Qui concordent avec
les Cinq Points du Calvinisme !
A NOTER QU'EN
TERMES THÉOLOGIQUES LES MOTS TULIPE ET ÉVANGILE SONT DES
SYNONYMES, ILS SIGNIFIENT UNE SEULE ET MÊME CHOSE.
Vous
trouverez ici une description du contenu des Six Points du
Souverainisme Séparatiste qui concordent avec les Cinq
Points du Calvinisme, formulés d’après les Canons de
Dordrecht, représentés en français sous l'acronyme de
T.U.L.I.P.E.. Ce document historique de la Réforme, est
marquant, crucial, et extrêmement important. Il est chargé
d'autorité et demeure toujours d'actualité. Nous vous
exhortons à le lire et l'étudier très attentivement, en vous
référant aux Saintes Écritures et à l'Esprit de Dieu, et
même à le relire plusieurs fois, car sa profondeur exige une
méditation et une étude soigneuse. Tout en faisant cela,
comparez votre propre expérience de la grâce de Dieu en
Jésus-Christ à ce qui y est écrit, et prenez bien soin d'y
comparer tout ce qu'on entend dans les milieux évangéliques
modernes et de ceux qui vous fréquentent, et vous verrez
combien ce document est d'actualité et que la controverse et
la guerre à ce sujet est loin d'être terminé, et ce, jusqu'à
l'Avènement de notre Dieu et Roi, le Seigneur Jésus-Christ.
Car qu'est-ce que cette controverse ou guerre doctrinale et
spirituelle, sinon la même bonne vieille controverse de tous
les temps: la controverse entre le salut par la foi ou le
salut par les œuvres qui en ces derniers temps est connu
comme le salut par le choix! À ce jour, ces déclarations
doctrinales de T.U.L.I.P.E. sont demeurées inchangées et
inébranlables; et elles continuent à être un rempart
puissant contre l’hérésie rampante de l'Arminianisme avec
son libre-choix, dont le danger est encore plus grand que
dans les jours de Jacobus Arminius lui-même.
Les Cinq
Points du Calvinisme sont connus sous le nom de "Doctrines
de la Grâce" représentés en anglais sous l’acronyme
« T.U.L.I.P.» et adopté en français sous celui de
«T.U.L.I.P.E.», ce dernier contenant une voyelle d’extra.
Quoique ces doctrines ne proviennent point de Jean Calvin,
mais des Saintes-Écritures, elles furent soulignées et
enseignées de nouveau par lui au temps de la Réforme. Ce fut
au synode de Dordrecht, 1618-19, qui a été assemblé pour
résoudre la contestation Arminienne dans les églises
Réformées de la Hollande, que fut formulé ces vérités avec
une grande clarté et dans des détails soigneux. Cette
formulation officielle a été rédigée dans une confession qui
a représenté le consensus de toutes les églises Réformées de
ce jour, et qui se nomme LES CANONS DE DORDRECHT. De cette
confession est sortie l’odeur exquise de la fleur du
christianisme connue sous le nom de T.U.L.I.P. qui
représente les Cinq Points du Calvinisme. La foi
chrétienne nommée «le Souverainisme Séparatiste» ou
«Calvinisme Marginal» reprend ces même points, les adoptant
à une désignation française de Six Points qui correspondent
exactement à leur forme originale dans la langue anglaise.
Le but de mon document est de donner une formation de base
sur les doctrines de la grâce, afin d’armer les chrétiens
contre les nombreuses hérésies qui se retrouvent dans la
pensée moderne évangélique, et de fortifier l’assurance de
leur salut.
Vers la fin
du XVIème siècle, Jacob Arminius (ministre protestant
d’Amsterdam en Hollande) commença à prêcher des choses
contraires aux doctrines de la Grâce retrouvées dans la
confession des églises réformées de son pays. Il infiltra le
poison du Pélagianisme dans la Réforme lorsqu’il revint de
son voyage à Rome après une rencontre avec les Jésuites. Les
Robes-Noires lui transmirent cette hérésie (Hérésie:
Grec = capacité de choisir, libre choix) dans le but de
détruire la doctrine de la Double Prédestination que Rome a
en aversion. Considérant qu’Arminius, comme tous les autres
ministres, s’était engagé à soutenir et à prêcher les
doctrines énoncées dans la Confession, cela constituait une
grave offense par laquelle il fut appelé à rendre compte.
Mais
rapidement, et malgré son rengagement à soutenir la doctrine
réformée, sa prédication révéla à nouveau qu’il s’était
éloigné de la position réformée, particulièrement en ce qui
concerne l’œuvre de Dieu dans le salut. Une grande
controverse s’ensuivit; Arminius mourut entre temps, mais
ses disciples continuèrent à répandre ses hérésies que
l’homme a la capacité de choisir de croire et qu’il ne peut
être assuré de son salut. Les tenant de ces doctrines
diaboliques opposées à la Réforme furent appelés
«Arminiens», nom évidemment tiré de Jacob Arminius, et en
1610 ils présentèrent un document dans lequel ils énonçaient
cinq articles de loi touchant la sotériologie (la doctrine
du salut) en opposition précise aux enseignements des
réformateurs. Ces articles furent connus sous l’appellation
des «Cinq Remontrances».
B - La doctrine Arminienne
Les Cinq
Remontrances de l'Arminianisme sont la base de la foi de
presque tous les mouvements évangéliques modernes, et
servent de pont oecuménique pour un retour au Catholicisme.
Ils sont proclamés subtilement soit d'une manière partielle
ou absolue par les Baptistes, les Mennonites, les
Pentecôtistes, les Charismatiques, les Frères Darbystes, les
Méthodistes, l'Armée du Salut, les Disciples de Christ,
l'Église de Dieu Universelle, les Mormons, les Adventistes,
les Témoins de Jéhovah, et toute une gamme de sectes et de
groupes dissidents.
Les arminiens
déclaraient :
1.que l’élection de Dieu est motivée par le fait que
Dieu « voyait à l’avance » que tel homme se repentirait et
croirait de son propre « libre arbitre », (remplaçant ainsi
la Justification par la Foi par la Justification par le
Choix) ;
2.que la mort de Christ n’assure véritablement le salut
d’aucun homme en particulier, mais rend seulement possible à
tous les hommes d’être sauvés ;
3.le besoin de la régénération ; (Une explication de
ceci révélait cependant que même là ils n’étaient pas
d’accord avec les réformateurs quant à la nature de la
régénération ou de la dépravation de la nature humaine). Ce
fait est évident en ce qu'ils renversent le sens de la
régénération, proclamant qu'il faut croire pour être
régénéré (naître de nouveau) plutôt que d'être régénéré pour
croire ;
4.que l’on peut entièrement résister à la grâce de Dieu
i.e. que Dieu pouvait « tenter » de convertir un homme et
faillir, (au détriment de la vérité que Dieu est
Tout-Puissant, Souverain et infaillible) ;
5.qu’un chrétien pouvait à nouveau se perdre après
avoir antérieurement été sauvé, signifiant que le salut d'un
chrétien dépend de sa propre volonté et de sa capacité
d'obéir et de plaire à Dieu.
C - La T.U.L.I.P.E. surgit du
sol de la délibération:
En 1618, un
grand concile fut convoqué dans la ville hollandaise de Dort
dans le but d’examiner l’enseignement des arminiens à la
lumière de la Parole de Dieu. Des représentants de toutes
les églises « réformées » d’Europe, incluant l’Angleterre,
furent réunis. Après plus de six mois de délibérations
prudentes, le synode rendit publique des décisions et
constatations. Les doctrines d’Arminius furent prouvées
dépourvues de fondements bibliques et le synode, en réponse
aux Cinq Remontrances, produisirent cinq articles exposant
la vérité scripturaire.
Les églises de la Réforme
déclaraient :
1-que la nature de l’homme est totalement affectée par
le péché, ce qui veut dire que sa volonté est aussi touchée
par le péché et est asservie à sa nature pécheresse ; le
salut de l’homme ne peut donc pas dépendre de son « libre
arbitre » (ou volonté libre) Romains 7:18; 9 :15,16; Jean
1 :12,13;
2-que l’élection de Dieu, selon la doctrine de la
double prédestination, ne fut pas motivée par le fait que
Dieu voyait à l’avance la foi de l’homme, mais qu’elle est
« selon le bon plaisir de sa volonté ». Éphésiens 1:5 ;
Romains 8 :29;
3-que la mort de Christ assure et rend certain le salut
des élus, les acquérant tous les dons nécessaires à ce salut
(y compris la foi, la repentance, et la sanctification), et
que, dans sa disposition, elle ne s’étendait qu’aux
élus seuls ; Jean 6 :37,39,44; 15 :16; 17 :9; Romains
9 :22,23; 11 :5; 2 Corinthiens 7 :10; Philippiens 1 :29; 2
Timothée 3 :25; Tite 2 :14 ; 1 Thessaloniciens 5 :23;
Hébreux 2 :11; 13 :12;
4-que la grâce de Dieu réalise toujours la fin qu’elle
s’était proposée ; Romains 5 :20,21; 1 Corinthiens 15 :10; 2
Corinthiens 12 :9; Éphésiens 2 :8,9 ; Philippiens 1 :29;
5-que les élus de Dieu persévèrent jusqu’à la fin dans
la foi et la sainteté, étant gardés par la puissance de
Dieu. Jean 10 :3,4,5,27,28,29; 17 :15,24; Romains
8 :37,38; Philippiens 1 :6.
Il est
important de remarquer que ce n’était pas là de nouvelles
doctrines mais bien celles sur lesquelles la Réforme s’était
édifiée. De même que l’enseignement d’Arminius fut connu
sous le nom d’Arminianisme, de même la position des églises
réformées et du synode de Dort fut connue sous le nom de
« Calvinisme », et les cinq articles opposant le nouvel
enseignement d’Arminius furent appelés en anglais « les cinq
points du calvinisme » ou T.U.L.I.P. Notez qu’en
français, l’acronyme T.U.L.I.P.E. prend une lettre
d’extra pour former les Six Points du Souverainisme
Séparatiste biblique, que nous verrons dans le prochain
chapitre.
Le nom de
Calvin fut rattaché à ces doctrines pour la simple raison
qu’il était le plus grand théologien de la Réforme et qu’il
était celui qui avait exposé le mieux, de façon
systématique, les doctrines bibliques prêchées par les
réformateurs. Ces doctrines ne sont pas apparues avec lui
mais proviennent tout droit de la Parole de Dieu, elles
avaient déjà été habilement exposées longtemps avant par
Augustin, IV - Ve siècle ap. J-C.
D - Les arminiens
d'aujourd'hui :
Depuis le
temps d'Arminius, bon nombre de théologiens et de pasteurs
respectés, dont John Smith (1570-1614?), fondateur officiel
des Baptistes; John Wesley (1703-1791), fondateur du
Méthodisme; Charles Finney (1792-1875), source des
mouvements de Réveils à tendances extatiques, ont épousé ce
point de vue subversif. Aujourd'hui, les principales
doctrines de l'Arminianisme ont infiltré et empoisonné
presque tout le corps du christianisme. L'Arminianisme
moderne fait partie de la sphère évangélique, ce qui
signifie que, généralement parlant, les Arminiens défendent
eux aussi les doctrines de la divinité de Christ, sa
naissance virginale, sa résurrection corporelle, ainsi que
l'inspiration et l'infaillibilité de l'Écriture dans les
Autographes, mais d'une manière charnelle et subtile qui
élève la dignité de l'homme et qui inverse et renverse
l'Évangile de la Souveraineté de Dieu. Un loup déguisé en
brebis demeure toujours un loup, et un billet contrefait
peut séduire beaucoup de gens, mais non pas tous.
La réponse
charnelle, humaine, terrestre que nous entendons si souvent,
encore de nos jours, est que le juste devant Dieu est celui
qui obéit aux commandements de Dieu, celui qui pratique la
loi. C'était la position des pharisiens qui se croyaient
justes parce qu'ils s'imaginaient mettre scrupuleusement en
pratique la loi et la tradition rabbinique. Le
légalisme, sous une forme ou une autre, se retrouve
particulièrement parmi ceux qui prétendent plaire à Dieu par
leur obéissance à la Parole en exerçant leur libre-choix.
Dans
l'histoire de l'Église, cet enseignement a été repris par
Pélage qui, en opposition à Saint Augustin, affirmait la
capacité naturelle de l'homme pécheur à plaire à Dieu. Plus
tard, le semi-pélagianisme de Thomas d'Aquin, présentant une
harmonie entre la foi et la raison, avançait le postulat que
l'homme, avec le secours de la grâce de Dieu, pouvait lui
plaire.
L'Arminianisme évangélique se trouve, lui aussi, dans cette
tradition quand il met tout l'accent sur la décision de
l'homme pour recevoir le salut. Dans les mouvements
Évangéliques et de Réveils, le salut est devenu une décision
personnelle dont la formule populaire, «il faut accepter
Christ comme son Sauveur personnel pour être sauvé», qui se
trouve nul part dans la Bible, reflète la doctrine de la
«Justification par le Choix» qui est l’opposé de «la
Justification par la Foi». De nos jours, dans la vie
du monde moderne, nous retrouvons cet enseignement du salut
par les oeuvres ou par la volonté de l'homme à tous les
niveaux de notre société corrompue. Cette infection
virulente est devenue la base même de la démon-cratie et du
capitalisme, domaine d'exploitation par excellence dont le
but est de renverser Dieu et de dominer sur la race humaine
entière. On ne peut donc être surpris que la stratégie
globale des nations, en accord avec la religion, soit la
domination du monde.
Dans le
jardin céleste du Divin Jardiner, pousse une fleur exquise
qui est pour la nourriture des saints et des élus en qui
demeurent la Sainte-Présence de Christ. De la
T.U.L.I.P.E. divine proviennent toutes les grâces et les
bénédictions du salut et de la vie éternelle en
Jésus-Christ, notre Dieu, notre Sauveur, et notre Roi.
Dans la
langue anglaise, les Cinq Points du Calvinisme sont
représentés sous l’acronyme de T.U.L.I.P., mais vu qu’en
français les définitions ne rejoignent point celles de notre
langue sœur et que le mot contient une voyelle de surplus,
nous avons donné des expressions appropriées qui rendent
justice au sens original, et nous avons ajouté une nouvelle
définition à la dernière voyelle qui ne trahi en aucun sens
l’ensemble du contenu. Nous complétons ainsi le tout
avec l’Évangile de la Souveraineté de Dieu. Nous
obtenons donc l’acronyme T.U.L.I.P.E. ou les Six Points du
Souverainisme Séparatiste biblique, qui correspondent
exactement avec les Cinq Points du Calvinisme surnommés «le
Doctrines de la Grâce».
Aussi,
puisque le terme «Calvinisme» représente la théologie
Réformée de la Souveraineté de Dieu, et que ce terme est mal
compris, déprécié et repoussé par ceux qui sont malavisés,
nous avons adopté celui de «Souverainiste Séparatiste».
Nous avons fait ainsi pour représenter notre foi biblique
face à la Souveraineté de Dieu dans la grâce du salut,
lequel se tient complètement à part de tous efforts,
coopérations, et mérites de l’être humain. N’étant pas
de foi orthodoxe mais marginale, cette nouvelle désignation
nous convient davantage, car nous sommes séparés du reste de
l’orthodoxie de la théologie Réformée traditionnelle qui a
besoin elle-même d'être réformée, et nous gardons uniquement
les doctrines de la grâce qu’elle professe.
Nous
confessons donc être de foi chrétienne «Souverainiste
Séparatiste», et nous adoptons cette désignation pour nous
identifier face au marasme des religions qui suivent la voie
de la perdition. L’adaptation de la T.U.L.I.P.E.
contient toute l’essence de notre foi dans les doctrines de
la grâce que nous croyons et enseignons, et nous ne
prétendons aucunement en être les seuls détenteurs.
Notre foi repose en Christ qui seul détient la puissance de
la rectification et de la restauration, et nous professons
que sa Sainte-Présence en nous et en sa Parole est
suffisante pour nous enseigner toutes choses.
B - La T.U.L.I.P.E. divine :
Nous vous
présentons ici l’acronyme de la T.U.L.I.P.E. divine, la
fleur du Christianisme, avec ses définitions françaises :
T
énacité
de la Dépravation Totale
U
nicité de
l’Élection Inconditionnelle
L
ogique du
Rachat Limité
I
mportance
de la Grâce Irrésistible
P
ersévérance des Saints ou Assurance du Salut
E
vangile
de la Souveraineté de Dieu
TABLEAU DE COMPARAISON
Voici
un tableau très utile pour vous aider à comprendre les
différences entre l’Arminianisme (Humanisme) et le
Calvinisme (Souverainisme):
«Les notes en
italique ne font pas partie de l'original. Pour but de
nécessité et de précision de traduction en langue
française, le concept original de cinq points a été
amplifié et représenté en six points»
Les
6 points de l'Arminianisme
Les
6 points du Souverainisme
1. le Libre arbitre ou
capacité de l'homme
1. La ténacité de la
dépravation totale ou incapacité totale
Quoique la nature humaine ait été sérieusement
affectée par la chute, l’homme n’a pas été
laissé dans un état de faiblesse spirituelle
totale. Dieu dans sa miséricorde rend chaque
pécheur capable de se repentir et de croire,
mais il le fait de manière à ne pas s’interposer
dans la liberté de l’homme. Chaque pécheur
possède une volonté libre et sa destinée
éternelle dépens de l’usage qu’il en fait. La
liberté de l’homme consiste dans sa capacité de
choisir le bien au lieu du mal dans les choses
spirituelles; sa volonté n’est pas asservie à sa
nature pécheresse. Le pécheur a le pouvoir soit
de coopérer avec l’Esprit de Dieu et être
régénéré, soit de résister à la grâce de Dieu et
périr. Le pécheur a besoin de l’assistance de
l’Esprit, mais n’a pas besoin d’être régénéré
par l’Esprit avant de pouvoir croire, car la foi
est un acte de l’homme et elle précède la
nouvelle naissance. La foi est le don du pécheur
à Dieu; c’est la contribution de l’homme au
salut.
Par suite de la chute et de la ténacité du
péché, l’homme par lui-même est incapable de
croire à l’évangile pour son salut. Le pécheur
est mort, aveugle et sourd aux choses de Dieu;
son cœur est tortueux et méchant. Sa volonté
n’est pas libre, elle est asservie à sa nature
pécheresse de sorte qu’il ne va pas (il ne peut
même pas) choisir le bien au lieu du mal dans le
domaine spirituel. En conséquence, il faut plus
que l’assistance de l’Esprit pour amener un
pécheur à Christ; il faut la régénération par
laquelle l’Esprit donne la vie au pécheur et lui
donne une nouvelle nature. La foi n’est pas la
contribution de l’homme à son salut mais, est
elle-même une partie du don de Dieu pour le
salut; elle est le don de Dieu au pécheur, et
non le don du pécheur à Dieu.
La régénération ou nouvelle
naissance précède donc la foi et non l’inverse:
il faut être régénéré pour croire et non croire
pour être régénéré. De ce fait nous voyons aussi
qu'il faut croire pour comprendre et non
comprendre pour croire. De par cette
déclaration, nous rejetons la justification par
le choix des Arminiens qui renversent l'Évangile
de Christ à leur perte, et nous affirmons la
justification par la foi seule en Christ.
2. L'Élection conditionnelle
2. Unicité de l’Élection
inconditionnelle
Dieu a choisi certains individus avant la
fondation du monde pour qu’ils soient sauvés. Ce
choix était motivé par le fait que Dieu voyait à
l’avance que ces individus répondraient à son
appel. Dieu savait qui seraient ceux qui
librement allaient croire à l’évangile; ce sont
ceux-là qu’il a choisis. L’élection fut donc
déterminée ou conditionnée par ce que l’homme
ferait. La foi que Dieu voyait à l’avance et qui
motivait son choix n’était pas son don (elle
n’était pas créée par la puissance régénératrice
du Saint-Esprit), mais résultait uniquement de
la volonté libre de l’homme. Il appartenait
entièrement à l’homme de déterminer s’il est élu
pour le salut. Dieu connaissait, et a choisi
ceux qui, de leur propre volonté libre, allaient
choisir Christ. Ainsi, c’est le choix de Christ
de la part du pécheur, et non le choix du
pécheur de la par de Dieu, qui est la cause
ultérieure du salut.
Le caractère unique ou l’unicité de l’élection
inconditionnelle est que Dieu a choisi certains
individus avant la fondation du monde pour
qu’ils soient sauvés. Ce choix était uniquement
motivé par sa propre volonté souveraine, selon
son bon plaisir, sans condition préalable de la
part du pécheur. Il n’a pas choisi certains
pécheurs parce qu’il prévoyait une réponse ou
une obéissance de leur part, comme la foi, la
repentance, etc. Au contraire, Dieu accorde la
foi et la repentance à chaque individu qu’il a
choisi. Ces actes sont le résultat et non la
cause du choix de Dieu. L’élection ne fut donc
pas conditionnées par quelque qualité vertueuse
ou quelque action prévue dans l’homme. Ceux que
Dieu a élus souverainement, il les amène par la
puissance de l’Esprit à une réception de Christ
comme Sauveur et Seigneur, cette réception étant
une abdication ou une démission de la raison,
entraîne une soumission entière à l’Évangile de
la Souveraineté de Dieu qui s’oppose au
libre-choix et à l’indépendance de celui qui
reçoit l’appel irrésistible de la grâce. L'homme
est spirituellement mort et un mort n'a pas la
capacité de choisir. Ainsi, c’est le choix du
pécheur de la part de Dieu, et non le choix de
Christ de la part du pécheur, qui est la cause
ultime du salut.
Sous-entendue que la
reconnaissance de la divinité de Christ comme
Dieu manifesté dans la chair est une partie
essentielle du salut.
Des deux distinctions de la
Prédestination: l’élection au salut et la
réprobation à la condamnation; nous voyons que
notre Dieu, le Seigneur Jésus-Christ, seule et
unique Personne divine et éternelle en Dieu, a
non seulement choisi les élus au salut avant la
fondation du monde pour manifester sa gloire,
mais aussi les réprouvés aux peines éternelles
pour manifester sa justice. La chute et la
délivrance furent ainsi prédéterminé avant la
fondation du monde selon le bon plaisir de notre
Dieu, et dont le but est la formation d'une
nouvelle race éternelle lors de son deuxième
avènement.
3. La Rédemption universelle
ou expiatoire générale.
3. Logique du Rachat Limité
ou la Rédemption particulière qui est aussi
l’Expiation Limitée.
L’œuvre rédemptrice de Christ a rendu le salut
possible à chacun, mais n’a véritablement assuré
le salut de personne. Quoique Christ soit mort
pour tous les hommes, il n’y a que ceux qui
croient en lui qui soient sauvés. Sa mort rendit
Dieu capable de pardonner aux pécheurs à la
condition qu’ils croient, mais, elle n’a
véritablement enlevé le péché de personne. La
rédemption ne devient effective que si l’homme
choisit de l’accepter.
Le processus logique de l’œuvre rédemptrice du
sacrifice non renouvelable de Christ était
destiné à sauver les élus seulement, et il leur
a véritablement assuré le salut; ce qui se nomme
aussi le Rachat Limité. Il ne peut en être
autrement car tous les hommes de tous les âges
seraient sauvés. Sa mort expiatoire et
vicariale consistait à souffrir la peine du
péché à la place de certains pécheurs élus
déterminés (substitution). En plus d’enlever le
péché des élus, leur culpabilité et leur
condamnation, la rédemption particulière de
Christ a assuré tout ce qui était nécessaire à
leur salut, incluant la foi qui les unit à lui.
Le don de la foi est infailliblement attribué à
tous ceux pour lesquels Christ est mort,
garantissant ainsi leur salut.
Ce point fondamental nous
indique que Dieu a un seul peuple de disposés,
non un peuple national, mais celui des élus ou
enfants de la promesse choisis d’entre tous
genres d’hommes, un peuple spirituel libre comme
le vent de l'Esprit pour qui Christ a donné sa
vie en sacrifice.
4. Le pécheur peut vraiment
résister au Saint-Esprit
4. L’Importance de la Grâce
Irrésistible ou l'appel efficace de l'Esprit
L’Esprit appelle intérieurement tous ceux qui
sont extérieurement appelés au moyen de la
prédication de l’évangile. Il fait tout ce qu’il
peut pour amener chaque pécheur au salut, mais
vu que l’homme est libre, ce dernier peut
arriver à résister à l’appel de l’Esprit.
L’Esprit ne peut régénérer un pécheur tant que
celui-ci n’a pas cru. La foi (qui est la
contribution de l’homme) précède et rend
possible la nouvelle naissance. Ainsi, le libre
arbitre de l’homme limite l’Esprit dans
l’application de l’œuvre du salut de Christ. Le
Saint-Esprit ne peut attirer à Christ que ceux
qui le laissent agir en eux. Tant que le pécheur
n’a pas répondu, l’Esprit ne peut donner la vie.
La grâce de Dieu n’est donc pas invincible; elle
peut-être opposée et contrecarrée par l’homme.
Rien n’est plus crucial que la Grâce
Irrésistible ou l’Appel Efficace de l’Esprit.
En plus de l’appel général extérieur qui est
fait à tous ceux qui entendent l’évangile, le
Saint-Esprit lance aux élus seuls un appel
intérieur spécial qui les amène inévitablement
au salut. L’appel extérieur (lancé à tous sans
exception) peut-être (et souvent est) rejeté.
Mais l’appel intérieur (qui lui n’est fait
qu’aux élus) ne peut être rejeté; il amène
toujours à une conversion. Par cet appel
spécial, l’Esprit attire irrésistiblement les
pécheurs à Christ. Il n’est pas limité par la
volonté de l’homme dans son oeuvre d’application
du salut, pas plus qu’il ne dépend de la
coopération de l’homme pour atteindre son but.
L’Esprit amène miséricordieusement le pécheur
élu à croire, à se repentir, et l'attire
efficacement à se soumettre à Christ. La grâce
de Dieu est donc invincible; elle ne faillit
jamais dans l’atteinte de son but, i.e. le salut
de ceux à qui elle s’étend.
La conversion, fruit de
l’élection, est l’évidence extérieure de notre
intégration au corps de Christ, ce que
l’Écriture nomme Baptême de l’Esprit et Baptême
en la mort de Christ, seul Baptême valide. Les
dons miraculeux de l’Esprit, désignés pour
l’enfance de l’Église, cessèrent avec la mort
des apôtres et l’achèvement des écrits du
Nouveau Testament qui est l’accomplissement de
la parfaite révélation de l’amour de Dieu.
5. Déchoir de la grâce
5. La Persévérance des Saints
ou l’Assurance du Salut
Ceux qui croient et qui sont véritablement
sauvés peuvent perdre leur salut en échéant à
conserver leur foi, etc. (Les arminiens ne
s’entendent pas tous sur ce point). Quelques-uns
ont soutenu la sécurité éternelle des croyants
en Christ, i.e. une fois qu’il est régénéré le
pécheur ne peut jamais être perdu.
L’assurance du salut implique que tous ceux qui
furent choisis par Dieu, rachetés par Christ et
auxquels l’Esprit a donné la foi sont sauvés
éternellement. Ils sont gardés dans la foi par
la puissance du Dieu tout-puissant et, par
conséquent, persévèrent jusqu’à la fin. Leur
salut est donc assuré et ne peut se perdre
puisqu'il dépend de la Souveraineté de Dieu et
non d'une faculté humaine.
Dieu, Souverain de notre
salut et de notre sanctification, garde ses élus
comme il garde sa Parole. De cela nous voyons
que la doctrine de la Persévérance est reliée
intrinsèquement à l’Inspiration Perpétuelle et à
la Préservation Providentielle des Saintes
Écritures. De là est issue la Bible des
Réformateurs basée sur le Texte Reçu Grec et
traduit en langue française qui est la pure
Parole de Dieu dans toute son intégralité.
6. L’évangile de la
souveraineté de l’homme
6. L’Évangile de la
Souveraineté de Dieu
La Bonne Nouvelle ou message de l’évangile est
que l’homme pécheur a la capacité de choisir par
lui-même de croire en Christ, et de l’accepter
comme son Sauveur personnel. Le salut est
conditionnel à la foi que le pécheur exerce
librement selon sa propre volonté. Le pécheur
est justifié par son choix, et son obéissance
est essentielle à son salut. La justification
par le choix engendre ainsi la justification par
la foi (renversant ainsi l'Évangile de la
grâce). Le légalisme (obéissance à la loi;
plaire à Dieu par ses oeuvres, ou par des
rituels ou ordonnances) devient ainsi la marque
déterminante de la capacité de choisir qui est
esclave de la chair et du péché et le motif
vital des ennemis de la croix.
Le message de la puissance de la grâce
souveraine est une Bonne Nouvelle pour les élus
et une méchante nouvelle pour les réprouvés. Les
élus n’acceptent point Christ d’une manière
active, mais reçoivent Christ d’une manière
passive. L’Évangile est une épée à deux
tranchants, un qui donne la vie éternelle et
l’autre qui donne la mort éternelle. Dieu est
Souverain dans la présentation et l’effet du
message, et non point l’homme pécheur. Le salut
est inconditionnel à la foi car il provient de
la prédestination avant la fondation du monde.
La foi n’est que le moyen déterminé par Dieu et
donné de Lui pour amener les élus à Christ. Le
pécheur élu est justifié par la foi qui lui a
été donné d’avoir par la Parole de Dieu, et cela
de par son élection. Son obéissance n’est pas
essentielle à son salut, mais il marche
continuellement dans la soumission et
l’application de sa foi en Christ dans une
confiance certaine engendré par le Saint-Esprit.
Celle-ci provient de l’œuvre que Dieu a commencé
en ses élus et qu’il rendra parfaite. La
justification par la foi annule complètement la
justification par le choix. La liberté (libre
comme le vent de l'Esprit) devient ainsi la
marque déterminante de la grâce et de l'amour de
Dieu dans notre délivrance, et le motif vital
des élus dans leur séparation d'avec leurs
contraires.
Par suite de
la chute, l’homme par lui-même est incapable de croire à
l’évangile pour son salut. Le pécheur est mort, aveugle et
sourd aux choses de Dieu ; son cœur est tortueux et méchant.
Sa volonté n’est pas libre, elle est asservie à sa nature
pécheresse de sorte qu’il ne va pas (il ne peut même pas)
choisir le bien au lieu du mal dans le domaine spirituel. En
conséquence, il faut plus que l’assistance de l’Esprit pour
amener un pécheur à Christ ; il faut la régénération par
laquelle l’Esprit donne la vie au pécheur et lui donne une
nouvelle nature de laquelle surgit la foi comme moyen de
grâce. Dans Jean 3 :3, l’expression «né de nouveau» signifie
littéralement «régénéré d’en haut», indiquant que la
régénération ou nouvelle naissance vient de Dieu et non
d’aucunes capacités de la volonté ou du choix de l’homme
(Jean 1 :13). La foi n’est pas la contribution de l’homme à
son salut mais, est elle-même une partie du don de Dieu pour
le salut ; elle est le don de Dieu au pécheur et non le don
du pécheur à Dieu (Actes 13 :48; Philippiens 1 :29). La foi
est issue de la régénération et non la régénération de la
foi. Plus précisément, nous naissons de nouveau pour croire,
nous ne croyons point pour naître de nouveau, ce qui serait
renverser l'Évangile de la grâce.
B - Source et
profondeur de la dépravation:
Le résultat
de la chute est la dépravation ou la corruption totale. Par
ceci est signifié que chaque partie de l’homme est rendu
corrompu. Les Canons de Dordrecht indiquent que l’homme «est
devenu renfermé dans l’aveuglement de l’esprit, dans une
obscurité horrible, dans la vanité, dans la perversion de
ses jugements; est devenu mauvais, rebelle, obstiné de cœur
et de volonté et impur dans ses affections.» Il n’y avait
aucune partie de sa nature qui n’a pas été affectée par le
péché.
Or il est
impossible à l’homme pécheur de plaire à Dieu; dire
autrement serait de la pure hypocrisie. Même l’apôtre
Paul dit « qu’il n’y a rien de bien dans sa chair » et
quoiqu’il reconnaisse le bien qu’il doive faire, il fait le
mal qu’il ne veut point faire (Rom. 7 :18,19). Il n’y a
aucun doute selon les Écritures que la dépravation de
l’homme est totale et absolue. Nous citerions aussi
l’exemple de Lazare, l’ami de Jésus, qui mourut et que le
Seigneur ressuscita (Jean 11 :1-44). Comme analogie,
l’histoire de la mort et de la résurrection de Lazare nous
indique que l’homme, étant mort spirituellement, n’a aucun
moyen de faire ce qui est bien pour la gloire de Dieu, ni
d’exercer sa capacité de choisir, car il est mort et un mort
n’a point la vie en lui. En d’autres mots, si nous pouvons
nous exprimer ainsi, la vie de l’homme en ce monde est une
vie de mort et non une vie d’entre les morts. Même aucun
chrétien réel ne peut prétendre plaire à Dieu par ses
agissements ou ses oeuvres, car quoique nous sommes sauvé en
esprit, notre corps demeure toujours sous l’influence du
péché (Rom. 8 :10) et en subit les conséquences tout le
temps de notre existence. La foi constante qui nous
est donné d’avoir en Christ est le seul moyen de plaire à
Dieu, de faire l’œuvre de Dieu (Jean 6 :28,29).
C - La déviation de
l’Humanisme :
L’Arminianisme est connu aussi sous le terme de «Humanisme).
Une distinction qui est souvent faite est la distinction
entre le motif intérieur du cœur et son évidence extérieure.
Certains maintiennent que l’homme, quoiqu’il soit dépravé en
ce qui concerne ses œuvres extérieures, qu’il détient
encore néanmoins une capacité considérable de faire le bien.
Il peut effectuer des œuvres qui sont extérieurement en
harmonie avec la loi de Dieu. Il ne vit pas une vie
totalement adultère. Il ne tue pas tous ceux qu’il rencontre
sur la rue. Il est capable de conformer sa vie et sa
conduite d’une façon externe à la loi de Dieu et de faire de
grands biens, quoique intérieurement il soit corrompu. Les
humanistes sont pleins de tels exemples, et dans ce contexte
ils sont fiers de citer la vie de personnes notables comme
Gandhi, Martin Luther King, sœur Thérèsa, et plusieurs
autres qui ont contribué à glorifier la nature humaine
plutôt que Dieu.
Ceci est une
chose que les anciens de Dordrecht n’ont jamais voulu dire.
Ils ont parlé d’une dépravation totale et absolue. Ils
indiquèrent par cela que la nature de l’homme est autant
malsaine et pernicieuse qu’elle le fut depuis la chute. Et
c’est exactement ce que l’Écriture enseigne.
D - Les bontés naturelles sont
impuissantes :
Une autre
distinction est faite entre ce qui est nommé spirituellement
bien et ce qui est naturellement bien. La citation ci-dessus
suggère également cette même distinction. Par ce qui est
spirituellement bien, ils établissent une base qui serait
possible au salut. Ceci est une tentative de l’homme à
s’élever vers le ciel. N’est-ce pas la même tentative que
fit Lucifer (Ésaie 14 : 12-14). Ceux-ci insistent sur
le fait que, alors que l’homme est en effet incapable d’un
tel bien spirituel, néanmoins il est certainement capable de
bien naturel. Par bien naturel ils signifient quelque chose
comme une bonté externe qui est conforme à la loi de Dieu.
Ceux qui maintiennent ceci nous indiqueront que dans le
monde dans lequel nous vivons, il se trouve amplement de
tels biens qui sont fait par plusieurs. Ainsi, voulant
obstinément se justifier par leurs œuvres, ils sont rejetés
de la grâce de Dieu (Gal. 5 :4).
E - L’homme est spirituellement
mort depuis sa naissance :