ETAM : Ces lacs étaient autrefois reliées à la Mer Rouge. Ligne de remontée vers la Palestine. Peu-être certaines tribus l'ont-elles empruntées au sortir d'Egypte.

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Trois versions Latines

A gauche: la dernière page de "k" (Codex Bobiensis), montrant le texte raccourcie de la fin de l'Évangile de Marc. 

Au centre:  Section d'une colonne du Codex Amiatinus montrant Luc 5: 1-3. 

A droite:  le célèbre Livre de Kells (Worsworth's Q) richement décoré, montrant Luc 3: 23-26.

***  

MANUSCRITS DE LA BIBLE

I- L'Ancien Testament

1- Rédaction des manuscrits

a- Quelques règles pour les copistes

b- Les Massorètes

2- Les manuscrits hébreux

a- Les manuscrits de Qumrân

b- Quelques autres manuscrits

3- Les versions anciennes

a- La Septante

- Les livres contestés

- Réformateurs et Apocryphes

- Les textes rejetés par tous

- Les apocryphes ne sont point inspirés

b- Autres versions grecques

c- Les Targums araméens

4- Éditions imprimées en hébreu

 

II- Le Nouveau Testament

1- Les manuscrits

a- Les papyrus

b- Les manuscrits en lettres onciales (majuscules)

c- Les manuscrits en lettres cursives (minuscules)

d- Les traductions antiques du NT

e- Les citations bibliques des Pères de l'Eglise

f- Les lectionnaires

g- Les Ostraca

h- Remarques

2- Comparaison avec les oeuvres classiques

3- Remarques

- Mutation du texte de la Parole de Dieu

- Le Texte Reçu Grec

- Scrivener, Burgon, et Miller

 

 

 

I- L'Ancien Testament

Présentation

 

Le Canon du texte de l'Ancien Testament fut reconnu comme terminé et scellé depuis le temps de Esdras et Néhémie, et plus particulièrement depuis le Concile de Jamnia en l'an 90. Le texte de l'Ancien Testament qu'ils utilisèrent fut précisément le même qui est employé dans la Bible d'Olivetan et ses versions: la Bible de Genève, la Bible Martin, la Bible Ostervald, la Bible de l'Épée. Ce fut en effet le même texte qui fut utilisé par Jésus et ses disciples. Ce texte suivait une longue lignée de copies fidèles qui maintenaient le caractère et les mêmes mots que les autographes. La seule différence est que ce fut un texte consonnal qui n'avait aucune voyelles. Les scribes "massorètes" mot qui signifie "traditionalistes", prirent la relève des Lévites pour maintenir la pureté du texte. De l'an 500 à l'an 1,000, ils introduisirent une méthode de préservation du texte qui fut la plus ingénieuse jamais inventée. L'emphase fut sur la préservation même de la plus petite lettre dans sa forme originale et pure. "Ils inventèrent les points voyellesOeuvre admirable qui témoigne du respect apporté à un texte qui se devait de conserver, sous son aspect extérieur nouveau, tous les moyens d'une lecture conforme. Ils ont inventé également tout un système d'accents, afin de sauvegarder la lecture rythmée du texte Hébreu. Points-voyelles et accents furent placés au-dessus, ou au-dessous du texte, et non insérés dans le texte même, afin que ce dernier demeure inchangé dans son aspect consonnal. Les massorètes n'ont en rien changé ou altéré le texte original de l'Ancien Testament".

 

Tous les moyens de sécurités imaginables furent utilisés pour protéger le texte et assurer sa transmission. Le nombre de lettres dans chaque livre fut compté par leur propre valeur numérique, et le total fut enregistré pour que le travail du copiste puisse être vérifié numériquement, autant que visuellement. Pour plus de précision, ils comptèrent le nombre de fois qu'un mot ou une phrase apparaissait dans le texte et notèrent finalement toutes les particularités orthographiques pour éliminer toutes les fautes. Si plus que trois erreurs furent trouvées, le manuscrit entier fut détruit et on recommença le travail. Lorsque des erreurs furent allouées, la correction fut notée dans la marge et jamais dans le texte même. Chaque nouvelle copie devait être faite sur des manuscrits approuvés et le texte écrit avec une encre spéciale sur des peaux d'un animal considéré "pur" salon la Loi. Le copiste devait prononcer chaque mot à voix haute. Tout devait être copié directement d'un autre manuscrit et non de mémoire. Avant d'écrire le nom de Dieu, il devait essuyer sa plume d'une manière révérencielle; et avant d'écrire "Jéhovah", il devait laver tout son corps de peur que le nom sacré sait pollué en l'écrivant.

 

Selon la divine providence de notre Dieu Souverain, la Texte Massorétique Hébreu, nommé aussi Texte Traditionnel, fut imprimé au 15" siècles. Les Psaumes furent imprimés en 1477 et la Bible en entier (Ancien Testament) en 1488. Ce Texte Hébreu devint la base de l'Ancien Testament de la Bible Allemande de Luther, de la Bible Française d'Olivetan, et de la Bible Anglaise de la King-James. Ainsi notre Dieu Tout-Puissant nous préserva sa Parole intacte à travers les siècles dans le Texte Hébreu.

 

Tous les anciens manuscrits connus de l'Ancien Testament à partir du 9" siècle contiennent le Texte Massorétique Le premier critique textuel à nous indiquer cela fut l'évêque Kennicott. De 1776 à 1780, il publia à l'université d'Oxford, une liste de 634 manuscrits hébreux. Il fut suivit par De Mossi, qui de 1784 à 1788 publia une liste de 8213 manuscrits de plus. Aucune variations substantielles Furent remarquées par ces deux savants dans la totalité de 1,459 manuscrits.

 

Pentateuque Samaritaine

 

Aujourd'hui, nous faisons face à plusieurs tentatives de renverser et usurper le Texte Sacré des Massorètes. Les ennemis de la pure Parole de Dieu utilisent les découvertes archéologiques récentes, comme celles des Manuscrits de la Mer Morte, pour accomplir leur sinistre travail. La Pentateuque Samaritaine est un de ces manuscrits utilisés par les apostasiés modernes. Ce manuscrit date du 13" siècle et fut apparemment découvert par le grand-prêtre Phinehas en 1335. Bruce Pringle nous dit qu'il est composé de sections de différents manuscrits d'origine incertaine. Il est rempli de corruptions textuelles et s'accorde mot pour mot avec le Targum de Onkelos qui est une paraphrase Araméenne traditionnelle de la loi de Moise. Une copie fut trouvée en Europe en 1616 et fut publiée en 1628 par J. Morinus qui proclama sa supériorité sur le Texte Massorétique. 

 

Ceci est la cas pour toutes nouvelles découvertes utilisées par certains érudits hostiles au Texte Traditionnel, pour affaiblir la position des Réformateurs et des chrétiens fidèles sur l'autorité de la Bible Authentique. Nous trouvons cette tactique de subversion dans la Bible de Jérusalem et celle de Maredsous où nous trouvons la lecture de la Pentateuque Samaritaine sur Deut. 27: 4 dans une note au bas du texte. Le Texte Samaritain a changé "le mont Ébal" pour "le mont Garazim", et dans Deut.11:30, "en face de Guilgal" est changé pour "en face de Sichem", comme nous trouvons dans les notes de la Bible T.O.B. sur ce passage. Les Samaritains firent ces altérations dans le but de changer le siège d'autorité d'Israël à celui du Mont Garazim (Jn.4:19-22); tout comme nos apostasiés modernes cherchent à changer l'autorité du Texte Massorétique pour la Texte Samaritain. Il existe des milliers d'autres manuscrits comme ceux de la secte des Esséniens de Qumran, ceux de Nag Hammadi, et ceux de la Septante mythique, qui sont loués et approuvés par la théologie libérale; et dont les lectures seront ajoutées éventuellement et sournoisement dans les versions modernes de la Bible, comme étant la Parole de Dieu même.

 

1- Rédaction des manuscrits

 

           Environ 4 siècles avant JC, l'AT était complet.

 

a- Quelques règles pour les copistes

 

Voici quelques exemples de prescriptions du Talmud pour les copistes:

 

-   Les colonnes devaient faire entre 48 et 60 lignes et les lignes devaient être de 30 lettres.

-   Les copies devaient être effectuées à partir d'un manuscrit authentique, et il était interdit d'y apporter toute modification.

-   On ne devait rien écrire de mémoire.

-   Les copistes devaient être Juifs (Pour le pentateuque Samaritain, ils devaient être Samaritains).

-   Quand ils avaient fini la copie, les copistes devaient compter les lettres et les mots.

 

b- Les Massorètes

 

Pourquoi parle-t-on des Massorètes, de texte massorétique ?

Le texte hébreu de l’Ancien Testament est souvent nommé texte massorétique. Il est l’œuvre des massorètes, savants juifs qui durant plusieurs siècles (surtout du VIIième au XIième siècle) assurèrent la transmission (massorah) du texte Biblique.

 

Assurer cette transmission au cours des siècles n’était pas chose facile. En effet, en hébreu, comme dans les autres langues sémitiques, on ne note que les consonnes. La lecture est d’un usage assez facile, tant que la langue est couramment parlée. Les difficultés ont donc commencé à poindre lorsque peu à peu l’hébreu a été remplacé par l’araméen dans la langue parlée. Les scribes ont alors commencé à employer des lettres appelées « matres lectionis » (mères (guide) de lecture) qui, au nombre de quatre servaient à indiquer les voyelles donc la prononciation. Mais des ambiguïtés persistaient dans l’interprétation des textes écrits.

 

Des savants juifs se sont donc attelés à cette formidable tâche consistant à rendre encore plus lisible de tous les textes originaux en inventant un système sophistiqué: ils ajoutent, sans pour autant modifier le texte initial, de petits signes ou points voyelles (neqoudôt), placés au-dessus ou au-dessous des consonnes (ou parfois dedans) indiquant par là même la prononciation qu’ils jugent la plus convenable.

 

Mais là ne s’arrête pas leur travail, les massorètes dotent le texte d’une ponctuation, de signes indiquant la ligne mélodique pour la proclamation chantée dans les synagogues, ils divisent le texte en sections, et enfin ajoutent des notes au texte biblique (massores) pour bien en faire saisir le sens.

 

Qui sont les Massorètes, quand et où œuvraient-ils ?

Le travail des massorètes va s’étendre du VIIième au XIième siècle en Palestine et en Babylonie.

1- l’école de Tibériade. Avec la famille Ben Asher, ce sont les inventeurs du genre si l’on peut dire, leur système de signes placés au-dessous des consonnes sera généralisé.

2- l’école de Babylonie. Ces massorètes orientaux inventent leur propre système de vocalisation avec des signes placés au-dessus des consonnes. Ils disparaissent au XIième siècle.

- Ce sont des scribes, qui ont travaillé entre 500 et 1000 ap. JC.

- Ajout des points voyelles au texte

 

Jusqu'alors le texte n'était écrit qu'avec des consonnes. Afin de fixer la prononciation des mots et le sens du texte, les massorètes ont ajouté des points voyelles.

-   Ajout des accents au texte

Ces accents indiquent la manière selon lequel le texte doit être récité (on parle de cantilation du texte, qui est un intermédiaire entre la lecture et le chant). Il y a un accent par mot. Ces accents nous renseignent aussi sur la syntaxe du texte car il y a des accents de fin de verset, de milieu de verset, ...

-   Ajout des massores

-   Petite massore, ou notes marginales : il s'agit de notes brèves dans les marges du texte. Elles indiquent surtout les formes inhabituelles.

-   Quand un mot leur semblait incorrect, ils le laissaient dans le texte (Ketiv), mais plaçaient en marge les consonnes du mot rectifié (Qeré).

-   Lorsqu'il y avait une bizarrerie, ils indiquaient de quelle manière il fallait comprendre le texte (Sebir).

-   Grande massore : il s'agit de notes brèves en haut ou en bas du texte. Ces notes sont plus développées que celles de la petite massore. Il s'agit d'une sorte de concordance de passages qui ont un peu les mêmes bizarreries.

-   Massore finale : il s'agit d'indications statistiques à la fin des livres.  Par exemple, elles indiquent le nombre de mots du livre, le mot, le verset et la lettre qui sont aux centre du livre et vont même jusqu'à indiquer le nombre de fois qu'une lettre ou expression particulière est employée dans un livre!

 

-   Autres remarques

-   Les massorètes étaient très scrupuleux et même superstitieux (ils pensaient que leur avenir éternel dépendait de la qualité de leur copie, ils se lavaient les mains et changeaient de plume avant d'écrire le nom du Seigneur, ...).

-   S'ils ajoutaient une consonne à un mot, ils l'ajoutaient au-dessus du mot, pour ne pas altérer le texte.

-   Une fois leur travail terminé, les Massorètes ont détruit les anciens manuscrits qui n'avaient plus aucune utilité. (Info à confirmer).

-   Tiqqun soferim : il s'agit de traditions relatives à une modification du texte oppérée par des scribes au cours de la copie. Ces traditions ne se trouvent pas dans les manuscrits, mais dans d'autres documents. Suivant les documents, on relève 8, 11 ou 18 tiqqun soferim pour tout l'AT (Ex : Jb 32.3 à Dieu remplacé par Job).

 

Texte Massorétique de Ben Asher

 

Bible Hébraïque utilisée par Luther

 

 

2- Les manuscrits hébreux

 

Il n'existe pas, à notre connaissance, de manuscrit complet de l'Ancien Testament hébreu qui ait plus de mille ans. Même les rouleaux de parchemin de Qumrân, beaucoup plus anciens que tous les autres écrits connus, sont incomplets : le livre d'Esther manque totalement et l'on ne trouve que des portions des autres livres, sauf celui d'Ésaïe qui est complet.

 

La plus importante collection de ces manuscrits bibliques se trouve à Saint-Pétersbourg (autrefois Leningrad). C'est là que figure le plus ancien manuscrit complet de l'Ancien Testament, le Codex Leningradensis (daté de 1008 apr. J.-C.). Il constitue toujours la base des éditions actuelles du texte original, tandis que les manuscrits de Qumrân ont permis certains éclaircissements dans des passages bibliques de traduction difficile. Il existe toutefois des fragments plus anciens du texte de l'Ancien Testament.

 

En 1890, de nombreux fragments, totalement oubliés et datant du VIe au VIIIe siècle de notre ère, ont été découverts dans la Gheniza d'une synagogue du Caire. La Gheniza (mot qui signifie: "Cachette") était une pièce où l'on conservait les manuscrits sacrés devenus impropres à une lecture aisée.

 

Le fragment de papyrus Nash (Ier ou IIe siècle de notre ère) fut mis au jour en 1902, en Égypte. Contenant les dix commandements et les versets de Deutéronome 6, 4,5, il demeura le plus ancien fragment connu jusqu'à la découverte des manuscrits de la mer Morte.

 

 

Le papyrus Nash

 

a- Les manuscrits de Qumrân

 

-   Découverts en 1947, par un berger qui cherchait une chèvre.

-   Les manuscrits datent d'environ 200 à 100 avant JC.

-   On a retrouvé des manuscrits d'au moins des parties de tous les livres de l'A.T. (sauf Esther).

-   Il y a particulièrement un manuscrit complet d'Esaïe (1QIsa), d'environ 120 avant JC.

 

Les découvertes de Qumrân de 1947 à 1956.

Nous ne parlerons ici que des manuscrits qui contiennent des textes Bibliques. Le chapitre traitant des textes Intertestamentaires abordera plus largement tous les autres textes découverts dans les grottes du site de Khirbet Qumrân.

Il faut noter qu’à l’exception du livre d’Esther, tous les livres canoniques de l’Ancien Testament sont représentés dans les fragments des 190 manuscrits différents trouvés dans les 11 grottes de Qumrân. Datés entre le 3ième siècle av. J.C. et le premier siècle de notre ère, on trouve des manuscrits hébreux, araméen, grec et quelques uns en écriture paléohébraïque.

 

Livre

Nombre de témoins

Livre

Nombre de témoins

Genèse

14

Josué

2

Exode

14

Juges

3

Lévitique

7

Samuel

4

Nombres

4

Rois

3

Deutéronome

25

Isaïe

18

Psaumes

31

Jérémie

4

Job

4

Ézéchiel

6

Proverbes

2

Petits Prophètes

8

Qohélet

2

Ruth

4

Daniel

8

Cantique

4

Esdras

1

Lamentations

4

 

 

Chroniques

1

 

b- Quelques autres manuscrits

 

 

-   Le Codex de Léningrad (appelé aussi Firkovitch) de la famille des manuscrits Ben Asher. Il date de 1009 ap. JC, et c'est le seul manuscrit complet de l'AT qu'on possède. Il sert de base pour les traductions de l'AT. Témoin du texte massorétique.

-   Le Codex d'Alep : il date de 925 ap. JC, et ne contient pas le pentateuque. Témoin du texte massorétique.

-   Le Codex des Prophètes de Pétrograd : il date de 916 ap. JC et ne contient que les livres des prophètes postérieurs[1].

-   Le Codex du Caire : il date de 896 ap. JC et contient les livres des prophètes antérieurs et postérieurs (cf. note 1 ). Témoin du texte massorétique.

-   L'Oriental 4445 (du British Muséum) qui date d'environ 850 ap. JC (les points voyelles ont été rajoutés environ 1 siècle après) : il contient le pentateuque. Témoin du texte massorétique.

-   Pentateuque Samaritain : il date vraisemblablement du VIIème ap. JC. On en a une copie à Cambridge, qui date du XIIème ap. JC. Ces manuscrits sont intéressants car ils ont suivi une filière de transmission indépendante des autres manuscrits (inimitié entre juifs et samaritains).

-   Manuscrits de la Gheniza du Caire (environ 200 000) : comprennent de nombreux fragments de la Bible (plusieurs milliers) en hébreu et en araméen ainsi que des traductions en arabe datant pour la plupart des VIè, VIIè, VIIIè siècles après Jésus-Christ.

-   Papyrus de Nash : date de 100 à 50 av. JC, et contient Ex 20.1-17 et Dt 6.4-9. Découvert en Egypte au début du 20ème.

-   Rouleaux de Ketef Hinnom : ils datent d'environ 650 avant JC. Il s'agit de 2 courts textes bibliques (Nb 6.24-26) sur feuille d'argent. En plus du nom du possesseur qui est ajouté pour la bénédiction, il y a quelques petites différences avec le texte biblique.

 

3- Les versions anciennes de l'Ancien Testament

 

Quoique ces versions soient douteuses, particulièrement la Septante mythique, elles sont intéressantes, car on en possède qui sont plus vieilles de plusieurs siècles que les plus vieux manuscrits hébreux que nous possédons. De plus, souvent les traductions anciennes nous donne la capacité de faire un retour vers le texte hébreu qui a servi de base à la version.

 

a- La Septante

 

Signalons immédiatement qu'il n'existe aucun texte ou manuscrit qui se nomme «la Septante» avant le troisième siècle après Christ. Sa première apparition se fait avec Origène d'Alexandrie qui l'a rédigé dans la cinquième colonnes de son Hexaples ou Bible à six colonnes. Son existence pré-chrétienne n'est que de la pure spéculation basées sur des légendes et sur des textes apocryphes comme celui de Siracide. Le fait que certains textes de la Bible hébraïque ont été traduit en Grec par quelques Juifs apostasiés avant Jésus-Christ, n'est aucune preuve de l'existence d'un corpus biblique qui se nommait la Septante. Donner de la crédibilité à la Septante est donner de la crédibilité à l'église Catholique et aux livres deutérocanoniques qu'elle reçoit et auxquels elle donne autorité pour monter ses fausses doctrines. Puisque l'origine de la Septante est reliée intrinsèquement à Origène, il convient de regarder un cour aperçu de son arrière plan:

 

Hexaples d'Origène d'Alexandrie

 

Origène Adamantius (185-254), nommé simplement Origène, fut un disciple de Clément d'Alexandrie.  Bruce Pringle nous fait remarquer que "Clément fonda l'école d'Alexandrie qui institua la propagande des enseignements hérétiques.  Il déclara ne vouloir transmettre aucun enseignement chrétien, sans premièrement l'envelopper de préceptes philosophiques.  Il enseigna qu'il n'y a aucun ciel, aucun enfer, aucune nouvelle naissance, aucune expiation des péchés par le sang de Christ, et aucune inspiration de la Parole de Dieu.  En dépit de la nature de ses enseignements, nos érudits modernes acceptent cette école comme -le Centre de l'Éducation Chrétienne". Démétrius, évêque d'Alexandrie, confia la direction de cette école à Origène qui n'avait que 18 ans, mais qui déjà fut considéré génie et philosophe.  David Otis Fuller (Which Bible) nous dit:  "Lorsqu'il s'agit d'Origène, nous parlons de celui qui a fait plus que tous les autres pour former et donner une direction aux forces de l'apostasie à travers les siècles".  Origène est reconnu pour avoir modifié et pollué les textes de la Bible, particulièrement ceux du Nouveau Testament.  Il agissait ainsi sous prétexte de rétablir le texte qui, selon lui, aurait contenu des supposées erreurs de transcriptions; tout comme font les apostasiés de la Critique Textuelle Néologique qui suivent dans ses pas.  Origène fut essentiellement l'ennemi le plus dangereux du Christianisme.  Il empoisonna la Source de l'eau de vie en altérant, retranchant, et ajoutant dans la Parole de Dieu ce qui lui plaisait.  Il sema ainsi la confusion afin d'établir l'autorité du texte de la Septante dont il est l'auteur. L'œuvre la plus remarquable d'Origène fut son Hexaples, ou Bible à six colonnes.  La première contenait un texte Hébreu qui, selon le Rev. James Townley, D.D. (Townley's Biblical Literature, Vol.1, 1842), aurait inclus la Pentateuque Samaritaine, un texte pollué de l'Ancien Testament qui disparut pour réapparaître au 17" siècle.  La deuxième contenait une translittération grecque de ce texte Hébreu.  La troisième fut la version grecque du Juif Ébionite, Aquilla (128).  Celui-ci avait été excommunié pour avoir pratiqué la magie et l'astrologie.  Il fut admis à l'école du Rabbi Akiba et fit deux versions grecques des Écritures qu'il modifia afin qu'elles soient plus acceptables pour les Ébionites.  La quatrième fut la version grecque de Symmachus (160-211), un érudit Samaritain qui devint un Ébionite et un Gnostique.  Il fit une traduction grecque des Écritures de l'Ancien et du Nouveau Testament qui fut grandement estimée par les Pères apostoliques, et utilisée dans les communautés Ébionites. Il rejetait les épîtres de Paul, principalement celles qui mentionnent le Salut par la Grâce, et modifia les passages dans l'Ancien Testament qui concernent l'incarnation de Christ comme Dieu manifesté dans la chair.  La cinquième fut un texte grec formulé par Origène lui-même nommé "la Septante" qui contenait l'Ancien et le Nouveau Testament.  Les apostasiés modernes prétendent que ce fut seulement une copie de la Septante qu'Origène restaura à partir d'un texte qui, selon eux, daterait vers l'an 285 avant Jésus-Christ.  Mais il n'existe aucune évidence que ce texte mythologique existait avant l'Hexaples d'Origène, ni aucun manuscrit qui se nomme la Septante avant le 9" siècle.  Il est très bien reconnu aujourd'hui, par le Dr. R.H. Charles (The Apocrypha and Pseudepigrapha of the Old Testament), que la célèbre "lettre d'Aristée", à laquelle se réfèrent les apostasiés pour attribuer l'origine de la Septante à une date antérieure à l'Hexaples, n'est qu'une fausseté.  Il est tout probable qu'elle fut forgée par Origène lui-même et interpolée dans les oeuvres de Philo et de Joséphus.  La sixième fut la version grecque de Théodote (140-190).  Celui-ci avait renié Christ durant les persécutions, et prétendait n'avoir pas renié Dieu.  Tout comme Clément d'Alexandrie, il fut un disciple de Tatien qui avait composé une "Harmonie des Évangiles" qui tordait le sens de la Parole de Dieu, nommé la Diatessaron.  Il devint un Marcionite puis finalement un Ébionites.  Dans sa traduction, il altéra le texte en ajoutant et retranchant des mots et des passages, afin de le rendre plus conforme aux principes des Ébionites.

 

Il n'y a aucun doute que l'Hexaples d'Origène est la source même de l'apostasie et de la corruption des Écritures, et la base de toutes les versions modernes qui ne suivent point le Texte Reçu Grec.  Origène est tellement vénéré par nos savants, théologiens et pasteurs aveugles, qu'ils conduisent des millions de chrétiens sur le bord de l'abîme.  Nous en avons un exemple dans le livre d'un adhérent du modernisme, J.M. Nicole, qui dit dans son "Précis d'Histoire de l'Église":  "Des foules venaient l'entendre (Origène), non seulement parmi les catéchumènes, mais parmi les chrétiens et aussi les païens.  Beaucoup se convertissaient (?)...  Il a rétabli le texte du Nouveau Testament dans lequel, à son époque, des fautes de copistes s'étaient glissées...  Origène a rendu des services incalculables à l'Église de tous les temps".  Si un théologien Réformé reconnu pense de cette façon face à un apostasié dangereux, que pouvons-nous nous attendre des simples croyants ?

 

La Septante - Traduction grecque traduite de l'hébreu populaire, achevée apparemment au IIème av. JC à Alexandrie en Égypte (l'histoire selon laquelle elle aurait été traduite par 72 savants est une légende, une fausseté conçue pour tenter de discréditer le Texte Traditionnel ou Texte Massorétique; le nombre de traducteurs n'a probablement pas dépassé 5 ou 6 personnes, et cela dans une période de quelques centaines d'années). L'existence de cette traduction est attestée au 2ème av. JC, dans le prologue du Siracide qui date d'environ 132 av. JC. Il est important de réaliser que Siracide ou Ecclésiastique est un livre apocryphes de l'église Catholique, et ne fut jamais inclus dans le Canon Hébreu de l'Ancien Testament.

 

-   La Septante a intégré les apocryphes dans le canon de l'AT, ajouté des chapitres à Esther et Daniel, raccourci Job et Jérémie.

-   Elle n'est pas systématiquement littérale. Le pentateuque est plus littéral que d'autres portions de l'AT.

-   Dire que les auteurs du NT citent généralement l'AT d'après la Septante est complètement faux et un blasphème monstrueux.

-   La Septante demeure le texte officiel de l'AT dans l'Eglise orthodoxe grecque du fait que ce texte est celui d'Origène et non d'une Bible mythique pré-chrétienne. La Vulgate Latine de l'église Catholique à pour base le même texte de la Septante qui fut utilisé par Jérôme dans une tentative de polluer l'ancienne Vestus Itala. Le Codex Vaticanus et le Codex Sinaïticus sont les deux des Codex de la Septante d'Origène préparés par Eusèbe de Césarée et Pamphile sous l'ordre de l'empereur Constantin.

-   En ce sens, la Septante a donné lieu à de nombreuses traductions polluées de la Bible  (latin, copte, ...). Nous retrouvons ces falsifications surtout dans la famille des manuscrits d'Alexandrie rejetée par les Réformateurs.

-   Cette version a subi des révisions en débutant par celle d'Origène (IIIème ap. JC) qui a reprit les textes d'Aquila, de Symmaque, et de Théodothien, trois Ébionites qui s'opposèrent à la divinité de Christ. Ces trois textes sont inclus dans l'Hexaples d'Origène.

-   Les principaux témoins de cette traduction:

-   Les papyrus

-   Fouard et Ryland du IIème av. JC. (Ryland 458 : env 150 av. JC : passages de  Dt 23-28). Le témoignage de ces papyrus ne supporte aucunement l'existence d'une Septante pré-chrétienne, mais seulement que certains textes hébraïque ont été traduit en Grec. On ne peut donc leur attribuer aucune crédibilité.

-   Chester Beatty du IVème ap. JC.

-   Les Codex en Onciales (majuscules. Onciales utilisées jusqu'au Xème ap. JC).

-   Codex Vaticanus et Sinaïticus du IVème ap. JC.

-   Codex Alexandrinus du Vème ap. JC.

-   Les Codex en minuscules (à partir du IXème ap. JC).

Ces manuscrits datent du IXème au XVIème, mais certains ont quand même un intérêt, car les savants pensent faussement qu'ils préservent des états de textes plus anciens que le texte massorétique (certains reproduisent des variantes de manuscrits de Qumran).

-   Les citations des Pères de l'Eglise.

 

 

Comme nous savons, l'Ancien Testament compte 39 livres reconnus par les juifs, les catholiques et les protestants. Cependant, les catholiques en comptent plusieurs supplémentaires, qu'ils appellent deutérocanoniques (car acceptés plus tard dans le canon), tandis que les protestants les qualifient d'apocryphes («cachés»). Ce sont des textes qui apparaissent, en nombre variable selon les codex, dans la traduction grecque de l'Ancien Testament, la Septante, puis dans la traduction latine, alors qu'ils sont absents du texte hébreu. Ils ont du reste été écrits directement en grec pour la plupart et sont postérieurs au 5e siècle av. J.-C.

 

Ces textes sont les suivants:

• textes d'ordre historique : Tobit, Judith et les additions grecques à Esther, 1 et 2 Maccabées;
• livres poétiques et sapientiaux: Sagesse de Salomon et Ecclésiastique (aussi appelé Siracide);
• les livres prophétiques : Baruch, la lettre de Jérémie et des additions à Daniel.

C'est la quatrième session du concile de Trente, le 8 avril 1546, qui les a déclarés canoniques, cent ans après une première affirmation dans ce sens au concile de Florence (1441):

 

L'ensemble intégral de ces livres en toutes leurs parties, vu qu'on a coutume de les lire dans l'Eglise catholique, qu'ils figurent dans l'ancienne édition de la Vulgate latine, si quelqu'un ne les considère pas comme sacrés et canoniques et méprise sciemment et délibérément les traditions déclarées, qu'il soit anathème.

 

La coïncidence des dates n'est pas fortuite: le concile de Trente s'est réuni après les débuts de la Réforme, le mouvement qui allait donner naissance au protestantisme. Or, les Réformateurs mettaient en cause plusieurs enseignements de l'Eglise catholique en arguant du fait qu'ils n'étaient pas bibliques (purgatoire, prières pour les morts et des morts, caractère salutaire des oeuvres, et en particulier les indulgences). La hiérarchie ecclésiastique pouvait appuyer ces mêmes enseignements sur des livres apocryphes, d'où l'intérêt de les déclarer canoniques.

 

Vingt ans après, le terme de «deutérocanonique» était forgé par Sixte de Sienne. Ce que ne précise pas le décret du concile de Trente, c'est que le concile de Laodicée (env. 360) avait exclu les apocryphes, et même interdit leur lecture, et que Jérôme, tout en les ayant intégrés à la Vulgate, avait signalé qu'ils n étaient pas normatifs (dans son Prologus galeatus, supprimé des éditions plus tardives de la Vulgate) :

 

Ce prologue... peut s'appliquer à tous les livres que nous avons traduits d'hébreu en latin, afin que nous sachions que tout ce qui est en dehors de ces livres doit être rangé parmi les apocryphes. Donc la Sagesse, intitulée habituellement de Salomon, le livre de Jésus fils de Sirach, Judith, Tobie et le Pasteur ne sont pas dans le canon.
... Ainsi, comme l'Eglise lit Judith, Tobie et les livres des Maccabées, mais ne les reçoit pas parmi les écrits canoniques, qu'elle lise de même ces deux volumes pour l'édification du peuple, mais non pour établir l'autorité des doctrines de l'Eglise.

 

Les Réformateurs se sont ralliés aux vues de Jérôme. Dans sa version allemande de la Bible, Luther les a placés à la fin de l'Ancien Testament, en les faisant précéder de cette notice:

Livres qui ne doivent pas être estimés à l'égal de la Sainte Ecriture, mais qui pourtant sont utiles et bons à lire.

 

Réformateurs et Apocryphes

 

Martin Luther tiendra un langage aussi ferme que Jérôme à leur sujet, puisqu'il les désignera de "livres à ne pas tenir pour égaux à l'Ecriture sainte, mais utiles et bons à lire". Pour sa part, Pierre-Robert Olivétan, premier traducteur de la Bible française à partir de l'original hébreu et grec, incorpore les Apocryphes à sa version (1535) en exprimant la réserve suivante : "Ces livres ne sont point reçus ni tenus comme légitimes tant des Hébreux que de toute l'Eglise... Nous les avons séparés et réduits à part pour les mieux discerner et les connaître, afin que l'on sache desquels le témoignage doit être reçu ou non... Et non sans cause, car ils ont été corrompus et falsifiés en plusieurs lieux..." Puis il cite certains de ces livres comme étant "suspects" et "moins reçus", se référant une fois de plus à Jérôme qui n'a pas voulu traduire 2 et 3 Esdras, "les estimant comme songes". Dans l'édition de 1538 de sa traduction française de la Bible, Pierre-Robert Olivétan, le cousin de Jean Calvin a écrit : Ces livres ne sont pas divinement inspirés comme le reste des Saintes Ecritures, et ne doivent pas être produits publiquement en 1'Eglise pour servir de règle aux articles de foi, ni même aux points de vérité de l'histoire sainte.

 

La Confession de foi de Westminster (1643) déclare, quant à elle :
Les livres appelés apocryphes ne sont pas divinement inspirés, ne font pas partie du Canon des Ecritures et n'ont donc aucune autorité dans l'Église de Dieu. Il ne faut pas les considérer autrement que n'importe quel écrit humain.

 

C'est en 1826 que la Société Biblique Britannique et Etrangère décide d'exclure tous les apocryphes de ses éditions. Sauf dans une publication spéciale de la Société Biblique de Paris (1909), on ne trouve dès lors plus les apocryphes dans aucune édition française protestante de la Bible.

 

Que racontent-ils, ces livres contestés ?

1 Macchabées (16 chapitres)
Les événements rapportés dans ce livre s'étendent sur une période d'environ quarante ans depuis le roi de Syrie Antiochus Epiphane (175) jusqu'à la mort de Simon (134 av. J.-C.). L'auteur rapporte des persécutions dont sont victimes les Juifs pieux, la révolte et la fuite de Matthatias au désert, puis les exploits des trois frères qui se sont succédés : Judas, Jonathan, Simon. Il s'achève par l'évocation du règne de Jean Hyrcan, fils de Simon.

2 Macchabées (15 chapitres)
Surnommé «l'abréviateur», l'auteur présente son ouvrage comme le condensé d'un livre antérieur écrit par un certain Jason de Cyrène, inconnu par ailleurs. L'essentiel du contenu est un récit plus détaillé que celui de 1 Maccabées et qui commence un peu plus tôt, avant la mort de Judas.

Les adjonctions grecques à Esther
Il y a deux types principaux d'adjonctions au texte hébreu d'Esther : des embellissements romanesques et des compléments religieux (notamment des prières). On trouve aussi une introduction (où est évoqué un songe de Mardochée qui annonce les événements à venir) et une conclusion, des copies de lettres du roi pour l'extermination des Juifs et la condamnation des ennemis des Juifs. Outre certains problèmes de cohérence entre le texte hébreu et les adjonctions grecques, on note une radicalisation de l'attitude des personnages dans la version grecque.

Les adjonction grecques à Daniel
Il y a deux types d'adjonctions au texte hébreu de Daniel : des adjonctions liturgiques (prière d'Azaria et cantique de reconnaissance des trois jeunes gens jetés dans la fournaise ardente) et des récits (l'histoire de Suzanne et deux récits dirigés contre les cultes idolâtres : l'histoire des prêtres de Bel et celle du dragon).

Judith
Ce livre raconte comment une jeune veuve du nom de Judith délivre, grâce à sa beauté séductrice, sa ruse et ses mensonges, la ville de Béthulie assiégée par l'ennemi. Peut-être fondé sur un fait réel, le récit présente des erreurs historiques flagrantes. Ainsi, il confond les Assyriens, les Babyloniens et les Perses.

Tobit (ou Tobie, 14 chapitres)
Le récit est situé à l'époque assyrienne et tourne autour de trois personnages principaux : Tobit, un homme pieux qui habite à Ninive, se soucie des pauvres et s'emploie à donner une sépulture décente aux cadavres abandonnés; Tobias, son fils, qui effectue un voyage, au cours duquel il est accompagné par un personnage mystérieux qui n'est autre que l'ange Raphaël; Sara, une jeune fille juive d'Ecbatane en Médie, qui est victime d'un démon protecteur de sa virginité et va épouser Tobias, vainqueur du démon.

La Sagesse de Salomon
L'ouvrage comprend trois grandes parties reliées l'une à l'autre : la destinée humaine, avec le sort du juste et de l'impie; l'éloge de la sagesse, où Salomon s'adresse aux rois; le rôle de la sagesse dans l'histoire, avec en particulier une méditation sur l'Exode qui occupe près de la moitié du livre.

Le Siracide (ou Ecclésiastique, 51 chapitres + 1 préface)
La préface du Siracide mentionne l'existence d'un original hébreu, dont on a retrouvé des fragments à Qumrân et à Massada. Le corps du livre est composé essentiellement de réflexions et de conseils de type sapiential, de longueur variable, mais ajoutés les uns aux autres sans lien logique ou thématique entre eux (contrairement au livre de la Sagesse). L'ouvrage s'achève par une partie beaucoup plus construite, qui célèbre la grandeur et la sagesse de Dieu, puis par un éloge des pères, d'Hénoc à Néhémie, ainsi que du grand-prêtre Simon.

Le livre de Baruch (5 chapitres)
Le livre contient une introduction assez détaillée qui présente l'ouvrage comme ayant été écrit par Baruch (le scribe du prophète Jérémie) et envoyé par lui de Babylone à Jérusalem, ainsi qu'une prière de confession des péchés pour le peuple exilé, une méditation sur la sagesse, puis deux discours symétriques, l'un de Jérusalem personnifiée à ses enfants, l'autre à Jérusalem personnifiée. Jérusalem explique à ses enfants qu'elle ne peut rien pour eux. S'ils sont partis en déportation, c'est à cause de leurs péchés. Dieu seul peut les délivrer. Elle les encourage à se tourner vers lui.

La lettre de Jérémie (1 chapitre)
Parfois intégré au livre de Baruch comme un 6e chapitre, ce texte est présenté comme la copie d'une lettre que Jérémie aurait remise aux Juifs qui allaient être déportés à Babylone afin de les mettre en garde contre le culte des images.

 

Les points de désaccord

Comme déjà précisé, les livres apocryphes contiennent des versets sur lesquels l'Église catholique fonde certaines de ses doctrines, contestées par les protestants et les évangéliques. Ils sont cités ci-après d'après la Traduction Œcuménique de la Bible.

L'idée que le salut pourrait s'obtenir par les œuvres :
L'aumône délivre de la mort et elle purifie de tout péché. (Tobit 12:9)
Celui qui honore son père expie ses péchés. (Siracide 3:3)
Comme l'eau éteint le feu qui flambe, ainsi l'aumône efface les péchés. (Siracide 3:30)

L'idée que les anges et les croyants décédés pourraient intercéder :
Lorsque tu as prié, ainsi que Sara, c'est moi [l'ange Raphaël] qui ai présenté le mémorial de votre prière en présence de la gloire du Seigneur. (Tobit 12:12)
Seigneur, Dieu tout-puissant, écoute la prière des morts d'Israël. (Tobit 3:4) (2 Maccabées 12:44-45)

 

De telles notions n'apparaissent pas dans les Écritures que tous reconnaissent comme canoniques. Elles paraissent même difficilement conciliables avec l'enseignement de l'apôtre Paul sur la justification dans l'épître aux Romains. Or, on se le rappelle, c'est cet enseignement qui avait bouleversé Martin Luther, alors moine, au point de l'amener à vouloir réformer l'Eglise. Une Réforme qui a finalement abouti à une séparation d'avec le mouvement catholique et dont le credo était : l'Écriture seule, par la grâce seule, par la foi seule.

 

Les protestants sont divisés sur le sort à réserver à ces textes. Certains qui ont prostitué leur foi acceptent leur présence dans des éditions oecuméniques. D'autres ne veulent pas en entendre parler, jugeant significatif que, dans la littérature grecque chrétienne des quatre premiers siècles, aucun des apocryphes n'ait fait l'objet d'un commentaire ni d'une homélie. Il sera utile de relever que les auteurs des apocryphes eux-mêmes signalent l'absence de caractère normatif de leur ouvrage. 1 Maccabées 9:27 situe délibérément l'ouvrage après le temps des prophètes :
Ce fut en Israël une oppression comme il n'y en avait pas eu depuis la fin du temps des prophètes.

 

2 Maccabées 15:37-38 montre que l'auteur est conscient de ses limites:
Je finirai, moi aussi, mon ouvrage en cet endroit. Si la composition est bonne et réussie, c'est aussi ce que j'ai voulu; si elle a peu de valeur et ne dépasse guère la médiocrité, c'est tout ce que j'ai pu faire.

La lecture des apocryphes-deutérocanoniques, en particulier de 1 Maccabées, peut certes être utile pour connaître les événements de la période intertestamentaire, mais cet intérêt n`a pas paru suffisant aux Sociétés bibliques pour qu'elle les intègre dans leurs éditions de la Bible. Mieux serait d'ajouter entre les deux Testaments un texte composé d'éléments historiques de bases qui ont leurs sources dans certains livres reconnus comme ceux de Joseph Flavius.

 

Les textes rejetés par tous

 

Qu'en est-il des textes que les catholiques eux-mêmes appellent apocryphes ? Il s'agit d'ouvrages pour la plupart faussement attribués à un personnage biblique célèbre, d'où la désignation courante de «pseudépigraphes». Leur période de composition s'étend du 2e siècle av. J.-C. au 2e siècle apr. J.-C., si bien que certains ouvrages sont contemporains du Nouveau Testament ou même postérieurs à lui. On les appelle néanmoins aussi parfois «écrits intertestamentaires».

 

Leur liste a des contours imprécis et se recoupe partiellement avec les écrits retrouvés à Qumrân. Parmi eux figurent le livre d'Hénoch (retrouvé dans une Bible Éthiopienne après le livre de Job), 2 Hénoch ou Livre des Secrets d'Hénoch, 3 et 4 Esdras, 3 et 4 Maccabées, la Prière de Manassé, le livre des Jubilés, les Testaments des douze patriarches, les Psaumes de Salomon, le Testament de Moïse, le Martyre d'Esaïe, l'Apocalypse d'Elfe ou encore les Oracles sibyllins, la Vie d'Adam et Eve (ou Apocalypse de Moïse, à l'esprit misogyne), la Lettre d'Aristée, Jashar le juste ou livre de la génération d'Adam et Ève. Leur lecture permet de distinguer plusieurs caractéristiques: un intérêt prononcé pour le genre apocalyptique, un certain ésotérisme, une mention fréquente des démons et un dualisme plutôt tranché.

 

A l'inverse de ce qui se passe pour l'Ancien Testament, on ne trouve pas dans le Nouveau Testament de livres supplémentaires en fonction des éditions de la Bible. Comme Jean Calvin le relevait, il n'y a jamais eu de concile œcuménique qui ait défini le canon avant le concile de Trente déjà mentionné. Le concile de Carthage, en 397. avait bien publié une liste, mais c'était un concile local. Toutefois, dès le 2e siècle, on trouve, dans les écrits des Pères de l'Église, la reconnaissance de l'autorité de textes présents dans le canon actuel, et les lettres de Paul circulaient déjà en tant que corpus.

 

Toutefois, de même qu'il y avait des écrits non canoniques en milieu juif, les milieux chrétiens ont véhiculé des textes auxquels on n'a pas reconnu d'autorité. Datés des 1er et 2e siècles, certains d'entre eux - comme les épîtres de Clément, les Actes de Barnabé, le Pasteur d'Hermas ou la Didaché - sont en règle générale conformes à l'enseignement des apôtres et livrent des instructions qui pouvaient être acceptées dans les Églises en raison de leur orthodoxie. D'autres sont marqués par l'ésotérisme, les enseignements hérétiques et la pseudépigraphie. Leur rédaction va jusqu'au 7e siècle. Certains portent sur Jésus et Marie, comme l'Evangile de Pierre, l'Evangile secret de Marc ou les Questions de Barthélémy.

 

Le plus connu est certainement l'Evangile de Thomas. L'influence de l'hérésie gnostique se fait sentir tout au long de ce recueil de 114 paroles (ou logia), avec en particulier le mythe de l'androgyne primordial. Le dernier logia a de quoi faire hurler les féministes (et pas seulement elles, osons l'espérer !) et montre une différence réelle avec l'enseignement des ouvrages canoniques:

Simon Pierre leur dit : «Que Marie nous quitte, car les femmes ne sont pas dignes de la Vie.» Jésus dit : «Voici que moi je l'attirerai pour la rendre mâle, de façon à ce quelle aussi devienne un esprit vivant semblable à vous, mâles. Car toute personne qui se fera mâle entrera dans le Royaume des cieux.»

 

Le Protoévangile de Jacques, ou Nativité de Marie, a exercé une influence considérable sur la piété mariale. Il présente Marie comme née d'une mère stérile et comme une vierge perpétuelle, puis brode sur les récits évangéliques de la naissance de Jésus, qu'il situe dans une grotte. L'Evangile du Pseudo-Matthieu, le Livre de la nativité de Marie ainsi qu'une Histoire de l'enfance de Jésus complètent le tableau. Quant à la doctrine catholique de l'Assomption de la vierge, elle peut trouver un certain appui dans la Dormition de Marie du Pseudo-Jean.

 

Ecrit clairement gnostique découvert à Nag Hammadi en 1945, l'Evangile de Philippe présente Marie de Magdala comme la compagne de Jésus, idée qui a été reprise dans certains films ou écrits récents. Un autre texte qui a fait parler de lui est celui de l'Évangile de Judas, dont une fondation helvétique s'est chargée de la traduction à partir du copte. Il s'agirait de documents datés entre les 3e et 4e siècles. Nous disposons par ailleurs d'Actes d'André, de Jean, de Pierre, de Paul, de Philippe, de Thomas. Un dernier groupe est constitué de visions et «révélations»: l'Ascension d'Esaïe, l'Apocalypse d'Esdras, les Odes de Salomon, l'Apocalypse de Paul, l'Apocalypse de Pierre.

 

De temps en temps, certains brandissent l'un ou l'autre de ces pseudépigraphes, crient au complot, prétendant que pendant des siècles l'Église a caché la vérité à ses membres et les a tenus dans une ignorance inadmissible. C'est notamment le ressort dramatique du Da Vinci Code, de Dan Brown. Comme déjà signalé, aucun concile oecuménique n'a défini le canon des Écritures. Il s'est en quelque sorte imposé de lui-même sur les fondations posées par les apôtres. Par ailleurs, outre leur tendance à l'ésotérisme (par définition marqué du sceau du secret élitaire), les écrits apocryphes et pseudépigraphes recourent à un surnaturel beaucoup moins sobre que celui des textes canonique. Il est particulièrement étonnant de voir aujourd'hui que certains rejettent d'un côté les miracles des Evangiles canoniques et, dans le même temps, prêtent foi aux pseudépigraphes et à leur merveilleux. Cette attitude correspond assez bien à celle contre laquelle l'apôtre Paul met en garde :

 

Un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la sainte doctrine. Au contraire, ayant la démangeaison d'entendre des choses agréables ils se donneront une foule d'enseignants conformes à leurs propres désirs. Ils détourneront l'oreille de la vérité et se tourneront vers les fables. (2 Timothée 4:3-4 ).

 

Les apocryphes ne sont point inspirés

 

Les apocryphes ne pouvant être inspirés, puisqu'ils renferment des erreurs graves de fait, de doctrine et de morale et sont souvent en contradiction avec la Parole de Dieu, nous allons prouver la non-inspiration des livres apocryphes.

 

1. Le premier livre d'Esdras n'est qu’une traduction postérieure de l'Esdras canonique, avec de grands changements d’ordre et des additions empruntées aux Chroniques (2 Chron. 35, 36) à Néhémie (Néh.7, 8 12) puis à des sources moins pures. Ce livre est en général d'accord avec l'historien Josèphe. Il n’a aucun mérite sous le rapport historique.

 

2. Le second livre d'Esdras est un ouvrage menteur et mal combiné d'un chrétien du troisième siècle. Il n'existe plus qu'en latin. C'est une série de fausses prophéties destinées à ranimer le courage des Églises persécutées. On y trouve l’imitation perpétuelle d'Ézéchiel, de Daniel et d'Ésaïe, imitation quelquefois belle, souvent languissante et pauvre.

 

3. On ne sait en quelle langue le livre de Tobie a été originairement écrit. On en possède aujourd'hui cinq recensions. La Chaldaïque, sur laquelle Jérôme a traduit, diffère considérablement de la Grecque. Les autres recensions ne diffèrent pas moins entre elles.

Ce fait ne se reproduit pour aucun des livres canoniques ; en outre cet ouvrage renferme de nombreuses erreurs géographiques, chronologiques et historiques ; il favorise la superstition et la propre justice et justifie le mensonge. Nous ferons, en nous en tenant au texte de la Vulgate, quelques citations, qui montreront que ces assertions sont fondées. Il nous est dit que Tobit fut emmené captif dans les jours de Salmanasar, roi des Assyriens, c’est à dire vers l’an 720 avant l’ère chrétienne (1, 2). Supposons qu’il fut âgé de cinq ans ; nous trouverions qu'il ne mourut qu’après avoir atteint un âge d'au moins cent trente-sept ans, puisqu’il survécut à la ruine du temple, survenue cent trente deux ans après la captivité d'Assyrie sous Salmanasar (14, 7). Or, l'auteur, qui sans doute n'avait pas été attentif à ces détails chronologiques, fait mourir Tobit lorsqu’il n’avait encore que cent douze ans (9). on pourrait présenter des remarques, analogues sur l'âge de Tobie.

 

Nous trouvons dans ce livre un personnage qui, vers la fin de l’histoire : " je suis l'ange Raphaël, l'un des sept qui assistent devant le Seigneur  " (12, 15), mais qui, au commencement, tient un tout autre langage, et se donne pour un Juif de la tribu de Nephtali (5, 5 - 7, 15 - 19).

L'ange et Tobie disent tous deux : " nous sommes de la tribu de Nephtali de la captivité de Ninive  " (7, 3). Cet ange ne semble guère être un ange de lumière, mais bien plutôt un fils de celui que notre Seigneur appelait menteur et père du mensonge, (Jean chapitre 8 verset 44) !

ce soi-disant ange de la face ment encore quand il dit : " L'aumône délivre de la mort, et c'est elle qui lave les péchés et fait trouver la miséricorde et la vie éternelle. Mais ceux qui commettent le péché et l'iniquité sont les ennemis de leur âme " (12, 9) (10 ). Car, si cette doctrine était vraie, il serait vrai aussi qu'il y a deux moyens de se sauver : l'un par les aumônes, l'autre par le sang de Jésus-Christ ; ce qui est contraire à tout l'enseignement des Ecritures.

 

4- Le livre de Judith fourmille aussi de difficultés chronologiques, géographiques et historiques ; en outre, la morale en est anti-évangélique car l'héroïne du livre, qui, du commencement à la fin, est donnée en exemple, n'est qu'une trompeuse qui voudrait nous faire croire que Dieu était d'accord avec elle pour bénir sa fausseté (9, 10, 13). Elle se glorifie aussi de ce qu'elle a su tromper Holopherne, et elle attribue au Seigneur une part de son péché (13, 19, 20). Le Psalmiste inspiré par l'Esprit de Dieu, nous enseigne d'une manière bien différente : " Garde ta langue du mal, et tes lèvres de parler avec tromperie " (Ps. 34 v 14).

Les paroles de Judith ne sont pas moins en opposition avec les déclarations du Saint Livre. Elle dit que c’est Dieu lui-même qui mit entre les mains de Siméon l’épée avec laquelle il répandit le sang des Sichémites (9, 2) ; or, nous voyons que Jacob, inspiré par, l'Esprit dé Dieu, maudit l'acte de Siméon, et appelle l'épée, dont son fils se servit, un instrument de violence (Gen. 49 v 5 - 7). et Judith ose dire Seigneur Dieu de mon père …Ils ont été enflammés de ton zèle (9, 3 4) !

L’auteur du livre de Judith est inconnu, ; il écrivit probablement au temps du roi de Syrie, successeurs d’Alexandre. On ne peut décider si ce fut en grec ou en chaldéen.

 

5- Les additions au livre d’Esther ne se trouvent pas dans l'original (l’hébreu) ; elles sont intercalées par une main bien maladroite, dans la traduction grecque des Septante, d'où elles ont passé dans la vulgate (10. 4-16.24). (Pour les références, se reporter à la division du Cardinal Liénart). ces fragments devraient être repoussés lors même qu’ils n’auraient rien de contraire aux Ecritures ; car si l'auteur du livre d’Esther a été inspiré, il a dû savoir que tout ce qu'il convenait de dire et de mettre dans le livre qu’il a écrit ; ce livre n’a donc pas besoin de supplément. Mais i1 est à remarquer que les prétendues additions ne sont pas autre chose qu'une mauvaise composition dans laquelle on n’a pas même su éviter les plus flagrantes contradictions avec le texte sacré (11). en effet, dans la Vulgate, Mardochée est, déjà au service d'Artaxerxés la deuxième année de son règne (11, 2) ; dans le texte hébreu, il n'obtient de place à la cour que sa septième année de ce règne (2. 16, 19). Dans l'hébreu, il est dit que Mardochée ne reçut aucune récompense pour avoir révélé le complot des deux eunuques (6, 3) ; dans la Vulgate, l'auteur prétend le contraire (12, 5). Dans l'hébreu, il est rapporté que le roi regarda Esther avec bonté (5.2) ; dans la Vulgate, qu'il la regarda avec colère (15, 10). Enfin, dans la Vulgate, Haman veut se venger de Mardochée parce que Mardochée a révélé la conspiration des deux eunuques Bigthan et Térès (12. 6) ; dans l'hébreu, c'était parce que Mardochée refusait de se prosterner devant lui (3. 5).

Il y a bien d'autres erreurs ; par exemple, dans la Vulgate, il est dit : Or, Mardochée était du nombre des captifs que Nabuchadanosor, roi de Babylone, avait transférés de Jérusalem, avec Jéchonias, roi de Juda (11, 4). en conséquence, au temps du roi Artaxerxés, il devait être âgé d'au moins cent quarante ans, et Esther d'au moins cent ans lorsqu'elle fut sélectionnée comme la plus belle jeune fille du royaume, puisqu'elle était cousine germaine de Mardochée ...

 

6- La Sapience de Salomon n'est pas de ce roi, quoiqu'elle le prétende dans son titre et ailleurs (8/8 - 21 ; 9. 4). C'est un livre écrit par quelque Juif alexandrin. La sagesse qui s'y fait entendre n'est pas autre que celle de la philosophie alexandrine. Elle est prétentieuse, tandis que celle des Proverbes est humble (Proverbes 30 verset 2). Écoutons, par exemple. Le prétendu Salomon qui parle : " Dieu m'a fait la grâce de pouvoir dire ce que je veux, de faire des discours selon les choses, tant secrètes que manifestes ; car l'ouvrier de toutes choses m'a enseigné par la sagesse ". (7. 17 - 21).

Conformément à la philosophie Platonicienne, en vogue à Alexandrie, qui croyait que l'âme préexiste au corps, et qu'elle y entre avec de bons ou de mauvais antécédents, l'auteur dit : " Or, j'étais un enfant bien né, et une bonne âme m'était échue ; ou plutôt étant bon, je suis entré dans un corps sans souillure " (8, 19-20).

 

7- l'Ecclésiastique est le titre insignifiant d’un livre mieux connu en grec : la Sagesse de Jésus, fils de Sirach, d’où aussi son nom : Siracide ; ouvrage composé en hébreu 175.ans avant l’ère chrétienne, et traduit en grec par le petit-fils de l'auteur. Il est dicté par une sagesse mondaine qui ne contredit que trop souvent celle des Écritures authentiques. L'auteur déclare heureux le père qui laisse après lui un fils qui le vengera de ses ennemis (30. 6) ; tandis que la Parole nous dit que nous devons laisser à Dieu la vengeance (Deut. 32 v. 35; Ps. 94 v. 1, Rom. 12 y. 19). Il enseigne encore à agir d'une manière dénuée d'affection et pleine d'égoïsme, dans le cas du décès de quelque ami (38/16-22). nous ne trouvons pas autre chose que cette sagesse qui dit : Mangeons et buvons, car demain nous mourrons (14. 11 - 17). enfin, il enseigne le panthéisme : L'abrégé de ces paroles est : Dieu est tout (43. 27). Connu aussi comme Siracide, ce livre est devenu l'appui principal pour défendre l'existence d'une Septante pré-chrétienne dans le but de renverser le Texte Traditionnel Hébreu des Massorètes. En détrônant le Texte Massorétique pour la Septante on donne l'autorité au Codex Vaticanus et au Codex Sinaïticus, et on met la couronne sur la tête de l'Antichrist qui siège à Rome.

 

8- Le livre de Baruch est un assemblage mal lié de deux écrits très distincts. D'abord, des prophéties mises sous le nom de, Baruch secrétaire de Jérémie et précédées d'une historique, puis une prétendue lettre de Jérémie aux captifs de Babylone. Ces deux parties écrites assez tard. Le livre de Baruch est pour sans importance. Il est plein d’inexactitudes et de contradictions. Ainsi, l’auteur représente Baruch à Babylone, tandis que, d’après les écrits canoniques, Baruch s'est rendu avec Jérémie en, Egypte ; il prétend que son livre fut lu à Jérusalem, devant le roi Jéchonias (l. 3) ; mais, à cette époque, ce roi était prisonnier hors de son pays (2 Rois 25. 27), il ne revint qu'au temps, d'Evilmérodac.

 

9- Les versions, grecques, et d'après elles la Vulgate, et les traductions modernes faites sur la Vulgate, renferment dans le livre des prophéties de Daniel quelques fragments qui se rattachent à la vie de ce prophète. Ce sont :

1° le cantique des trois jeunes Hébreux dans la fournaise (Vulgate, 3.24-90) ;

2° l'histoire de Susanne (Vulgate, 13) ;

3° l'histoire de l'idole Bel et du Dragon. Celle-ci forme dans la Vulgate le quatorzième chapitre de Daniel.

Ces additions ne méritent pas plus de confiance que celles du livre d'Esther. D'après le texte hébreu, Daniel est jeté dans la fosse aux lions, parce qu'il a agi contrairement aux ordres du roi (6. 11 - 16) ; d'après les additions, parce qu'il a détruit Bel et le Dragon, et mis à mort des prêtres des idoles (Vulgate. 14. 27 - 29). D'après le texte hébreu, il fut une nuit dans la fosse (6. 18 - 23) ; d'après les additions, sept jours (Vulgate, 14. 39).

 

10- La prière de Manassé, pénitent ajoutée aux Chroniques (2 Chroniques 33 v. 13, 18) dans quelques manuscrits grecs, semble être l'ouvrage d'un pharisien. Il n'en a été fait mention que dans le quatrième siècle de l'ère chrétienne.

 

11- Jadis on a regardé comme canoniques tantôt un, tantôt deux ou trois. Ou même quatre livres des Maccabées. Le quatrième est perdu. Les trois autres sont de mérites très divers, et d'auteurs bien différents.

1° Le premier est une histoire des persécutions souffertes par les Juifs, de l'an 175 avant Jésus-Christ à l'an 135. Cette histoire a été écrite après l'événement en hébreu, par un Juif connaissant très bien son pays, et très mal les nations étrangères. Il a quelque valeur historique.

 

2° Le second raconte les mêmes événements et, de plus, la profanation du temple par, Séleucus Philopator. C'est, du moins en grande partie, l'ouvrage d'un auteur inconnu, sûrement postérieur à Jésus-Christ. Cet écrivain trahit une extrême ignorance de l'histoire profanera. Il contredit le premier livre des Maccabées ; il contredit également des lettres officielles, peut-être authentiques, placées en tête de son ouvrage, mais probablement par main étrangère. Il a beaucoup moins de valeur historique que le premier livre.

 

Ces livres abondent tous deux en inexactitudes et en contradictions, aussi bien que les autres apocryphes. On fait régner, Darius sur la Grèce (1 Macc. 1. 1, texte grec), ce qui est contraire à l'histoire, Alexandre partage de son vivant son royaume à généraux (1 Macc. .1. 6), ce qui est aussi contraire à l'histoire. On prétend à tort qu'Antiochus fut fait prisonnier par les Romains ( Macc. 8. 7 - 8). Il y a un ramassis d'assertions fausses (1 Macc. 8. 1- 16). D'autres portions sont tout à fait fausses (1 Macc. 10. 1 ; 12. 7). Enfin, ces livres se contredisent entre eux, comme on peut le voir en comparant divers passages (1 Macc. 6. 17. avec 2 10. 11 ; 1 Macc. 7, avec 2 Macc. 14. 15 ; 1 Macc. 6..8 — 13, avec 2 Macc.10. 11 ; 1 Macc. 7, avec 2 Macc. 14. 15 ; 1 Macc. 6. 8 — 13, avec 2 Macc. 1. 13 et suivants)., Ils font mourir le même roi de trois manières différentes (1 Macc. 6. 16 ; 2 Macc. 1. 16 ; 9. 28). Le suicide est loué (2 Macc. 14. 37 — 46), en opposition à la Parole de Dieu, qui dit : " Tu ne tueras point ". (Exode 20. 13)

 

3° Le troisième rapporte des événements antérieurs aux précédents, à savoir, l'entreprise de Ptolémée Philator contre le temple de Jérusalem et contre les Juifs d’Alexandrie. L’auteur ne peut être qu'un Juif égyptien au style mystique et emphatique. Ce livre, plus fabuleux qu'historique n’a été connu qu’assez tard de l'Église grecque, et n’a jamais été reçu par l’Eglise latine.

 

4° Le quatrième racontait les exploits de Jean Hyrcan, 135-107 ans avant Jésus-Christ.

Si l'on voulait placer ces quatre livres selon l’ordre chronologique des événements, ils se suivraient ainsi : 1) le troisième livre ; 2) le second livre ; 3) le premier livre, et enfin, 4) le quatrième livre ; mais il n'existe entre eux aucune liaison ni aucune suite.

Les fausses doctrines et les contradictions contenues dans les apocryphes prouvent à l'évidence que ces livres ne peuvent être le langage de l'Esprit de vérité, de sagesse et de sainteté : savoir, la Parole même de Dieu !

 

b- Autres versions grecques

 

On prétend que dès l'instant où les chrétiens ont utilisé la Septante, les Juifs n'ont plus voulu de la Septante. Ils ont alors fait d'autres traductions juives (en grec) de l'AT. On peut citer les 3 principales traductions qui ont vu le jour . Les traductions suivantes ont été rédigées par des juifs hérétiques du nom d'Ébionites. Ceux-ci, s'opposant à la divinité de Christ, avaient altéré le texte dans leurs traductions grecques afin qu'elles ne supportent point cette doctrine essentielle au salut:

 

-   Aquila, du début du IIème. Cette version est extrêmement littérale, car chaque mot hébreu doit avoir son correspondant en grec (même s'il s'agit d'un mot hébreu dont la fonction est d'indiquer un COD !).

-   Symmaque, de la fin du IIème. Elle est moins littérale que la Aquila.

-   Théodothien de la fin du IIème. Elle semble être une révision de la Septante.

-   Remarques : On ne possède aucun manuscrit de ces 3 traductions. Elles nous sont connues par les notes marginales de manuscrits de la Septante (ex : codex Marchalianus) et des manuscrits "syro-hexaplaires"(manuscrits en syriaque avec notes marginales).

-   Les Hexaples d'Origène

 

Elles ont été rédigées au IIIème ap. JC. Il s'agit d'une mise en colonnes de l'AT, avec le texte hébreu (col 1), le texte hébreu écrit avec les lettres grecques (col 2), Aquila (col 3), Symmaque (col 4), Septante (col 5), Théodotien (col 6). Quelques passages de l'AT ont une 7ème colonne avec d'autres versions.

On possède quelques fragments manuscrits de ces Hexaples. Notons que la Septante contenait l'Ancien comme le Nouveau Testament et qu'on enleva ce dernier dans le but de donner au premier une antiquité. illusoire. Les manuscrits de la Septante contenant les deux Testaments contiennent non seulement des apocryphes dans l'Ancien mais aussi des Pseudopigriphes dans le Nouveau comme: Le Berger d'Hermas, 1 et 2 Clément, l'Épître de Barnabé, et l'Épître de Paul aux Laodiciens découvert récemment.

 

c- Les Targums araméens

 

Après l'exil, les Juifs se sont mis à parler couramment l'araméen (l'une des langues officielles de l'empire Perse) et à mieux le connaître que l'Hébreu. Aussi, lors de la lecture à la synagogue, le texte hébraïque était traduit oralement en araméen. Cette traduction comportait beaucoup d'adjonctions ou de modifications apportées au texte écrit, souvent à titre d'explications. Peu à peu ces diverses interprétations furent transcrites dans les Targums (à Qumrân, on a retrouvé des Targums). Ces Targums sont importants parce qu'ils se réfèrent à un texte de la Bible plus ancien de plusieurs siècles que le texte définitif des Massorètes. Parmi les targums que nous possédons, on peut mentionner :

 

-   Le Targum Babylonien :

-   On parle du Targum d'Onkelos pour le Pentateuque (du IIIème ap. JC).

-   On parle du Targum de Jonathan pour les prophètes (du IVème  ap. JC).

-   Les Targums Palestiniens

-   Ils ont d'avantage de développement exégétique que le Babylonien.

-   Ces Targums ont des variations entre eux.

-   Le Targum Samaritain (du pentateuque).

 

5- Editions imprimées en hébreu

 

-   Bible de Venise ou Ben-Hayyim ou Bomberg de 1524-1525. Elle suit le texte massorétique.

-   Kennicott de 1776-1780 : édition du texte massorétique avec les variantes existantes. Il semble que ce travail n'ait pas été très bien fait.

-   Au 20ème on a utilisé

-   BHK Kittel. Utilise le Manuscrit de Léningrad à partir de la 3ème édition.

-   BHS Stuttgart à partir de 1967. Elle suit le manuscrit de Leningrad, et c'est actuellement l'ouvrage de référence.

-   En 2002 devrait sortir une nouvelle édition critique pour corriger quelques erreurs de la BHS par rapport au manuscrit de Léningrad, ainsi que l'appareil critique.

 


 

II- Le Nouveau Testament

 

Présentation

 

Sous l'Ancienne Alliance, le Saint-Esprit nous préserva les textes de l'Ancien Testament par l'entremise de la prêtrise d'Aaron et les Lévite, et par des copistes dévoués comme les Massorètes.  Mais sous la Nouvelle Alliance, chaque chrétien est un prêtre (un sacrificateur), car la sacrificature Lévitique fut abolie par le sacrifice de Christ.  Pour cette raison, le Saint-Esprit préserva les textes du Nouveau Testament, non par une prêtrise spécialement désignée, mais par la prêtrise universelle des croyants depuis les premiers siècles: «Mais vous, vous êtes la race élue, la sacrificature royale, la nation sainte, le peuple acquis, pour annoncer les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière», (1 Pi.2: 9).

 

Le Texte Grec commun le plus utilisé par les fidèles depuis le début du Christianisme est le Texte Authentique Original préservé par son utilisation commune dans la vrai Église de Christ, sous la direction du Seigneur Jésus lui-même qui n'abandonne point sa Parole aux caprices des hommes.  Conséquemment, l'utilisation commune de ce texte produisit une multitude de copies fidèles que nous retrouvons dans la masse des anciens manuscrits grecs de la famille Byzantine.  Le nombre de ces manuscrits en existences s'élève au-dessus de 6,000, sans conter les 8,000 manuscrits en Latin ainsi qu'un grand nombre en Syriaque, en Copte, et plusieurs autres langues.

 

Le Texte Byzantin ou Majoritaire est celui qui est à la base du Texte Reçu Grec des Réformateurs, compilé par Érasme de Rotterdam en 1516.  Le Texte Reçu n'est pas le Texte Byzantin mais représente la majorité des lectures contenues dans la masse des manuscrits et pour cette cause il est souvent reconnu comme le Texte Majoritaire.  Compilé sous la providence de Dieu, il est le seul texte grec fidèle et intégral de la Parole de Dieu.  Ce fut ce texte qui fut utilisé par Olivétan pour traduire en français le texte des Bibles que nous connaissons comme la Bible de Genève, la Bible Martin, la Bible Ostervald, et la Bible de l’Épée; et ce fut le même texte qui fut utilisé par les traducteurs anglophones de la célèbre King-James.  Bref, le Texte Reçu est celui qui engendra la Réforme et par lequel des millions de personnes connurent le salut en Jésus-Christ et se détachèrent des ténèbres et des superstitions du Catholicisme.  Ce texte inspiré fut scellé par le sang de millions de martyres à travers l'histoire, et ce même texte est celui qui est constamment attaqué par les ennemis de la vérité.  Ceux-ci cherchent à le substituer par une approximation fautive et polluée de la Parole de Dieu comme nous voyons dans les versions modernes de la Bible.

 

1- Les manuscrits

 

Le NT a été fini de rédiger à la fin du Ier siècle après JC (la majeure partie avant 70). Sans mentionner les manuscrits latin qui sont au-dessus de 8,000 de nos jours, on dispose actuellement de plus de 5674[2] manuscrits grecs du NT ou de portions du NT et d'environ 19 300[3] manuscrits de versions, soit un total de près de 25 000 manuscrits, dont les principaux sont :

 

a- Les papyrus

 

                 - On en possède environ 99[4] contenant un ou plusieurs passages ou livres du NT.

-   Le plus ancien est le P52 de J.Ryland : il s'agit d'un fragment de l'évangile de Jean datant de 125 à 130 ap. JC.

-   Parmi les plus importants, ceux de C. Beatty (découverts vers 1930) : ces différents papyrus contiennent des passages de : évangiles, actes, épîtres de Paul, Hébreux, Ap. Datent de 200 à 250 ap. JC.

-   Un autre groupe important est celui de Bodmer : ces papyrus contiennent des passages de : Luc, Jean, épîtres de Pierre, Jude datant d'environ 200 ap. JC.

 

Les collections de papyrus

 

NOM DE LA COLLECTION

ABREV

LOCALISATION / DESCRIPTION

Papyri Amherst

P.Amh.


C'est la collection d'un anglais, l'Honorable Lord Amherst de Hackney. Elle comprend "L'ascension d'Isaïe ", d'autres fragments bibliques et de l'église ancienne ainsi que des documents classiques datant des périodes ptolémaïque, romaine et byzantine. La collection a été éditée par Grenfell et Hunt en 1900-1901.

Papyri Bad.

P.Bad.


Papyri Bodmer

P.Bod.

Cette collection d'environ cinquante manuscrits fut achetée par M.Martin BODMER en 1955-1956. Elle se trouve dans la Bibliotheca Bodmeriana à Cologny, près de Genève en Suisse. L'exception est le papyrus VIII, contenant 1 et 2 Pierre qui fut donné en cadeau au Pape Paul VI en 1969: il est à la Bibliothèque Vaticane. Les documents grecs et coptes furent découverts en Egypte, probablement à Pabau, près d'un monastère pachomien. Ces documents proviennent de codex et de rouleaux: la plupart sont des papyri, mais trois sont sur parchemin. En terme de contenu, ils comprennent des textes classiques (Iliade, Odyssée, Thucydide, Ménandre) , des documents bibliques (de l'Ancien et du Nouveau Testament ) ainsi que des écrits de l'église ancienne..

Papyri Chester Beatty

P. Chester Beatty


Cette collection de onze codex fut acquise par un américain, Alfred Chester Beatty , en 1930-31 et 1935. Elle se trouve près de Dublin, Irlande, dans la bibliothèque Chester Beatty et dans la Gallerie d'Art oriental. Cette collection a été éditée par Frederic G. Kenyon. Les manuscrits datent du 2ème au 4ème siècle. Une partie de ces codex a été acquise ultérieurement par d'autres bibliothèques et universités,. américaines et européennes.

Papyri Colt

P.Colt


Pierpont Morgan Library, New York , USA

Papyrus Egerton 2

P.Eg.


British Museum, Londres, Angleterre . Les quatre premiers fragments provenant d'un codex sur papyrus plus ancien a été découvert en 1934 parmi d'autres objets achetés chez un vendeur d'antiquités. Leur provenance est inconnue mais peut être Oxyrhynchus en Egypte. Un cinquième fragment a été découvert parmi les papyri de Cologne (inv. 608, nr. 255). Ils font partie d'un évangile inconnu.

Papyri Michigan

P.Mich.


Université du Michigan, Ann Arbor, USA

Papyri Oxyrhynchus

P.Oxy.

Ces fragments de papyri ont été découvert à Oxyrhynchus (et dans les alentours) ,la moderne Behnesa en Égypte, située à 200 kilomètres au sud du Caire. Ils ont été découvert par Bernard P. Grenfell et Arthur S. Hunt, les premiers en 1897. Leur publication est toujours en cours . Les papyri provenant de ce site ne sont pas concentrés en un seul lieu mais sont détenus par un ensemble de bibliothèques, universités et musées. Le site WEB pour le Projet des Papyri d' Oxyrhychus (POXY, Oxyrhychus Papyri Online!) se trouve à www.csad.ox.ac.uk/POxy/.

Papyri Princeton

P.Princ.


Université de Princeton , Princeton, New Jersey, USA

Papyri Rylands

P.Ryl.


John Rylands Library, Manchester, Angleterre

 

PAPYRI DU NOUVEAU TESTAMENT

Partie I

(Adapté de Metzger 1968:247-56
and Aland, et al. 1986:684-716)

 

 

N° de Papyrus &
Collection de Papyrus


Date

Contenu
(livres et chapitres uniquement)

Famille de texte

Ville,
Musée et numéro d'inventaire

P1
P.Oxy. 2

3e siècle

Mt 1

Alexandrin

Philadelphia, Pennsylvania, USA
Univ. of Penn. Museum
#E2746

P2

6e siècle

Jn 12

mixte

Florence, Italie
Museo Archeologico
#7134

P3

6e–7e
siècle

Lc 7, 10

Alexandrin

Vienne, Autriche
Österreichische
Nationalbibliothek
#G2323

P4

3e siècle

Lc 1-6

Alexandrin

Paris, France
Bibliothèque Nationale
#Gr. 1120

P5
P.Oxy. 208

3e siècle

Jn 1, 16, 20

Occidental

Londres, Angleterre
British Museum
Pap. 782 + Pap. 2484

P6

4e siècle

Jn 10-11

s'accorde avec
B & Q

Strasbourg, France
Bibliothèque de
l'Université
Pap. copt. 351r, 335v,
379, 381, 383, 384

P7

5e siècle

Lc 4

.

PERDU
autrefois à Kiev, Ukraine:
Library of the Ukranian
Academy of Sciences
Petrov 553

P8

4e siècle

Ac 4-6

mixte:
Alexandrin
&
Occidental

PERDU
autrefois à
Berlin, Allemagne
Staatliche Museen
P. 8683

P9
P.Oxy. 402

3e siècle

I Jn 4

.

Cambridge, Massachusetts, USA
Harvard Semitic Mus.
#3736

P10
P.Oxy. 209

4e siècle

Rm 1

Alexandrin

Cambridge, Massachusetts, USA
Harvard Semitic Mus.
#2218

P11

7e siècle

I Co 1-7

Alexandrin

Leningrad, Russie
State Public Library
Gr. 258 A

P12
P.Amh. 3b

fin
3e siècle

He 1

.

New York, New York, USA
Pierpont Morgan Library
#G. 3

P13
P.Oxy. 657

3e–4e
siècle

He 2-5, 10-12

Alexandrin

Londres, Angleterre
British Museum
P. 1532 verso

P14

5e siècle?

I Co 1-3

Alexandrin

Mt. Sinai
St. Catherine's
Monastery Library
#14

P15
P.Oxy. 1008

3e siècle

I Co 7-8

Alexandrin

Le Caire, Egypte
Musée égyptien

47423

P16
P.Oxy. 1009

3e–4e
siècle

Ph 3-4

Alexandrin

Le Caire, Egypte
Musée des Antiquités
JE 47424

P17
P.Oxy. 1078

4e siècle

He 9

mixte

Cambridge, Angleterre
University Library
Add. 5893

P18
P.Oxy. 1079

3e–4e
siècle

Ap 1

s'accorde avec
À, B,
and
C

Londres, Angleterre
British Museum
P. 2053 verso

P19
P.Oxy. 1170

4e–5e
siècle

Mt 10-11

mixte

Oxford, Angleterre
Bodleian Library
Gr. bibl. d. 6 [P.]

P20
P.Oxy. 1171

3e siècle

Jc 2-3

Alexandrin

Princeton, New Jersey, USA
University Library
AM 4117

P21
P.Oxy. 1227

4e–5e
siècle

Mt 12

s'accorde avec
Àcorr
et
D

Allentown, Pennsylvania, USA
Muhlenberg College
Theol. pap. 3

P22
P.Oxy. 1228

3e siècle

Jn 15-16

s'accorde avec
Àcorr
et
D

Glasgow, Ecosse
University Library
MS 2—X.1

P23
P.Oxy. 1229

début
3e siècle

Jacques 1

Alexandrin

Urbana, Illinois, USA
Univ. of Illinois
Classical Arch. and
Art Museum
G.P. 1229

P24
P.Oxy. 1230

4e siècle

Ap 5-6

s'accorde avec
À

Newton Center, Massachusetts, USA
Andover Newton Theol. Sch.
OP 1230

P25

fin
4e siècle

Mt 18-19

Occidental

PERDU

autrefois à
Berlin, Allemagne
Staatliche Museen
P. 16388

P26
P.Oxy. 1354

environ 600

Rm 1

s'accorde avec
A & À

Dallas, Texas, USA
So. Methodist Univ.
Bridewell Library

P27
P.Oxy. 1355

3e siècle

Rm 8-9

Alexandrin
(&
Occidental)

Cambridge, Angleterre
University Library
Add. 7211

P28
P.Oxy. 1596

3e siècle

Jn 6

Alexandrin

Berkeley, Californie, USA
Pacific Sch. of Religion
Pap. 2

P29
P.Oxy. 1597

3e siècle

Ac 26

Occidental (?)

Oxford, Angleterre
Bodleian Library
Gr. bibl. g. 4 (P)

P30
P.Oxy. 1598

3e siècle

I Th 4-5

mixte

Gand, Belgique
Bibliothèque de l'Université
U. Lib. P. 61

P31
P.Ryl. 4

7e siècle

Rm 12

s'accorde avec
À

Manchester, Angleterre
John Rylands Library
Gr. P. 4

P32
P.Ryl. 5

environ 200

Tt 1-2

s'accorde avec
À

Manchester, Angleterre
John Rylands Library
Gr. P. 5

P33
[+ P58]

6e siècle

Ac 7, 15

Alexandrin

Vienne, Autriche
Österreichische Nationalbibliothek
no. 190
Pap. G. 17973, 26133, 35831, 39783

P34

7e siècle

I Co 16
II Co 5, 10-11

Alexandrin

Vienne, Autriche
Österreichische Nationalbibliothek
no. 191
Pap. G. 39784

P35

4e siècle(?)

Mt 25

mixte

Florence, Italie
Biblioteca Medicea Laurenziana
PSI 1

P36

6e siècle

Jn 3

mixte

Florence, Italie
Biblioteca Medicea Laurenziana
PSI 3

P37
P.Mich. 137

3e–4e
siècle

Mt 26

Césaréen

Ann Arbor, Michigan, USA
Univ. of Michigan
no. 1570

P38
P.Mich. 138

environ 300

Ac 18-19

Occidental

Ann Arbor, Michigan, USA
Univ. of Michigan
no. 1571

P39
P.Oxy. 1780

3e siècle

Jn 8

Alexandrin

Rochester, New York, USA
The Divinity School
no. 1780

P40
P.Bad. 57

3e siècle

Rm 1-2,
3, 6, 9

Alexandrin

Heidelberg, Allemagne
Universitätsbibliothek
Inv. Pap. graec. 45

P41

8e siècle

Ac 17-22

Occidental

Vienne, Autriche
Österreichische Nationalbiblioeek
Pap. K. 7541-48

P42

7e–8e
siècle

Lc 1-2

s'accorde avec
A

Vienne, Autriche
Österreichische Nationalbibliothek
Pap. K. 8706

P43

6e–7e
siècle

Ap 2, 15-16

principalement
Alexandrin

Londres, Angleterre
British Museum
Pap. 2241

P44

6e–7e
siècle

Mt 17-18, 25
Jn 9-10, 12

Alexandrin

New York, New York, USA
Metropolitan Museum of Art
Inv. no. 14.1.527

P45

3e siècle

Mt 20-21, 25
Mc 4-8, 11-12
Lc 6, 9-14
Jn 10
Ac 4-17

mixte

Dublin, Irlande
Chester Beatty Library;
et Vienne, Autriche
Österreichische Nationalbibliothek
Pap. G. 31974

P46

environ 200

Rm 5-6,
8-11, 15-16

Alexandrin

Dublin, Irlande
Chester Beatty Library;
et Ann Arbor, Michigan
University of Michigan
Invent. no. 6238

P47
P. Chester Beatty III

3e siècle

Ap 9-17

s'accorde avec
A, C, and À

Dublin, Irlande
Chester Beatty Library

P48

3e siècle

Ac 23

Occidental

Florence, Italie
Museo Medicea Laurenziana
PSI 1165

P49

3e siècle

Ep 4-5

Alexandrin

New Haven, Connecticut, USA
Yale University Library
P. 415

P50

4e–5e
siècle

Ac 8, 10

s'accorde principalement avec
B

New Haven, Connecticut, USA
Yale University Library
P. 1543

P51
P.Oxy. 2157

environ 400

Ga 1

partiellement Alexandrin

Oxford, Angleterre
Ashmolean Museum
P.Oxy. 2157

P52
P.Ryl. 457

vers 135

Jn 18

Alexandrin

Manchester, Angleterre
John Rylands Library
P.Ryl. 457

 

PAPYRI DU NOUVEAU TESTAMENT

Partie II

N° de Papyrus &
Collection de Papyrus


Date

Contenu
(livres et chapitres uniquement)

Famille de texte

Ville,
Musée et numéro d'inventaire

P53

3e siècle

Mt 26
Ac 9-10

mixte

Ann Arbor, Michigan, USA
Univ. of Michigan Library
Inv. no. 6652

P54
P.Princ. 15

5e–6e
siècle

Jc 2-3

s'accorde avec
À, B,
and
C

Princeton, New Jersey, USA
University Library
Garrett Depository 7742

P55

6e–7e
siècle

Jn 1

Alexandrin

Vienne, Autriche
Österreichische Nationalbibliothek
Pap. G. 26214

P56

5e–6e
siècle

Ac 1

Alexandrin

Vienne, Autriche
Österreichische Nationalbibliothek
Pap. G. 19918

P57

4e–5e
siècle

Ac 4-5

Alexandrin

Vienne, Autriche
Österreichische Nationalbibliothek
Pap. G. 26020

P58

maintenant classé comme fragment de P33

P59
P.Colt 3

7e siècle

Jn 1-2, 11-12, 17-18, 21

(?)

New York, New York, USA
New York University
Washington Square
College of Arts & Sciences

P60
P.Colt4

7e siècle

Jn 16-19

Alexandrin

New York, New York, USA
Pierpont Morgan Library

P61
P.Colt 5

environ 700

Rm 16
I Co 1, 5
Ph 3
Col 1, 4
I Th 1
Tt 3
Phm

probablement
Alexandrin

New York, New York, USA
Pierpont Morgan Library

P62

4e siècle

Mt 11

Alexandrin

Oslo, Norvège
Bibliothèque de l'Université
Inv. no. 1661

P63

environ 500

Jn 3-4

(?)

Berlin, Allemagne
Staatliche Museen
Inv. no. 11914

P64

environ 200

Mt 3, 5, 26

(?)

Oxford, Angleterre
Magdalen College
Gr. 18

P65

3e siècle

I Th 1-2

Alexandrin

Florence, Italie
Biblioteca
Medicea Laurenziana
PSI 1373


P66

P.Bod. II

c. 200

Jn 1-21

mixte

Cologny, Suisse
Bibliothèque Bodmer

P67

maintenant classé comme fragment de P64

Barcelone, Espagne
Fundación San Lukas Evangelista
P.Barc. 1

P68

7e siècle(?)

I Co 4

s'accorde avec
le
Textus Receptus

Leningrad, Russie
State Public Library
Gr. 258

P69
P.Oxy. 2383

3e siècle

Lc 22

mixte

Oxford, Angleterre
Ashmolean Museum

P70
P.Oxy.  2384

3e siècle

Mt 2-3
11-12, 24

(?)

Oxford, Angleterre
Ashmolean Museum

P71
P.Oxy.  2385

4e siècle

Mt 19

s'accorde avec
B

Oxford, Angleterre
Ashmolean Museum

P72
P.Bod. VII, VIII

3e–4e
siècle

1 P 1-5
2 Pt 1-3
Jude

mixte

Cologny, Suisse
Bibliothèque Bodmer

P73
P.Bod.

?

Mt 25-26

?

Cologny, Suisse
Bibliothèque Bodmer

P74
P.Bod. XVII

7e siècle

Ac 1-2, 4-27

s'accorde fréquemment
avec
A

Cologny, Suisse
Bibliothèque Bodmer

P75
P.Bod. XIV, XV

3e siècle

Lc 3-7, 9, 17-18, 22-24
Jn 1-15

s'accorde avec
B

Cologny, Suisse
Bibliothèque Bodmer

P76

6e siècle

Jn 4

.

Vienne, Autriche
Österreichische Nationalbibliothek
Pap. G. 36102

P77
P.Oxy.  2683

2e–3e
siècle

Mt 23

.

Oxford, Angleterre
Ashmolean Museum

P78
P.Oxy. 2684

3e–4e
siècle

Jude

.

Oxford, Angleterre
Ashmolean Museum

P79

7e siècle

He 10-12

.

Berlin, Allemagne
Staatliche Museen
Inv. no. 6774

P80

3e siècle

Jn 3

.

Barcelona, Espagne
Fundación San Lukas Evangelista
Inv. no. 83

P81

4e siècle

1 P 2-3

.

Trieste, Italie
S. Daris
Inv. no. 20

P82

4e–5e
siècle

Lc 7

.

Strasbourg, France
Bibliothèque de
l'Université
Gr. 2667

P83

6e siècle

Mt 20,
23-24

.

Louvain, Belgique
Bibliothèque de
l'Université
P.A.M. Kh. Mird 16. 29

P84

6e siècle

Mc 2, 6
Jn 5

.

Louvain, Belgique
Bibliothèque de
l'Université
P.A.M. Kh. Mird 4. 11

P85

4e–5e
siècle

Ap 9-10

.

Strasbourg, France
Bibliothèque de
l'Université
Gr. 1028

P86

4e siècle

Mt 5

.

Cologne, Allemagne
Institut für Altertumskunde
Theol. 5516

P87

3e siècle

Phm

.

Cologne, Allemagne
Institut für Altertumskunde
Inv. no. 12

P88

4e siècle

Mc 2

.

Milan, Italie
Università Cattolica
Inv. no. 69. 24

P89

4e siècle

Phm

.

Florence, Italie
Biblioteca Medicea Laurenziana
PL III/292

P90

.

.

.

.

P91

.

.

.

.

P92

3e–4e
siècle

Ep 1
II Th 1

.

Caire, Egypte
Musée égyptien
PNarmuthis 69.39a/229a

P93

5e siècle

Jn 13

.

Florence, Italie
Istituto Papirologico G. Vitelli
PSI inv. 108

P94

5e–6e
siècle

Rm 6

.

Le Caire, Egypte
Musée égyptien
P.Cair. 10730

P95

3e siècle

Jn 5

.

Florence, Italie
Biblioteca Medicea Laurenziana
Papiri Laur. PL II/31

P96

6e siècle

Mt 3

.

Vienne, Autriche
Österreichische Nationalbibliothek
Pap.K. 7244

P97

6e–7e
siècle

Lc 14

.

Dublin, Irlande
Chester Beatty Library
P. Chester Beatty XVII

P98

2e siècle

Ac 1

.

Le Caire, Egypte
Institut français pour les Archives Orientales
P. IFAO inv. 237b

P99

environ 400

Rm 1
2 Co 1,5,6,8,9,11-13
Ga 1-6
Ep 1-6

.

Dublin, Irlande
Chester Beatty Library
P. Chester Beatty
Ac. 1499 fol. 11-14

P100
P.Oxy.  4449

3e–4e
siècle

Jc 3-4

.

Oxford, Angleterre
Ashmolean Museum

P101
P.Oxy.  4401

3e siècle

Mt 3-4

.

Oxford, Angleterre
Ashmolean Museum

P102
P.Oxy.  4402

3e–4e
siècle

Mt 4

.

Oxford, Angleterre
Ashmolean Museum

P103
P.Oxy.  4403

2e–3e
siècle

Mt 13-14

.

Oxford, Angleterre
Ashmolean Museum

P104
P.Oxy.  4404

fin 2e
siècle

Mt 21

.

Oxford, Angleterre
Ashmolean Museum

P105
P.Oxy.  4406

5e–6e
siècle

Mt 27-28

.

Oxford, Angleterre
Ashmolean Museum

P106
P.Oxy.   4445

3e siècle

Jn 1

.

Oxford, Angleterre
Ashmolean Museum

P107
P.Oxy. 4446

3e siècle