|
4
|
|
Esdras
|
1
|
Lamentations
|
4
|
|
|
|
Chroniques
|
1
|
b-
Quelques autres manuscrits
-
Le Codex de Léningrad (appelé aussi Firkovitch) de la famille des
manuscrits Ben Asher. Il date de 1009 ap. JC, et c'est le seul
manuscrit complet de l'AT qu'on possède. Il sert de base pour les
traductions de l'AT. Témoin du texte massorétique.
-
Le Codex d'Alep : il date de 925 ap. JC, et ne contient pas le
pentateuque. Témoin du texte massorétique.
-
Le Codex des Prophètes de Pétrograd : il date de 916 ap. JC et ne
contient que les livres des prophètes postérieurs[1].
-
Le Codex du Caire : il date de 896 ap. JC et contient les livres des
prophètes antérieurs et postérieurs (cf. note 1
). Témoin du texte massorétique.
-
L'Oriental 4445 (du British Muséum) qui date d'environ 850 ap. JC
(les points voyelles ont été rajoutés environ 1 siècle après) :
il contient le pentateuque. Témoin du texte massorétique.
-
Pentateuque Samaritain : il date vraisemblablement du VIIème
ap. JC. On en a une copie à Cambridge, qui date du XIIème
ap. JC. Ces manuscrits sont intéressants car ils ont suivi une filière
de transmission indépendante des autres manuscrits (inimitié entre
juifs et samaritains).
-
Manuscrits de la Gheniza du Caire (environ 200 000) : comprennent de
nombreux fragments de la Bible (plusieurs milliers) en hébreu et en
araméen ainsi que des traductions en arabe datant pour la plupart des
VIè, VIIè, VIIIè siècles après Jésus-Christ.
-
Papyrus de Nash : date de 100 à 50 av. JC, et contient Ex 20.1-17 et
Dt 6.4-9. Découvert en Egypte au début du 20ème.
-
Rouleaux de Ketef Hinnom : ils datent d'environ 650 avant JC. Il
s'agit de 2 courts textes bibliques (Nb 6.24-26) sur feuille d'argent.
En plus du nom du possesseur qui est ajouté pour la bénédiction, il
y a quelques petites différences avec le texte biblique.
3-
Les versions anciennes de l'Ancien Testament
Quoique
ces versions soient douteuses, particulièrement la Septante mythique,
elles sont intéressantes, car on en possède qui sont plus
vieilles de plusieurs siècles que les plus vieux manuscrits hébreux
que nous possédons. De plus, souvent les traductions anciennes nous
donne la capacité de faire un retour vers le texte hébreu qui a servi de base à
la version.
a-
La Septante
Signalons
immédiatement qu'il n'existe aucun texte ou manuscrit qui se
nomme «la Septante» avant le troisième siècle
après Christ. Sa première apparition se fait avec
Origène d'Alexandrie qui l'a rédigé dans la
cinquième colonnes de son Hexaples ou Bible à six
colonnes. Son existence pré-chrétienne n'est que de la
pure spéculation basées sur des légendes et sur
des textes apocryphes comme celui de Siracide. Le fait que certains
textes de la Bible hébraïque ont été traduit
en Grec par quelques Juifs apostasiés avant Jésus-Christ,
n'est aucune preuve de l'existence d'un corpus biblique qui se nommait
la Septante. Donner de la crédibilité à la
Septante est donner de la crédibilité à
l'église Catholique et aux livres deutérocanoniques
qu'elle reçoit et auxquels elle donne autorité pour
monter ses fausses doctrines. Puisque l'origine de la Septante est
reliée intrinsèquement à Origène, il
convient de regarder un cour aperçu de son arrière plan:

Hexaples
d'Origène d'Alexandrie
Origène
Adamantius (185-254), nommé simplement Origène, fut un disciple de
Clément d'Alexandrie. Bruce Pringle nous fait remarquer que
"Clément fonda l'école d'Alexandrie qui institua la propagande des
enseignements hérétiques. Il déclara ne vouloir transmettre aucun
enseignement chrétien, sans premièrement l'envelopper de préceptes
philosophiques. Il enseigna qu'il n'y a aucun ciel, aucun enfer,
aucune nouvelle naissance, aucune expiation des péchés par le sang de
Christ, et aucune inspiration de la Parole de Dieu. En dépit de la
nature de ses enseignements, nos érudits modernes acceptent cette école
comme -le Centre de l'Éducation Chrétienne". Démétrius, évêque
d'Alexandrie, confia la direction de cette école à Origène qui n'avait
que 18 ans, mais qui déjà fut considéré génie et philosophe.
David Otis Fuller (Which Bible) nous dit: "Lorsqu'il
s'agit d'Origène, nous parlons de celui qui a fait plus que tous les
autres pour former et donner une direction aux forces de l'apostasie à
travers les siècles". Origène est reconnu pour avoir modifié
et pollué les textes de la Bible, particulièrement ceux du Nouveau
Testament. Il agissait ainsi sous prétexte de rétablir le texte
qui, selon lui, aurait contenu des supposées erreurs de transcriptions;
tout comme font les apostasiés de la Critique Textuelle Néologique qui
suivent dans ses pas. Origène fut essentiellement l'ennemi le plus
dangereux du Christianisme. Il empoisonna la Source de l'eau de vie
en altérant, retranchant, et ajoutant dans la Parole de Dieu ce qui lui
plaisait. Il sema ainsi la confusion afin d'établir l'autorité du
texte de la Septante dont il est l'auteur. L'œuvre la plus remarquable
d'Origène fut son Hexaples, ou Bible à six colonnes. La première
contenait un texte Hébreu qui, selon le Rev. James Townley, D.D. (Townley's
Biblical Literature, Vol.1, 1842), aurait inclus la Pentateuque
Samaritaine, un texte pollué de l'Ancien Testament qui disparut pour réapparaître
au 17" siècle. La deuxième contenait une translittération
grecque de ce texte Hébreu. La troisième fut la version
grecque du Juif Ébionite, Aquilla (128). Celui-ci avait été
excommunié pour avoir pratiqué la magie et l'astrologie. Il fut
admis à l'école du Rabbi Akiba et fit deux versions grecques des Écritures
qu'il modifia afin qu'elles soient plus acceptables pour les Ébionites.
La quatrième fut la version grecque de Symmachus (160-211), un érudit
Samaritain qui devint un Ébionite et un Gnostique. Il fit une
traduction grecque des Écritures de l'Ancien et du Nouveau Testament qui
fut grandement estimée par les Pères apostoliques, et utilisée dans les
communautés Ébionites. Il
rejetait les épîtres de Paul, principalement celles qui mentionnent le
Salut par la Grâce, et modifia les passages dans l'Ancien Testament qui
concernent l'incarnation de Christ comme Dieu manifesté dans la chair.
La cinquième fut un texte grec formulé par Origène lui-même
nommé "la Septante" qui contenait l'Ancien et le Nouveau
Testament. Les apostasiés modernes prétendent que ce fut seulement
une copie de la Septante qu'Origène restaura à partir d'un texte qui,
selon eux, daterait vers l'an 285 avant Jésus-Christ. Mais il
n'existe aucune évidence que ce texte mythologique existait avant l'Hexaples
d'Origène, ni aucun manuscrit qui se nomme la Septante avant le 9"
siècle. Il est très bien reconnu aujourd'hui, par le Dr. R.H.
Charles (The Apocrypha and Pseudepigrapha of the Old Testament),
que la célèbre "lettre d'Aristée", à laquelle se réfèrent
les apostasiés pour attribuer l'origine de la Septante à une date antérieure
à l'Hexaples, n'est qu'une fausseté. Il est tout probable qu'elle
fut forgée par Origène lui-même et interpolée dans les oeuvres de
Philo et de Joséphus. La sixième fut la version grecque de
Théodote (140-190). Celui-ci avait renié Christ durant les persécutions,
et prétendait n'avoir pas renié Dieu. Tout comme Clément
d'Alexandrie, il fut un disciple de Tatien qui avait composé une
"Harmonie des Évangiles" qui tordait le sens de la Parole de
Dieu, nommé la Diatessaron. Il devint un Marcionite puis finalement
un Ébionites. Dans sa traduction, il altéra le texte en ajoutant
et retranchant des mots et des passages, afin de le rendre plus conforme
aux principes des Ébionites.
Il
n'y a aucun doute que l'Hexaples d'Origène est la source même de
l'apostasie et de la corruption des Écritures, et la base de toutes les
versions modernes qui ne suivent point le Texte Reçu Grec. Origène
est tellement vénéré par nos savants, théologiens et pasteurs
aveugles, qu'ils conduisent des millions de chrétiens sur le bord de l'abîme.
Nous en avons un exemple dans le livre d'un adhérent du modernisme, J.M.
Nicole, qui dit dans son "Précis d'Histoire de l'Église":
"Des foules venaient l'entendre (Origène), non seulement parmi les
catéchumènes, mais parmi les chrétiens et aussi les païens.
Beaucoup se convertissaient (?)... Il a rétabli le texte du
Nouveau Testament dans lequel, à son époque, des fautes de copistes s'étaient
glissées... Origène a rendu des services incalculables à l'Église
de tous les temps". Si un théologien Réformé reconnu pense
de cette façon face à un apostasié dangereux, que pouvons-nous nous
attendre des simples croyants ?
La
Septante
- Traduction grecque traduite de l'hébreu populaire, achevée apparemment
au IIème
av. JC à Alexandrie en Égypte (l'histoire selon laquelle
elle aurait été traduite par 72 savants est une
légende, une fausseté conçue pour tenter de
discréditer le Texte Traditionnel ou Texte Massorétique;
le nombre de traducteurs n'a probablement pas dépassé 5
ou 6 personnes, et cela dans une période de quelques centaines
d'années). L'existence de cette traduction est attestée
au 2ème
av. JC, dans le prologue du Siracide qui date d'environ 132 av. JC. Il
est important de réaliser que Siracide ou Ecclésiastique
est un livre apocryphes de l'église Catholique, et ne fut jamais
inclus dans le Canon Hébreu de l'Ancien Testament.
-
La Septante a intégré les apocryphes dans le canon de l'AT, ajouté des
chapitres à Esther et Daniel, raccourci Job et Jérémie.
-
Elle n'est pas systématiquement littérale. Le pentateuque est plus littéral
que d'autres portions de l'AT.
-
Dire que les auteurs du NT citent généralement l'AT d'après la
Septante est complètement faux et un blasphème monstrueux.
-
La Septante demeure le texte officiel de l'AT dans l'Eglise orthodoxe
grecque du fait que ce texte est celui d'Origène et non d'une Bible
mythique pré-chrétienne. La Vulgate Latine de l'église Catholique
à pour base le même texte de la Septante qui fut utilisé par
Jérôme dans une tentative de polluer l'ancienne Vestus Itala. Le
Codex Vaticanus et le Codex Sinaïticus sont les deux des Codex de la
Septante d'Origène préparés par Eusèbe de Césarée et Pamphile
sous l'ordre de l'empereur Constantin.
-
En ce sens, la Septante a donné lieu à de nombreuses traductions
polluées de la Bible (latin, copte, ...). Nous retrouvons ces falsifications
surtout dans la famille des manuscrits d'Alexandrie rejetée par les
Réformateurs.
-
Cette version a subi des révisions en débutant par celle d'Origène (IIIème ap. JC)
qui a reprit les textes d'Aquila, de Symmaque, et de Théodothien,
trois Ébionites qui s'opposèrent à la divinité de Christ. Ces
trois textes sont inclus dans l'Hexaples d'Origène.
-
Les principaux témoins de cette traduction:
-
Les papyrus
-
Fouard et Ryland du IIème av. JC. (Ryland 458 : env 150
av. JC : passages de Dt 23-28). Le témoignage de ces
papyrus ne supporte aucunement l'existence d'une Septante
pré-chrétienne, mais seulement que certains textes hébraïque ont
été traduit en Grec. On ne peut donc leur attribuer aucune
crédibilité.
-
Chester Beatty du IVème ap. JC.
-
Les Codex en Onciales (majuscules. Onciales utilisées jusqu'au Xème
ap. JC).
-
Codex Vaticanus et Sinaïticus du IVème ap. JC.
-
Codex Alexandrinus du Vème ap. JC.
-
Les Codex en minuscules (à partir du IXème ap. JC).
Ces
manuscrits datent du IXème au XVIème, mais
certains ont quand même un intérêt, car les savants pensent
faussement qu'ils préservent
des états de textes plus anciens que le texte massorétique (certains
reproduisent des variantes de manuscrits de Qumran).
-
Les citations des Pères de l'Eglise.
Comme
nous savons, l'Ancien Testament compte 39 livres reconnus par les
juifs, les catholiques et les protestants. Cependant, les catholiques
en comptent plusieurs supplémentaires, qu'ils appellent deutérocanoniques
(car acceptés plus tard dans le canon), tandis que les protestants
les qualifient d'apocryphes («cachés»). Ce sont des textes qui
apparaissent, en nombre variable selon les codex, dans la traduction
grecque de l'Ancien Testament, la Septante, puis dans la traduction
latine, alors qu'ils sont absents du texte hébreu. Ils ont du reste
été écrits directement en grec pour la plupart et sont postérieurs
au 5e siècle av. J.-C.
Ces
textes sont les suivants:
•
textes d'ordre historique : Tobit, Judith et les additions grecques
à Esther, 1 et 2 Maccabées;
• livres poétiques et sapientiaux: Sagesse de Salomon et Ecclésiastique
(aussi appelé Siracide);
• les livres prophétiques : Baruch, la lettre de Jérémie et des
additions à Daniel.
C'est
la quatrième session du concile de Trente, le 8 avril 1546, qui les a
déclarés canoniques, cent ans après une première affirmation dans
ce sens au concile de Florence (1441):
L'ensemble
intégral de ces livres en toutes leurs parties, vu qu'on a coutume de
les lire dans l'Eglise catholique, qu'ils figurent dans l'ancienne édition
de la Vulgate latine, si quelqu'un ne les considère pas comme sacrés
et canoniques et méprise sciemment et délibérément les traditions
déclarées, qu'il soit anathème.
La
coïncidence des dates n'est pas fortuite: le concile de Trente s'est
réuni après les débuts de la Réforme, le mouvement qui allait
donner naissance au protestantisme. Or, les Réformateurs mettaient en
cause plusieurs enseignements de l'Eglise catholique en arguant du
fait qu'ils n'étaient pas bibliques (purgatoire, prières pour les
morts et des morts, caractère salutaire des oeuvres, et en
particulier les indulgences). La hiérarchie ecclésiastique
pouvait appuyer ces mêmes enseignements sur des livres apocryphes,
d'où l'intérêt de les déclarer canoniques.
Vingt
ans après, le terme de «deutérocanonique» était forgé par Sixte
de Sienne. Ce que ne précise pas le décret du concile de Trente,
c'est que le concile de Laodicée (env. 360) avait exclu les
apocryphes, et même interdit leur lecture, et que Jérôme,
tout en les ayant intégrés à la Vulgate, avait signalé qu'ils n étaient
pas normatifs (dans son Prologus galeatus, supprimé
des éditions plus tardives de la Vulgate) :
Ce
prologue... peut s'appliquer à tous les livres que nous avons
traduits d'hébreu en latin, afin que nous sachions que tout ce qui
est en dehors de ces livres doit être rangé parmi les apocryphes.
Donc la Sagesse, intitulée habituellement de Salomon, le livre de Jésus
fils de Sirach, Judith, Tobie et le Pasteur ne sont pas dans le canon.
... Ainsi, comme l'Eglise lit Judith, Tobie et les livres des Maccabées,
mais ne les reçoit pas parmi les écrits canoniques, qu'elle lise de
même ces deux volumes pour l'édification du peuple, mais non pour établir
l'autorité des doctrines de l'Eglise.
Les
Réformateurs se sont ralliés aux vues de Jérôme.
Dans sa version allemande de la Bible, Luther
les a placés à la fin de l'Ancien Testament, en les faisant précéder
de cette notice:
Livres
qui ne doivent pas être estimés à l'égal de la Sainte Ecriture,
mais qui pourtant sont utiles et bons à lire.
Réformateurs
et Apocryphes
Martin
Luther tiendra un langage aussi ferme que Jérôme à leur sujet,
puisqu'il les désignera de "livres à ne pas tenir pour
égaux à l'Ecriture sainte, mais utiles et bons à lire".
Pour sa part, Pierre-Robert Olivétan, premier
traducteur de la Bible française à partir de l'original hébreu et
grec, incorpore les Apocryphes à sa version (1535) en
exprimant la réserve suivante : "Ces livres ne sont
point reçus ni tenus comme légitimes tant des Hébreux que de toute
l'Eglise... Nous les avons séparés et réduits à part pour les
mieux discerner et les connaître, afin que l'on sache desquels le témoignage
doit être reçu ou non... Et non sans cause, car ils ont été
corrompus et falsifiés en plusieurs lieux..." Puis il
cite certains de ces livres comme étant "suspects" et
"moins reçus", se référant une fois de plus à Jérôme
qui n'a pas voulu traduire 2 et 3 Esdras, "les estimant comme
songes". Dans l'édition de
1538 de sa traduction française de la Bible, Pierre-Robert Olivétan,
le cousin de Jean Calvin a écrit : Ces livres ne sont pas divinement
inspirés comme le reste des Saintes Ecritures, et ne doivent pas être
produits publiquement en 1'Eglise pour servir de règle aux articles
de foi, ni même aux points de vérité de l'histoire sainte.
La
Confession de foi de Westminster
(1643) déclare, quant à elle :
Les livres appelés apocryphes ne sont pas
divinement inspirés, ne font pas partie du Canon des Ecritures et
n'ont donc aucune autorité dans l'Église de Dieu. Il ne faut pas les
considérer autrement que n'importe quel écrit humain.
C'est
en 1826 que la Société Biblique Britannique et Etrangère décide
d'exclure tous les apocryphes de ses éditions. Sauf dans une
publication spéciale de la Société Biblique de Paris (1909), on ne
trouve dès lors plus les apocryphes dans aucune édition française
protestante de la Bible.
Que
racontent-ils, ces livres contestés ?
1
Macchabées (16
chapitres)
Les événements rapportés dans ce livre s'étendent sur une période
d'environ quarante ans depuis le roi de Syrie Antiochus Epiphane (175)
jusqu'à la mort de Simon (134 av. J.-C.). L'auteur rapporte des persécutions
dont sont victimes les Juifs pieux, la révolte et la fuite de
Matthatias au désert, puis les exploits des trois frères qui se sont
succédés : Judas, Jonathan, Simon. Il s'achève par l'évocation du
règne de Jean Hyrcan, fils de Simon.
2
Macchabées (15
chapitres)
Surnommé «l'abréviateur», l'auteur présente son ouvrage comme le
condensé d'un livre antérieur écrit par un certain Jason de Cyrène,
inconnu par ailleurs. L'essentiel du contenu est un récit plus détaillé
que celui de 1 Maccabées et qui commence un peu plus tôt, avant la
mort de Judas.
Les
adjonctions grecques à Esther
Il y a deux types principaux d'adjonctions au texte hébreu d'Esther :
des embellissements romanesques et des compléments religieux
(notamment des prières). On trouve aussi une introduction (où est évoqué
un songe de Mardochée qui annonce les événements à venir) et une
conclusion, des copies de lettres du roi pour l'extermination des
Juifs et la condamnation des ennemis des Juifs. Outre certains problèmes
de cohérence entre le texte hébreu et les adjonctions grecques, on
note une radicalisation de l'attitude des personnages dans la version
grecque.
Les
adjonction grecques à Daniel
Il y a deux types d'adjonctions au texte hébreu de Daniel : des
adjonctions liturgiques (prière d'Azaria et cantique de
reconnaissance des trois jeunes gens jetés dans la fournaise ardente)
et des récits (l'histoire de Suzanne et deux récits dirigés contre
les cultes idolâtres : l'histoire des prêtres de Bel et celle du
dragon).
Judith
Ce livre raconte comment une jeune veuve du nom de Judith délivre, grâce
à sa beauté séductrice, sa ruse et ses mensonges, la ville de Béthulie
assiégée par l'ennemi. Peut-être fondé sur un fait réel, le récit
présente des erreurs historiques flagrantes. Ainsi, il confond les
Assyriens, les Babyloniens et les Perses.
Tobit
(ou Tobie, 14 chapitres)
Le récit est situé à l'époque assyrienne et tourne autour de trois
personnages principaux : Tobit, un homme pieux qui habite à Ninive,
se soucie des pauvres et s'emploie à donner une sépulture décente
aux cadavres abandonnés; Tobias, son fils, qui effectue un voyage, au
cours duquel il est accompagné par un personnage mystérieux qui
n'est autre que l'ange Raphaël; Sara, une jeune fille juive
d'Ecbatane en Médie, qui est victime d'un démon protecteur de sa
virginité et va épouser Tobias, vainqueur du démon.
La
Sagesse de Salomon
L'ouvrage comprend trois grandes parties reliées l'une à l'autre :
la destinée humaine, avec le sort du juste et de l'impie; l'éloge de
la sagesse, où Salomon s'adresse aux rois; le rôle de la sagesse
dans l'histoire, avec en particulier une méditation sur l'Exode qui
occupe près de la moitié du livre.
Le
Siracide (ou Ecclésiastique,
51 chapitres + 1 préface)
La préface du Siracide mentionne l'existence d'un original hébreu,
dont on a retrouvé des fragments à Qumrân et à Massada. Le corps
du livre est composé essentiellement de réflexions et de conseils de
type sapiential, de longueur variable, mais ajoutés les uns aux
autres sans lien logique ou thématique entre eux (contrairement au
livre de la Sagesse). L'ouvrage s'achève par une partie beaucoup plus
construite, qui célèbre la grandeur et la sagesse de Dieu, puis par
un éloge des pères, d'Hénoc à Néhémie, ainsi que du grand-prêtre
Simon.
Le
livre de Baruch (5
chapitres)
Le livre contient une introduction assez détaillée qui présente
l'ouvrage comme ayant été écrit par Baruch (le scribe du prophète
Jérémie) et envoyé par lui de Babylone à Jérusalem, ainsi qu'une
prière de confession des péchés pour le peuple exilé, une méditation
sur la sagesse, puis deux discours symétriques, l'un de Jérusalem
personnifiée à ses enfants, l'autre à Jérusalem personnifiée. Jérusalem
explique à ses enfants qu'elle ne peut rien pour eux. S'ils sont
partis en déportation, c'est à cause de leurs péchés. Dieu seul
peut les délivrer. Elle les encourage à se tourner vers lui.
La
lettre de Jérémie
(1 chapitre)
Parfois intégré au livre de Baruch comme un 6e chapitre, ce texte
est présenté comme la copie d'une lettre que Jérémie aurait remise
aux Juifs qui allaient être déportés à Babylone afin de les mettre
en garde contre le culte des images.
Les
points de désaccord
Comme
déjà précisé, les livres apocryphes contiennent des versets sur
lesquels l'Église catholique fonde certaines de ses doctrines,
contestées par les protestants et les évangéliques. Ils sont cités
ci-après d'après la Traduction Œcuménique de la Bible.
L'idée
que le salut pourrait s'obtenir par les œuvres :
L'aumône délivre de la mort et elle purifie de
tout péché. (Tobit 12:9)
Celui qui honore son père expie ses péchés. (Siracide 3:3)
Comme l'eau éteint le feu qui flambe, ainsi l'aumône efface les péchés.
(Siracide 3:30)
L'idée
que les anges et les croyants décédés pourraient intercéder :
Lorsque tu as prié, ainsi que Sara, c'est moi
[l'ange Raphaël] qui ai présenté le mémorial de votre prière en
présence de la gloire du Seigneur. (Tobit 12:12)
Seigneur, Dieu tout-puissant, écoute la prière des morts d'Israël.
(Tobit 3:4) (2 Maccabées 12:44-45)
De
telles notions n'apparaissent pas dans les Écritures que tous
reconnaissent comme canoniques.
Elles paraissent même difficilement conciliables avec l'enseignement
de l'apôtre Paul sur la justification dans l'épître aux Romains.
Or, on se le rappelle, c'est cet enseignement qui avait bouleversé
Martin Luther, alors moine, au point de l'amener à vouloir réformer
l'Eglise. Une Réforme qui a finalement abouti à une séparation
d'avec le mouvement catholique et dont le credo était : l'Écriture
seule, par la grâce seule, par la foi seule.
Les
protestants sont divisés sur le sort à réserver à ces textes.
Certains qui ont prostitué leur foi acceptent leur présence dans des
éditions oecuméniques. D'autres ne veulent pas en entendre parler,
jugeant significatif que, dans la littérature grecque chrétienne des
quatre premiers siècles, aucun des apocryphes n'ait fait
l'objet d'un commentaire ni d'une homélie. Il sera utile de
relever que les auteurs des apocryphes eux-mêmes signalent l'absence
de caractère normatif de leur ouvrage. 1 Maccabées 9:27
situe délibérément l'ouvrage après le temps des prophètes :
Ce fut en Israël une oppression comme il n'y en
avait pas eu depuis la fin du temps des prophètes.
2
Maccabées 15:37-38 montre que l'auteur est conscient de ses limites:
Je finirai, moi aussi, mon ouvrage en cet endroit. Si la
composition est bonne et réussie, c'est aussi ce que j'ai voulu; si
elle a peu de valeur et ne dépasse guère la médiocrité, c'est tout
ce que j'ai pu faire.
La
lecture des apocryphes-deutérocanoniques, en particulier de 1 Maccabées,
peut certes être utile pour connaître les événements de la période
intertestamentaire, mais cet intérêt n`a pas paru suffisant aux
Sociétés bibliques pour qu'elle les intègre dans leurs éditions de
la Bible. Mieux serait d'ajouter entre les deux Testaments un texte
composé d'éléments historiques de bases qui ont leurs sources dans
certains livres reconnus comme ceux de Joseph Flavius.
Les
textes rejetés par tous
Qu'en
est-il des textes que les catholiques eux-mêmes appellent apocryphes
? Il s'agit d'ouvrages pour la plupart faussement
attribués à un personnage biblique célèbre, d'où la désignation
courante de «pseudépigraphes». Leur période de
composition s'étend du 2e siècle av. J.-C. au 2e siècle apr. J.-C.,
si bien que certains ouvrages sont contemporains du Nouveau Testament
ou même postérieurs à lui. On les appelle néanmoins aussi parfois
«écrits intertestamentaires».
Leur
liste a des contours imprécis et se recoupe partiellement avec les écrits
retrouvés à Qumrân. Parmi eux figurent le livre d'Hénoch
(retrouvé dans une Bible Éthiopienne après le livre de Job), 2
Hénoch ou Livre des Secrets d'Hénoch, 3 et 4 Esdras, 3 et 4 Maccabées,
la Prière de Manassé, le livre des Jubilés, les Testaments des
douze patriarches, les Psaumes de Salomon, le Testament de Moïse, le
Martyre d'Esaïe, l'Apocalypse d'Elfe ou encore les Oracles sibyllins,
la Vie d'Adam et Eve (ou Apocalypse de Moïse, à l'esprit misogyne),
la Lettre d'Aristée, Jashar le juste ou livre de la génération
d'Adam et Ève. Leur
lecture permet de distinguer plusieurs caractéristiques: un intérêt
prononcé pour le genre apocalyptique, un certain ésotérisme, une
mention fréquente des démons et un dualisme plutôt tranché.
A
l'inverse de ce qui se passe pour l'Ancien Testament, on ne trouve pas
dans le Nouveau Testament de livres supplémentaires en fonction des
éditions de la Bible. Comme Jean Calvin le relevait, il n'y a jamais
eu de concile œcuménique qui ait défini le canon avant le concile
de Trente déjà mentionné. Le concile de Carthage, en 397. avait
bien publié une liste, mais c'était un concile local. Toutefois, dès
le 2e siècle, on trouve, dans les écrits des Pères de l'Église, la
reconnaissance de l'autorité de textes présents dans le canon
actuel, et les lettres de Paul circulaient déjà en tant que corpus.
Toutefois,
de même qu'il y avait des écrits non canoniques en milieu juif, les
milieux chrétiens ont véhiculé des
textes auxquels on n'a pas reconnu d'autorité. Datés des 1er
et 2e siècles, certains d'entre eux - comme les épîtres de Clément,
les Actes de Barnabé, le Pasteur d'Hermas ou la Didaché - sont en règle
générale conformes à l'enseignement des apôtres et livrent des
instructions qui pouvaient être acceptées dans les Églises en
raison de leur orthodoxie. D'autres sont marqués par l'ésotérisme,
les enseignements hérétiques et la pseudépigraphie. Leur rédaction
va jusqu'au 7e siècle. Certains portent sur Jésus et Marie, comme l'Evangile
de Pierre, l'Evangile secret de Marc ou les Questions de Barthélémy.
Le
plus connu est certainement l'Evangile de
Thomas. L'influence de l'hérésie gnostique
se fait sentir tout au long de ce recueil de 114 paroles (ou logia),
avec en particulier le mythe de l'androgyne primordial. Le
dernier logia a de quoi faire hurler les féministes (et pas
seulement elles, osons l'espérer !) et montre une différence
réelle avec l'enseignement des ouvrages canoniques:
Simon
Pierre leur dit : «Que Marie nous quitte, car les femmes ne sont pas
dignes de la Vie.» Jésus dit : «Voici que moi je l'attirerai pour
la rendre mâle, de façon à ce quelle aussi devienne un esprit
vivant semblable à vous, mâles. Car toute personne qui se fera mâle
entrera dans le Royaume des cieux.»
Le
Protoévangile de Jacques, ou Nativité de
Marie, a exercé une influence considérable sur la piété
mariale. Il présente Marie comme née d'une mère stérile et comme
une vierge perpétuelle, puis brode sur les récits évangéliques de
la naissance de Jésus, qu'il situe dans une grotte. L'Evangile
du Pseudo-Matthieu, le Livre de la nativité de Marie ainsi
qu'une Histoire de l'enfance de Jésus
complètent le tableau. Quant à la doctrine catholique de
l'Assomption de la vierge, elle peut trouver un certain appui dans la
Dormition de Marie du Pseudo-Jean.
Ecrit
clairement gnostique découvert à Nag Hammadi en 1945, l'Evangile
de Philippe présente Marie de Magdala comme la compagne de Jésus,
idée qui a été reprise dans certains films ou écrits récents. Un
autre texte qui a fait parler de lui est celui de l'Évangile
de Judas, dont une fondation helvétique s'est chargée de la
traduction à partir du copte. Il s'agirait de documents datés entre
les 3e et 4e siècles. Nous disposons par ailleurs d'Actes
d'André, de Jean, de Pierre, de Paul, de Philippe, de Thomas. Un
dernier groupe est constitué de visions et «révélations»:
l'Ascension d'Esaïe, l'Apocalypse d'Esdras, les Odes de Salomon,
l'Apocalypse de Paul, l'Apocalypse de Pierre.
De
temps en temps, certains brandissent l'un ou l'autre de ces pseudépigraphes,
crient au complot, prétendant que pendant des siècles l'Église a
caché la vérité à ses membres et les a tenus dans une ignorance
inadmissible. C'est notamment le ressort dramatique du Da Vinci Code,
de Dan Brown. Comme déjà signalé, aucun concile oecuménique n'a défini
le canon des Écritures. Il s'est en quelque sorte imposé de lui-même
sur les fondations posées par les apôtres. Par ailleurs, outre leur
tendance à l'ésotérisme (par définition marqué du sceau du secret
élitaire), les écrits apocryphes et pseudépigraphes recourent à un
surnaturel beaucoup moins sobre que celui des textes canonique. Il
est particulièrement étonnant de voir aujourd'hui que certains
rejettent d'un côté les miracles des Evangiles canoniques et, dans
le même temps, prêtent foi aux pseudépigraphes et à leur
merveilleux. Cette attitude correspond assez bien à celle
contre laquelle l'apôtre Paul met en garde :
Un
temps viendra où les hommes ne supporteront pas la sainte doctrine.
Au contraire, ayant la démangeaison d'entendre des choses agréables
ils se donneront une foule d'enseignants conformes à leurs propres désirs.
Ils détourneront l'oreille de la vérité et se tourneront vers les
fables. (2 Timothée
4:3-4 ).
Les
apocryphes ne sont point inspirés
Les
apocryphes ne pouvant être inspirés, puisqu'ils renferment des
erreurs graves de fait, de doctrine et de morale et sont souvent en
contradiction avec la Parole de Dieu, nous allons prouver la
non-inspiration des livres apocryphes.
1.
Le premier livre d'Esdras n'est qu’une traduction postérieure de
l'Esdras canonique, avec de grands changements d’ordre et des
additions empruntées aux Chroniques (2 Chron. 35, 36) à Néhémie (Néh.7,
8 12) puis à des sources moins pures. Ce livre est en général
d'accord avec l'historien Josèphe. Il n’a aucun mérite sous le
rapport historique.
2.
Le second livre d'Esdras est un ouvrage menteur et mal combiné d'un
chrétien du troisième siècle. Il n'existe plus qu'en latin. C'est
une série de fausses prophéties destinées à ranimer le courage des
Églises persécutées. On y trouve l’imitation perpétuelle d'Ézéchiel,
de Daniel et d'Ésaïe, imitation quelquefois belle, souvent
languissante et pauvre.
3.
On ne sait en quelle langue le livre de Tobie a été originairement
écrit. On en possède aujourd'hui cinq recensions. La Chaldaïque,
sur laquelle Jérôme a traduit, diffère considérablement de la
Grecque. Les autres recensions ne diffèrent pas moins entre elles.
Ce
fait ne se reproduit pour aucun des livres canoniques ; en outre
cet ouvrage renferme de nombreuses erreurs géographiques,
chronologiques et historiques ; il favorise la superstition et la
propre justice et justifie le mensonge. Nous ferons, en nous en tenant
au texte de la Vulgate, quelques citations, qui montreront que ces
assertions sont fondées. Il nous est dit que Tobit fut emmené captif
dans les jours de Salmanasar, roi des Assyriens, c’est à dire vers
l’an 720 avant l’ère chrétienne (1, 2). Supposons qu’il fut âgé
de cinq ans ; nous trouverions qu'il ne mourut qu’après avoir
atteint un âge d'au moins cent trente-sept ans, puisqu’il survécut
à la ruine du temple, survenue cent trente deux ans après la
captivité d'Assyrie sous Salmanasar (14, 7). Or, l'auteur, qui sans
doute n'avait pas été attentif à ces détails chronologiques, fait
mourir Tobit lorsqu’il n’avait encore que cent douze ans (9).
on pourrait présenter des remarques, analogues sur l'âge de Tobie.
Nous
trouvons dans ce livre un personnage qui, vers la fin de l’histoire
: " je suis l'ange Raphaël, l'un des sept qui assistent
devant le Seigneur " (12, 15), mais qui, au
commencement, tient un tout autre langage, et se donne pour un Juif de
la tribu de Nephtali (5, 5 - 7, 15 - 19).
L'ange
et Tobie disent tous deux : " nous sommes de la tribu de
Nephtali de la captivité de Ninive " (7, 3). Cet ange
ne semble guère être un ange de lumière, mais bien plutôt un fils
de celui que notre Seigneur appelait menteur et père du mensonge,
(Jean chapitre 8 verset 44) !
ce
soi-disant ange de la face ment encore quand il dit : " L'aumône
délivre de la mort, et c'est elle qui lave les péchés et fait
trouver la miséricorde et la vie éternelle. Mais ceux qui commettent
le péché et l'iniquité sont les ennemis de leur âme "
(12, 9) (10 ). Car, si cette doctrine était vraie,
il serait vrai aussi qu'il y a deux moyens de se sauver : l'un par les
aumônes, l'autre par le sang de Jésus-Christ ; ce qui est contraire
à tout l'enseignement des Ecritures.
4-
Le livre de Judith fourmille aussi de difficultés chronologiques, géographiques
et historiques ; en outre, la morale en est anti-évangélique car l'héroïne
du livre, qui, du commencement à la fin, est donnée en exemple,
n'est qu'une trompeuse qui voudrait nous faire croire que Dieu était
d'accord avec elle pour bénir sa fausseté (9, 10, 13). Elle se
glorifie aussi de ce qu'elle a su tromper Holopherne, et elle attribue
au Seigneur une part de son péché (13, 19, 20). Le Psalmiste inspiré
par l'Esprit de Dieu, nous enseigne d'une manière bien différente :
" Garde ta langue du mal, et tes lèvres de parler avec
tromperie " (Ps. 34 v 14).
Les
paroles de Judith ne sont pas moins en opposition avec les déclarations
du Saint Livre. Elle dit que c’est Dieu lui-même qui mit entre les
mains de Siméon l’épée avec laquelle il répandit le sang des
Sichémites (9, 2) ; or, nous voyons que Jacob, inspiré par,
l'Esprit dé Dieu, maudit l'acte de Siméon, et appelle l'épée, dont
son fils se servit, un instrument de violence (Gen. 49 v 5 - 7). et
Judith ose dire Seigneur Dieu de mon père …Ils ont été enflammés
de ton zèle (9, 3 4) !
L’auteur
du livre de Judith est inconnu, ; il écrivit probablement au
temps du roi de Syrie, successeurs d’Alexandre. On ne peut décider
si ce fut en grec ou en chaldéen.
5-
Les additions au livre d’Esther ne se trouvent pas dans l'original
(l’hébreu) ; elles sont intercalées par une main bien
maladroite, dans la traduction grecque des Septante, d'où elles ont
passé dans la vulgate (10. 4-16.24). (Pour les références, se
reporter à la division du Cardinal Liénart). ces fragments devraient
être repoussés lors même qu’ils n’auraient rien de contraire
aux Ecritures ; car si l'auteur du livre d’Esther a été inspiré,
il a dû savoir que tout ce qu'il convenait de dire et de mettre dans
le livre qu’il a écrit ; ce livre n’a donc pas besoin de
supplément. Mais i1 est à remarquer que les prétendues additions ne
sont pas autre chose qu'une mauvaise composition dans laquelle on
n’a pas même su éviter les plus flagrantes contradictions avec le
texte sacré (11). en effet, dans la Vulgate,
Mardochée est, déjà au service d'Artaxerxés la deuxième année de
son règne (11, 2) ; dans le texte hébreu, il n'obtient de place à
la cour que sa septième année de ce règne (2. 16, 19). Dans l'hébreu,
il est dit que Mardochée ne reçut aucune récompense pour avoir révélé
le complot des deux eunuques (6, 3) ; dans la Vulgate, l'auteur
prétend le contraire (12, 5). Dans l'hébreu, il est rapporté que le
roi regarda Esther avec bonté (5.2) ; dans la Vulgate, qu'il la
regarda avec colère (15, 10). Enfin, dans la Vulgate, Haman veut se
venger de Mardochée parce que Mardochée a révélé la conspiration
des deux eunuques Bigthan et Térès (12. 6) ; dans l'hébreu, c'était
parce que Mardochée refusait de se prosterner devant lui (3. 5).
Il
y a bien d'autres erreurs ; par exemple, dans la Vulgate, il est dit :
Or, Mardochée était du nombre des captifs que Nabuchadanosor, roi de
Babylone, avait transférés de Jérusalem, avec Jéchonias, roi de
Juda (11, 4). en conséquence, au temps du roi Artaxerxés, il devait
être âgé d'au moins cent quarante ans, et Esther d'au moins cent
ans lorsqu'elle fut sélectionnée comme la plus belle jeune fille du
royaume, puisqu'elle était cousine germaine de Mardochée ...
6-
La Sapience de Salomon n'est pas de ce roi, quoiqu'elle le prétende
dans son titre et ailleurs (8/8 - 21 ; 9. 4). C'est un livre écrit
par quelque Juif alexandrin. La sagesse qui s'y fait entendre n'est
pas autre que celle de la philosophie alexandrine. Elle est prétentieuse,
tandis que celle des Proverbes est humble (Proverbes 30 verset 2). Écoutons,
par exemple. Le prétendu Salomon qui parle : " Dieu m'a
fait la grâce de pouvoir dire ce que je veux, de faire des discours
selon les choses, tant secrètes que manifestes ; car l'ouvrier de
toutes choses m'a enseigné par la sagesse ". (7. 17 -
21).
Conformément
à la philosophie Platonicienne, en vogue à Alexandrie, qui croyait
que l'âme préexiste au corps, et qu'elle y entre avec de bons ou de
mauvais antécédents, l'auteur dit : " Or, j'étais
un enfant bien né, et une bonne âme m'était échue ; ou plutôt étant
bon, je suis entré dans un corps sans souillure " (8,
19-20).
7-
l'Ecclésiastique est le titre insignifiant d’un livre mieux connu
en grec : la Sagesse de Jésus, fils de Sirach, d’où aussi son nom
: Siracide ; ouvrage composé en hébreu 175.ans avant l’ère chrétienne,
et traduit en grec par le petit-fils de l'auteur. Il est dicté par
une sagesse mondaine qui ne contredit que trop souvent celle des Écritures
authentiques. L'auteur déclare heureux le père qui laisse après lui
un fils qui le vengera de ses ennemis (30. 6) ; tandis que la
Parole nous dit que nous devons laisser à Dieu la vengeance (Deut. 32
v. 35; Ps. 94 v. 1, Rom. 12 y. 19). Il
enseigne encore à agir d'une manière dénuée d'affection et pleine
d'égoïsme, dans le cas du décès de quelque ami (38/16-22). nous ne
trouvons pas autre chose que cette sagesse qui dit : Mangeons et
buvons, car demain nous mourrons (14. 11 - 17). enfin, il enseigne le
panthéisme : L'abrégé de ces paroles est : Dieu est tout (43.
27). Connu aussi comme Siracide, ce livre est devenu l'appui principal
pour défendre l'existence d'une Septante pré-chrétienne dans le but
de renverser le Texte Traditionnel Hébreu des Massorètes. En
détrônant le Texte Massorétique pour la Septante on donne l'autorité au Codex
Vaticanus et au Codex Sinaïticus, et on met la couronne sur la tête
de l'Antichrist qui siège à Rome.
8-
Le livre de Baruch est un assemblage mal lié de deux écrits très
distincts. D'abord, des prophéties mises sous le nom de, Baruch secrétaire
de Jérémie et précédées d'une historique, puis une prétendue
lettre de Jérémie aux captifs de Babylone. Ces deux parties écrites
assez tard. Le livre de Baruch est pour sans importance. Il est plein
d’inexactitudes et de contradictions. Ainsi, l’auteur représente
Baruch à Babylone, tandis que, d’après les écrits canoniques,
Baruch s'est rendu avec Jérémie en, Egypte ; il prétend que
son livre fut lu à Jérusalem, devant le roi Jéchonias (l. 3) ;
mais, à cette époque, ce roi était prisonnier hors de son pays (2
Rois 25. 27), il ne revint qu'au temps, d'Evilmérodac.
9-
Les versions, grecques, et d'après elles la Vulgate, et les
traductions modernes faites sur la Vulgate, renferment dans le livre
des prophéties de Daniel quelques fragments qui se rattachent à la
vie de ce prophète. Ce sont :
1°
le cantique des trois jeunes Hébreux dans la fournaise (Vulgate,
3.24-90) ;
2°
l'histoire de Susanne (Vulgate, 13) ;
3°
l'histoire de l'idole Bel et du Dragon. Celle-ci forme dans la
Vulgate le quatorzième chapitre de Daniel.
Ces
additions ne méritent pas plus de confiance que celles du livre
d'Esther. D'après le texte hébreu, Daniel est jeté dans la fosse
aux lions, parce qu'il a agi contrairement aux ordres du roi (6. 11 -
16) ; d'après les additions, parce qu'il a détruit Bel et le Dragon,
et mis à mort des prêtres des idoles (Vulgate. 14. 27 - 29). D'après
le texte hébreu, il fut une nuit dans la fosse (6. 18 - 23) ; d'après
les additions, sept jours (Vulgate, 14. 39).
10-
La prière de Manassé, pénitent ajoutée aux Chroniques (2
Chroniques 33 v. 13, 18) dans quelques manuscrits grecs, semble être
l'ouvrage d'un pharisien. Il n'en a été fait mention que dans le
quatrième siècle de l'ère chrétienne.
11-
Jadis on a regardé comme canoniques tantôt un, tantôt deux ou
trois. Ou même quatre livres des Maccabées. Le quatrième est perdu.
Les trois autres sont de mérites très divers, et d'auteurs bien différents.
1°
Le premier est une histoire des persécutions souffertes par les
Juifs, de l'an 175 avant Jésus-Christ à l'an 135. Cette histoire a
été écrite après l'événement en hébreu, par un Juif
connaissant très bien son pays, et très mal les nations étrangères.
Il a quelque valeur historique.
2°
Le second raconte les mêmes événements et, de plus, la
profanation du temple par, Séleucus Philopator. C'est, du moins en
grande partie, l'ouvrage d'un auteur inconnu, sûrement postérieur
à Jésus-Christ. Cet écrivain trahit une extrême ignorance de
l'histoire profanera. Il contredit le premier livre des Maccabées ;
il contredit également des lettres officielles, peut-être
authentiques, placées en tête de son ouvrage, mais probablement
par main étrangère. Il a beaucoup moins de valeur historique que
le premier livre.
Ces
livres abondent tous deux en inexactitudes et en contradictions, aussi
bien que les autres apocryphes. On fait régner, Darius sur la Grèce
(1 Macc. 1. 1, texte grec), ce qui est contraire à l'histoire,
Alexandre partage de son vivant son royaume à généraux (1 Macc. .1.
6), ce qui est aussi contraire à l'histoire. On prétend à tort qu'Antiochus
fut fait prisonnier par les Romains ( Macc. 8. 7 - 8). Il y a un
ramassis d'assertions fausses (1 Macc. 8. 1- 16). D'autres portions
sont tout à fait fausses (1 Macc. 10. 1 ; 12. 7). Enfin, ces
livres se contredisent entre eux, comme on peut le voir en comparant
divers passages (1 Macc. 6. 17. avec 2 10. 11 ; 1 Macc. 7, avec 2
Macc. 14. 15 ; 1 Macc. 6..8 — 13, avec 2 Macc.10. 11 ; 1 Macc.
7, avec 2 Macc. 14. 15 ; 1 Macc. 6. 8 — 13, avec 2 Macc. 1. 13
et suivants)., Ils font mourir le même roi de trois manières différentes
(1 Macc. 6. 16 ; 2 Macc. 1. 16 ; 9. 28). Le suicide est loué
(2 Macc. 14. 37 — 46), en opposition à la Parole de Dieu, qui dit :
" Tu ne tueras point ". (Exode 20. 13)
3°
Le troisième rapporte des événements antérieurs aux précédents,
à savoir, l'entreprise de Ptolémée Philator contre le temple de Jérusalem
et contre les Juifs d’Alexandrie. L’auteur ne peut être qu'un
Juif égyptien au style mystique et emphatique. Ce livre, plus
fabuleux qu'historique n’a été connu qu’assez tard de l'Église
grecque, et n’a jamais été reçu par l’Eglise latine.
4°
Le quatrième racontait les exploits de Jean Hyrcan, 135-107 ans
avant Jésus-Christ.
Si
l'on voulait placer ces quatre livres selon l’ordre chronologique
des événements, ils se suivraient ainsi : 1) le troisième
livre ; 2) le second livre ; 3) le premier livre, et enfin, 4) le
quatrième livre ; mais il n'existe entre eux aucune liaison ni
aucune suite.
Les
fausses doctrines et les contradictions contenues dans les apocryphes
prouvent à l'évidence que ces livres ne peuvent être le langage de
l'Esprit de vérité, de sagesse et de sainteté : savoir, la Parole même
de Dieu !
b-
Autres versions grecques
On
prétend que dès l'instant où les chrétiens ont utilisé la Septante, les Juifs
n'ont plus voulu de la Septante. Ils ont alors fait d'autres
traductions juives (en grec) de l'AT. On peut citer les 3 principales
traductions qui ont vu le jour . Les traductions suivantes ont été
rédigées par des juifs hérétiques du nom d'Ébionites. Ceux-ci,
s'opposant à la divinité de Christ, avaient altéré le texte dans
leurs traductions grecques afin qu'elles ne supportent point cette
doctrine essentielle au salut:
-
Aquila, du début du IIème. Cette version est extrêmement
littérale, car chaque mot hébreu doit avoir son correspondant en
grec (même s'il s'agit d'un mot hébreu dont la fonction est
d'indiquer un COD !).
-
Symmaque, de la fin du IIème. Elle est moins littérale
que la Aquila.
-
Théodothien de la fin du IIème. Elle semble être une révision
de la Septante.
-
Remarques : On ne possède aucun manuscrit de ces 3 traductions. Elles
nous sont connues par les notes marginales de manuscrits de la
Septante (ex : codex Marchalianus) et des manuscrits "syro-hexaplaires"(manuscrits
en syriaque avec notes marginales).
-
Les Hexaples d'Origène
Elles
ont été rédigées au IIIème ap. JC. Il s'agit d'une
mise en colonnes de l'AT, avec le texte hébreu (col 1), le texte hébreu
écrit avec les lettres grecques (col 2), Aquila (col 3), Symmaque
(col 4), Septante (col 5), Théodotien (col 6). Quelques passages de
l'AT ont une 7ème colonne avec d'autres versions.
On
possède quelques fragments manuscrits de ces Hexaples. Notons que la
Septante contenait l'Ancien comme le Nouveau Testament et qu'on enleva
ce dernier dans le but de donner au premier une antiquité. illusoire.
Les manuscrits de la Septante contenant les deux Testaments
contiennent non seulement des apocryphes dans l'Ancien mais aussi des
Pseudopigriphes dans le Nouveau comme: Le Berger d'Hermas, 1 et 2
Clément, l'Épître de Barnabé, et l'Épître de Paul aux Laodiciens
découvert récemment.
c-
Les Targums araméens
Après
l'exil, les Juifs se sont mis à parler couramment l'araméen (l'une
des langues officielles de l'empire Perse) et à mieux le connaître
que l'Hébreu. Aussi, lors de la lecture à la synagogue, le texte hébraïque
était traduit oralement en araméen. Cette traduction comportait
beaucoup d'adjonctions ou de modifications apportées au texte écrit,
souvent à titre d'explications. Peu à peu ces diverses interprétations
furent transcrites dans les Targums (à Qumrân, on a retrouvé des
Targums). Ces Targums sont importants parce qu'ils se réfèrent à un
texte de la Bible plus ancien de plusieurs siècles que le texte définitif
des Massorètes. Parmi les targums que nous possédons, on peut
mentionner :
-
Le Targum Babylonien :
-
On parle du Targum d'Onkelos pour le Pentateuque (du IIIème
ap. JC).
-
On parle du Targum de Jonathan pour les prophètes (du IVème
ap. JC).
-
Les Targums Palestiniens
-
Ils ont d'avantage de développement exégétique que le Babylonien.
-
Ces Targums ont des variations entre eux.
-
Le Targum Samaritain (du pentateuque).
5-
Editions imprimées en hébreu
-
Bible de Venise ou Ben-Hayyim ou Bomberg de 1524-1525. Elle suit le
texte massorétique.
-
Kennicott de 1776-1780 : édition du texte massorétique avec les
variantes existantes. Il semble que ce travail n'ait pas été très
bien fait.
-
Au 20ème on a utilisé
-
BHK Kittel. Utilise le Manuscrit de Léningrad à partir de la 3ème
édition.
-
BHS Stuttgart à partir de 1967. Elle suit le manuscrit de Leningrad,
et c'est actuellement l'ouvrage de référence.
-
En 2002 devrait sortir une nouvelle édition critique pour corriger
quelques erreurs de la BHS par rapport au manuscrit de Léningrad,
ainsi que l'appareil critique.
II-
Le Nouveau Testament
Présentation
Sous
l'Ancienne Alliance, le Saint-Esprit nous préserva les textes de
l'Ancien Testament par l'entremise de la prêtrise d'Aaron et les Lévite,
et par des copistes dévoués comme les Massorètes. Mais sous
la Nouvelle Alliance, chaque chrétien est un prêtre (un
sacrificateur), car la sacrificature Lévitique fut abolie par le
sacrifice de Christ. Pour cette raison, le Saint-Esprit préserva
les textes du Nouveau Testament, non par une prêtrise spécialement désignée,
mais par la prêtrise universelle des croyants depuis les premiers siècles:
«Mais vous, vous êtes la race élue, la sacrificature royale, la
nation sainte, le peuple acquis, pour annoncer les vertus de celui qui
vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière», (1 Pi.2:
9).
Le
Texte Grec commun le plus utilisé par les fidèles depuis le début
du Christianisme est le Texte Authentique Original préservé par son
utilisation commune dans la vrai Église de Christ, sous la direction
du Seigneur Jésus lui-même qui n'abandonne point sa Parole aux
caprices des hommes. Conséquemment, l'utilisation commune de ce
texte produisit une multitude de copies fidèles que nous retrouvons
dans la masse des anciens manuscrits grecs de la famille Byzantine.
Le nombre de ces manuscrits en existences s'élève au-dessus de
6,000, sans conter les 8,000 manuscrits en Latin ainsi qu'un grand
nombre en Syriaque, en Copte, et plusieurs autres langues.
Le
Texte Byzantin ou Majoritaire est celui qui est à la base du Texte Reçu
Grec des Réformateurs, compilé par Érasme de Rotterdam en 1516.
Le Texte Reçu n'est pas le Texte Byzantin mais représente la majorité
des lectures contenues dans la masse des manuscrits et pour cette
cause il est souvent reconnu comme le Texte Majoritaire. Compilé
sous la providence de Dieu, il est le seul texte grec fidèle et intégral
de la Parole de Dieu. Ce fut ce texte qui fut utilisé par Olivétan
pour traduire en français le texte des Bibles que nous connaissons
comme la Bible de Genève, la Bible Martin, la Bible Ostervald, et la
Bible de l’Épée; et ce fut le même texte qui fut utilisé par les
traducteurs anglophones de la célèbre King-James. Bref, le
Texte Reçu est celui qui engendra la Réforme et par lequel des
millions de personnes connurent le salut en Jésus-Christ et se détachèrent
des ténèbres et des superstitions du Catholicisme. Ce texte
inspiré fut scellé par le sang de millions de martyres à travers
l'histoire, et ce même texte est celui qui est constamment attaqué
par les ennemis de la vérité. Ceux-ci cherchent à le
substituer par une approximation fautive et polluée de la Parole de
Dieu comme nous voyons dans les versions modernes de la Bible.
1-
Les manuscrits
Le
NT a été fini de rédiger à la fin du Ier siècle après
JC (la majeure partie avant 70). Sans mentionner les manuscrits latin
qui sont au-dessus de 8,000 de nos jours, on dispose actuellement de
plus de 5674[2] manuscrits grecs du NT ou de portions du NT et
d'environ 19 300[3] manuscrits de versions, soit un total
de près de 25 000 manuscrits, dont les principaux sont :
a-
Les papyrus
- On en possède environ 99[4] contenant un ou plusieurs
passages ou livres du NT.
-
Le plus ancien est le P52 de J.Ryland : il s'agit d'un fragment de l'évangile
de Jean datant de 125 à 130 ap. JC.
-
Parmi les plus importants, ceux de C. Beatty (découverts vers 1930) :
ces différents papyrus contiennent des passages de : évangiles,
actes, épîtres de Paul, Hébreux, Ap. Datent de 200 à 250 ap. JC.
-
Un autre groupe important est celui de Bodmer : ces papyrus
contiennent des passages de : Luc, Jean, épîtres de Pierre, Jude
datant d'environ 200 ap. JC.
Les
collections de papyrus
|
NOM
DE LA COLLECTION
|
ABREV
|
LOCALISATION
/ DESCRIPTION
|
|
Papyri
Amherst
|
P.Amh.
|
C'est la collection d'un anglais, l'Honorable Lord Amherst de
Hackney. Elle comprend "L'ascension d'Isaïe ",
d'autres fragments bibliques et de l'église ancienne ainsi
que des documents classiques datant des périodes ptolémaïque,
romaine et byzantine. La collection a été éditée par
Grenfell et Hunt en 1900-1901.
|
|
Papyri Bad.
|
P.Bad.
|
|
|
Papyri
Bodmer
|
P.Bod.
|
Cette
collection d'environ cinquante manuscrits fut achetée par
M.Martin BODMER en 1955-1956. Elle se trouve dans la
Bibliotheca Bodmeriana à Cologny, près de Genève en Suisse.
L'exception est le papyrus VIII, contenant 1 et 2 Pierre qui
fut donné en cadeau au Pape Paul VI en 1969: il est à la
Bibliothèque Vaticane. Les documents grecs et coptes furent découverts
en Egypte, probablement à Pabau, près d'un monastère
pachomien. Ces documents proviennent de codex et de rouleaux:
la plupart sont des papyri, mais trois sont sur parchemin. En
terme de contenu, ils comprennent des textes classiques
(Iliade, Odyssée, Thucydide, Ménandre) , des documents
bibliques (de l'Ancien et du Nouveau Testament ) ainsi que des
écrits de l'église ancienne..
|
|
Papyri
Chester Beatty
|
P.
Chester Beatty
|
Cette collection de onze codex fut acquise par un américain,
Alfred Chester Beatty , en 1930-31 et 1935. Elle se trouve près
de Dublin, Irlande, dans la bibliothèque Chester Beatty et
dans la Gallerie d'Art oriental. Cette collection a été éditée
par Frederic G. Kenyon. Les manuscrits datent du 2ème au 4ème
siècle. Une partie de ces codex a été acquise ultérieurement
par d'autres bibliothèques et universités,. américaines et
européennes.
|
|
Papyri
Colt
|
P.Colt
|
Pierpont Morgan Library, New York , USA
|
|
Papyrus
Egerton 2
|
P.Eg.
|
British Museum, Londres, Angleterre . Les quatre premiers
fragments provenant d'un codex sur papyrus plus ancien a été
découvert en 1934 parmi d'autres objets achetés chez un
vendeur d'antiquités. Leur provenance est inconnue mais peut
être Oxyrhynchus en Egypte. Un cinquième fragment a été découvert
parmi les papyri de Cologne (inv. 608, nr. 255). Ils font
partie d'un évangile inconnu.
|
|
Papyri
Michigan
|
P.Mich.
|
Université du Michigan, Ann Arbor, USA
|
|
Papyri
Oxyrhynchus
|
P.Oxy.
|
Ces
fragments de papyri ont été découvert à Oxyrhynchus (et dans
les alentours) ,la moderne Behnesa en Égypte, située à 200
kilomètres au sud du Caire. Ils ont été découvert par
Bernard P. Grenfell et Arthur S. Hunt, les premiers en 1897.
Leur publication est toujours en cours . Les papyri provenant de
ce site ne sont pas concentrés en un seul lieu mais sont détenus
par un ensemble de bibliothèques, universités et musées. Le
site WEB pour le Projet des Papyri d' Oxyrhychus (POXY,
Oxyrhychus Papyri Online!) se trouve à
www.csad.ox.ac.uk/POxy/.
|
|
Papyri
Princeton
|
P.Princ.
|
Université de Princeton , Princeton, New Jersey, USA
|
|
Papyri
Rylands
|
P.Ryl.
|
John Rylands Library, Manchester, Angleterre
|
|
PAPYRI
DU NOUVEAU TESTAMENT
|
Partie
I
|
|
(Adapté de Metzger 1968:247-56
and Aland, et al. 1986:684-716)
|
|
|
|
N°
de Papyrus &
Collection de Papyrus
|
Date
|
Contenu
(livres et chapitres uniquement)
|
Famille
de texte
|
Ville,
Musée et numéro d'inventaire
|
|
P1
P.Oxy. 2
|
3e
siècle
|
Mt
1
|
Alexandrin
|
Philadelphia,
Pennsylvania, USA
Univ. of Penn. Museum
#E2746
|
|
P2
|
6e
siècle
|
Jn
12
|
mixte
|
Florence,
Italie
Museo Archeologico
#7134
|
|
P3
|
6e–7e
siècle
|
Lc
7, 10
|
Alexandrin
|
Vienne,
Autriche
Österreichische
Nationalbibliothek
#G2323
|
|
P4
|
3e
siècle
|
Lc
1-6
|
Alexandrin
|
Paris,
France
Bibliothèque Nationale
#Gr. 1120
|
|
P5
P.Oxy. 208
|
3e
siècle
|
Jn
1, 16, 20
|
Occidental
|
Londres,
Angleterre
British Museum
Pap. 782 + Pap. 2484
|
|
P6
|
4e
siècle
|
Jn
10-11
|
s'accorde
avec
B &
Q
|
Strasbourg,
France
Bibliothèque de
l'Université
Pap. copt. 351r, 335v,
379, 381, 383, 384
|
|
P7
|
5e
siècle
|
Lc
4
|
.
|
PERDU
autrefois à Kiev, Ukraine:
Library of the Ukranian
Academy of Sciences
Petrov 553
|
|
P8
|
4e
siècle
|
Ac
4-6
|
mixte:
Alexandrin
&
Occidental
|
PERDU
autrefois à
Berlin, Allemagne
Staatliche Museen
P. 8683
|
|
P9
P.Oxy. 402
|
3e
siècle
|
I
Jn 4
|
.
|
Cambridge,
Massachusetts, USA
Harvard Semitic Mus.
#3736
|
|
P10
P.Oxy. 209
|
4e
siècle
|
Rm
1
|
Alexandrin
|
Cambridge,
Massachusetts, USA
Harvard Semitic Mus.
#2218
|
|
P11
|
7e
siècle
|
I
Co 1-7
|
Alexandrin
|
Leningrad,
Russie
State Public Library
Gr. 258 A
|
|
P12
P.Amh. 3b
|
fin
3e siècle
|
He
1
|
.
|
New
York, New York, USA
Pierpont Morgan Library
#G. 3
|
|
P13
P.Oxy. 657
|
3e–4e
siècle
|
He
2-5, 10-12
|
Alexandrin
|
Londres,
Angleterre
British Museum
P. 1532 verso
|
|
P14
|
5e
siècle?
|
I
Co 1-3
|
Alexandrin
|
Mt.
Sinai
St. Catherine's
Monastery Library
#14
|
|
P15
P.Oxy. 1008
|
3e
siècle
|
I
Co 7-8
|
Alexandrin
|
Le
Caire, Egypte
Musée égyptien
47423
|
|
P16
P.Oxy. 1009
|
3e–4e
siècle
|
Ph
3-4
|
Alexandrin
|
Le
Caire, Egypte
Musée des Antiquités
JE 47424
|
|
P17
P.Oxy. 1078
|
4e
siècle
|
He
9
|
mixte
|
Cambridge,
Angleterre
University Library
Add. 5893
|
|
P18
P.Oxy. 1079
|
3e–4e
siècle
|
Ap
1
|
s'accorde
avec
À,
B,
and C
|
Londres,
Angleterre
British Museum
P. 2053 verso
|
|
P19
P.Oxy. 1170
|
4e–5e
siècle
|
Mt
10-11
|
mixte
|
Oxford,
Angleterre
Bodleian Library
Gr. bibl. d. 6 [P.]
|
|
P20
P.Oxy. 1171
|
3e
siècle
|
Jc
2-3
|
Alexandrin
|
Princeton,
New Jersey, USA
University Library
AM 4117
|
|
P21
P.Oxy. 1227
|
4e–5e
siècle
|
Mt
12
|
s'accorde
avec
Àcorr
et
D
|
Allentown,
Pennsylvania, USA
Muhlenberg College
Theol. pap. 3
|
|
P22
P.Oxy. 1228
|
3e
siècle
|
Jn
15-16
|
s'accorde
avec
Àcorr
et
D
|
Glasgow,
Ecosse
University Library
MS 2—X.1
|
|
P23
P.Oxy. 1229
|
début
3e siècle
|
Jacques
1
|
Alexandrin
|
Urbana,
Illinois, USA
Univ. of Illinois
Classical Arch. and
Art Museum
G.P. 1229
|
|
P24
P.Oxy. 1230
|
4e
siècle
|
Ap
5-6
|
s'accorde
avec
À
|
Newton
Center, Massachusetts, USA
Andover Newton Theol. Sch.
OP 1230
|
|
P25
|
fin
4e siècle
|
Mt
18-19
|
Occidental
|
PERDU
autrefois
à
Berlin, Allemagne
Staatliche Museen
P. 16388
|
|
P26
P.Oxy. 1354
|
environ
600
|
Rm
1
|
s'accorde
avec
A &
À
|
Dallas,
Texas, USA
So. Methodist Univ.
Bridewell Library
|
|
P27
P.Oxy. 1355
|
3e
siècle
|
Rm
8-9
|
Alexandrin
(& Occidental)
|
Cambridge,
Angleterre
University Library
Add. 7211
|
|
P28
P.Oxy. 1596
|
3e
siècle
|
Jn
6
|
Alexandrin
|
Berkeley,
Californie, USA
Pacific Sch. of Religion
Pap. 2
|
|
P29
P.Oxy. 1597
|
3e
siècle
|
Ac
26
|
Occidental
(?)
|
Oxford,
Angleterre
Bodleian Library
Gr. bibl. g. 4 (P)
|
|
P30
P.Oxy. 1598
|
3e
siècle
|
I
Th 4-5
|
mixte
|
Gand,
Belgique
Bibliothèque de l'Université
U. Lib. P. 61
|
|
P31
P.Ryl. 4
|
7e
siècle
|
Rm
12
|
s'accorde
avec
À
|
Manchester,
Angleterre
John Rylands Library
Gr. P. 4
|
|
P32
P.Ryl. 5
|
environ
200
|
Tt
1-2
|
s'accorde
avec
À
|
Manchester,
Angleterre
John Rylands Library
Gr. P. 5
|
|
P33
[+ P58]
|
6e
siècle
|
Ac
7, 15
|
Alexandrin
|
Vienne,
Autriche
Österreichische Nationalbibliothek
no. 190
Pap. G. 17973, 26133, 35831, 39783
|
|
P34
|
7e
siècle
|
I
Co 16
II Co 5, 10-11
|
Alexandrin
|
Vienne,
Autriche
Österreichische Nationalbibliothek
no. 191
Pap. G. 39784
|
|
P35
|
4e
siècle(?)
|
Mt
25
|
mixte
|
Florence,
Italie
Biblioteca Medicea Laurenziana
PSI 1
|
|
P36
|
6e
siècle
|
Jn
3
|
mixte
|
Florence,
Italie
Biblioteca Medicea Laurenziana
PSI 3
|
|
P37
P.Mich. 137
|
3e–4e
siècle
|
Mt
26
|
Césaréen
|
Ann
Arbor, Michigan, USA
Univ. of Michigan
no. 1570
|
|
P38
P.Mich. 138
|
environ
300
|
Ac
18-19
|
Occidental
|
Ann
Arbor, Michigan, USA
Univ. of Michigan
no. 1571
|
|
P39
P.Oxy. 1780
|
3e
siècle
|
Jn
8
|
Alexandrin
|
Rochester,
New York, USA
The Divinity School
no. 1780
|
|
P40
P.Bad. 57
|
3e
siècle
|
Rm
1-2,
3, 6, 9
|
Alexandrin
|
Heidelberg,
Allemagne
Universitätsbibliothek
Inv. Pap. graec. 45
|
|
P41
|
8e
siècle
|
Ac
17-22
|
Occidental
|
Vienne,
Autriche
Österreichische Nationalbiblioeek
Pap. K. 7541-48
|
|
P42
|
7e–8e
siècle
|
Lc
1-2
|
s'accorde
avec
A
|
Vienne,
Autriche
Österreichische Nationalbibliothek
Pap. K. 8706
|
|
P43
|
6e–7e
siècle
|
Ap
2, 15-16
|
principalement
Alexandrin
|
Londres,
Angleterre
British Museum
Pap. 2241
|
|
P44
|
6e–7e
siècle
|
Mt
17-18, 25
Jn 9-10, 12
|
Alexandrin
|
New
York, New York, USA
Metropolitan Museum of Art
Inv. no. 14.1.527
|
|
P45
|
3e
siècle
|
Mt
20-21, 25
Mc 4-8, 11-12
Lc 6, 9-14
Jn 10
Ac 4-17
|
mixte
|
Dublin,
Irlande
Chester Beatty Library;
et Vienne, Autriche
Österreichische Nationalbibliothek
Pap. G. 31974
|
|
P46
|
environ
200
|
Rm
5-6,
8-11, 15-16
|
Alexandrin
|
Dublin,
Irlande
Chester Beatty Library;
et Ann Arbor, Michigan
University of Michigan
Invent. no. 6238
|
|
P47
P. Chester Beatty III
|
3e
siècle
|
Ap
9-17
|
s'accorde
avec
A,
C,
and À
|
Dublin,
Irlande
Chester Beatty Library
|
|
P48
|
3e
siècle
|
Ac
23
|
Occidental
|
Florence,
Italie
Museo Medicea Laurenziana
PSI 1165
|
|
P49
|
3e
siècle
|
Ep
4-5
|
Alexandrin
|
New
Haven, Connecticut, USA
Yale University Library
P. 415
|
|
P50
|
4e–5e
siècle
|
Ac
8, 10
|
s'accorde
principalement avec
B
|
New
Haven, Connecticut, USA
Yale University Library
P. 1543
|
|
P51
P.Oxy. 2157
|
environ
400
|
Ga
1
|
partiellement
Alexandrin
|
Oxford,
Angleterre
Ashmolean Museum
P.Oxy. 2157
|
|
P52
P.Ryl. 457
|
vers
135
|
Jn
18
|
Alexandrin
|
Manchester,
Angleterre
John Rylands Library
P.Ryl. 457
|
|
PAPYRI
DU NOUVEAU TESTAMENT
|
Partie
II
|
|
N°
de Papyrus &
Collection de Papyrus
|
Date
|
Contenu
(livres et chapitres uniquement)
|
Famille
de texte
|
Ville,
Musée et numéro d'inventaire
|
|
P53
|
3e
siècle
|
Mt
26
Ac 9-10
|
mixte
|
Ann
Arbor, Michigan, USA
Univ. of Michigan Library
Inv. no. 6652
|
|
P54
P.Princ. 15
|
5e–6e
siècle
|
Jc
2-3
|
s'accorde
avec
À,
B,
and C
|
Princeton,
New Jersey, USA
University Library
Garrett Depository 7742
|
|
P55
|
6e–7e
siècle
|
Jn
1
|
Alexandrin
|
Vienne,
Autriche
Österreichische Nationalbibliothek
Pap. G. 26214
|
|
P56
|
5e–6e
siècle
|
Ac
1
|
Alexandrin
|
Vienne,
Autriche
Österreichische Nationalbibliothek
Pap. G. 19918
|
|
P57
|
4e–5e
siècle
|
Ac
4-5
|
Alexandrin
|
Vienne,
Autriche
Österreichische Nationalbibliothek
Pap. G. 26020
|
|
P58
|
-
maintenant
classé comme fragment de P33
|
|
P59
P.Colt 3
|
7e
siècle
|
Jn
1-2, 11-12, 17-18, 21
|
(?)
|
New
York, New York, USA
New York University
Washington Square
College of Arts & Sciences
|
|
P60
P.Colt4
|
7e
siècle
|
Jn
16-19
|
Alexandrin
|
New
York, New York, USA
Pierpont Morgan Library
|
|
P61
P.Colt 5
|
environ
700
|
Rm
16
I Co 1, 5
Ph 3
Col 1, 4
I Th 1
Tt 3
Phm
|
probablement
Alexandrin
|
New
York, New York, USA
Pierpont Morgan Library
|
|
P62
|
4e
siècle
|
Mt
11
|
Alexandrin
|
Oslo,
Norvège
Bibliothèque de l'Université
Inv. no. 1661
|
|
P63
|
environ
500
|
Jn
3-4
|
(?)
|
Berlin,
Allemagne
Staatliche Museen
Inv. no. 11914
|
|
P64
|
environ
200
|
Mt
3, 5, 26
|
(?)
|
Oxford,
Angleterre
Magdalen College
Gr. 18
|
|
P65
|
3e
siècle
|
I
Th 1-2
|
Alexandrin
|
Florence,
Italie
Biblioteca
Medicea Laurenziana
PSI 1373
|
|
P66
P.Bod. II
|
c.
200
|
Jn
1-21
|
mixte
|
Cologny,
Suisse
Bibliothèque Bodmer
|
|
P67
|
-
maintenant
classé comme fragment de
P64
|
Barcelone,
Espagne
Fundación San Lukas Evangelista
P.Barc. 1
|
|
P68
|
7e
siècle(?)
|
I
Co 4
|
s'accorde
avec
le
Textus Receptus
|
Leningrad,
Russie
State Public Library
Gr. 258
|
|
P69
P.Oxy. 2383
|
3e
siècle
|
Lc
22
|
mixte
|
Oxford,
Angleterre
Ashmolean Museum
|
|
P70
P.Oxy. 2384
|
3e
siècle
|
Mt
2-3
11-12, 24
|
(?)
|
Oxford,
Angleterre
Ashmolean Museum
|
|
P71
P.Oxy. 2385
|
4e
siècle
|
Mt
19
|
s'accorde
avec
B
|
Oxford,
Angleterre
Ashmolean Museum
|
|
P72
P.Bod. VII, VIII
|
3e–4e
siècle
|
1
P 1-5
2 Pt 1-3
Jude
|
mixte
|
Cologny,
Suisse
Bibliothèque Bodmer
|
|
P73
P.Bod.
|
?
|
Mt
25-26
|
?
|
Cologny,
Suisse
Bibliothèque Bodmer
|
|
P74
P.Bod. XVII
|
7e
siècle
|
Ac
1-2, 4-27
|
s'accorde
fréquemment
avec
A
|
Cologny,
Suisse
Bibliothèque Bodmer
|
|
P75
P.Bod. XIV, XV
|
3e
siècle
|
Lc
3-7, 9, 17-18, 22-24
Jn 1-15
|
s'accorde
avec
B
|
Cologny,
Suisse
Bibliothèque Bodmer
|
|
P76
|
6e
siècle
|
Jn
4
|
.
|
Vienne,
Autriche
Österreichische Nationalbibliothek
Pap. G. 36102
|
|
P77
P.Oxy. 2683
|
2e–3e
siècle
|
Mt
23
|
.
|
Oxford,
Angleterre
Ashmolean Museum
|
|
P78
P.Oxy. 2684
|
3e–4e
siècle
|
Jude
|
.
|
Oxford,
Angleterre
Ashmolean Museum
|
|
P79
|
7e
siècle
|
He
10-12
|
.
|
Berlin,
Allemagne
Staatliche Museen
Inv. no. 6774
|
|
P80
|
3e
siècle
|
Jn
3
|
.
|
Barcelona,
Espagne
Fundación San Lukas Evangelista
Inv. no. 83
|
|
P81
|
4e
siècle
|
1
P 2-3
|
.
|
Trieste,
Italie
S. Daris
Inv. no. 20
|
|
P82
|
4e–5e
siècle
|
Lc
7
|
.
|
Strasbourg,
France
Bibliothèque de
l'Université
Gr. 2667
|
|
P83
|
6e
siècle
|
Mt
20,
23-24
|
.
|
Louvain,
Belgique
Bibliothèque de
l'Université
P.A.M. Kh. Mird 16. 29
|
|
P84
|
6e
siècle
|
Mc
2, 6
Jn 5
|
.
|
Louvain,
Belgique
Bibliothèque de
l'Université
P.A.M. Kh. Mird 4. 11
|
|
P85
|
4e–5e
siècle
|
Ap
9-10
|
.
|
Strasbourg,
France
Bibliothèque de
l'Université
Gr. 1028
|
|
P86
|
4e
siècle
|
Mt
5
|
.
|
Cologne,
Allemagne
Institut für Altertumskunde
Theol. 5516
|
|
P87
|
3e
siècle
|
Phm
|
.
|
Cologne,
Allemagne
Institut für Altertumskunde
Inv. no. 12
|
|
P88
|
4e
siècle
|
Mc
2
|
.
|
Milan,
Italie
Università Cattolica
Inv. no. 69. 24
|
|
P89
|
4e
siècle
|
Phm
|
.
|
Florence,
Italie
Biblioteca Medicea Laurenziana
PL III/292
|
|
P90
|
.
|
.
|
.
|
.
|
|
P91
|
.
|
.
|
.
|
.
|
|
P92
|
3e–4e
siècle
|
Ep
1
II Th 1
|
.
|
Caire,
Egypte
Musée égyptien
PNarmuthis 69.39a/229a
|
|
P93
|
5e
siècle
|
Jn
13
|
.
|
Florence,
Italie
Istituto Papirologico G. Vitelli
PSI inv. 108
|
|
P94
|
5e–6e
siècle
|
Rm
6
|
.
|
Le
Caire, Egypte
Musée égyptien
P.Cair. 10730
|
|
P95
|
3e
siècle
|
Jn
5
|
.
|
Florence,
Italie
Biblioteca Medicea Laurenziana
Papiri Laur. PL II/31
|
|
P96
|
6e
siècle
|
Mt
3
|
.
|
Vienne,
Autriche
Österreichische Nationalbibliothek
Pap.K. 7244
|
|
P97
|
6e–7e
siècle
|
Lc
14
|
.
|
Dublin,
Irlande
Chester Beatty Library
P. Chester Beatty XVII
|
|
P98
|
2e
siècle
|
Ac
1
|
.
|
Le
Caire, Egypte
Institut français pour les Archives Orientales
P. IFAO inv. 237b
|
|
P99
|
environ
400
|
Rm
1
2 Co 1,5,6,8,9,11-13
Ga 1-6
Ep 1-6
|
.
|
Dublin,
Irlande
Chester Beatty Library
P. Chester Beatty
Ac. 1499 fol. 11-14
|
|
P100
P.Oxy. 4449
|
3e–4e
siècle
|
Jc
3-4
|
.
|
Oxford,
Angleterre
Ashmolean Museum
|
|
P101
P.Oxy. 4401
|
3e
siècle
|
Mt
3-4
|
.
|
Oxford,
Angleterre
Ashmolean Museum
|
|
P102
P.Oxy. 4402
|
3e–4e
siècle
|
Mt
4
|
.
|
Oxford,
Angleterre
Ashmolean Museum
|
|
P103
P.Oxy. 4403
|
2e–3e
siècle
|
Mt
13-14
|
.
|
Oxford,
Angleterre
Ashmolean Museum
|
|
P104
P.Oxy. 4404
|
fin
2e
siècle
|
Mt
21
|
.
|
Oxford,
Angleterre
Ashmolean Museum
|
|
P105
P.Oxy. 4406
|
5e–6e
siècle
|
Mt
27-28
|
.
|
Oxford,
Angleterre
Ashmolean Museum
|
|
P106
P.Oxy. 4445
|
3e
siècle
|
Jn
1
|
.
|
Oxford,
Angleterre
Ashmolean Museum
|
|
P107
P.Oxy. 4446
|
3e
siècle
|
|