La
Bible Authentique:
Quelle
Version?
Défensive
du Texte Authentique des Apôtres,
des
Vaudois, des Réformateurs et de tous les élus.
Jean
leDuc
"Lux
lucet in tenebris"

Bible
de l'Épée, 1540
Bible
dite "de l'épée" : La Bible en laquelle sont contenus tous les
livres canoniques de la saincte écriture, tant du vieil que du nouveau
Testament & pareillement les Apocryphes.
Genève, Jean Girard, 1540, table de Mathieu Malingre, pasteur à
Iverdun.
Papier, caractères romains, manchettes, reliure à cinq nerfs du XVIe
s. en veau brun, restaurée, plats ornés de rinceaux, tranche dorée,
traces de lacets sur les plats, H. 21 cm, l. 14,8 cm, ép. 6,7 cm
Ancien double de la Bibliothèque royale de Munich
Acquise à la vente E. Quatremère, février 1859, n° 2603
Correspondance Dobrée, 7 mars 1872.
Nantes, Musée départemental Dobrée, impr. 6
Pierre-Robert Olivier
Pierre-Robert Olivier, dit Olivétan (Noyon vers 1506-Ferrare ou Rome
1538), était peut-être le cousin de Calvin et fut son condisciple à
Orléans. Acquis avant lui aux idées nouvelles, il dut se réfugier à
Strasbourg en 1528 puis en Piémont. Par la suite, il se rendit au
synode de Chanforan (1532), où furent décidées l'adhésion des
Vaudois à la Réforme et l'impression d'une traduction protestante en
français de la Bible. Olivétan fut le maître d'œuvre de ce
travail. Plus connu sous le nom d'Olivétan, le réformateur français
Pierre-Robert Olivier dirigea la première version protestante en français
des Saintes Écritures, traduites de l'hébreu pour l'Ancien et du grec
pour le Nouveau Testament. Préfacée par Calvin, cette Bible fut publiée
à Neuchâtel en 1535. Maintes fois révisée, notamment par Ostervald
en 1724 , la traduction d'Olivétan resta en usage dans les Églises de
langue française durant plus de trois siècles. Cette Bible devint la
version synodale en 1910. Thomas (II) Dobrée avait souhaité acquérir
la première édition de Neuchâtel, comme il en avait exprimé le désir
auprès de son intermédiaire habituel Giraud de Savine, mais ne put,
semble-t-il, y parvenir.
Sur la page de titre, la marque I.G. pour Jean Girard est associée à
une épée brandie et à la devise inscrite en cadre rectangulaire
autour du motif, "La parolle de Dieu est vive et efficace et
plus pénétrante que tout glaive à deux tranchants. Ebreux 4".
C'est à cette marque de libraire que l'ouvrage doit son appellation
courante de Bible de l'épée.
La coutume protestante était de conserver précieusement dans le
patrimoine de chaque famille une Bible que l'on se transmettait de génération
en génération. Sur la page de garde de cet ouvrage, les chefs de
famille successifs avaient l'habitude d'inscrire, pour la postérité
comme le fit Pierre Dobrée de Beauregard (1722-1802), les naissances et
décès ainsi que les éléments marquants de la vie familiale. La Bible
familiale de Jehan Daubraye, l'exilé, pouvait être un ouvrage de ce
type. Il y a tout lieu de penser qu'il s'agissait d'une Bible en français,
apportée de Normandie dans l'exil ou acquise à Guernesey, le français
y étant la langue la plus répandue. Conservée par une branche
britannique de la lignée des Dobrée, la Bible de Pierre (ou Peter)
Dobrée disparut en 1950.
Avant-Propos
- Introduction
Table
des Matières
Ch.
1 - La Confusion des Versions: Quelle Bible ?
Versions
populaires et leur Texte Grec; la Bible de Segond; la Bible
Darby; la Bible TOB; la Bible en Français Courant; la
Bible de Jérusalem; la Traduction du Monde Nouveau; le
Texte de Nestlé; le Texte de Aland; le Texte Éclectique;
les Manuscrits de la Critique Textuelle; le Codex Vaticanus;
le Codex Sinaiticus; Origène Adamantius; le Codex
Alexandrinus.
Ch.
2 - La Grande Apostasie: le viol de la Parole de Dieu.
L'histoire
se répète; l'apostasie de Westcott et Hort; F.F. Bruce;
A. Lamorte; Alfred Kuen; Frédéric Godet; J.M.
Nicole; René Pache; D.A. Carson et SEMBEQ.
Ch.
3 - Texte Hébreu et Grec de la Bible Authentique.
Le
Jéhojakimisme; le Texte Massorétique Hébreu; le Texte Reçu
Grec; Érasme de Rotterdam; Robert Étienne; Théodore
de Bèze; les frères Elzévir; la Bible Authentique;
la Bible d'Olivetan; la Bible de l'Épée; la Bible Martin;
la Bible Ostervald.
Ch.
4 - Fondamentalement il existe seulement que deux différentes
Bibles.
L'apostasie
de l'Église primitive prépara le chemin pour la corruption des
manuscrits; la fausse connaissance exalté au-dessus des Écritures;
Spiritualiser les Écritures pour les annuler; Substituer la
philosophie pour l'Écriture; Toutes les Bibles proviennent
fondamentalement de deux seules sources; Paul se prépare à préserver
la vérité contre l'Apostasie à venir; Début de la corruption
des manuscrits de la Bible.
Ch.
5 - La Bible adoptée par Constantin et la pure Bible des Vaudois.
Les
Églises de Judée communiquent les purs manuscrits de la Bible aux chrétiens
de l'Ouest; le Christianisme Grec primitif: Quelle Bible ?;
le Christianisme Syrien primitif: Quelle Bible ?; l'Angleterre
primitif: Quelle Bible ?; la France primitive: Quelle Bible ?;
les Vaudois du nord de l'Italie: Quelle Bible?; les anciens
documents des Vaudois; les Bibles Vaudoises; Comment la
Bible de Constantin fut rejetée.
Ch.
6 - Les Réformateurs rejettent la Bible de la Papauté.
L'Origénisme
de Jérôme; la Vulgate de Jérôme; la Vulgate Latine de
Wycliffe; Lefèvre d'Étaples détrône la Vulgate; Nécessité
des Réformateurs de rejeter la Vulgate de Jérôme; Érasme
restaure le Texte Reçu; le génie de Tyndale utilisé pour
traduire Érasme en Anglais; le génie d'Olivetan utilisé pour
traduire Érasme en Français.
Ch.
7 - La Bible des Jésuites.
La
Contre-Réforme: établissement du Concile de Trente (1545-1563) et du règne
des Jésuites contre la Réforme et l'autorité de la Bible Authentique;
la Bible anglaise des Jésuites; le grand soulèvement contre la
Bible des Jésuites; la Bible française des Jésuites;
Historique de la Bible de Saçy.
Ch.
8 - Naissance de la Bible King-James d'entre les conflits
sur la Version Jésuite.
Origine
de la Version King-James; l'érudition supérieure des Réformateurs;
Alexandrinus, Vaticanus et Sinaiticus; les traducteurs de 1611
avaient tout le matériel nécessaire; planification de l'oeuvre
des traducteurs de la King-James; les Géants de l'érudition.
Ch.
9 - La Bible Authentique subie trois cent années
d'attaques.
Griesbach
et Mohler; Wetstein, Matthaei et Scholz; Lachmann,
Tischendorf et Tregelles; la lumière éteinte de Westcott et Hort;
Scrivener, Burgon et Miller.
Ch.
10 - Inspiration et Préservation des Saintes-Écritures.
Parallèles
de l'Inspiration; l'Inspiration verbale; l'Inspiration plénière;
l'Inspiration perpétuelle ou permanente; la rédaction des
Originaux; la Préservation Providentielle.
Ch.
11 - Comparaison des Versions.
Un
total de 169 versets du Nouveau Testament de la Bible Ostervald comparés
à celui de la Bible Segond, Nouvelle Édition de Genève, 1979.
Ch.
12 - Bibliographie
Ch.
13 - Exposé:
Rapport
du pasteur Wilson Ewin sur le Nouveau Testament "Bonne Nouvelle
Aujourd'hui de la Bible en Français Courant.
Ch.
14 - LA CONFESSION DE FOI de L'Association
des
Églises Baptistes Évangéliques au Québec :
Examinée
sous la loupe des Saintes Écritures, par Alexandre Grondin (texte
écrit avant son apostasie)
Avant-Propos
Cet
ouvrage, malgré sa simplicité, cherche à combler le manque évident
de documentations en langue française sur le danger de la
multiplication des versions modernes de la Bible, et sur la confusion
apparente qui en suit. "La Bible Authentique: Quelle
Version?" provient de différentes sections des livres des grands
champions, défenseurs du Texte Reçu, comme: Edward F. Hills,
Wilbur N. Pickering, Peter S. Ruckman, Bruce Pringle, Barry Burton,
Donald T. Clarke, Cecil J. Carter, et principalement le Dr. David Otis
Fuller dont des portions considérables de son oeuvre excellente "Which
Bible" furent traduites et adaptées à l'histoire de la Bible française.
J'ai ajouté à ceux-ci un certain nombre de suppléments sur les différentes
versions modernes et sur la Critique Textuelle Néologique qui les a
produite.
Le
but de mon travail est de présenter le problème des différentes
versions de la Bible et leurs origines. L'héritage glorieux des Réformateurs
français, la Bible d'Olivetan (1535) dans ses versions Martin et
Ostervvald, sera contrasté avec le passé ombrageux des Bibles modernes
issues de l'érudition d'une Critique Textuelle qui n'est pas sans soupçon.
Des faits qui furent refusés et même dissimulés aux chrétiens
francophones seront mis à jour pour la première fois. Aucun
effort ne sera fait pour amadouer l'érudition humaniste avec ses
fabulations qui s'opposent à l'Inspiration perpétuelle et la Préservation
providentielle des Saintes-Écritures, et qui prétend avoir reconstruit
le texte de la Parole de Dieu à partir de deux anciens manuscrits
reconnus comme les plus défectueux et les plus corrompus, à savoir:
le Codex Vaticanus et le Codex Sinaiticus. Contrairement aux
pantins de la Critique Textuelle Néologique, l'auteur n'hésite pas à
déclarer que la Bible Authentique, dans ses versions Martin et
Ostervald, est complètement inspirée de Dieu, inébranlable et
infaillible dans toutes ses parties; et que son texte fur Préservé
providentiellement et uniquement dans le Texte Massorétique Hébreu
pour l'Ancien Testament, et dans le Texte Reçu Grec pour le Nouveau
Testament.
Une
brève histoire de l'Ancien Testament sera présentée, mais l'emphase
sera sur le Nouveau Testament. Ceci est nécessaire parce que
l'authenticité de certains mots, versets et paragraphes est contesté
par les partisans d'Origène et de Westcott et Hort. Cette
pratique impitoyable d'enlever des mots ou des sections complètes dans
la Parole de Dieu, ne peut continuer d'être alloué sans opposition.
Je
salue les vaillants hommes de Dieu qui ont été assez courageux pour
avertit son peuple de la corruption subtile contenue dans les Bibles
modernes qui sont qu'une approximation de la Parole de Dieu. Leurs
labeurs pour la vérité ne sera point sans reconnaissance devant le trône
de Dieu. C'est une joie pour moi d'être de leur nombre et de
"combattre pour la Foi qui a été donnée une fois pour toute
aux saints" (Jude 3).
Puisse
l'étude de l'histoire de la Bible Authentique nous aide à saisir
la présence de Dieu au cours de celle-ci, ainsi que ses interventions
et sa direction salutaire à travers les siècles.
Jean
leDuc
Hull,
Québec, Juillet 1998.
Introduction
Falsification
de la Parole de Dieu
"Car
nous ne falsifions point la Parole de Dieu, comme beaucoup le font; mais
nous parlons avec sincérité, comme de la part de Dieu, devant Dieu, en
Christ" (2 Cor. 2: 17).
Depuis
déjà trop longtemps, le mouvement néo-évangélique, maintient les
chrétiens francophones dans l'ignorance en ce qui concerne la
corruption du texte des Bibles modernes comme la Segond, la Darby, la
TOB, la Jérusalem, la Traduction du Monde Nouveau et la Bible en Français
Courant. Ces parasites textuel, qui rongent le fondement de notre
foi, ont semé l'indifférence sur ce sujet dans les cœurs de chrétiens
sincères.
A
cette heure même, il existe une multitude de versions françaises, et
des nouvelles s'ajoutent continuellement sur les étagères des
librairies évangéliques. Plusieurs croyants sont devenus
perplexes devant cette profusion de versions qui se disent tous basées
sur "les texte originaux", et prétendent tous "favoriser
une meilleure compréhension du texte par un style plus fluide à la
rigueur scientifique et à la précision du vocabulaire". Les
sophismes de ce jargon subtil employé par les Sociétés Bibliques
apostasiées, présentent les produits d'une "érudition
moderne" qui se veut "l'autorité finale"sur la Parole de
Dieu.
Devant
cette profusion de Bibles, le croyant sincère se demande: Quelle
Bible me faut-il employer? Combien de différentes versions me
faut-il pour faire mes études et être assuré de la vérité ?
Me faut-il continuer d'acheter toutes les nouvelles versions, ou en
existe t'il une qui est supérieure ? Pourquoi existe t'il des
différences entre certaines versions, ne suffirait-il pas qu'une seule
Bible soit l'Autorité finale, ou bien Dieu serait-il l'auteur de la
confusion ? Ces questions seront répondu dans les chapitres qui
vont suivre.
Pour
moi, je me repose dans l'assurance que Dieu a sauvegardé sa Parole
intacte et complètement intégrale à travers les siècles, et
continuera à faire ainsi dans les temps à venir. Dieu, n'étant
pas l'auteur de la confusion (1 Cor. 14: 33), nous a préservé par sa
divine providence, une seule Bible inspirée pour le peuple Français
qui est l'Autorité Suprême de notre foi. Ce ne fut jamais son
intention qu'un croyant choisisse pour lui-même la Bible qui lui
convient, tout comme il ne peut choisir de lui-même d'être sauvé.
Et si la préservation des élus dépend de la Souveraineté de Dieu,
nous pouvons être assuré qu'il préserve aussi sa Bible élue; car si
Dieu ne pourrait sauver sa Parole, comment pourrions-nous être assuré
de notre salut. Le Seigneur n'a aucun besoin des tactiques de l'érudition
moderne pour préserver la seule Bible Authentique qu'il nous a désigné,
et qui fut scellé par le sang de millions de chrétiens à travers
l'histoire. Ainsi disait, John Burgon, grand défenseur de la
Bible Authentique, contre les théories erronées de la Critique
Textuelle de Westcott et Hort:
"Il
existe aucune raison pour prétendre que l'Agent Divin, qui premièrement
donna à l'humanité la Parole de la vérité, abdiqua immédiatement
après sa responsabilité, cessa de s'occuper de son oeuvre, et
abandonna ces écrits précieux à un destin incertain... A
travers les siècles, les écrits sacrés devaient être sous le soin
particulier de Dieu. Sous sa directive, l'Église qui les gardait
soigneusement, a sût reconnaître quelles copies furent des textes
fabriqués, et quelles représentèrent le texte intégral transmis de génération
en génération" (Bible Version Manual, par: Donald T. Clarke).
Lorsque
l'intégrité et l'intégralité de la pure Parole de Dieu est menacé,
aucun vrai chrétien ne peut rester indifférent à cet égard.
Demeurer tiède lorsque l'ennemi cherche à fragmenter la fondation de
notre foi est contribuer à son plan insidieux.
L'indifférence
dans la foi est sûrement un des caractéristique des plus dégoûtant.
Le fait qu'elle n'est point toléré par le Seigneur Jésus:
"Ainsi, parce que tu es tiède, ni froid, ni bouillant, je te
vomirai de ma bouche" (Apoc. 3: 16), doit nous préoccuper tous.
A. R. Kayayan, directeur de "Perspectives Réformées",
signale cette indifférence Laodicienne de nos églises françaises, en
nous disant**: "Entre Laodicée et les Églises modernes, les
parallèles sont nombreux et frappants. La majorité de celle-ci,
même lorsqu'elles sont conservatrices, baignent dans les eaux tièdes
de leur affligeante médiocrité. Elles s'accommodent à leur tour
de la culture et de la philosophie ambiante et, à leurs yeux, la synthèse
avec cette culture et cette philosophie n'est plus un scandale. La
grande hérésie de la modernité est devenue le dogme intangible de
nombreuses Églises à la Laodicée de notre temps. Pour s'en défaire,
il faudrait encore des hommes de la trempe des Martin Luther et Jean
Calvin" (Le Dieu Invincible, par: A.R. Kayayan).
C'est
ma prière que ce livre puisse vous faire apprécier d'avantage la seule
Bible Authentique approuvée de Dieu pour les chrétiens francophones:
la Bible d'Olivetan de 1535, la Bible Martin de 1707 dont l'édition de
1855 est encore disponible, et la Bible Ostervald de 1744 dont la
nouvelle édition de 1996 vient d'apparaître. Ces trois versions
sont une seule et même Bible, dont l'initiative de cette oeuvre nous
vient du Synode des Églises Vaudoises dans sa session du 12 Octobre
1532, dans la ville de Chamforans au cœur de la vallée d'Angrogne.
Jean
leDuc
Lac
Cayamant, Québec, octobre 1988
Hull,
Québec, juillet 1998
Chapitre
1
La
Confusion des Versions: Quelle Bible ?
La
Bible seule est l'autorité suprême sur toute question de foi et de
pratique. Ceci est reconnu par toutes les Églises Protestantes,
Évangéliques, Dissidentes et Marginales. Mais de quelle Bible
s'agit-il ? Rien de plus triste en effet, que d'entrer dans une
assemblée et voir qu'on y utilise deux ou trois différentes versions
de la Bible. On a beau porter attention à la prédication, mais
il devient souvent pénible si non impossible de suivre le prédicateur
avec des Bibles dont le texte ne se ressemble point. Pourtant,
aucune Église ne cherche à rectifier la situation. On ne trouve
nul part dans leurs Chartes Doctrinales ou leurs Confessions de Foi, de
stipulations précises sur quelle Bible est authentique, ou quelle est
la plus fidèle. Cette situation déplorable renverse l'autorité
de la Bible pour la remettre entre les mains des érudits comme les Théologiens,
les Pasteurs, ou les savants de la Critique Textuelle.
Lorsqu'un
chrétien compare sa Bible avec une autre et y voit certaines différences,
il demandera à son pasteur la raison de ceci. Celui-ci lui
racontera le conte de fées populaire, conçue pour endormir les
indolents: "Ces mots ou versets ne sont pas contenu dans les
meilleurs et plus anciens manuscrits. Les variantes entre les différentes
versions sont insignifiantes et n'affectent aucune doctrine
essentielles". Ceci est la pratique courante parmi les adhérents
du modernisme. Par de telles déclarations, un pasteur se fait
l'autorité finale sur la Parole de Dieu, s'élevant au-dessus du commun
des fidèles en valorisant son érudition académique. Mais ce qui
est plus important, est qu'il fait de Dieu un menteur et un incompétent
qui est incapable de préserver intégralement sa Parole, et qui doit se
plier aux caprices de gens intellectuels bornés qui s'érigent en maître
sur elle. Pour maintenir leur autorité, les adeptes du modernisme
doivent semer l'indifférence face à la multitude de versions qui
existent. Je cite à l'appui un article du pasteur Jean Flahaut,
contenu dans un périodique de "l'Association des Églises
Baptistes Évangéliques au Canada" (Le Phare, Mars 1976);
et qui s'intitule: "Toutes les Bibles sont-elles bonnes
?":
"J'ai
déjà eu l'occasion de démontrer l'importance de la Bible. Mais
que dire des différentes traductions de la Bible ? En effet,
quand vous regardez la première page d'une Bible, vous trouverez cette
inscription: traduction d'après le texte hébreu (Ancien
Testament) et d'après le texte grec (Nouveau Testament). Il faut
d'abord reconnaître que la plupart des traductions françaises sont
assez bonnes malgré que souvent il est difficile de rendre les pensées
abstraites. Mais allez-vous me dire, y a-t-il une traduction qui
est plus recommandable ? Les traductions protestantes étaient
considérées par le R.P. St. Pierre en 1962 comme "imparfaites,
trompeuses, dangereuses, etc". Aujourd'hui la plupart des théologiens
catholiques acceptent qu'elles sont aussi bonnes que les catholiques.
En français, il y a beaucoup de traductions. Les évangéliques
utilisent généralement la traduction de Louis Segond. Chez les
catholiques de langues françaises nous trouvons la Bible de Jérusalem,
celle du Cardinal Liénart, celle des Moines de Maredsous, celle du
Chanoine Crampon et bien d'autres. Enfin il y a aussi la T.O.B. ou
bible oecuménique. La Bible de Louis Segond est nettement la plus
avantageuse. C'est celle qui se vend le meilleur marché, enfin
elle a un système de références qui est très utile quand une
personne veut faire une étude approfondie. Si vous tenez
absolument à acheter une traduction catholique, celle du Chanoine
Crampon demeure nettement la meilleure pour la qualité que pour le
prix. Par contre, j'ai certaines réserves à faire pour plusieurs
traductions comme la Bible de Jérusalem, celle du Cardinal Liénart et
surtout la T.O.B... En conclusion, si vous le pouvez,
procurez-vous une Bible Segond ou Crampon. Mais de toute façon,
lisez la Bible car elle seule vous montrera le moyen d'être sûr de
votre salut (1 Jean 5: 13)".
L'instabilité
du choix d'une Bible dans cet article représente très bien "la tiédeur
de l'Église de Laodicée": "Ainsi, parce que tu es tiède,
ni froid, ni bouillant, je te vomirai de ma bouche" (Apoc. 3: 16).
Certains éléments essentiels sont à remarquer dans cet article.
Premièrement, il ne spécifie point quel sont les Textes Originaux Hébreu
et Grec. Deuxièmement, le choix d'une Bible est basé sur la
traduction de son texte et non sur son intégrité et son intégralité.
Or un texte fautif peut avoir une très bonne traduction dans un langage
courant et fluent, mais il demeure quand même faux et porte à
l'erreur. Une mensonge enveloppé de satin et de velours demeure
un mensonge. Troisièmement, cet article conduit à une
association entre fidèles et infidèles, entre chrétiens et
catholiques, ce qui est condamné par la Parole de Dieu: "Ne
vous mettez pas sous un même joug avec les infidèles; car qu'y a-t-il
de commun entre la justice et l'iniquité ? et quelle union y
a-t-il entre la lumière et les ténèbres ?... Et quel rapport
entre le temple de Dieu et les idoles" (2 Cor. 6: 14-16).
Quatrièmement, les Bibles Martin et Ostervald ne sont même pas
mentionné dans cet article. Mais ceci n'est pas surprenant, car
le modernisme libéral n'a aucune considération pour la Bible des Réformateurs
français, des Huguenots, et des chrétiens fidèles de nos jours; car
son texte intègre et intégral s'oppose à celui des Bibles modernes
comme celles de Segond et Crampon.
Un
article intéressant parût dans le journal "Le Droit",
le 24 Février, 1990: "La Bible, best-seller incontesté au
palmarès de la littérature mondiale, est traduite à ce jour, en
partie ou dans sa totalité, en 1,928 langues, 21 traductions étant
venues s'ajouter aux précédentes en 1989, selon un rapport récemment
publié par l'Alliance Biblique Universelle... En théorie, ce
sont ainsi 80% de la population mondiale qui ont désormais accès à la
Bible dans une langue qu'ils peuvent parler ou comprendre, selon l'A.B.U.".
Nous
pourrions applaudir une telle entreprise, mais malgré les efforts
vaillants de certains traducteurs, dont quelques-uns y ont laissé leur
vie; il en advient que leurs traductions sont basées, dans le Nouveau
Testament, sur les textes Grec les plus défectueux et les plus pollués,
à savoir: le Codex Vaticanus, le Codex Sinaiticus, et le Codex
Alexandrinus; qu'on prétend être les meilleurs à cause qu'ils sont
considéré les plus anciens. Je reviendrai plus tard sur cette
logique subtile et subversive.
Malgré
cette abondance, très peu sont conscient que les Bibles ne sont pas
tous pareilles, quoique certains persistent à prétendre le contraire.
Qu'il existe des différences majeures entre les différentes Bibles est
indéniable. Je cite comme exemple le verset de Luc 4: 4:
"Jésus
lui répondit: L'homme ne vivra pas de pain seulement".
Ce
verset apparaît ainsi dans les Bibles Protestantes de Segond et
Synodale, dans les Bibles Oecuméniques de T.O.B. et la Bible en Français
Courant, dans la Traduction du Monde Nouveau des Témoins de Jéhovah,
ainsi que dans les Bibles Catholiques de Jérusalem, de Maredsous, de
Crampon, etc...
"Et
Jésus lui répondit en disant: Il est écrit que
l'homme ne vivra pas seulement de pain, mais de toute Parole de
Dieu"
Cette
lecture se trouve dans la Bible Martin et la Bible Ostervald des Réformateurs
français, ainsi que dans la nouvelle Bible de l'Épée, édition de
l'an 2000 et 2003. Les mots soulignés manquent dans les Bibles
modernes basées sur les textes défectueux de la Critique Textuelle Néologique.
Ainsi, avec la Bible Authentique, ont se nourri "de toute Parole de
Dieu", et non d'un repas incomplet comme nous offrent les Bibles
modernes dénaturées que nous venons de voir.
Cette
multiplication de Bibles modernes n'est pas sans problèmes. Ainsi
nous dit Bruce Pringle (The Word of God in English): "Le résultat
est un mélange confus de Bibles qui portent à la désorientation sur
qu'elle Bible est l'Autorité finale. Une des question dès plus
importantes dont fait face le chrétien d'aujourd'hui est celle-ci:
Dieu est-il l'Auteur d'une seule Bible dans la langue française, ou
a-t-il autorisé une multitude de versions pour devenir l'Auteur de la
confusion ? Puisque tellement dépend de la réponse à cette
question, il est important que nous soyons conscient du fond de cette
histoire; car plusieurs fausses doctrines ont déjà pénétré dans les
églises et institutions d'enseignements chrétien. Depuis un
certain temps, la grande majorité des chrétiens furent dirigé à
croire que les nouvelles version de la Bible qui inondent le marché,
sont simplement des révisions qui modernisent la Parole de Dieu dans un
langage plus courant, pour qu'elle soit mieux comprise. Nous
sommes dit que ces version modernes sont tous basées sur les Textes
Originaux, et que les modifications apparemment mineures qui furent
faites dans le texte, sont dans l'intérêt d'une présentation plus précise
basée sur les plus anciennes autorités, et sur de nouvelles évidences
qui constituent un meilleur produit que les Réformateurs possédaient.
Si tel serait le cas, ce livre ne serait pas nécessaire.
Toutefois, rien n'est plus loin de la vérité, car les changements
doctrinaux contenus dans les nouvelles version sont loin d'être
mineurs, ni sont-ils basés sur de saines évidences scripturaires''.
Quoique
n'ayant prit aucune position finale sur qu'elle Bible est l'Autorité
Suprême, le pasteur Kayayan (Croire pour Comprendre) nous donne
néanmoins une mise en garde sur la prolifération des Bibles modernes:
''J'aimerais
ouvrir une parenthèse concernant les versions de la Bible, plus
particulièrement sur certaines versions récentes. En effet,
depuis peu, le marché est inondé de traduction, de versions, de
paraphrases, de Bibles annotées, de Bibles illustrées et d'autres séduisants
imprimés qui, loin à mon avis la confusion qui règne actuellement au
sujet de la Bible... J'avoue que je m'inquiète de cette prolifération
de Bibles, qui me rappellent les valises à double-fond des fraudeurs
passant par les douanes ! Je n'insisterai pas longuement sur
l'inutilité des paraphrases dites vivantes ou modernes de la Bible.
Rien de plus dangereux pour la Parole de Dieu que celles-ci. Des
versions modernes dans toutes les langues, comportent des notes théologiques
et dogmatiques propres à obscurcir le sensde la Bible et à égarer le
lecteur. J'en connais une qui vient d'être traduite de l'anglais
en français (la Bible Scofield), et qui remporte un effarant succes de
librairie. Je dirai à son sujet que ses notes marginales ne sont
rien moins qu'une cinquième colonne théologique introduite dans
la Bible et capable de désintégrer tout l'Évangile... Je ne
saurai mettre assez en garde mes lecteurs contre les abus des versions
truquées et des paraphrases ingénieuses qui altèrent totalement les
sens de la Bible sous prétexte d'en rendre l'interprétation aisée et
la lecture moins rebutante''.
Ainsi,
malgré toutes les différentes Bibles qui existent, nous avons en réalité
que deux seules Bibles: celle qui est Authentique dont le Nouveau
Testament est basé sur le texte grec des Réformateurs, communément
appelé "le Texte Reçu", "Texte Majoritaire" ou
"Texte Byzantin"; et celle dont le Nouveau Testament est basé
sur le texte grec des deux plus grands apostasiés de la Critique
Textuelle, Brooke Foss Westcott et John Antony Hort, communément appelé
"le Texte Minoritaire" ou "Texte Néologique".
Ce texte frauduleux de Westcott et Hort qui est devenu la base de toute
les Bibles modernes est le même que "le Texte de Nestlé" et
"le Texte de Aland". Ces choses furent prévues d'avance
par le Dr. James Orr (The Bible under trail, 1900):
"Le jour vient où nous serons en présence de deux Bibles:
la Bible du fidèle et la Bible du savant. Il serait facile de
multiplier les citations à ce propos, mais ceci est présentement
suffisant pour montrer la gravité de cas qui confronte l'Église".
Versions
populaires et leur Texte Grec
Tout
croyant est en droit d'avoir une version fidèle de la Bible
Authentique, basée sur les Textes Originaux compilés dans le Texte
Massorétique Hébreu et dans le Texte Reçu Grec. Mais dû à
l'influence du modernisme, le chrétien français va choisir la version
qui convient à ses besoins, ou va opter pour la version utilisée dans
son église sans question demandé. Ne réalisant pas que le
modernisme encourage des versions tendancieuses et défectueuses, le chrétien
non-informé fera son choix de celles-ci :
Les
Bibles dites Protestantes:
La
Bible de Segond: Cette version est assurément celle qui est la
plus populaire. Daniel Lortsh, dans son "Histoire de la
Bible française", mise à jour par J.M. Nicole qui n'a
regrettablement pas inclue la section la plus importante de l'original,
nous dit: "De toutes nos versions protestantes, a écrit M.
le pasteur Koenig, Segond reste encore le chef, malgré de nombreuse, de
trop nombreuses faiblesses de traductions et surtout des amollissements
du texte. Quelques réserves que l'on ait à faire sur cette
version, qui a certainement une tendance à affaiblir l'original, et à
laquelle manque la saveur du langage des vieilles versions, on doit
reconnaître qu'elle a ouvert une ère nouvelle dans l'histoire des
versions françaises". Un fait intéressant apporté par M.
Lortsh, nous indique que la Bible Catholique de l'abbé Crampon, est la
même que celle de Segond: "Segond a été beaucoup été
utilisé et même reproduit par l'abbé Crampon". Louis
Segond acheva sa traduction de l'Ancien Testament Hébreu en 1874 et
celle du Nouveau Testament Grec en 1880. Puis son texte fut entièrement
revu en 1910 par une commission d'experts. Mais quel fut le Texte
Grec employé par Segond dans sa traduction du Nouveau Testament ?
Daniel Lortsch nous dit que le Nouveau Testament d'Arnaud, un ennemi du
Texte Reçu Grec, est celui qui fut ajouté avec l'Ancien Testament de
Segond dans sa Bible qui parue précisément en 1880: "Arnaud
rompit en même temps que Rilliet avec le Texte Reçu... Rilliet
traduisit sur le texte du Vaticanus... La traduction d'Arnaud fut
réimprimée en 1880 avec l'Ancien Testament de Segond. Arnaud,
dit M. Stapfer, fut le premier en France, à secouer le joug d'Ostervald".
Il n'y a donc plus aucun doute en ce qui concerne l'identité du Texte
Grec qui est à la base du Nouveau Testament de Segond: le texte
du Vaticanus, hostile au Texte Reçu des Réformateurs, et traduit en
français dans le but de renverser la Bible Ostervald. En 1881,
lors du Comité de Révision en Angleterre, l'université d'Oxford
adopta la Bible Segond pour la distribuer. Cette université fut
à la base du mouvement du Tractarianisme qui, sous la direction du
Cardinal Newman, préconisait un rapprochement avec le catholicisme
romain. Dans le but d'unir l'Église Anglicane à l'Église
Catholique Romaine, Newman devait enlever "la pierre
angulaire" des chrétiens protestants, c'est à dire la Bible des Réformateurs
basée sur le Texte Reçu Grec que Rome déteste et a en aversion, tout
simplement parce que cette Bible était devenue pour eux "une
pierre d'achoppement et un rocher de scandale" (1 Pierre 2: 6-8).
Sous la directive des Jésuites, Newman organisa un Comité de Révision
(1875-1881) qui oeuvrait dans le plus grand secret afin de créer une
nouvelle Bible qui remplacerait la célèbre King-James anglaise, qu'ils
prétendirent de réviser, ainsi que celle des Réformateurs français
qu'ils avaient hérité des Vaudois. Ceci fut ainsi, car la
King-James et l'Ostervald ont un même texte à leur base; il était
donc nécessaire pour ce Comité sinueux de supplanter ces versions fidèles.
La "Revised Standar Version" devint la Bible courante parmi
les anglais, et celle de "Segond" devint la version adoptée
par les français. Ce fut un coup de maître digne des plus grands
illusionnistes. Le plan du Vatican réussit à merveille, il fit
remplacer la Parole de Dieu par des versions adultérées et sema ainsi
la confusion dans l'esprit des chrétiens authentiques.
La
Bible Darby: Cette version, rédigée par le faux prophète John
Nelson Darby, se vante dans sa Préface d'avoir
abandonné le Texte Reçu des Réformateurs dès sa première édition
du Nouveau Testament, publié en 1859, et plus complètement dans celles
de 1872, 1875, 1878, ainsi que dans l'édition actuelle. Elle
affirme que son Nouveau Testament est basé sur "la découverte de
nombreux manuscrits, dont plusieurs fort anciens"; et elle se moque
"des personnes qui craignaient que la foi ne fût ébranlée"
par sa traîtrise, accusant même subtilement les Réformateurs
"d'incurie et de présomption". Les manuscrits les plus
anciens, dont elle parle dans sa Préface, correspondent principalement
au Codex Sinaiticus découvert par A.F.C. Tishendorf dans les ordures du
Couvent de Sainte-Catherine au Mont Sinaï entre 1844 et 1859,
correspondant précisément à la date que les traducteurs de la Darby
ont abandonné le Texte Reçu pour se prostituer à des manuscrits défectueux
et corrompus.
Les
Bibles Oecuméniques:
La
Bible T.O.B.: Celle-ci affirme dans sa "Présentation"
être le projet d'une collaboration oecuménique entre les sociétés
bibliques Protestantes et Catholique. Ce projet, il nous est dit,
est supporté par les décrets du dernier Concile du Vatican, où il est
aussi mentionné que le Texte Grec de son Nouveau Testament est celui de
"Nestlé et Aland", c'est à dire le Texte Minoritaire de
Westcott et Hort qu'ils compilèrent à partir du Codex Vaticanus et le
Codex Sinaiticus.
La
Bible en Français Courant: Cette version a été présentée aux
diverses autorités religieuses de France dans une cérémonie
solennelle en Décembre 1982. Son Nouveau Testament "Bonne
Nouvelle" a vu le jour en 1971, et reçu son approbation du
Cardinal Richard Cushing, Archevêque de Boston. Aucune Bible
n'est plus dangereuse. Le pasteur, Wilson Ewin, anciennement de l'Église
Baptiste de Lennoxville au Québec, a ceci à nous dire à propos du
Nouveau Testament "Bonne Nouvelle" de la Bible en Français
Courant: "Le Nouveau Testament "Bonne Nouvelle" est
un acte de rébellion contre la vérité de la Parole de Dieu. Au
lieu d'une traduction "d'après le texte grec", comme prétendent
ses rédacteurs, le livre ignore le texte grec d'une manière flagrante
et audacieuse. La prétention que ce Nouveau Testament a été
fait à partir du texte original grec est un mensonge monstrueux !
Bonne Nouvelle Aujourd'hui est plutôt une fabrication d'hommes qui ont
abandonné l'amour de la vérité. Ils ont changé la vérité de
Dieu en mensonge, et ce fait indique le vrai rédacteur qui dirige leurs
cœurs: voir Jean 8: 44".
Les
Bibles Catholiques:
La
Bible de Jérusalem: Cette version suit le travail de la Critique
Textuelle dans son Nouveau Testament. Dans son
"Avertissement", il est écrit: "Les traductions
ont été faites sur les Textes Originaux, établis par un travail
critique. Pour le détail de la critique textuelle, on se
reportera à l'édition en volumes séparés. Dans celle-ci, on
s'est contenté de signaler en notes les variantes les plus importantes,
spécialement lorsque la traduction... s'éloigne notablement du
texte reçu". Quoique la Vulgate Latine de Jérôme est la
Bible officielle de l'Église Catholique, les versions qu'elle a
produite dont le Nouveau Testament provient d'un texte grec, sont tous
basées sur le Texte Minoritaire de Westcott et Hort, de Nestlé, et de
Kurt Aland. Rome n'a aucune objection à ceci, car le Texte
Minoritaire ou Texte Néologique a pour base le Codex Vaticanus tout
comme la Vulgate de Jérôme.
La
Bible des Témoins de Jéhovah:
Traduction
du Monde Nouveau: La majorité diront: "Voici une Bible
dont nous savons que le texte fut altéré et dont nous ne pouvons avoir
aucune confiance". Toutefois, J.M. Nicole (Précis
d'Histoire de l'Église), grandement estimé au sein du
Protestantisme, affirme le contraire: "Dans l'ensemble, la
traduction est très littérale. Il semble qu'on ait pu dresser
une liste de 64 passages où cette version était plus fidèle à
l'original que n'importe quelle autre". Valoriser une telle
version est le comble de la folie. Les Témoins obtiennent leur
appui de cette Bible pour rejeter la divinité de Jésus-Christ.
Mais ce qui n'est point connu de la majorité des chrétiens, est que
cette Bible est basée sur les mêmes textes que les versions les plus
populaires, comme la Segond et les Bibles Catholiques. Ce qui suit
est tiré de la Préface de leur traduction anglaise: "Le
texte grec que nous avons utilisé comme base de notre "Traduction
du Monde Nouveau" est le texte reconnu de Wescott et Hort (1881),
à cause de son excellence. Nous avons aussi pris en considération
d'autres textes incluant celui préparé par Nestlé (une révision de
W. H.) et celui compilé par le savant Jésuite, Jose Maria; ainsi que
celui de A. Merk, un autre savant Jésuites".
Il
n'y a aucun doute que toutes les Bibles modernes sont reliées ensemble
par le texte grec qu'elles utilisent comme base de leur traduction du
Nouveau Testament, et qui est nommé faussement par les apostasiés,
"le Texte Original". Il est vrai que ce texte de la
Critique Textuelle est l'original de leurs traductions; mais il n'est sûrement
pas le Texte Original des Apôtres qui nous fut préservé, comme ils
laissent entendre subtilement. Ce texte corrompu est celui du
Comité de Révision de 1881, compilé par Westcott et Hort. Il
subi lui-même quelques révisions ou plutôt recensions:
Le
Texte de Nestlé: Ce texte du professeur Eberhard Nestlé fut
publié en 1898. Sa "Préface" nous dit: "Ce
texte est le résultat de la collation de trois des principales
recensions du Nouveau Testament Grec qui apparurent vers la fin du
19" siècle: 1) celle de Tischendorf, "Editio Octava"
1869-72; 2) celle de Westcott et Hort, 1881; 3) celle de
Bernard Weiss, 1894-1900".
Le
Texte de Aland: Ce texte de Kurt Aland, Matthew Black, Carlo M.
Martini, Bruce Metzger et Allen Wikgreen, est un texte international et
inter-dénominationnel selon sa "Préface" qui nous dit en
plus: "Le Comité a fait son travail... sur la base de
l'édition du Nouveau Testament Grec de Westcott et Hort. Une
comparaison fut faite avec le texte d'autres éditions, incluant celle
de Nestlé...". Les membres de ce Comité montrent leur vrai
couleur dans la "Préface" de la deuxième édition (1968):
"Pour la deuxième édition et toutes celles qui vont suivre, le
comité fut élargie par l'addition de Carlo M. Martini de l'Institue
Biblique Pontificale de Rome". Il n'y a aucun dote que ce
Comité s'est prostitué aux principes insidieux du Catholicisme pour
produire des Bibles polluées.
Le
Texte Éclectique: Selon Cecil J. Carter (The Thinking,
Theories, and Theology of Drs. Westcott and Hort): "Les
théories de Westcott et Hort étant discrédité de plus en plus, les
Sociétés Bibliques cherchent à s'en dissocier dans un effort frénétique,
en adoptant une nouvelle méthode de Critique Textuelle, la méthode du
Texte Éclectique. Mais les Commissions de Traducteurs modernes,
ne peuvent échapper au fléau de l'influence de Westcott et Hort et se
lamentent sous le poids de l'admiration de Hort pour deux manuscrits étranges
et suspects, le Vaticanus et le Sinaiticus. Ainsi est apparu ce
qui semble être un nouveau texte grec, le Texte Éclectique. Le
Dictionnaire Larousse nous donne ces définitions: "Éclectique-
Qui adopte ce qui lui paraît bon dans un ensemble d'idées,
d'opinions; Éclectisme- Méthode utilisée par certains
philosophes qui choisirent dans différents systèmes ce qui leur
paraît le meilleur pour en faire un nouveau système".
Il est important de remarquer que cette méthode est centré sur le
choix de l'homme et non sur la direction du Saint-Esprit. Cette méthode
est celle qui fut employé par le serpent dans le Jardin d'Eden:
"Dieu a-t-il réellement dit ?" (Gen. 3: 1). Wilbur N.
Pickering (The Identity of the New Testament Text) nous dit
comment fonctionne cette méthode diabolique vénérée par les apostasiés
de la Critique Textuelle qui prétendent restaurer la Parole de Dieu:
"Le traducteur suit deux règles: 1) Il choisi la lecture
qui, selon lui, s'accorde avec le contexte; 2) Il choisi la
lecture qui explique l'origine des autres lectures... En plus de
ces règles, il utilise ces deux principes: les Probabilités Intrinsèques
et les probabilités de Transcriptions de Hort. L'Éclectisme
surgit de la théorie de la Critique Textuelle de Westcott et
Hort. Dans son faux raisonnement, cette méthode ignore les plus
que 5,000 manuscrits qui existent, sans mentionner les écrits des Pères
et les évidences contenues dans les anciennes versions". La
méthode Éclectique du "libre choix" des lectures contenues
dans les plus anciens manuscrits compilés dans le Texte Grec de
Westcott et Hort, et utilisé par Nestlé et Aland; est un élément
dangereux qui ouvre les portes à la prolifération de textes grecs
modernes, ajoutant au problème déjà existant de la multiplication de
versions qui affirment tous représenter les Textes Originaux.
Les
Manuscrits de la Critique Textuelle Néologique:
Plus
de 6,000 manuscrits grecs du Nouveau Testament existent en entier ou en
morceaux, sans conter les 8,000 que nous avons en Latin. Les
apostasiés prétendent que "les meilleurs et les plus valables
remontent vers l'an 350 environ" (The Book and the Parchments,
par: F.F. Bruce), les deux plus importants pour eux étant:
le Codex Vaticanus, qui forme le principal trésor de la Bibliothèque
du Vatican à Rome, et le fameux Codex Sinaiticus qui est maintenant
l'ornement principal du British Museum. Nous retrouvons aussi à
ce même Musée, le Codex Alexandrinus, dont l'influence joue un rôle
aussi important que les deux premiers. Ceux-ci représentent
seulement que 5% de tous les manuscrits qui existent, d'où nous avons
le nom de Texte Minoritaire pour le texte grec qui fut compilé d'eux.
Défectueux et corrompus, ils furent rejeté d'Érasme de Rotterdam, des
Réformateurs, et des traducteurs de la King-James. Écrits en
Grec sur des parchemins en peau de mouton, d'âne ou de chèvre, ces
Codex (ou livres) sont en lettres onciales (capitales).
Le
Codex Vaticanus: Ce Codex consiste de 759 pages de 10" x
10"1/2, chacune contenant trois colonnes d'environ 41 lignes
chaque. Les hypocrites et menteurs du modernisme prétendent qu'il
contient la Bible complète, mais la vérité est autrement.
Plusieurs sections y manquent: presque toute la Genèse de 1: 1 à
45: 28; Psaumes 106 à 138; certaines parties de 1 Samuel, 1 Roi et Néhémie;
Matthieu 16: 2, 3; Marc 16: 9-20 où est contenu un espace libre qui
indique que ces versets furent enlevés; Romain 16: 24; les épîtres au
complet de 1 et 2 Timothée ainsi que celle de Tite; Hébreux 9: 15 à
13: 25; et tout l'Apocalypse. Dans les Évangiles, le Vaticanus ou
Codex "B", enlève des mots et des passages en entier environ
1,491 fois. Sur chacune de ses pages il porte les traces de négligences
de transcription. Ce Codex dénaturé diffère du Texte Reçu dans
les particularités suivantes: Il omet environ 2,877 mots; ajoute
536 mots; substitue 935 mots; transpose 2,098 mots; et modifie 1,132
mots; pour un total de 7,578 divergences verbales (True or False,
par: David Otis Fuller). Ce texte, convenablement disséqué,
est celui que les érudits comme Westcott et Hort, Tregelles, Tichendorf
et Lachman; ainsi que leurs pantins comme F.F. Bruce, D.A. Carson, René
Pache et André Lamorte; nomment comme étant "le meilleur
texte", "le texte le plus parfaitement préservé",
"un texte remarquablement pur" (The Word of God in English,
par: Bruce Pringle). Nous savons de Bruce Pringle "qu'en
1669, une collation de ce manuscrit, qui se trouvait à Rome, fut faite
par Bartolocci, mais ne fut pas publié avant 1819. Napoléon
amena ce manuscrit à Paris comme prix de sa victoire, où il demeura
jusqu'en 1815 avant d'être retourné à la librairie du Vatican.
Après son retour à Rome, nous n'entendons plus parler de ce manuscrit
avant 1845, lorsque le Dr. Tregelles, armé d'une lettre du Cardinal
Wiseman, se rendit à Rome avec l'intention d'examiner ce Codex obscur.
Il réussit à le voir après plusieurs problèmes suspects. Deux
prélats furent désigné pour le surveiller. Ils ne lui permirent
point d'ouvrir le livre avant d'avoir fouillé ses poches, et lui
enlever l'encre et le papier qu'il avait pour prendre des notes.
Toute étude prolongée sur certains passages lui fut interdit, et ils
lui enlevèrent le livre lorsqu'il portait trop attention à certains
textes. En 1867, Constantin Tischendorf, entreprit une étude de
ce même Codex avec la permission du Cardinal Antonelli. Il avait
presque terminé trois Évangiles, lorsque ses efforts de transcriptions
furent découverts. Le livre lui fut immédiatement enlevé et son
accès interdit. La permission lui fut restaurée par
l'intervention du Cardinal Varcellone, mais seulement pour quelques
heures. En tout, Tischendorf eut accès à ce manuscrit pour une période
de 42 heures, et seulement trois heures à la fois, dans lesquelles il
étudia principalement les Évangiles. Malgré cela, il eut
l'audace d'affirmer: "J'ai réussi à préparer le Nouveau
Testament au complet pour une nouvelle édition entièrement fidèle,
afin d'obtenir tous les résultats désirés". Il est peu
probable qu'une édition fidèle fut obtenue en si peu de temps, considérant
les difficultés qu'un tel texte présente. Il semblerait que
l'enthousiasme de Tischendorf surmonta sa raison, comme ce fut le cas
dans sa découverte du Codex Sinaiticus. A part de ces
observations rapides et superficielles, la majorité des savants
Protestants durent se satisfaire avec l'édition Catholique Romaine qui
fut imprimée en 1868, ou avec les photos relâchées par le Vatican en
1889".
Le
Codes Vaticanus date du 4" siècle et fut écrit probablement entre
325 et 350. Son texte s'accorde avec celui de Hésychius d'Égypte
et est supporté par plusieurs citations d'Origène et de Cyrille
d'Alexandrie. Originalement, il faisait partie, avec le Codex
Sinaiticus, des 50 Bibles Oecuméniques que l'Empereur Constantin
ordonna à Eusèbe de Césarée de préparer pour les églises de
Constantinople. Lorsque Constantin, Souverain Pontife des Mystères
Chaldéens et adorateur de Mithra, déménagea le siège de son empire
à Constantinople en l'an 330, Eusèbe de Césarée fut choisi comme
chefs de ses conseillers spirituels. Nommé le Père de l'Histoire
Ecclésiastique, Eusèbe fut un ami intime de Pamphile, disciple d'Origène;
et à l'exception de ce dernier, il fut l'écrivain le plus volumineux
de l'antiquité. Il hérita de Pamphile la librairie d'Origène et
devint en charge de l'école de Césarée fondée par celui-ci.
Eusèbe prépara les 50 Bibles ordonnée par Constantin à partir de la
5" colonne de l'Hexapla d'Origène, c'est à dire "la
Septante" d'où nous trouvons ici la vrai origine. Jay P.
Green (Interlinear Greek-English New Testament) mentionne que
"Pamphile et Eusèbe faussèrent des manuscrits de la Parole de
Dieu, et les présentèrent comme des copies exactes des Textes
Originaux". Nous savons, en effet, que Pamphile et Eusèbe
s'unirent pour venger la mémoire du célèbre Origène, responsable
d'avoir donner une direction aux forces de l'apostasie. Nous
savons aussi que des lectures du Codex Vaticanus furent proposées à Érasme
de Rotterdam et qu'il les ignora parce qu'il les considérait comme des
falsifications de la Parole de Dieu, et adhéra aux texte des manuscrits
Byzantins pour formuler son Texte Reçu Grec ou Texte Majoritaire.
Le
Codex Sinaiticus: Nous retrouvons une des plus grandes
abominations du modernisme dans "Le Phare" de Décembre
1976, où il est déclaré: "le Codex Sinaiticus et le Codex
Vaticanus sont considérés comme les autorités majeures en matière
de textes bibliques et, quand ils concordent, exégètes et éditeurs
s'inclinent". Ce périodique Baptiste du Québec reflète très
bien la mentalité du Néo-Évangélisme qui empoisonne la Foi des chrétiens
francophones de nos jours. Le Codex Sinaiticus fut découvert en
partie au mois de Mai 1844, par A.F.C. Tischendorf, dans les ordures
destinées à être brûlé du Monastère Sainte-Catherine, situé aux
pieds du mont Sinai. Il y trouva 43 feuilles d'un manuscrit très
ancien, les autres fragments avaient déjà été brûlés. Il
publia cette fraction de manuscrit sous le titre: Codex Frédéric-Auguste,
à l'honneur de son souverain le roi de Saxe. Il retourna au
monastère en 1859 et fut remis par le gardien un manuscrit de la
Septante qui contenait d'autres parties de l'Ancien Testament et
du Nouveau Testament. Une nouvelle découverte fut faite à ce même
monastère en 1976-78 dont nous avons très peu de nouvelles. Le
texte du Sinaiticus témoigne de dix tentatives de révisions ou de
corrections. Le Dr. Scrivener, un savant biblique compétent,
publia en 1864 un document sur la collation de ce Codex avec des notes
très intéressantes. Il affirme que cet ancien manuscrit du
4" siècle "est entièrement couvert d'altérations de nature
à corriger le texte, dont la grande partie se rapporte au 6" et
7" siècle; et que celles-ci furent faites par dix différents réviseurs
(True or False, par: David Otis Fuller). De ces faits, nous
dit le Dr. Fuller, "nous savons que l'impureté du contenu entier
du Codex Sinaiticus fut reconnue par les scribes qui tentèrent de le
corriger, et ceci depuis son origine jusqu'à ce qu'il soit rejeté et
considéré complètement inutile". Le fait que les moines du
monastère de Sainte-Catherine utilisèrent des sections de ce manuscrit
pour allumer leur feu, nous indique clairement qu'ils étaient conscient
de sa corruption et de son inutilité. Ceci nous indique que
Tischendorf s'est fait avoir par ces moines rusés pour la jolie somme
de 9,000 roubles, le prix le plus élevé qui ait jamais été payé
pour un manuscrit. Ainsi ce vieux proverbes anglais s'avère être
vrai: "There's a sucker born every minute". Les
adhérents du modernisme, savants, exégètes, pasteurs et éditeurs
s'inclinent donc devant une duperie.
Il
manque dans le texte de ce Codex corrompu Genèse 23: 19-24 ainsi que le
chapitre 46; Nombres 5: 27 et 7: 20; 1 Chronique 9: 27 et 19: 17; tout
le livre de l'Exode et celui de Josué; 1 et 2 Samuel; 1 et 2 Rois; le
livre des Juges; Ézéchiel, Daniel, Osée, Amos, Michée; Matthieu 16:
2, 3; Marc 16: 9-20 où il contient un espace pour ces versets, tout
comme dans le Vaticanus; Jean 5: 4 et 8: 1-11; Actes 8: 37; Romains 16:
9-20; 1 Jean 5: 7; et une douzaine d'autres versets. Lorsqu'il est
comparé au Texte Reçu, nous y trouvons 9,000 altérations.
Alexandre Souter (The Text and Canon of the New Testament) nous
fait remarquer que le Codex Sinaiticus contient une particularité intéressante,
une inscription qui nous indique son origine comme étant la même que
celle du Vaticanus: "Reproduit et corrigé selon l'Hexapla
d'Origène. Antoine a fait la comparaison et moi Pamphile la
correction". Ceci ne laisse aucun doute que ce Codex est une
reproduction de la Septante d'Origène. Nous savons en plus, selon
Souter, que Jérôme, le traducteur de la Vulgate Latine, avait une
copie de ce manuscrit corrompu en sa possession et l'utilisa
amplement dans sa traduction pour pervertir le texte de l'ancienne
Version Italique ou Vestus Itala.
Origène
Adamantius (185-254), nommé simplement Origène, fut un disciple de Clément
d'Alexandrie. Bruce Pringle nous fait remarquer que "Clément
fonda l'école d'Alexandrie qui institua la propagande des enseignements
hérétiques. Il déclara ne vouloir transmettre aucun
enseignement chrétien, sans premièrement l'envelopper de préceptes
philosophiques. Il enseigna qu'il n'y a aucun ciel, aucun enfer,
aucune nouvelle naissance, aucune expiation des péchés par le sang de
Christ, et aucune inspiration de la Parole de Dieu. En dépit de
la nature de ses enseignements, nos érudits modernes acceptent cette école
comme -le Centre de l'Éducation Chrétienne". Démétrius,
évêque d'Alexandrie, confia la direction de cette école à Origène
qui n'avait que 18 ans, mais qui déjà fut considéré génie et
philosophe. David Otis Fuller (Which Bible) nous dit:
"Lorsqu'il s'agit d'Origène, nous parlons de celui qui a fait plus
que tous les autres pour former et donner une direction aux forces de
l'apostasie à travers les siècles". Origène est reconnu
pour avoir modifié et pollué les textes de la Bible, particulièrement
ceux du Nouveau Testament. Il agissait ainsi sous prétexte de rétablir
le texte qui, selon lui, aurait contenu des supposées erreurs de
transcriptions; tout comme font les apostasiés de la Critique Textuelle
Néologique qui suivent dans ses pas. Origène fut essentiellement
l'ennemi le plus dangereux du Christianisme. Il empoisonna la
Source de l'eau de vie en altérant, retranchant, et ajoutant dans la
Parole de Dieu ce qui lui plaisait. Il sema ainsi la confusion
afin d'établir l'autorité du texte de la Septante dont il est
l'auteur.
L'œuvre
la plus remarquable d'Origène fut son Hexapla, ou Bible à six
colonnes. La première contenait un texte Hébreu qui, selon le
Rev. James Townley, D.D. (Townley's Biblical Literature, Vol.1, 1842),
aurait inclus la Pentateuque Samaritaine, un texte pollué de l'Ancien
Testament qui disparut pour réapparaître au 17" siècle. La
deuxième contenait une translittération grecque de ce texte Hébreu.
La troisième fut la version grecque du Juif Ébionite, Aquilla (128).
Celui-ci avait été excommunié pour avoir pratiqué la magie et
l'astrologie. Il fut admis à l'école du Rabbi Akiba et fit deux
versions grecques des Écritures qu'il modifia afin qu'elles soient plus
acceptables pour les Ébionites. La quatrième fut la version
grecque de Symmachus (160-211), un érudit Samaritain qui devint un Ébionite
et un Gnostique. Il fit une traduction grecque des Écritures de
l'Ancien et du Nouveau Testament qui fut grandement estimée par les Pères
apostoliques, et utilisée dans les communautés Ébionites. Il
rejetait les épîtres de Paul, principalement celles qui mentionnent le
Salut par la Grâce, et modifia les passages dans l'Ancien Testament qui
concernent l'incarnation de Christ comme Dieu manifesté dans la chair.
La cinquième fut un texte grec formulé par Origène lui-même nommé
"la Septante" qui contenait l'Ancien et le Nouveau Testament.
Les apostasiés modernes prétendent que ce fut seulement une copie de
la Septante qu'Origène restaura à partir d'un texte qui, selon eux,
daterait vers l'an 285 avant Jésus-Christ. Mais il n'existe
aucune évidence que ce texte mythologique existait avant l'Hexapla
d'Origène, ni aucun manuscrit qui se nomme la Septante avant le 9"
siècle. Il est très bien reconnu aujourd'hui, par le Dr. R.H.
Charles (The Apocrypha and Pseudepigrapha of the Old Testament),
que la célèbre "lettre d'Aristéas", à laquelle se réfèrent
les apostasiés pour attribuer l'origine de la Septante à une date antérieure
à l'Hexapla, n'est qu'une forgerie. Il est tout probable qu'elle
fut forgée par Origène lui-même et interpolée dans les oeuvres de
Philo et de Joséphus. La sixième fut la version grecque de Théodote
(140-190). Celui-ci avait renié Christ durant les persécutions,
et prétendait n'avoir pas renié Dieu. Tout comme Clément
d'Alexandrie, il fut un disciple de Tatien qui avait composé une
"Harmonie des Évangiles" qui tordait le sens de la Parole de
Dieu, nommé la Diatessaron. Il devint un Marcionite puis
finalement un Ébionites. Dans sa traduction, il altéra le texte
en ajoutant et retranchant des mots et des passages, afin de le rendre
plus conforme aux principes des Ébionites.
Il
n'y a aucun doute que l'Hexapla d'Origène est la source même de
l'apostasie et de la corruption des Écritures, et la base de toutes les
versions modernes qui ne suivent point le Texte Reçu Grec. Origène
est tellement vénéré par nos savants, théologiens et pasteurs
aveugles, qu'ils conduisent des millions de chrétiens sur le bord de
l'abîme. Nous en avons un exemple dans le livre d'un adhérent du
modernisme, J.M. Nicole, qui dit dans son "Précis d'Histoire de l'Église":
"Des foules venaient l'entendre (Origène), non seulement parmi les
catéchumènes, mais parmi les chrétiens et aussi les païens.
Beaucoup se convertissaient (?)... Il a rétabli le texte
du Nouveau Testament dans lequel, à son époque, des fautes de copistes
s'étaient glissées... Origène a rendu des services
incalculables à l'Église de tous les temps". Si un théologien
Réformé reconnu pense de cette façon face à un apostasié dangereux,
que pouvons-nous nous attendre des simples croyants ?
Le
Codex Alexandrinus: Ce Codex est classé comme un manuscrit
d'Alexandrie, ville natale d'Origène. Il est considéré
comme étant un manuscrit du 5" siècle. Il contient 773
feuilles dont chacune est divisée en deux colonnes. Il y manque
Genèse 14: 14-17; 15: 1-6; 16: 6-10; Lévitique 6: 19-23; 1 Samuel 12:
17; 14: 9; 1 Roi 3: 6; Psaumes 69: 19 à 79: 10; Matthieu 1 à 25: 6;
Jean 6: 50 à 8: 52; et 2 Cor. 4: 13 à 12: 6. Ce Codex fut présenté
au roi Charles I, par sir Thomas Roe, de la part de Cyril Lucar,
patriarche de Constantinople vers 1627. Il repose aujourd'hui dans
la librairie du British Museum en Angleterre. Ils existent
quelques autres manuscrits de ce genre, mais ceux-ci sont les
principaux; car ils sont considérés par les théologiens libéraux et
les adeptes du modernisme, comme "les meilleurs et les plus
valables" (Les Documents du Nouveau Testament: peut-on s'y
fier ?), quoique ceci est entièrement faux.
Chapitre
2
La
Grande Apostasie: Le Viol de la Parole de Dieu
Il
est évident que tous ceux qui ont connu et professé la foi chrétienne,
ne sont pas tous chrétiens (Rom. 9: 6; 1 Jean 2: 19); il est aussi évident
que tous les livres qui professent être la Bible, ne le sont pas tous
(2 Cor.2: 17). Or l'apostasie est la révolte contre la foi,
l'abandon de "la foi qui a été donné une fois pour toute aux
saints" (Jude 3); et puisque la foi vient de la Parole de Dieu
(Rom. 10: 17), cela signifie que l'apostasie est l'abandon de la Bible
Authentique comme la Parole du témoignage de la vérité (Apoc. 12:
11). Conséquemment, cela signifie aussi qu'un Apostasié est un
traître et un lâche qui agit par duplicité et par subterfuge.
La Bible elle-même, que les apostasiés cherchent à disséquer et à
modifier, témoigne contre eux:
"Car
je sais qu'après mon départ, il s'introduira parmi vous des loups
ravissants, qui n'épargneront point le troupeau; et qu'il s'élèvera
parmi vous des hommes qui annonceront des doctrines pernicieuses, afin
d'attirer les disciples après eux" (Actes 20: 29, 30).
"L'Esprit dit expressément que, dans les derniers temps,
quelques-uns se détourneront de la foi, s'attachant à des esprits séducteurs
et à des doctrines de démons, par l'hypocrisie de faux docteurs, dont
la conscience sera cautérisée" (1 Tim. 4: 1, 2). "Car
il viendra un temps où les hommes ne souffriront point la saine
doctrine; mais où, désireux d'entendre des choses agréables, ils
s'amasseront des docteurs selon leurs convoitises, et fermeront
l'oreille à la vérité, et se tourneront vers des fables" (2 Tim.
4: 3, 4).
La
mutilation du texte de la Parole de Dieu dans les Bibles modernes débuta
officiellement en 1881 avec la compilation du texte grec perverti de
Westcott et Hort. Ces deux apostasiés présentèrent leur texte
tendancieux au Comité de Révision sous gage d'en garder le secret.
"Dans l'Église Laodicéenne", nous dit Peter Ruckman (Problem
Texts), "le Corps de Christ fait face à des menteurs
professionnels. Ils sont payé de l'argent par des chrétiens pour
mentir à propos de l'Autorité de la Bible; et ils vont vous mentir sur
ces choses aussi vite qu'un politicien hypocrite... Lorsque
Westcott et Hort, les éminents dirigeants de l'autorité textuelle,
s'assirent à la table du Comité de Révision pour débuter
officiellement l'ère de l'Église Laodicéenne, la première chose
qu'ils décidèrent de faire fut de mentir. Ils dirent au public
que le but de leur travail était de faire "le moins de changements
possible" dans le texte autorisé de la Réforme que nous trouvons
dans la King-James (ainsi que la Martin et l'Ostervald). Après
avoir menti publiquement, ils procédèrent à leur prochaine étape, et
comme n'importe quel bon Conservateur, ils décidèrent de nous passer
une fraude sous le nez.
Ayant
pris des démarches d'érudition scientifiquement saines, ils présentèrent
aux dirigeants éduqués des nations, la Version Révisée traduite de
leur texte perverti qui contenait 30,000 changements du texte de la Réforme,
dont 5,800 se trouvent dans le Nouveau Testament. Ce texte grec
satanique employé pour le Nouveau Testament, fut un texte éclectique
basé sur les théories insoutenables et insensées, que deux manuscrits
Africains contenant les Apocryphes (Vaticanus et Sinaiticus) avaient
plus de valeur et d'autorité dans la décision des variantes
textuelles, que 500 à 1,500 manuscrits Réceptus d'Antioche de Syrie...
Westcott et Hort écrivirent presque vingt pages de vent (leur Préface
du Nouveau Testament Grec) pour convaincre des parasites comme eux-mêmes,
des insolents qui se surestiment, que la Bible qui fit surgir la Réforme
Protestante fut un texte corrompu contenant environ 6,000 erreurs; et
que "le meilleur texte" avait été préservé dans la
librairie du Vatican et dans le panier à ordure d'un monastère...
Bref, le Texte Grec qu'ils disent être le meilleur, fut formé par des
hommes qui ont tordu les évidences documentées dans les anciens
manuscrits, papyrus, fragments, lectionnaires et anciennes versions.
Ceci est le Texte Grec de toutes les versions modernes. Si votre
confiance repose en ce texte, vous êtes des insensés, ainsi que ceux
qui vous l'ont recommandé. Vous vous êtes fait duper et vous
avez échangé le vrai texte de la Bible pour une idole de l'Église
Catholique Romaine qui est devenue le nouveau Pape infaillible de
l'autorité textuelle".
L'Histoire
se Répète:
"Ce
qui a été, c'est ce qui sera; ce qui c'est fait, c'est ce qui se fera, et
il n'y a rien de nouveau sous le soleil" (Écc. 1: 9).
"L'histoire
se répète encore une autre fois", nous dit Jay P. Green.
"Durant les trois premiers siècles après la sacrifice d'expiation
de Christ pour les siens, il eut une explosion de versions qui affirmèrent
toutes représenter exactement les Originaux des rédacteurs du Nouveau
Testament. Toutefois, outre les traductions, les chrétiens de ce
temps avaient un problème que nous n'avons pas encore aujourd'hui:
le prolifération actuelle de manuscrits grecs qui se disaient être des
copies exactes des Originaux. Comme les magiciens de Pharaon
furent permis, pour un certain temps, de simuler les miracles de Moise
et d'Aaron, de même Marcion, Tatien, Valentin, Justin Martyr, Clément
d'Alexandrie, Origène, Pamphile, Eusèbe, etc, furent permis d'altérer
des manuscrits grecs et les faire passer pour des copies exactes des
Manuscrits Originaux des apôtres. Le Gnosticisme avait montré sa
face déformée avant la mort de l'apôtre Jean. Les philosophes
de ce temps, tout comme du nôtre, confondirent leur philosophie séductrice
au Christianisme. L'homme a toujours voulu être Dieu, un dieu à
lui-même, et il est facilement égaré par des sectes et des sociétés
mystiques qui l'assurent qu'il peut atteindre la divinité par ses
œuvres et ses études.
L'élément
qui s'oppose à cet auto-déception est la Parole de Dieu dans toute son
intégralité. Ainsi, ceux qui s'élèvent comme des dieux en ce
monde, ont depuis le commencement, concentrés leurs efforts pour
tordre, disséquer, et diluer la Parole de Dieu. Aujourd'hui,
19" siècles plus tard, après avoir joui d'une période de
l'histoire relativement tranquille, lorsque la Bible des Réformateurs
Allemand, Français et Anglais, fut la Bible du peuple Chrétien, Dieu a
délié une autre fois, la convoitise de la chair, la convoitise des
yeux, et l'orgueil de la vie, pour qu'ils deviennent la ruine d'un monde
rempli de gens qui ont Dieu et sa Parole intégrale en aversion.
Encore une autre fois nous avons une inondation de versions et de faux
manuscrits qui s'abattent sur nous. Très peu n'ont pas subis
l'assaut des bricoleurs de Bibles... Ce que nous désirons que
vous réalisiez, est que Satan qui captive les hommes par leurs
convoitises charnelles d'avoir une Bible à leur propre image, produit
présentement des fausses Bibles pour eux. Tellement de magiciens
pratiquent leur art de déception avec la Parole de Dieu, et tellement
dansent au charme de leur musique, que même les élus de Dieu sont
parfois pris dans le piège de leurs fausses représentations du saint héritage
que Dieu a donné à ses enfants, à savoir la Bible Authentique qui
provient du Texte Reçu.
On
peut entendre ces Mages modernes se contredirent eux-mêmes et dénier
la précieuse Parole de Dieu qu'il a puissamment préservé, et voir des
gens qui se disent Chrétien les écouter avec joie et admiration.
Malheureusement ils sont des esclaves volontaires, étant captif de la
volonté de Satan, car ils sont en vérité, pour la plus grande part,
des enfants du père du mensonge, eux et les médiateurs qu'ils adorent.
Or, un des plus audacieux de ces érudits-médiateurs, est le grand prêtre
exalté du monde religieux, le Critique Textuel. Le Critique
Textuel s'établi lui-même comme l'arbitre subjectif qui est supposé mériter
notre plus grande confiance, car c'est lui qui précise pour les chrétiens
du monde entier, qu'elles sont ou ne sont pas les paroles authentiques
de Dieu. Il peut être un Juif, un Unitairien, un mariolâtre, il
peut dénier l'expiation vicariale de Christ, être un ennemi du seul
vrai texte de la Bible; et toutefois il va quand même être élevé sur
un trône, et on va garder la confiance qu'il va donner aux fidèles les
paroles qu'ils doivent croire et obéir pour leur salut éternel.
Comment un incroyant, qu'il soit un savant ou non, peut-il être le juge
de la véracité de la Parole de Dieu qui donne la vie éternelle à un
croyant ? Or, ces ennemis de la vérité, ces guides tordus
deviennent des juges de la Parole de Dieu, et reçoivent une considération
respectueuse qui approche quelques fois l'adoration. Comment des
hommes comme Westcott et Hort, qui firent parti du Comité de Révision
de 1881, purent traduire des passages qui se rapportent à l'expiation
vicariale, lorsque aucun d'eux ni croyaient. N'étant pas capable
de faire face à la vérité de la Parole de Dieu, ils la ré-écrirent
et la falsifièrent. Comment ? En définissant des mots
contrairement à leur signification naturelle, en altérant des mots
pour changer l'importance d'un verset, en enlevant des mots pour laisser
le message de Dieu à court de son but, en diluant les paroles de Dieu,
en utilisant des synonymes comme substituts qui n'ont aucun rapport avec
le sens original.
C'est
ainsi que les Critiques Textuelles exercent leur métier de fraudeur.
Mais vous direz: Comment le Critique Textuel peut-il être blâmé
pour simplement rapporté ce qu'il découvre ? Après tout, si les
manuscrits et tous les autres évidences semblent être en désaccord,
n'avons-nous pas besoin d'un expert pour mettre de l'ordre dans tout ce
chaos ? Pour maintenant, nous vous implorons de ne pas accepter à
priori leurs affirmations qu'ils ne font que rapporter ce qu'ils ont découvert.
La Parole de Dieu, qu'ils disent avoir diligemment trié de la masse des
manuscrits, n'est rien d'autre qu'une marmite remplie du poison de
suppositions, d'hypothèses, de théories, et de mensonges déguisés
qui nous sont parvenus à travers les siècles, par des esprits tordus
comme eux avec l'expérience de pervertir la vérité. Il est vrai
que nous pouvons rencontrer certaines hypothèses ingénieuses qui
semblent contenir des renseignements utiles; mais soyez assuré, elles
ne sont que le nouveau visage d'une vieille hérésie, et 999 fois sur
1,000, elles se trouvent parmi les hérésies des trois premiers siècles".
L'apostasie
de Wescott et Hort:
J'ai
démontré clairement que la prolifération des fausses Bibles est issue
de la science connue comme la Critique Textuelle, et que cette science
est loin d'être au-dessus de tout soupçon. Il existe de très sérieuses
raisons pour le penser. Deux des plus grands apostasiés de la foi
chrétienne représentaient l'Église Anglicane dans le Comité de Révision
de 1881: B.F. Westcott (1825-1901) et F.J.A. Hort (1828-1892).
Ceux-ci sont considéré comme les plus grands savants de la Critique
Textuelle par tous les apostasiés modernes. Ces deux érudits, vénérés
par presque tous les théologiens et pasteurs de notre temps, pressèrent
ce Comité par leur expertise séductrice, et semèrent le doute sur la
valeur du Texte Reçu Grec. Ils réussirent à convaincre les
autres membres du Comité que les plus anciens manuscrits (Vaticanus et
Sinaiticus), rejetés par les Réformateurs, étaient "les
meilleurs et les plus sûrs"; et présentèrent aux membres le
texte qu'ils avaient compilé de ces manuscrits comme "une copie du
Texte Original". Or, nous avons amplement d'évidences pour
montrer que Westcott et Hort, "les pères des nouvelles versions de
la Bible", comme ils sont ainsi nommé par Cecil J. Carter, furent
des faux chrétiens. Les preuves qui vont suivre suffiront pour le
démontrer. Le livre du fils de F.J. Hort contient plusieurs
lettres révélatrices de son père.
Voici
ce que Hort écrivit à Westcott le 15 Octobre, 1860: "Je
suis entièrement d'accord... avec ce que tu dis sur l'Expiation,
ayant cru pour plusieurs années que l'union du chrétien avec Christ
lui-même, est la vérité spirituelle de laquelle la doctrine
populaire de la Substitution est une fausseté immorale et matérielle...
Certainement, rien ne peut être plus anti-scripturaire, que le
principe moderne qui limite aux souffrances et à la mort de Christ la
charge de nos péchés; mais il est vrai que ceci est seulement l'aspect
d'une hérésie presque universelle".
Dans
une autre lettre il dit: "Je confesse n'avoir aucune répugnance
pour la doctrine primitive que la rançon a été payé à Satan,
quoique je ne peut lui donner mon plein support. Mais je ne peut
voir aucun autre moyen qui valorise la doctrine de la rançon; n'importe
quoi est mieux que la notion qui dit que la rançon a été payé au Père".
Il
est évident ici que la position de Hort est la même que celle d'Origène. Dans
une lettre du 6 Juillet, 1848, à un nommé John Ellerton, Hort écrivit:
"Le
point de vue pur de l'Église Romaine semble plus prêt de la vérité
que celui des Évangéliques".
Le
21 Octobre, 1858, il écrivit à Rowland Williams:
"Je
suis d'accord pour condamner les doctrines principales des Évangéliques
qui sont pour moi des perversités... Il y a je crains, de
sérieuses différences entre eux et nous en ce qui concerne l'autorité,
et principalement l'autorité de la Bible".
Dans
une lettre du 20 Décembre, 1851, il écrivit:
"Je
n'avais aucune idée de l'importance des textes, ayant lu très peu du
Testament Grec, et m'ayant attardé à ce vilain Texte Reçu...
Pense à ce vil Texte Reçu qui repose entièrement sur des
manuscrits tardifs: c'est une bénédiction que nous en avons de
plus anciens".
Hort
se réfère ici au Codex Vaticanus et possiblement au Codex Regius de
Paris. Le but de Hort fut de détrôner le Texte Reçu et le
remplacer par son propre texte grec. Mais le texte de Westcott et
Hort n'est qu'une épée fantôme qui n'est d'aucune force contre l'Épée
du Texte Reçu, tel que nous le trouvons traduit dans la Bible Martin et
la Bible Ostervald.
Comment
est-il possible que des chrétiens placent leur confiance en de tels
hommes qui sont des ennemis avoués de notre foi et de la pure Parole de
Dieu ? Westcott et Hort sont des apostasiés tout comme leurs
partisans, ces parasites textuels qui rongent le fondement de notre foi
comme: Johann Griesbach (1745-1812), Carl Lachman (1793-1851),
A.F.C. Tischendorf (1815-1874), S.P. Tregelles (1813-1875), Kurt Aland
(1968), etc. Honoré de tels hommes, les admirer, ou rendre la
moindre considération à leurs théories, serait de la folie pure;
pire, ce serait de l'apostasie. Pourtant, plusieurs de nos
pasteurs, théologiens, exégètes, historiens, auteurs, et évangéliques
gardent une confiance aveugle en ces apostasiés, et supportent leurs théories
comme sortant de la bouche de Dieu même. Pour en nommer seulement
quelques-uns, reconnus chez les chrétiens de langue française, nous
avons: F.F. Bruce, A. Lamorte, Alfred Kuen, Frédéric Godet, J.
M. Nicole, et René Pache.
F.F.
Bruce:
"Les Documents du Nouveau Testament: peut-on s'y fier ?"
A
la page 15 de son livre, Bruce loue la sagesse de Lightfoot, Tischendorf,
Tregelles, etc. Aux pages 16 et 17, il affirme comme tout bons
partisans du modernisme que "les manuscrits les meilleurs et les
plus valables" sont: le Codex Vaticanus et le Codex
Sinaiticus.
A.
Lamorte:
"Problèmes des versions françaises de la Bible".
A
la page 13 de son livre, il nous est dit: "Nous avons trois
sources d'informations grâce auquelles il est permis de postuler des
textes originaux: les manuscrits, les versions et les
citations des Pères". A la page 14, il nomme les manuscrits
les plus renommés pour lui et ses semblables, comme étant: le
Codex Sinaiticus, le Codex Alexandrinus, le Codex Vaticanus, et le Codex
d'Ephrem. A la page 15, nous le voyons s'exprimer comme un bon
poli-ti-chien: "Les nombreuses variantes qui existent entre
ces divers manuscrits ne portent que sur des éléments sans grande
importance, et qui ne fausse jamais le sens du texte".
Il faut dire que Lamorte ne considère point l'intégralité de la
Parole de Dieu comme étant important. Il est vrai que les
variantes sont sans grande importance, mais uniquement dans la masse des
manuscrits Byzantin (95%) d'où nous avons le Texte Reçu. Lorsque
ceux-ci sont comparé aux manuscrits Alexandrien (Vaticanus, Sinaiticus,
Alexandrinus), la marge des différences est comme le ciel et l'enfer.
Alfred
Kuen:
"Parole Vivante".
Dans
la "Préface" de sa "synthèse des meilleures versions
actuelles" (pg. 9), qu'on peut considérer comme un texte éclectique,
Kuen nous dit: "Les découvertes archéologiques de nouveaux
manuscrits nous ont donné un texte plus sûr... Les
traductions récentes tiennent compte de ces recherches".
Voici donc un adhérent du Culte de l'Intelligence qui suit dans les pas
d'Origène et de Westcott et Hort. Dieu fut incapable de préserver
sa Parole, il faut donc se confier aux sciences de l'Archéologie et de
la Critique Textuelle pour qu'elle soit restaurée.
J.M.
Nicole:
"Précis d'Histoire de l'Église".
Nicole
nous laisse clairement voir à qui il a donné son adhésion à la page
247 de son livre: "Des travaux très utiles furent réalisés
par Tischendorf (1815-1874), Soden, Nestlé et d'autres pour établir
le texte du Nouveau Testament sur la base de meilleur manuscrits.
La découverte de plusieurs manuscrits et papyrus importants facilita ce
travail". Il faut se demander sérieusement où était la
Parole de Dieu avant la découverte de ces manuscrits si important.
On voudrait nous faire croire que le Seigneur avait abandonné sa Parole
antérieurement, et qu'il fallait attendre l'arrivé des dieux de la
Critique Textuelle pour nous assurer de l'avoir "sur la base de
meilleur manuscrits". Ce concept serait une farce s'il ne
serait pas si tragique. Notre foi et notre salut doivent-ils dépendent
des hommes avec leur Bible restaurée, ou de Dieu avec sa Parole préservée
de leur folie ?
René
Pache:
"L'inspiration et l'autorité de la Bible".
Très
informatique, ce livre joui d'une grande popularité parmi les chrétiens
francophones. Malheureusement, Pache suit le courant pollué de la
Critique Textuelle de Westcott et Hort, qu'il admire à profusion.
A la page 223 de son livre, il dit: "Des hommes tels que B.F.
Westcott et F.J.A. Hort, par leur Nouveau Testament Grec, ont apporté
une contribution inappréciable à la science de la critique
textuelle". A la page 174, Pache se déclare catégoriquement
en faveur du texte falsifié des apostasiés: "...les savants
B.F. Westcott et F.J.A. Hort ont accompli une oeuvre monumentale pour la
restitution du Texte Original du Nouveau Testament Grec, en
1881". A la page 175, Pache nous laisse voir la perversion et
l'hypocrisie des partisans du Culte de l'Intelligence qui, tout comme
lui, se sont prostitué aux théories subversives de Westcott et Hort:
"Warfield continue en disant que la grande masse du Nouveau
Testament nous a été transmise sans, ou presque sans variations.
On peut affirmer avec compétence que le texte sacré est
valablement exact; aucun article de foi, aucun précepte moral n'ont été
pervertis ni perdus. Ailleurs, le même auteur exprime sa
conviction que, dans le Nouveau Testament de Westcott et Hort, nous
avons [en substance le texte autographique]".
D.A.
Carson:
"The King James Version Debate: A plea for Realism".
Cet
apostasié hautin et venimeux est très peu connu des chrétiens
francophones en général. Mais puisqu'il entretient des relations
étroites avec le nid des apostasiés au Québec, SEMBEQ (le Séminaire
Baptiste Évangélique du Québec) où il fait parti du personnel
enseignant, il convient de le mentionner. Carson est un ennemi
avoué du Texte Reçu Grec qu'il déteste profusément, et un grand
admirateur du texte grec perverti de Westcott et Hort. A la page
27 de son livre, Carson déclare que "le texte Alexandrien
(Vaticanus) a d'excellentes certifications". A la page 70 il
affirme que "Jean 5: 3b-4 ne fait point parti du Texte
Original". Ce n'est pas sans raison que Carson est supporté
par SEMBEQ, car ce repair des apostasiés francophones maintient une mème
position dans sa Confession de foi: "Nous croyons que la
Bible est la parole de Dieu complète; que les soixante-six livres, tels
qu'ils ont été écrits à l'origine, comprenant l'Ancien et le
Nouveau Testament, furent inspirées verbalement par l'Esprit de
Dieu et furent entièrement libres d'erreur, que la Bible est
l'autorité finale en toute matière de foi et de pratique, et la vrai
base de l'unité chrétienne". En d'autres mots, cette déclaration
subtile et séductrice qui affirme que seulement les autographes sont
inspiré et libres d'erreur, nous dit que la Bible que nous avons présentement
entre nos mains n'est point inspiré ni libre d'erreur. L'autorité
des apostasiés repose donc sur un texte non-existant et sur les spéculations
des critiques textuel; et leur foi et leur salut repose sur une Bible
fantôme qui n’existe plus. Le Directeur de SEMBEQ, Jacques
Alexanian, manipulateur textuel et psychologique professionnel,
arrogant, orgueilleux et pédant, surnommé aussi le Pape Baptiste, a même
déclaré devant témoins que les passages de Marc 16: 9-20; Jean 7: 53
à 8: 11; 1 Jean 5: 7; et plusieurs autres, ne sont point la Parole de
Dieu. La multitude de clones parasites qu'il a formé à son
image, comme des sauterelles infernales qui ravagent la moisson céleste,
injectent ce venin dans la conscience d'un grand nombre de croyants au
Québec et ailleurs, et occasionnent un empoisonnement de sang spirituel
qui ne peut être guéri sans une transfusion.
Nous
venons de voir les déclarations solennelles des apostasiés modernes
qui s'accordent toutes pour dire que le Texte Original du Nouveau
Testament n'est plus le texte des Apôtres, des Vaudois et des Réformateurs,
texte que Dieu nous a préservé pur et intact dans la famille des
manuscrits Byzantins; mais le texte de Westcott et Hort, la Bible des
savants de la Critique Textuelle basée sur les manuscrits les plus défectueux
et corrompus qui existent. On voudrait nous faire croire que le
Texte Reçu Grec d'Étienne, latinisé Stéphanus, de Bèze, et des frères
Elzévir enseigne exactement le même christianisme que le Texte Néologique
de la Critique Textuelle. Ceci est un mensonge monstrueux, un
blasphème contre l'Esprit de la Parole de Dieu, comme nous voyons dans
cette comparaison entre la Bible Segond N.E.G. et la Bible Ostervald, édition
1996:
"Si
vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce
que l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu, repose sur vous" (1
Pierre 4: 14; version Segond N.E.G., 1979).
"Si
on vous dit des injures pour le nom de Christ, vous êtes bienheureux;
car l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu, repose sur vous. Il
est blasphémé par eux, mais il est glorifié par vous" (1
Pierre 4: 14; version Ostervald, édition 1996).
Les
mots soulignés ne se trouvent point dans les versions polluées qui
"ne glorifient point Christ" et qui cherchent à cacher leurs
blasphèmes. L'enjeu est beaucoup plus sérieux que la majorité
des chrétiens pensent, car il n'y a aucun pardon pour ceux qui blasphèment
contre le Saint Esprit (Matt. 12: 31; Luc 12: 10). Ainsi il existe
une grande différence entre le christianisme du Texte Reçu et celui du
texte blasphématoire de la Critique Textuelle compilé par Westcott et
Hort. Ces différences ou variantes sont loin d'être
insignifiantes, nous dit Barry Burton (Let's Weigh the Evidence:
Which Bible is the real Word of God ?): "Le fait réel
est que les doctrines essentielles de la Foi chrétienne sont attaquées:
la doctrine de la Trinité, de la Divinité de Christ, son Incarnation,
l'intégralité et l'inspiration de la Parole de Dieu, et le salut par
la grâce par le moyen de la foi en Christ. Existe t'il d'autres
modifications ? OUI. Il existe entre 5,000 et 36,000
changements, dépendant quelle version vous regardée".
"Gardez-vous
des faux prophètes, qui viennent à vous en habits de brebis, mais qui
au-dedans sont des loups ravissants. Vous les reconnaîtrez à
leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des
figues sur des chardons? Ainsi tout bon arbre porte de bons
fruits; mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon
arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de
bons fruits. Tout arbre qui ne porte point de bon fruit est coupé
et jeté au feu. Vous les connaîtrez donc à leurs fruits" (Matt.
7: 15-20).
"Gardez-vous
des faux prophètes et de leurs livres qu'ils prétendent être la
Bible", nous dit Donald T. Clarke (Bible Version Manual).
"Les traductions modernes contiennent, il est vrai, quelques bonnes
vérités. Mais, il est aussi vrai que ces vérités sont mélangées
avec des erreurs. Ceci place les versions modernes au premier rang
pour recevoir le trophée qui sera donné pour la "tiédeur".
Le point de vue que Dieu maintient face à un tel mélange, n'est pas si
optimiste comme certains voudraient le croire. Il va rejeté de côté
ceux qui utilisent des Bibles tièdes (Apoc. 3: 16). Mais il va
honorer sa Parole intégrale et va la préserver comme il l'a toujours
fait".
Les
Bibles modernes ont ces choses en commun:
a)
Elles sont tous basées sur les mêmes manuscrits corrompus et défectueux
de la Septante, que les apostasiés prétendent être "les plus
anciens et les meilleurs": le Vaticanus et le Sinaiticus.
b)
Elles contiennent tous des divergences importantes lorsqu'elles sont
comparées avec une Bible fidèle comme la Bible Martin et la Bible
Ostervald, ainsi que la célèbre King James.
c)
Elles s'attaquent tous aux doctrines essentielles de la foi chrétienne,
malgré les affirmations du contraire par les tièdes du modernisme.
d)
Elles s'opposent tous au texte de la Bible des Réformateurs dans sa
traduction anglaise de la King James, dans ses traductions françaises
de la Martin et de l'Ostervald, dans sa traduction italienne de la
Diodati, dans sa traduction allemande de Luther, dans sa traduction
espagnole de la Valera, et dans sa traduction portugaise de l'Almeida.
e)
Elles sont tous des falsifications de la Parole de Dieu.
f)
Elles sont tous responsables de causer le doute sur ce que Dieu dit,
faisant de lui un menteur et l'auteur de la confusion.
g)
Elles prétendent tous être basées sur "les Textes
Originaux", lorsqu'en réalité elles sont basées sur le texte
falsifié de Westcott et Hort, nommé aussi le Texte Minoritaire et le
Texte Néologique.
Toutes
les versions modernes basées sur le texte de Westcott et Hort, comme la
Segond, la Darby, la TOB, la Jérusalem, ou autres; contiennent tous
"une puissance d'égarement", et sont une menace réelle pour
le Christianisme authentique. "Les nouvelles Bibles",
nous dit Bruce Pringle, "subtilement influencées et modifiées
pour être en accord avec les soi-disant "meilleurs
manuscrits", "les manuscrits les plus précis", et les évidences
de manuscrits nouvellement découvert comme les Codex Gnostiques de Nag
Hammadi et les manuscrits Esséniens de la mer Morte, ont déjà
convaincu plusieurs de marcher dans la voie du faux Christ qu'ils représentent;
un Christ qui va les diriger à leur mort plutôt qu'à la vie éternelle".
Toutefois,
de grands hommes de Dieu se sont opposé aux théories insensées de
Westcott et Hort avec des preuves irréfutables à l'appui. Le
plus prestigieux de ceux-ci est John William Burgon, un contemporain de
Tischendorf et de Westcott et Hort. Citant le Dr. Edward F. Hill,
un champion du Texte Reçu, David Otis Fuller nous dit: "Burgon
fut un ardent défenseur du Texte Byzantin (Texte Reçu), texte qui est
trouvé dans la grande majorité des manuscrits du Nouveau Testament.
Il donna à ce texte le nom de "Texte Traditionnel", indiquant
ainsi sa conviction qu'il fut le Texte Authentique qui, par tradition
perpétuelle, fut transmis fidèlement sans interruption de génération
en génération dans l'Église de Christ depuis le temps des apôtres.
Sur les théories insensées de Westcott et Hort, Burgon avait écrit:
"A leurs spéculations, nous opposons des faits. Ils
exaltent "B" (Vaticanus) et "Aleph" (Sinaiticus) à
cause que selon leurs opinions ces copies sont les meilleurs.
Ils tissent des toiles ingénieuses et inventent des théories
subtiles, à cause que leur paradoxe de la minorité contre
la majorité des manuscrits demande de l'ingéniosité et de la subtilité
comme support... Il m'est impossible de croire que la promesse de
Dieu a tellement manquée, qu'à la fin de 1,800 ans, il fallut que le
texte de l'Évangile soit cueilli d'un panier à ordures du Couvent de
St. Catherine par un critique Allemand; et que le texte entier dû être
remodelé d'après le type établi par une couple de copies qui furent négligées
pendant quinze siècles, et qui doivent probablement leur survie à
cette négligence; lorsque des centaines d'autres copies subirent
tellement l'usure qu'ils laissèrent leur témoignage aux copies fidèles
qu'on en fit. Le Dr. Hill touche précisément le point lorsqu'il
dit: Pour un chrétien orthodoxe, le point de vue de Burgon est le
seul qui est raisonnable... Burgon avait raison en rejetant complètement
les affirmations de Tischendorf, de Tregelles, de Westcott et Hort, et
d'autres savants contemporains qui insistent, qu'à cause du résultat
de leurs labeurs, le vrai texte du Nouveau Testament fut finalement découvert
après qu'il fut perdu pour quinze siècles".
Au
sein d'une vrai assemblée chrétienne, il ne peut y avoir d'attitude prétendument
neutre sur le sujet de la prolifération des fausses Bibles.
S'agissant d'une question aussi importante que le vrai texte de la Bible
Authentique, retrouvé dans la Martin et l'Ostervald, il nous faut
parler d'une manière décisive et sans aucune hésitation. Dire
que le problème n'existe pas ou est sans importance serait insensé.
La logique même nous dit que deux affirmations contraires ne peuvent être
les deux véridique. Ainsi deux Bibles qui se contredisent, comme
l'Ostervald et la Segond, ne peuvent être les deux la pure Parole de
Dieu dans toute son intégralité. Si une est vrai, alors l'autre
est fausse. La Bible dit clairement que Dieu n'est point un Dieu
de confusion (1 Cor. 14: 33). Puisque le Seigneur n'est pas
l'auteur de la confusion, il n'est pas difficile de voir qui l'est.
Satan lui-même ne se déguise-t-il pas en messager de lumière.
Ce n'est donc pas un grand sujet d'étonnement si ses ministres aussi se
déguisent en ministres de justice (2 Cor. 11: 14, 15) pour falsifier la
Parole de Dieu (2 Cor. 2: 17) et renverser l'Évangile de Christ (Gal.
1: 7-9) par des versions diluées et polluées.
"La
dernière génération de chrétiens va être divisée entre les
croyants en la Bible Authentique et les apostasiés qui placent leur
confiance en les versions modernes", nous dit Peter S. Ruckman (Problem
Texts). "L'apostasié fondamentaliste moderne est un
humaniste libéral lorsqu'il est confronté à l'autorité de la Parole
de Dieu. Il va professer sa foi dans les manuscrits originaux (les
autographes) puisque personne ne peut les vérifier, car ils n'existent
plus; et il peut dire qu'il croit dans l'inspiration verbale et plénière
des mêmes originaux, car personne ne peut examiner s'il ment ou non.
Alors pourquoi fait-il des déclarations dogmatiques ? Simplement
parce que mentir fait parti du Credo du Culte Alexandrien de nos
apostasiés modernes. Selon eux, il est légitime de mentir en
attaquant l'autorité de la Bible Authentique, ses traductions et
versions autorisées et officielles. Peut-on nous confier en des
gens comme Westcott, Hort, Lightfoot, et leurs partisans (comme F.F.
Bruce, A. Lamorte, Alfred Kuen, J.M. Nicole et René Pache) ?
Absolument pas, car ils sont tous des menteurs professionnels.
Aucun d'eux croient dans un Livre infaillible, à moins qu'ils
professent leur foi dans le fantôme nébuleux de "l'original
illisible", et se déclarent pour l'inspiration de "l'inconnu
verbal". Après avoir confessé qu'aucun texte grec est
parfait, ils pensent nous impressionner en citant "une autorité
imparfaite" qu'ils ont annulée avant même de la citer. Or
lorsque l'érudition biblique dit une chose et que la Bible en dit une
autre, l'érudition biblique peut aller chez le Diable, disait le grand
prédicateur Billy Sunday".
Tous
les apostasiés modernes nous proposent des sentiers nouveaux qui nous
engagent à délaisser l'ancien chemin de la Bible Authentique des
Vaudois et des Réformateurs. Avec les théories diverses des
critiques textuels, ils veulent nous diriger dans une multitude de
sentiers supposément meilleurs; car ils disent que l'ancien a trop
d'embûches, et qu'il fut nécessaire d'en construire des nouveaux qui
respectent les normes scientifiques les plus excellentes. Ainsi
ils nous construisent de belles et vastes autoroutes où nous pouvons
circuler plus sûrement vers les buts qu'ils nous proposent; que sur ce
bon vieux chemin raboteux qui nous amenait à notre destination
difficilement et lentement. Certes, pour ceux qui ont des yeux
pour voir, le chemin des nouvelles versions qu'ils nous proposent, comme
la Segond, la T.O.B. et la Bible en Français Courant, est nul autre que
le chemin qui mène à la perdition.
Arthur
Gook (Un jeune homme peut-il se fier à sa Bible ?) nous fait
remarquer que "le Dr. J.W. Mendenhall a fait le compte, dans un
ouvrage de valeur, des théories diverses avancées par les critiques
textuels depuis l'an 1850 pour expliquer l'origine de la Bible. Il
en a trouvé 747, dont 603 ont dû être abandonnées, tandis que les
144 autres sont en voie de l'être aussi. Il en a à peine deux
qui soient d'accord, et la plupart se contredisent. Supposons-nous
en voyage, en voyage, traversant un désert sur une bonne route; cinq ou
six hommes nous rejoindrent et décident de nous accompagner. Ils
se disent bien familier avec la région, et les voilà que bientôt ils
nous avertissent des nombreuses difficultés qui nous attendent si nous
persistons à suivre la route que nous suivons. Ils nous engagent
à l'abandonner, car elle est tellement "démodée", et ils
veulent bien nous en montrer une meilleure que leurs connaissances
"scientifiques" supérieures leur ont fait connaître,
disent-ils. Sur leurs conseils, nous quittons la grande-route, et
nous arrivons bientôt sous leur conduite à une croisée de chemin d'où
partent cinq ou six sentiers dans des directions diverses. Et voilà
tous nos compagnons en désaccord. Chacun propose le sentier de
son choix, et nous engage à le suivre. Chacun peut appuyer sa
manière de voir par "les dernières données de la science",
et pas un ne peut comprendre que nous ayons l'étroitesse de refuser de
nous engager dans le sentier qu'il préconise. Qu'y a-t-il de
mieux à faire dans ces circonstances ? Je crois que tout homme
raisonnable lâchera ces mauvais guides pour regagner aussitôt la bonne
vieille route, en dépit de leurs remarques sarcastiques à l'adresse de
ceux qui refusent de se plier à ce qu'ils appellent "les résultats
acquis de l'érudition moderne". A combien plus forte raison
agirons-nous ainsi, en présence des 747 guides qui nous ventent leurs
747 sentiers".
"Ainsi
a dit l'Éternel: Tenez-vous sur les chemins, et regardez, et enquérez-vous
des sentiers d'autrefois, quel est le bon chemin; et marchez-y, et vous
trouverez le repos de vos âmes ! Et ils répondirent: Nous
n'y marcherons point. Et j'ai établi sur vous des sentinelles:
Soyez attentifs au son de la trompette ! Et ils répondirent:
Nous n'y serons point attentifs... Écoute terre ! Voici, je
fais venir un mal sur ce peuple, c'est le fruit de leurs pensées; car
ils n'ont point été attentifs à mes paroles, et ils ont rejeté ma
loi" (Jérémie 6: 16-19; version Ostervald).
Chapitre
3
Textes
Hébreu et Grec de la Bible Authentique
Nous
sommes dit par certains partisans des théories de Westcott et Hort, que
Moise n'aurait pu être le rédacteur des livres de la Loi, parce que l'écriture
n'existait point" en ce temps là (The Word of God in English,
par: Bruce Pringle), attribuant l'invention des caractères
alphabétiques à une date ultérieure. Mais nous savons, d'après le témoignage
de Jésus lui-même, que Moise Fut celui qui rédigea les livres de la
Loi:
"Car
si vous croyiez Moise, vous me croiriez aussi; car il a écrit de moi.
Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes
paroles" (Jean 5: 46, 47).
Il
existe d'ailleurs un ancien manuscrits, le Papyrus de Ebers qui date de
plusieurs centaines d'années avant Moise, et qui contient une écriture
d'une qualité exceptionnelle. Ceci nous indique que l'écriture fut déjà
un art hautement avancé, longtemps avant l'existence même de Moise.
Selon le professeur Arthur C. Custance (The Seed of the Woman):
"Ces écrits d'avant le déluge furent sûrement préservés, et
comme le suggère Wiseman, ceux-ci passèrent de Seth à Noé sous forme
d'un héritage. Par après, ces précieux documents passèrent de Shem
à Abraham, et finalement à Moise qui les éditas". Nous
pouvons être assuré que si ce fut le cas, Moise agissait sous la
direction et l'inspiration de l'Esprit de Dieu dans son travail de rédaction
à partir de ces anciens documents. Certains prétendent même qu'un
livre d'Énoch authentique aurait fait parti de ces anciens manuscrits,
avant d'être pollué par des interpolations; mais nous n'avons aucune
preuve pour supporter cette théorie. Nous avons aussi les écrits
des prophètes qui furent désigné par Dieu comme autoritaire (2 Pi. 1:
20, 21). Leurs écrits furent reconnus comme les paroles de Dieu même,
et ne pouvaient être altérés ni modifiés sous aucun prétexte.
Joseph Flavius, historien Juif, écrivait au premier siècle: "Après
un laps de tant de siècles, aucun juif n'a osé ajouter, enlever, ou
transposer quoique ce soit des écrits sacrés". Depuis les temps
anciens, les scribes ou copistes, endossèrent ce principe de base en
faisant leurs copies soigneusement et avec précision. Jésus lui-même
qui cite souvent les Écritures, n'a jamais donné la moindre indication
que les copies de son temps, reconnues comme inspirées, purent contenir
la moindre corruption. En effet, il nous dit lui-même que "l'Écriture
ne peut être anéantie" (Jean 10: 35, version Martin). La Bible
nous indique elle-même que la prêtrise juive fut assignée la
responsabilité de garder et préserver le Texte Hébreu de l'Ancien
Testament:
"Et quand Moise eut achevé d'écrire les paroles de cette loi sur
un livre, sans qu'il en manque rien. Il fit ce commandement aux Lévites
qui portaient l'arche de l'Alliance de l'Éternel, et leur dit: Prenez
ce livre de la loi, et mettez-le à côté de l'arche de l'alliance de
l'Éternel votre Dieu. Et il sera là comme témoin contre toi" (Deut.
31:24-26).
Non seulement les
Lévites avaient-ils la charge énorme de garder les Écritures de
l'Ancien Testament sous la surveillance du Seigneur, ils devaient aussi
en faire des copies fidèles pour le roi:
"Et dès qu'il sera assis sur son trône royal, il écrira pour lui
dans un livre, un double de cette loi, qu'il recevra des sacrificateurs
de la race de Lévi" (Deut.17:18).
Une telle
pratique se répéta souvent au cours de l'histoire. Elle faisait partie
des fonctions vitales du ministère des Lévites dans le temple.
Le
Jéhojakimisme:
Traduit
et adapté du "Bible
Version Manual de Donald T Clarke".
Plusieurs
tentèrent de détruire et d'oblitérer les Écritures de l'Ancien
Testament, mais Dieu intervenait à chaque fois pour déjouer leurs
machinations. Une telle tentative nous est rapportée dans le chapitre
36 du livre de Jérémie:
"La
quatrième année de Jéhojakim, fils de Josias, cette parole fut adressée
à Jérémie par l'Éternel, en ces termes:"
" ... Et Baruc écrivit, sous la dictée de Jérémie, dans le
rouleau, toutes les paroles que l'Éternel lui avait dites",
(v.17,18).
"Et le roi envoya Jéhudi pour prendre le rouleau Et quand Jéhudi
l'eut pris de la chambre d'Elishama, le secrétaire, il le lut aux
oreilles du roi et de tous les chefs qui se tinrent debout près de
lui".
"Et il arriva, quand Jéhudi eut lu trois ou quatre colonnes du
livre, que le roi le coupa avec la canif du secrétaire, et le jeta au
feu dans le brasier, jusqu'à ce que tout le rouleau fût entièrement
consumé par le feu du brasier".
"Le roi et tous ses serviteurs, qui entendirent toutes ces paroles,
n'en furent point effrayés et ne déchirèrent point leurs vêtements".
"Toutefois, Elnathan, et Délaja, et Guémaria avaient fait des
instances auprès du roi, pour qu'il ne brûlât pas la rouleau; mais il
ne les écouta point".
"Prends un autre rouleau, et tu y écriras toutes les premières
paroles qui étaient dans la premier rouleau que Jéhojakim, roi de
Juda, a brûlé".
"Et je punirai sur lui, et sur sa postérité, et sur ses
serviteurs, leur iniquité; et je ferai venir sur eux, et sur les
habitants de Jérusalem, et sur les hommes de Juda, tout le mal que j'ai
prononcé contre eux, et qu'ils n'ont point écouté".
Le
Jéhojakimisme représente l'érudition biblique humaniste qui enlève
des passages entier de la Bible ou les ajoute dans des notes au bas des
pages du texte. Ceux qui demeurèrent silencieux sur la destruction du
texte de Jérémie, représentent les savants ou érudits sur les
langues Hébreu et Grec qui furent infectés par la Jéhojakimisme,
c'est à dire tous les partisans des théories de Westcott et Hort Cette
infection se voit surtout où nous voyons la reconnaissance académique
séculière. Ceux qui furent consternés , représentent les hommes et
les femmes qui ne sont point indifférent à ce sujet, et qui ne tolèrent
point que la Parole de Dieu soit mutilée. Ceux-ci ne sont point
populaires parmi les indifférents qui gardent le silence sur ceci, ne
voulant pas blesser l'amour illusoire qu'ils professent.
Le
Texte Massorétique Hébreu:
Le
Canon du texte de l'Ancien Testament fut reconnu comme terminé et scellé
depuis le temps de Esdras et Néhémie, et plus particulièrement depuis
le Concile de Jamnia en l'an 90. Le texte de l'Ancien Testament qu'ils
utilisèrent fut précisément le même qui est employé dans la Bible
d'Olivetan et ses versions de la Martin et de l'Ostervald. Ce fut en
effet le même texte qui fut utilisé par Jésus et ses disciples. Ce
texte suivait une longue lignée de copies fidèles qui maintenaient le
caractère et les mêmes mots que les autographes. La seule différence
est que ce fut un texte consonnal qui n'avait aucune voyelles. Les
scribes "massorètes" mot qui signifie
"traditionalistes", prirent la relève des Lévites pour
maintenir la pureté du texte. De l'an 500 à l'an 1,000, ils
introduisirent une méthode de préservation du texte qui fut la plus
ingénieuse jamais inventée. L'emphase fut sur la préservation même
de la plus petite lettre dans sa forme originale et pure. "Ils
inventèrent les points voyelles (Problèmes des versions françaises
de la Bible, par: A. Lamorte). Oeuvre admirable
qui témoigne du respect apporté à un texte qui se devait de
conserver, sous son aspect extérieur nouveau, tous les moyens d'une
lecture conforme. Ils ont inventé également tout un système
d'accents, afin de sauvegarder la lecture rythmée du texte Hébreu.
Points-voyelles et accents furent placés au-dessus, ou au-dessous du
texte, et non insérés dans le texte même, afin que ce dernier demeure
inchangé dans son aspect consonnal. Les massorètes n'ont en rien changé
ou altéré le texte original de l'Ancien Testament"
Tous
les moyens de sécurités imaginables furent utilisés pour protéger le
texte et assurer sa transmission. Le nombre de lettres dans chaque livre
fut compté par leur propre valeur numérique, et le total fut enrégistré
pour que le travail du copiste puisse être vérifié numériquement,
autant que visuellement. Pour plus de précision, ils comptèrent le
nombre de fois qu'un mot ou une phrase apparaissait dans le texte et notèrent
finalement toutes les particularités orthographiques pour éliminer
toutes les fautes. Si plus que trois erreurs furent trouvées, le
manuscrit entier fut détruit et on recommença le travail. Lorsque des
erreurs furent allouées, la correction fut notée dans la marge et
jamais dans le texte même.Chaque nouvelle copie devait être faite sur
des manuscrits approuvés et le texte écrit avec une encre spéciale
sur des peaux d'un animal considéré "pur" salon la Loi. Le
copiste devait prononcer chaque mot à voix haute. Tout devait être
copié directement d'un autre manuscrit et non de mémoire. Avant d'écrire
le nom de Dieu, il devait essuyer sa plume d'une manière révérencielle;
et avant d'écrire "Jéhovah", il devait laver tout son corps
de peur que le nom sacré sait pollué en l'écrivant.
Selon la divine providence de notre Dieu Souverain, la Texte Massorétique
Hébreu, nommé aussi Texte Traditionnel, fut imprimé au 15" siècles.
Les Psaumes furent imprimés en 1477 et la Bible en entier (Ancien
Testament) en 1488. Ce Texte Hébreu devint la base de l'Ancien
Testament de la Bible Allemande de Luther, de la Bible Française
d'Olivetan, et de la Bible Anglaise de la King-James. Ainsi notre Dieu
Tout-Puissant nous préserva sa Parole intacte à travers les siècles
dans le Texte Hébreu.
Tous
les anciens manuscrits connus de l'Ancien Testament à partir du 9"
siècle contiennent le Texte Massorétique Le premier critique textuel
à nous indiquer cela fut l'évêque Kennicott. De 1776 à 1780, il
publia à l'université d'Oxford, une liste de 634 manuscrits hébreux.
Il fut suivit par De Mossi, qui de 1784 à 1788 publia une liste de 8213
manuscrits de plus. Aucune variations substantielles Furent remarquées
par ces deux savants dans la totalité de 1,459 manuscrits.
Aujourd'hui,
nous faisons face à plusieurs tentatives de renverser et usurper le
Texte Sacré des Massorètes. Les ennemis de la pure Parole de Dieu
utilisent les découvertes archéologiques récentes, comme celles des
Manuscrits de la Mer Morte, pour accomplir leur sinistre travail. La
Pentateuque Samaritaine est un de ces manuscrits utilisés par les
apostasiés modernes. Ce manuscrit date du 13" siècle et fut
supposément découvert par le grand-prêtre Phinehas en 1335. Bruce
Pringle nous dit qu'il est composé de sections de différents
manuscrits d'origine incertaine. Il est rempli de corruptions textuelles
et s'accorde mot pour mot avec le Targum de Onkelos qui est une
paraphrase Araméenne traditionnelle de la loi de Moise. Une copie fut
trouvée en Europe en 1616 et fut publiée en 1628 par J. Morinus qui
proclama sa supériorité sur le Texte Massorétique. Ceci est la cas
pour toutes nouvelles découvertes utilisées par certains érudits
hostiles au Texte Traditionnel, pour affaiblir la position des Réformateurs
et des chrétiens fidèles sur l'autorité de la Bible Authentique. Nous
trouvons cette tactique de subversion dans la Bible de Jérusalem et
celle de Maredsous où nous trouvons la lecture de la Pentateuque
Samaritaine sur Deut. 27: 4 dans une note au bas du texte. Le Texte
Samaritain a changé "le mont Ébal" pour "le mont
Garazim", et dans Deut.11:30, "en face de Guilgal" est
changé pour "en face de Sichem", comme nous trouvons dans les
notes de la Bible T.O.B. sur ce passage. Les Samaritains firent ces altérations
dans le but de changer le siège d'autorité d'Israël à celui du Mont
Garazim (Jn.4:19-22); tout comme nos apostasiés modernes cherchent à
changer l'autorité du Texte Massorétique pour la Texte Samaritain. Il
existe des milliers d'autres manuscrits comme ceux de la secte des Esséniens
de Qumran, ceux de Nag Hammadi, et ceux de la Septante mythique, qui
sont loués et approuvés par la théologie libérale; et dont les
lectures seront ajoutées éventuellement et sournoisement dans les
versions modernes de la Bible, comme étant la Parole de Dieu même.
Le
Texte Reçu Grec:
Sous
l'ancienne alliance, le Saint Esprit nous préserva les textes de
l'Ancien Testament par l'entremise de la prêtrise d'Aaron; ce qui fut
la fonction des Lévites, et par après des copistes dévoués comme les
Massorètes. Mais sous la nouvelle alliance, chaque chrétien est un prêtre
(un sacrificateur), car la sacrificature Lévitique fut abolie par le
sacrifice de Christ. Pour cette raison, nous dit le Dr. Edward F. Hills
"The King-James Version Defended" "le Saint Esprit préserva
les textes du Nouveau Testament, non par une prêtrise spécialement désignée,
mais par 'la prêtrise universelle des croyants' authentiques depuis les
premiers siècles": "Mais vous, vous êtes la race élue, la
sacrificature royale, la nation sainte, le peuple acquis, pour annoncer
les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa
merveilleuse lumière", (1 Pi.2: 9) La logique de la foi nous dit
que le Texte Grec commun le plus utilisé par les fidèles depuis le début
du Christianisme, est le Texte Authentique Original préservé par son
utilisation commune dans la vrai Église de Christ, sous la direction du
Seigneur Jésus lui-même qui n'abandonne point sa Parole aux caprices
des hommes.
Il
en advient que l'utilisation commune de ce texte produisit une multitude
de copies fidèles que nous retrouvons dans la masse des anciens
manuscrits que nous possédons aujourd'hui, et dont le nombre est
reconnu être au-dessus de 5,000. Le Dr. Hills nous donne la
classification de ces manuscrits qui sont divisés en trois familles: la
famille de l'Ouest (Western), la famille Alexandrienne, et la famille
Traditionnelle ou Byzantine:La famille de l'Ouest (Western) consiste des
documents du Nouveau Testament dont la forme du texte est trouvée dans
les écrits de ceux qui sont nommés les Pères de l'Église,
principalement Irénée, Tertullien, et Cyprien. Un nombre de manuscrits
grecs contenant ce texte, dont les plus importants sont "D" et
"D2" sont les plus reconnus. Trois autres témoins de cette
famille sont la version en Vieux Latin, la Diatessaron de Tatien, et les
manuscrits Curétonien et Syriaque Sinaitique.La famille Alexandrienne
consiste des documents du Nouveau Testament dont la forme du texte fut
celle utilisée par Origène, et par les Pères de l'Église qui demeurèrent
en Alexandrie. Cette famille inclue les Papyrus 46, 47, 66, 75, B"
ou Vaticanus, "Aleph" ou Sinaiticus, ainsi que 2S autres
manuscrits grecs du Nouveau Testament. La version Copte appartient aussi
à cette famille. Westcott et Hort (1881) firent une distinction entre
le texte de "B" ou Vaticanus et les autres textes de la
famille Alexandrienne. Ils assignèrent le Codex Vaticanus, nommé dans
une classe à part; et le déclarèrent "Neutre".
Ceci
indiquait leur croyance que ce texte fut d'une pureté exceptionnelle et
n'avait pas été contaminé par les erreurs des textes de l'Ouest et
des textes Alexandriens. Ceci fut leur stratégie de subversion pour
renverser l'autorité du Texte Reçu. Ce complot fut reconnu par
plusieurs savants chrétiens qui rejetèrent la validité de cette
distinction erronée de Westcott et Hort. Mais quoique Westcott et Hort
furent les plus grands menteurs de l'ère Laodicéenne, ils réussirent
toutefois à influencer la courant de la Critique Textuelle adoptée par
nos apostasiés modernes. La famille Traditionnelle ou Byzantine inclue
la grande majorité des manuscrits grecs du Nouveau Testament dont
"A" (le Codex Alexandrinus) dans les Évangiles et
"W" dans Matthieu et dans les dernières parties de Luc. La
version Syriaque de la Peshitta et la version Gothique appartiennent
aussi à cette grande famille.
Les
citations de Chrysostome et des autres Pères d'Antioche supportent tous
le Texte Traditionnel. La majorité des lectures qui s'accordent tous
dans les manuscrits Byzantin forment ce qu'on nomme le Texte Majoritaire
par comparaison au Texte Minoritaire de Westcott et Hart. Le Texte Reçu
Grec des Réformateurs représente le Texte Majoritaire dans tout son
contenu et toutes ses recensions à partir d'Érasme de Rotterdam, de Théodore
de Bèze, d'Etienne, et des frères Elzévir qui lui donnèrent son nom
latin: "Textum Receptum" en 1633. Il est légitime de se poser
la question: Qu'est-il arrivé aux Manuscrits Originaux (les
Autographes) du Nouveau Testament; car il est évident que nous ne les
possédons pas aujourd'hui, quoique nous en avons les textes qui nous
furent transmis par des copies intégrales et fidèles dans la famille
Byzantine et dont plusieurs de ses lectures se trouvent dans les autres
familles.
Le
Rev. James Townley, D.D. nous dit "Townley's Biblical Literature,
vol.1, 1842" "Les Manuscrits Originaux n'existent plus.
Mais nous avons des évidences qui nous indiquent que certains d'eux
furent préservé pour longtemps dans les anciennes Églises chrétiennes.
Au début du 3" siècle, Tertullien affirma que plusieurs
Autographes existèrent encore en son temps à Corinthe, à Philippes,
à Thessalonique, et à Rome (De Proescriptionibus, sec. 36) Jérôme déclara
que l'Évangile Original de Matthieu écrit en Hébreu, se trouva dans
la librairie de Césarée fondée par Julius Africanus et dirigée par
Pamphile. Épiphane (310-403) écrivit que l'Évangile de Jean et les
Actes des Apôtres en Hébreu furent gardés dans la trésorerie des
Juifs en Tibériade.
Au
4" siècle, un évêque d'Alexandrie du nom de Pierre, disait que
l'Évangile de Jean écrit de la main de l'apôtre, était encore préservé
dans l'Église d'Éphèse où il fut vénéré par les croyants.
Frickius suggéra que les Autographes furent préservé dans les
archives de l'Église primitive, ou la "Tabularia Sacra". Il
croie que Ignace se réfère à ces archives dans son Épître aux
Philadelphiens. Plusieurs érudits tel que Usher et Dodwell sont du même
avis. La perte ou destruction des Originaux a produit la nécessité de
collecter et de comparer les manuscrits grecs ainsi que les anciennes
versions". De toutes évidences, il semblerait que les Originaux du
Nouveau Testament ont disparu lors de la persécution de Dioclétien qui
commença en l'an 303. J.M. Nicole nous rapporte que Dioclétien rêvait
d'exterminer le Christianisme. Par ses quatre édits successifs, il
ordonna la destruction des édifices du culte et des livres sacrés. Cécilien,
évêque de Carthage, dont l'autorité fut contesté par les Donatistes,
fut soupçonné d'avoir livré les Écritures pendant cette période.
Gildas, ancien historien Britannique écrivit: "Les Églises furent
détruites et tous les livres des Saintes Écritures furent brûlés
dans les rues" Il est possible que certains des Originaux survécurent
et existent encore aujourd'hui, mais le Seigneur n'a pas permis qu'ils
soient découverts; peut-être sont-ils sous les yeux même des
critiques textuels qui ne les reconnaissent point à cause de leur égarement
?
Les
copies fidèles des Autographes furent transcrites avec précision par
des chrétiens fidèles dirigés par le Saint-Esprit. Ce texte fut
parfois nommé "la Vulgate Grecque" (de vulgaire ou commun),
car il fut désigné pour la commun du peuple. La Bible ne fut jamais désignée
pour être la propriété du domaine privé d'un groupe de savants au de
critiques. Le discernement spirituel est basé sur la relation intime
qu'un individuel maintient avec le Seigneur Jésus-Christ, et non sur
son Quota Intellectuel. Avant son ascension, le Seigneur Jésus promit
à ses disciples que le Saint Esprit viendrait pour les diriger dans la
composition de sa Parole: "Mais quand celui-là, l'Esprit de vérité,
sera venu, il vous conduira dans toute la vérité, car il ne parlera
point de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et vous
annoncera les choses à venir" (Jn.16:13) L'Église fut guidée par
le Saint Esprit de trois différentes manières dans la sélection et la
préservation du Texte Original copié des Autographes. Par cette méthode,
l'Église primitive réussit à maintenir la pureté du Texte devant la
multitude de copies qui circulèrent parmi le peuple:
1)
La
direction du Saint Esprit fut ainsi, que les croyants fidèles
purent discerner précisément quel livres devaient être incorporés
dans le Nouveau Testament. Ce qui porta à la sélection de 27
livres dont la totalité compose le Nouveau Testament en entier.
Aucune entreprise humaine des récentes découvertes ne peut altérer
le nombre fixe de ces livres. Le Canon du Nouveau Testament est
scellé pour l'éternité.
2)
La
direction du Saint Esprit incluait aussi les Textes Grecs. Par
exemple, si deux manuscrits contenant l'Évangile de Jean furent présentés,
et qu'il existait quelques différences entre les deux textes; un
seul fut accepté et l'autre rejeté. La décision du choix se
portait en faveur du texte dont l'emphase était sur la divinité du
Seigneur Jésus-Christ. La manière par laquelle la divinité de
Christ est exaltée dans les Originaux, est par l'utilisation des
mots "Christ" et "Seigneur" lorsque le texte se
réfère à Jésus. Il est à remarquer que dans les versions
modernes, le mot "Christ" est enlevé seize fois et celui
de "Seigneur" douze fois. Nous contons 36 divergences de
ce genre en comparant la version polluée de Segond N.E.G. au texte
fidèle de la Bible Ostervald dans ces versets: Mat.13:51; Marc
9:24; Luc 4:41; 7:31; 23:42; Jean.4:42; Ac.7:30; 16:31; Rom.1:16; 1
Cor. 10:28; 15:47; 16:22,23; 2 Cor.4:10; 11:31; Gal.3:17; 4:7; 6:15,
17; Eph.3:9,14; Col. 1: 2 1 Thes. 1: 1; 2:19; 3:11,13; 2 Thes.1:8; 1
Tim.2:7; 2 Tim.4:1,22; Tite 1:4; Heb.3:1; 10:30; 1 Jean.1:7; 4:3;
Apo.12:17. Ceux-ci font partie d'une liste d'au-dessus de 300
divergences entre ces deux versions.
3)
Le
Saint Esprit dirigea les fidèles à rejeter les faux livres et les
manuscrits corrompus. Plusieurs en ce temps avaient écrit des
livres falsifiés et des manuscrits contrefaits, dont en voici
quelques uns: la Didaché au Doctrine des Douze Apôtres, la première
Épître de Clément, la Deuxième Épître de Clément, le Berger
d'Hermas, l'Apocalypse de Pierre, les Actes de Paul, l'Épître de
Polycarpe, les Sept Épîtres de Ignace, l'Évangile du
Pseudo-Matthieu, l'Évangile de la Nativité de Marie, l'Évangile
de Nicodème, l'Évangile de l'enfance du Sauveur, l'Histoire de
Joseph le Charpentier, l'Évangile de la Vérité, l'Évangile des
Égyptiens, l'Évangile de Thomas, l'Apocalypse de Paul, les deux
Apocalypses de Jacques, les Actes de Pierre, etc. Tous ces livres
sont disponibles aujourd'hui à ceux qui veulent les vérifier. Il
n'est pas difficile à concevoir que le Seigneur dirigea toute la
procédure du choix des livres authentiques comme celui des
manuscrits, car le raisonnement humain n'a pas la capacité
d'exercer un tel discernement (1 Cor.2:11-16).
J'ai
établi le fait que Dieu a dirigé les fidèles d'une telle manière
qu'ils purent reconnaître par son Esprit le Texte Original du Nouveau
Testament. Les manuscrits forgés ne furent pas utilisés par les chrétiens
authentiques, mais furent rejetés. Malheureusement certains d'eux
sont parvenus jusqu'à nous. Les manuscrits grecs utilisés par les
chrétiens des premiers siècles furent ceux que Dieu préserva pour
la génération futur. Ceux-ci furent copiés tellement de fois qu'ils
vinrent à dominer le peu de textes qui furent pervertis; au point que
de nos jours, 95 manuscrits sur 100 sont en parfait accord. Seulement
5% des manuscrits du Nouveau Testament portent des évidences de
corruption comme le Vaticanus et le Sinaiticus. Les Bibles Martin et
Ostervald s'accordent avec le Texte Majoritaire (95%) de la Vulgate
Grecque. Toutes les versions modernes ont abandonnées le Texte
Majoritaire pour se prostituer au Texte Minoritaire. Ceci est
l'attaque la plus sérieuse qui fut jamais lancée contre la Parole de
Dieu. Le Nouveau Testament des Bibles Martin et Ostervald est le
produit de la souveraine providence de Dieu désigné pour son peuple
de langue française.
Érasme
de Rotterdam:
Latinisé
"Desiderius Erasmus Roterodamus", Érasme fut un géant de l'érudition.
Les sources de la connaissance des Grecs coulèrent une autre fois dans
les plaines Européenne dû à la renaissance littéraire du 15" et
16" siècle. Celle-ci prit son essor avec l'afflux des manuscrits
grecs et des érudits chassés de l'empire Byzantin en 1453, lorsque les
Turcs prirent l'ancienne capitale de Constantinople (maintenant
Istanbul). La Renaissance fut facilitée par la découverte de
l'imprimerie qui fit connaître les oeuvres antiques au monde Européen.
En France on s'efforça d'enrichir la langue et de prêcher l'imitation
des Grecs, des Latins et des Italiens. Érasme sut canaliser ces sources
d'informations à l'avantage des Réformateurs.
Avant
ce temps, la Bible n'était qu'en Latin, les manuscrits des anciennes
versions étaient copiés fidèlement par les Vaudois depuis le 2"
siècle, principalement celle de la Vestus Itala au Version-en Vieux
Latin. Tandis que l'Église Catholique supportait la Vulgate Latine de Jérôme,
une version en vieux latin que celui-ci avait pollué avec des lectures
de l'Hexapla d'Origène sous l'ordre de son protecteur, le pape Damase 1
(366-384). Mais voici que les manuscrits du Texte Original Grec furent.
disponibles pour la première fois au monde Européen; et que ceux-ci
furent tous de la famille Byzantine.
Qui
ne peut voir l'intervention de Dieu dans tout ceci, afin que nous
puissions avoir sa Parole intégrale qu'il nous a préservée et destinée?
Érasme examina des centaines de manuscrits, mais en utilisa seulement
que quelques uns; car dans toute la masse des manuscrits, ceux qu'il
choisit pour composer son Nouveau Testament Grec, représentèrent avec
quelques variations, le texte général qui se trouve dans l'ensemble de
tous les manuscrits. Quoique ceux-ci ne sont pas tous identiques, les
variations qui s'y trouvent sont mineures et superficielles dans le
genre de texte unique qu'ils représentent.
En
comparant les évidences et en sélectionnant son matériel sous la
providence de Dieu, Érasme confirma la fidélité de l'Église
Vaudoise. Le Nouveau Testament Grec d'Érasme connu comme le Texte Reçu
se révéla être le Texte Authentique de la Parole de Dieu. Ainsi après
environ 1,000 ans de ténèbres spirituelles, le Nouveau Testament fut
imprimé dans sa langue originale en 1516, et occasionna la Réforme
Protestante par un retour à la pure Parole de Dieu comme seule autorité
de notre foi. Érasme fit paraître d'autres éditions de son Nouveau
Testament Grec. Celle de 1519 devint la base du Nouveau Testament de la
Bible Allemande de Martin Luther. Ce dernier utilisa aussi dans sa
traduction la Bible Bohémienne de Teplice, une ancienne version
Vaudoise en langue Germanique. Les éditions de 1516 et 1519 furent
utilisées aussi par Jacques Lefèvre d'Estaples, nommé Jacobus Faber
Stapulensis, dans sa traduction Française du Nouveau Testament qu'il
fit publié à Paris en 1523; et par le Vaudois Louis Olivier, nommé
Pierre Robert Olivetan, disciple de Jacques Lefèvre, dans sa traduction
Française du Nouveau Testament qu'il fit publié dans sa Bible de 1535.
Cette Bible Authentique d'Olivetan est celle que nous connaissons
aujourd'hui comme la Bible de Martin et la Bible Ostervald. Érasme fit
paraître trois autres éditions, notamment celles de 1522, 1527 et
1535. Lorsqu'il mourut le 12 Juillet 1536, ses ennemis déclarèrent:
"Érasme
a pondu l'œuf et Luther l'a fait éclore".
James
Townley nous dit qu'en publiant son Nouveau Testament, Érasme souleva
une troupe d'ennemis contre lui et contre le Texte Byzantin qui s'oppose
à celui de l'Église Catholique. Certains l'accusèrent d'actions téméraires
et d'autres ajoutèrent la marque d'inexactitude et d'hérésie à son
Nouveau Testament. Plusieurs de ses oeuvres littéraires furent
interdites et même condamnées à être brûlé, et lui-même échappa
de justesse au bûcher. En effet, c'est la coutume même aujourd'hui de
ceux qui sont hostiles au Texte Byzantin, de se moquer d'Érasme. Aucune
perversion des faits n'est assez grande pour diffamer son Nouveau
Testament Grec.
Tous
les apostasiés modernes comme D.A. Carson et Alexander Souter, prétendent
tous, sans aucune preuve à l'appui, que le Nouveau Testament d'Érasme
est rempli d'erreurs. Ainsi dit D.A. Carson, ennemi du Texte Reçu:
"Il existe des centaines d'erreurs d'imprimerie dans l'édition de
1516. Dans la préparation de son texte, Érasme utilisa plusieurs
manuscrits dont aucun contenait le Nouveau Testament en entier; car
celui qu'il utilisa pour l'Apocalypse ne contenait pas la dernière page
avec les six dernier versets. Il traduisit ainsi de la Vulgate Latine en
Grec et publia son texte". Il est à remarquer que ce serpent
venimeux ne mentionne pas que le Texte Minoritaire qu'il supporte est
basé sur un manuscrit (Vaticanus) dont le livre de l'Apocalypse en
entier ne s'y trouve pas, incluant plusieurs autres livres et passages.
Il
est vrai que certains passages de la Vulgate Latine furent utilisés par
Érasme, mais comme nous dit Bruce Pringle, ils furent insérés dans le
Texte Reçu selon la direction de la providence de Dieu qui veille sur
sa Parole. D'ailleurs, il est évident que la Vulgate Latine a retenue
plusieurs passages authentiques de l'ancienne Vestus Itala avant que
celle-ci fut pollué par Jérôme. L'intervention de Dieu était nécessaire
pour rétablir le texte de sa Parole dans la sélection des lectures
choisies par Érasme, pour occasionner la Réforme.
Robert
Estienne:
Connu sous le nom
latin de Stéphanus, Robert Estienne fut le premier à introduire la
division du Nouveau Testament en versets. Imprimeur de métier, il
publia quatre éditions grecques du Nouveau Testament, dont celle de
1550 fut largement utilisée par les traducteurs de la célèbre Bible
Anglaise, la King-James. Son texte est celui d'Érasme de Rotterdam
qu'il vérifia sur la base de quinze autres manuscrits additionnels. Il
imprima sa première édition en 1546 avec l'aide de son fils Henri;
puis une en 1549, 1550, et 1551.
Théodore
de Bèze:
Collaborateur de
Jean Calvin, Bèze fut donné des Vaudois de très anciens manuscrits
qu'il compara avec le texte d'Érasme et celui d'Estienne et fit une
nouvelle édition du Texte Reçu. Le Dr. David Otis Fuller nous dit:
"Calvin et Bèze étonnèrent et confondirent la monde avec les
manuscrits grecs qu'ils découvrirent... et qui contenaient le Texte
Authentique des apôtres". Bèze publia à Genève quatre éditions
du Texte Reçu: 1565,1582, 1588, et 1598. Celle de 1598 ainsi que les
deux dernières d'Estiennes furent les sources principales utilisées
pour la version autorisée anglaise de 1611, la King-James.
Les
frères Elzévir:
Bonaventure
et Abraham Elzévir publièrent trois éditions du Texte Grec
Majoritaire ou Texte Traditionnel dans la ville de Leyden: 1624, 1633,
et 1S41. Pour cette entreprise, ils suivirent l'édition de Bèze de
1565, avec quelques variations. Leur texte est celui qui fut nommé pour
la première fois, le Texte Reçu ou Textus Receptus. Ce titre fut
associé par après à tous les Textes Grecs qui représentent la Texte
Byzantin ou Texte Majoritaire.
F.H.A.
Scrivener:
Collaborateur
et défenseur du Texte Reçu avec J.W. Burgon, Scrivener publia deux éditions
du Texte Grec à l'université de Cambridge en 1894 et 1902. Son texte
est celui qui fut adopté par la "Trinitarian Bible Society"
et par Jay P. Green dans son "Interlinear Greek-English New
Testament".
Toutes
ces éditions représentent substantiellement le même Texte Majoritaire
avec quelques variations insignifiantes. L'accord qui existe entre tous
ces textes nous indique que le Texte Reçu est le Nouveau Testament
Authentique qui, par les Vaudois et les Réformateurs, nous est parvenu
des Apôtres. Et sans aucun doute, les dirigeants de la Réforme,
Vaudois, Allemands, Français, Anglais, Italiens et Hollandais, en
furent entièrement convaincus par le Saint-Esprit. Ce Texte glorieux
est celui qui est à la base du Nouveau Testament de la Bible
Authentique de langue française.
"La
Bible Authentique"
Les Vaudois du Piémont
furent parmi les premiers en Europe à posséder une traduction Fidèle
des Saintes Écritures. Des siècles avant la Réforme ils avaient une
Bible manuscrite en vieux latin qui est connue comme "la Vestus
Itala". Théodore de Bèze (1519-1605) affirma irréfutablement que
l'Église Vaudoise fut fondée vers l'an 120. Le Dr. F.H.A. Scrivener
(1883) confirma que les Vaudois firent leur traduction des Saintes Écritures,
la Vestus Itala, à partir des manuscrits originaux des Apôtres à
Antioche.
L'antiquité
de l'Église Vaudoise est attestée aussi par un des plus grands savants
accomplis dans l'histoire ancienne et classique, la Dr. Alexandre Hislop,
dans son oeuvre remarquable "Les Deux Babylones":
"La véritable Église, la fiancée, l'épouse de l'Agneau, en tant
qu'elle se trouvait dans les limites de l'empire occidental, trouva
refuge avec ses membres dévoués comme Jovinien, Vigilance, les
Vaudois, et d'autres qui demeurèrent fidèles, dans les régions
sauvages des Alpes cottiennes, et dans d'autres pays isolés de
l'Europe. De grands historiens comme Léger, Gilly, Allix, Comba et
Nolan qui considérèrent soigneusement la question, affirment tous avec
assurance que l'Église primitive fut préservée dans les vallées des
Alpes chez les Vaudois".
Benjamin
G. Wilkinson (1930), cité par le Dr. David Otis Fuller, mentionne que
"les Vaudois remplissent la prophétie de l'Église qui se sauva
dans la désert où elle avait un lieu préparé par Dieu (Apoc.12:
6)". Dans "La Noble Leçon" (La Noble Leycon) écrite
dans l'ancienne langue vaudoise vers l'an 1,100; nous avons la preuve
positive que l'opposition de l'Église Vaudoise contre l'Église de
Rome, débuta premièrement dans les jours de l'empereur Constantin,
lorsque Sylvestre fut pape (314-337). En effet, le nom de "Itala",
nous dit le professeur Wilkinson, est dérivé du distrique Italique des
régions Vaudoises.
Le
Rev. James Townley affirme aussi d'une manière positive que les Vaudois
sont les descendants propres des Cathares ou Puritains. Les Cathares qui
habitèrent les vallées alpines du Piémont furent donné le nom de
Vaudois; probablement du mot "Vau" ou "Val" qui
devint "vallée", et du mot "Oie, des oiseaux sauvages
qui viennent des régions arctiques et hivernent dans le sud de la
France et dans l'Italie du nord. Ainsi le mot "Vaudois"
signifie "Vallée des oies". Ceux des Cathares qui habitèrent
Valence dans la région Rhône-alpes au sud-est de la France furent donné
le nom de Valentinois, et ceux qui habitèrent la région d'Albi furent
nommé Albigeois. Le schisme des Novatiens et des Donatistes (251) qui
voulaient une Église pure, fut supporté par les Cathares, les Purs ou
les Parfaits. A cause de l'opposition de l'Église Vaudoise à l'Église
Romaine, on diffama le caractère des Cathares et on falsifia leurs écrits.
Ils furent dénoncés comme hérétiques, persécutés, torturés et
massacrés à maintes reprises. Depuis, leurs ennemis s'efforcent à
prouver que les Vaudois seraient une secte d'hérétiques qui aurait débutée
au 1211 siècle avec un marchand de Lyon nommé Pierre Valdo, qui a
toutefois joué un rôle important dans leur histoire, sans être leur
fondateur.
Pierre
Valdo fit une traduction en langue vulgaire de la Vestus Itala. Cette
traduction est connue comme la Version Romanche, langue parlée par les
nations Européennes du sud durant le moyen-âge. Six copies de cette
version existent encore et sont préservées dans les librairies
principales de l'Europe. Valdo fit aussi une traduction en Français
avec l'aide de Bernard Ydros et Etienne de Ansa. Il fut condamné par le
pape Alexandre 111 (1159-1181) pour avoir traduit les Écritures en
langue commune du peuple. Dénoncé comme la pire des hérétiques, il
fut le premier à souffrir la persécution de l'Église de Rome pour
s'avoir distingué par son biblicisme et sa piété personnelle. Persécuté,
il s'enfuit en Allemagne et finalement en Bohême où il mourut vers
l'an 1179.
Les
Albigeois qui habitèrent certaines parties de l'Espagne, furent les
auteurs de plusieurs versions Espagnoles interdites par Jacques I, roi
d'Aragon, sous l'ordre du pape. Toutefois, vers la fin de ce siècle,
Alphonse le Sage, roi de Castille, fit plus pieux et se procura une
traduction Albigeoise de la Bible en dialecte Castillan qu'il rendit
accessible aux plus illettrés.
Malgré
l'intervention de Rome, la Bible était répandue partout dans le midi
de la France, et on pouvait se la procurer facilement soit à Toulouse où
à Montpellier, pour un prix relativement modique. Par un travail
inlassable, accompli parfois dans des cavernes sombres et profondes à
la lumière des torches, l'Écriture Sainte était transcrite par les
Vaudois, mot par mot, chapitre par chapitre, et la vérité révélée,
plus étincelante que l'or le plus pur, brillait d'un éclat accru par
les épreuves que ces vaillants ouvriers avaient subies pour Elle,
scellant la Bible Authentique de leur sang. Ainsi nous dit Daniel
Lortsch "Histoire de la Bible française":
"Dans le midi comme dans le nord, la Bible, une fois connue, se
rendit indispensable. On ne put pas la déloger. Bien plus, ces
traductions françaises ou provençales des Écritures, non seulement ne
purent être extirpées du sol qui les avait vues naître, mais encore
elles rayonnèrent bien au delà des limites et de la Provence et de la
France".
L'étude
des vieux manuscrits de la Bible italienne primitive montre d'une manière
évidente qu'à la base de la Bible italienne il n'y a non seulement la
Vestus Itala latine des Vaudois, et non la Vulgate latine de Rome, mais
aussi des traductions françaises et provençales. Une traduction vénitienne
trahit comme source, sans que le doute soit possible, une version française
qui serait possiblement celle de Pierre Valdo. De plus, le texte latin
lui-même, qui a servi pour la version italienne, contient plusieurs
locutions très rares dans les manuscrits bibliques, mais particulières
aux leçons reçues dans le midi de la France où les Vaudois habitèrent.
La conclusion s'impose: les premiers qui travaillèrent à la traduction
de la Bible en italien sont des missionnaires Vaudois venus de France.
Et il en a été de même dans l'Espagne occidentale. Une grande partie
de la traduction des Albigeois en catalan, de l'Ancien comme du Nouveau
Testament, procède soit de la Vestus Itala (non de la Vulgate), soit de
la traduction française du treizième siècle.Le peuple des Albigeois
et des Vaudois qui brava le martyre pour l'amour de la Bible, ne devait
pas périr entièrement. Le sang qu'ils répandirent appelle et prépare
la réaction victorieuse du seizième siècle, et ceux d'entre eux qui
survivent se réfugient dans les hautes Alpes de la France et du Piémont,
qui deviennent le boulevard de la liberté religieuse. La mission de ces
peuples fut de donner asile à la Bible jusqu'au jour où elle
descendrait de ces remparts neigeux pour conquérir le monde.
La devise des Vaudois: "Lux
Lucet in Tenebris" ou "Une lumière qui brille dans les
ténèbres", indique clairement qu'ils étaient conscient
qu'ils furent appelé du Seigneur à un but très spécial; celui de
maintenir Sa lumière et Sa vérité au milieu des ténèbres de
l'ignorance et des erreurs de Rome.
La
Bible d'Olivetan:
La première
traduction de la Bible en français d'après les textes originaux Hébreu
et Grec, fut publiée à Neuchâtel par Robert Olivetan en 1535.
L'initiative de cette oeuvre qui devint la Bible Officielle de la Réforme
française, revient au Synode des Églises Vaudoises dans sa session du
12 Octobre, 1532. Cette rencontre historique eût lieu dans la ville de
Chamforans au cœur de la vallée d'Angrogne, où des milliers de
Vaudois périrent atrocement pour leur foi sous l'inquisition papale.
Les Églises Vaudoises y furent tous représentées, incluant celle de
Calabres qui fut presque exterminée au 14" siècle. Les Églises
Albigeoises ainsi que les Églises Bohémiennes y envoyèrent des délégués.
De la part des Réformés, Guillaume Farel, de descendance Vaudoise, et
Antoine Saunier représentèrent les Églises françaises de la Suisse.
Les Églises Vaudoises résolurent de faire une Bible en Français et
d'en faire un présent aux Églises Réformées. Malgré leur
pauvreté, les Vaudois en absorbèrent joyeusement les frais qui s'élevèrent
à plus de 1,500 couronnes d'or. Ainsi les Vaudois transmirent aux Églises
Réformées de langue française, le Livre Sacré qu'ils avaient reçu
de l'Église primitive. Restait à trouver un traducteur pour accomplir
cette oeuvre majestueuse. Après de vives instances, Farel et Viret réussirent
à convaincre Olivetan, disciple de Lefèvre d'Estaples et cousin de
Jean Calvin, à entreprendre cette tâche. Olivetan enseignait le Grec
et l'Hébreu à Strasbourg, et était déjà occupé depuis longtemps à
la traduction de l'Ancien Testament. C'est pour cela que ses amis
l'avaient si fort pressé d'accepter une tâche déjà préparée et
qu'il ne lui restait guère qu'à mettre au point.
Olivetan
avait à sa disposition de nombreux anciens manuscrits de Lefèvre d'Estaples,
dont un de la Vestus Itala ou Version Italique en vieux latin. Il
consulta aussi la Bible Allemande de Martin Luther, la Teplice Bohémienne,
la Vulgate Latine et la Version Romanche des Vaudois, Pour la texte Hébreu,
il disposait des trois premières éditions imprimées du Texte Massorétique
(1488, 1491, 1494), dont la troisième fut utilisée par Luther. Pour le
Grec du Nouveau Testament il avait accès aux quatre premières éditions
du texte d"Érasme de Rotterdam, ami intime de Lefèvre d'Estaples.
Olivetan ne mit guère qu'une année à s'acquitter de sa tâche, et
l'impression ne prit que quatre mois. Par les labeurs de son travail,
Olivetan fut considéré par M. Doumergue, un des fondateurs de la
langue française, entre Rabelais et Calvin, plus près de Rabelais pour
le style, plus près de Calvin pour la pensée. La Bible d'Olivetan,
adoptée par les Albigeois, les Bohémiens, les Vaudois et les
Huguenots, fut améliorée par de nombreuses révisions. L'auteur lui-même
en fit une en 1537 avant de mourir. Jean Léger, historien Vaudois, dit
de cette dernière révision par Olivetan:
"C'est
ma bonne grâce d'avoir devant moi ce livre d'Olivetan pur et complet.
Je dis pur, car tous les anciens exemplaires que nous trouvons chez les
Papistes sont remplis de falsifications; ce qui causa Théodore de Bèze
à dire que ce fut par les Vaudois que la France a aujourd'hui la Bible
en sa propre langue. Olivetan, cet homme de Dieu, affirma dans la
"Préface" de sa Bible, que depuis la temps des apôtres et
leurs successeurs immédiats, la flambeau de l'Évangile fut allumé
parmi les Vaudois et ne fut jamais éteint". "On voit que la
traduction d'Olivetan a été faite en plein champ de bataille",
nous dit Daniel Lortsch. "On ne saurait accorder une attention trop
minutieuse à cette Bible qui a fourni la nourriture spirituelle de nos
pères pendant plus de trois siècles. Ce volume est pour les
protestants français une vraie relique de famille. Cette Bible,
d'ailleurs, dès qu'on la regarde de près, a quelque chose de vivant.
Quand on en tourne les feuilles, on voit que tout y respire et l'amour
de la Bible, et l'amour des âmes. A la dernière page du volume vient
un curieux morceau en vers qui renferme une énigme. Si on joint
ensemble les lettres initiales de tous les mots de ces dix vers, on
obtient les deux vers suivants: "Les Vaudois, peuple évangélique,
ont mis ce trésor en publique". Jamais Bible ne fut imprimée
avec plus d'amour et plus de goût. "Je n'hésite pas à déclarer",
a dit M. Reuss, "que l'Ancien Testament d'Olivétan est non
seulement une oeuvre d'érudition et de mérite, mais un véritable chef
d'œuvre". Toutefois, Reuss, un théologien libéral, adepte de la
critique négative de Richard Simon, s'attaque au Nouveau Testament d'Olivétan.
Voulant discréditer ce Texte Authentique de la Parole de Dieu, cet
apostasié veut nous faire croire que la traduction d'Olivétan fut
faite à partir de la Vulgate et qu'il se borna à revoir la traduction
latine d'Érasme et celle de Lefèvre d'Estaples. Ceci est un mensonge
monstrueux. Olivétan ne se bornait pas à faire une révision du
Nouveau Testament de Lefèvre d'Estaples, mais une nouvelle traduction
à partir du Texte Reçu Grec d'Érasme. Il faut préciser que jamais un
Vaudois n'utiliserait le texte de son ennemi le plus redoutable, l'Église
Catholique Romaine, dans une Bible purement Vaudoise dont le Synode de
ces Églises en avait payé les frais.
La Bible de l'Épée: La première édition de la
Bible de l'Épée remonte à 1540 (La Bible en France, par: Emmanuel
Pétavel). Elle fut l'œuvre du grand Réformateur Français, Jean
Calvin, qui révisa la Bible Vaudoise d'Olivétan qu'il publia en 1535
et 1537. Cette révision de Calvin fut imprimé chez Jean Gérard sans
autre caractère distinctif que la représentation d'un glaive sur la
page titre. De là le nom sous lequel elle est connue comme "Bible
de l'Épée". Après la mort d'Olivétan en 1538, Calvin devint le
fidèle administrateur de l'héritage laissé par son cousin Vaudois à
l'Église de Jésus-Christ. Outre l'édition de 1540, celles de 1545, de
1551 et de 1560, se distinguent par les améliorations apportées par sa
main savante. L'édition de 1560 devint connue comme la célèbre Bible
de Genève utilisée par les traducteurs de la King-James. La Bible de
l'Épée pénétra en Nouvelle France avec les Huguenots, pour devenir
"le Patrimoine spirituel des Québécois" et en faire
"un peuple distinct". Théodore de Bèze, collègue de Calvin,
fit une révision de cette Bible précieuse en 1588. Deux révisions
modernes de cette Bible virent le jour sur les réseaux informatiques,
dont une en l’an 2,000 et l’autre en l’an 2,003. Jean leDuc est
celui qui entreprit ce travail énorme. En 2005, il produisit la
révision finale qui se nomme «La Bible de l'Épée, édition TULIPE,
adaptation leDuc». Assisté de Raymond F. Bouthilette, ils
revirent tout le texte portant des corrections grammaticales là où
c'était nécessaire, ainsi que quelques précisions dans la traduction.
Le texte porte une traduction étymologique, particulièrement dans la
Genèse, une première en langue française.
La
Bible Martin:
A la fin du 171,
siècle, le Synode des Églises Wallonnes confia à David Martin la tâche
de mettre au point la Bible française d'Olivétan, devenue presque
illisible. Pasteur à Utrecht, il fit paraître en 1707 une Bible complète
avec un texte qui était celui de Genève (1560), "revu sur les
originaux et retouché dans la langage". Ce fut une des révisions
les plus durables du travail d'Olivétan. Malgré les révisions de
cette Bible par Pierre Moques en 1736, et par Samuel Scholl en 1746,
elle conserva un style assez archaïque, tout comme sa soeur jumelle
anglaise, la célèbre King-James. Elle a toutefois l'avantage d'être
la traduction française la plus précise des Originaux. La Bible
Martin, dans sa Version Officielle de 1855, est encore publiée de nos
jours par "l'Association Biblique Internationale de Dallas, au
Texas".
La
Bible Ostervald:
Pasteur à Neuchâtel, Jean Frédéric Ostervald, fit publié en 1744
une révision de la Bible de Genève de 1724 qui représentait le texte
de 1588 par Théodore de Bèze. Ostervald travaillait sur le Texte Reçu
Grec et produisit une véritable traduction révisée. Le volume se
présenta comme "la Sainte Bible ... revue et corrigée... par les
pasteurs et professeurs de l'Église de Genève. Nouvelle édition
revue, corrigée et augmentée". Il est écrit dans l'Avertissement
qui suit la titre: "En conservant la version qui est reçue dans
nos églises, il (Ostervald) y a fait des corrections qui
paraissaient nécessaire et changé des expressions et des manières de
parler qui ne sont plus en usage et qui pourraient causer de l'obscurité,,.
Cette indication avec ses termes modestes, caractérise exactement
l'oeuvre d'Ostervald. En résumé, la Bible Ostervald représente la révision
de 1588, à peine retouchée pour l'Ancien Testament et rajeunie dans la
forme pour le Nouveau Testament. On la préféra, avec raison, à des
traductions plus coulantes mais trop libres; principalement aux
traductions Catholiques qui altéraient le texte en sens contraire. La
Bible sur laquelle fut basée la révision d'Ostervald, contient dans
une de ses premières pages une liste des livres de la Bible, avec le
nombre des versets et chapitres de chaque livre, et au bas de la liste
le total des chiffres. Nous apprenons ainsi que l'Ancien Testament
contient 23,209 versets, la Nouveau Testament 7,958 versets, et la Bible
entière 31,167 versets.
Depuis,
diverses révisions du texte d'Olivétan de la Bible Ostervald virent le
jour. Une révision Fut faite à Lausanne en 1822; une autre par la Société
Biblique de Paris en 1824; une seconde révision par la Société
Biblique de Lausanne en 1836; Matter en fit une révision à Londres en
1849 qui fut publiée par la Société Biblique Américaine en 1854. La
Société Biblique de France entreprit en 1868, la révision de l'Ancien
Testament. Cette révision, oeuvre de cinq réviseurs, parut en 1881. La
traduction de certains livres, Job par exemple, était entièrement
nouvelle. A cet Ancien Testament révisé fut joint le Nouveau Testament
de Charles Frossard de 1869. Malgré que cette traduction supporte le
Texte Minoritaire en certains endroits, particulièrement dans Luc 2 :
22, cette révision faite sur le Texte Reçu eut de très grands succès.
La Bible entière fut publiée par la Trinitarian Bible Society jusqu'au
début des années 1950. Elle fut révisée par la "Mission
Baptiste Maranatha" et publiée en 1996 par "Bearing Precious
Seed" dans la ville de Milford en Ohio; ceux-ci firent une autre révision
qui sortit en l'an 2000. Bonnet et Saup firent une révision de l'Ostervald
en 1875 et 1885. L'édition de 1885, vastement supérieure dans sa précision
sur les Originaux, fut publiée par la Société Biblique Britannique et
Étrangère.
Nous
pouvons donc être assuré, qu'avec la Bible Martin et la Bible
Ostervald, nous avons encore de nos jours la Bible Authentique inspirée
que la Seigneur Jésus a désigné pour son peuple de langue française.
Chapitre
4
Fondamentalement
il existe seulement deux différentes Bibles
Certains
croient l'idée étrange que l'enseignement scolastique demande que nous
mettions de côté les Versions Autorisées de la Bible Authentique, et
que nous adoptions les nouvelles Versions Revissée modernes de la
Critique Textuelle. Cette idée n'a toutefois aucune base valide. Ces
Versions Révisées sont en grande partie en accord avec ce qui est
connu comme le modernisme, et sont particulièrement acceptées par ceux
qui pensent que tout changements, n'importe où n'importe comment, est
du progrès. Ceux qui ont réellement examiné cette matière et qui
sympathisent de cœur avec tout ce qui est évangélique, réalisent que
ces Versions Révisées font partie du mouvement qui veut
"moderniser la pensée et la foi chrétienne, et enlever complètement
la vérité établie".
Dans
une de nos publications reconnue, il apparut, lors de l'hiver de 1928,
un article qui s'intitula: "Qui a tué Goliath"; et une autre
au printemps de 1929 dont le titre fut: "La Dispute à propos de
Goliath". L'attention fut portée sur le fait que dans les Versions
Révisées, II Samuel 21:19 dit que "Elchanan tua Goliath".
-"Cette lecture se trouve dans les anciennes versions de Segond et
la N.E.G., dans la Bible de Maredsous et celle de Jérusalem". Un câblogramme
spécial venu des "érudits dévoués et plus connaissant" de
l'Église d'Angleterre, disait en substance que les Versions Révisées
furent plus justes dans l'affirmation que Elchanan et non David avait tué
Goliath, contredisant I Samuel 17:50,51; et qu'il y avait plusieurs
autres choses dans la Bible qui furent le produit d'exagérations, comme
l'histoire de Noé et de l'arche, de Jonas et le grand poisson, du
Jardin d'Eden et de la longévité de Méthusela. Le premier article
disait ces opinions modernes furent supportées et enseignées dans
presque toutes les facultés théologiques réputées en Amérique, et
que les jeunes ministres qui en graduent ont rejetés les anciennes
croyances sur ces choses, que le public en sait conscient ou non. Ces
articles engendrèrent un intérêt national et une multitude de gens
voulurent savoir si leurs versions ravisées étaient bonnes, ou s'il
fallait continuer à croire avec la Bible Authentique que "David
avait tué Goliath" ? Les Versions Ravisées sont-elles meilleures
que les versions de la Bible Authentique qui dirigent le monde
Protestant depuis la Réforme ? Sont-elles meilleures dans les milliers
d'autres changements qu'elles font, au est-ce les Bibles Martin et
Ostervald qui le sont ?
Derrière
ceci et toutes les modifications du texte de la Bible, sont les motifs
et les événements qui, en 1870, amenèrent en existence le Comité
responsable de produire les Versions Révisées de la Critique
Textuelle. Durant les trois cent années qui suivirent la Réforme,
plusieurs tentatives furent entreprises pour mettre de côté le Nouveau
Testament Grec, nommé le Texte Reçu, au Texte Majoritaire. Ces divers
efforts produisirent des Nouveau Testament Grec différents sur la base
d'un Texte Minoritaire.
De
même, des attaques furieuses furent lancées contre l'Ancien Testament
Hébreu de la Bible Authentique. Toutefois, aucun de ces assauts ne fut
couronné de succès avant l'apparition du Comité de Révision, désigné
par la partie sud de l'Église d'Angleterre sous la direction de
l'Archevêque de Cantebury; quoique la partie nord de la même Église,
sous l'Archevêque de York, refusa de collaborer à ce projet. A part
des altérations que ce Comité fit dans l'Ancien Testament, nous
trouvons 5,000 modifications dans la Texte Reçu du Nouveau Testament
que ce Comité altéra pour former un Nouveau Testament Grec complètement
nouveau. Ceci permit à toutes les forces hostiles à la Bible de se réunir
et de passer par la brèche. Depuis ce temps les portes furent ouvertes
et nous sommes inondé de Nouveau Testament Grec et de Bibles modifiées
et mutilées traduites sur ces textes corrompus. Le Comité de 9evision
prétendit réviser la Bible des Réformateurs Anglais, la célèbre
King-James; mais produisit une Bible complètement nouvelle qui n'était
point basée sur les mêmes textes que la Version Autorisée de 1611. Ce
Comité exerça une influence considérable sur les Sociétés Bibliques
qui s'étaient prostituées à ses principes. Depuis, ces Sociétés
Bibliques, anglaise comme française, se lancent dans la distribution de
versions révisées. Les Bibles qu'elles produisant ne sont plus
la Parole de Dieu mais seulement qu'une approximation de la Parole de
Dieu.
Du
côté Français, les assauts contre la Bible Authentique débutèrent
justement au sein des Sociétés Bibliques. Le doyen Encontre, de
Montauban, prit, en 1809, l'initiative d'une publication de la Bible
Martin, dont deux éditions parurent en 1819, l'une à Montauban et
l'autre à Toulouse. Mais tous ne favorisèrent point cette entreprise.
Encontre se plaint dans une lettre, de ce que la plupart des
actionnaires de Momtauban, membres du comité, y prennent un intérêt médiocre,
et de ce que certains pasteurs, au lieu de la seconder, travaillent secrètement
à la faire échouer. Au sein de la Société Biblique de Paris, supportée
par la Société Britannique, deux tendances opposées paraissent très
tôt Ceci ne put être autrement, car cette Société fut influencée
par les éléments Catholiques subversifs qu'elle tolérait en son sein.
La question fut portée d'abord sur les traductions qu'il fallait
adopter. Les uns étaient conservateurs et voulaient l'unité des
versions en maintenant la Bible Ostervald qui avait édifiée tant de générations.
Les autres attachaient plus de valeur à une version innover sur
l'exactitude des plus anciens manuscrits (Vaticanus et Sinaiticus). Déjà
en 1822, un membre du comité proposa l'adoption d'une révision toute récente
d'Ostervald, celle de Lausanne 1822, mais sa proposition fut repoussée.
Finalement, le choix s'imposa en 1862, à cause d'une proposition
formelle de M. Eichhoff, Luthérien sympathique à la collaboration
Catholique, demandant l'adoption du Nouveau Testament de Genève de 1835
qui avait été innové; et parce que la presse religieuse intervint
avec vivacité et porta le débat devant les églises. La presse
"Le Lien" fit une campagne très vive contre la Bible
Ostervald. La presse "l'Espérance" de son côté, condamnait
la Nouveau Testament de Genève "qui a affaibli les
principaux passages qui se rapportent à la divinité de notre Seigneur
Jésus-Christ et ajoutait que si cette version était publiée,
"tous les fidèles attachés à la saine doctrine devraient retirer
leur concours de la Société". Les conférences pastorales de 1863
se prononcèrent contre cette version adultérées "qui soulève
des objections très graves au point de vue de la fidélité".
Soixante-dix églises se prononcèrent dans le même sens. D'autres
part, une centaines d'églises avaient exprimé le vœu de recevoir des
Nouveaux Testaments de Genève. On peut penser que la lutte fut vive au
sein du comité. La majorité était pour l'adoption de la version de
l'Ancien Testament de Perret-Gentil et de celle de Genève pour le
Nouveau. La minorité était contre cette dernière version, "de
tendance socinienne" et pour Ostervald. Elle estimait la liberté
réclamée périlleuse pour les églises et pour l'œuvre biblique
elle-même. La logique, disait-on, nous entraînera à publier des
traductions faites par des incrédules tels que M. Strauss et M. Renan. L'article
du règlement en vertu duquel la Société répandait les Écritures
dans les versions reçues et en usage dans les églises fut soumis à
des interprétations contraires. Au commencement de 1863 une
commission conclut à l'adoption du Nouveau Testament de Genève, mais
après un long débat M. Guizot refusa de mettre la proposition aux
voix, comme contraire au règlement, et il semble bien qu'elle l'était
en effet.
La
lutte reprit, l'agitation au sein des églises devint plus vive. Deux
cent treize églises se prononcèrent, et parmi elles cent
quatre-vingt-treize étaient en faveur du Nouveau Testament de Genève
et apostasièrent. A la suite de ce vote, six membres, F. Delessert,
Berger, Léon de Bussière, Bartholdi, Martin-Rollin, Pelet de la Lozère,
donnèrent leur démission. Les deux fractions de ce comité, dit M.
Lambert, n'avaient en commun ni les mêmes croyances, ni les mêmes
principes, ni les mêmes vues. Elles représentaient deux esprits différents,
tranchons le mot, deux partis religieux. La rupture était fatale; deux
différentes Bibles, deux différents Christianismes, deux différentes
Églises, deux différents saluts, deux différents Dieux.
Ceux
qui jouèrent un rôle dans la production des Bibles modernes révisées
furent de la Haute Critique la plus prononcée. Certains d'entre eux
avaient même renié ouvertement et par écrit la divinité de notre
Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.
Depuis la publication du Texte Minoritaire de Nouveau Testament Grec, il
nous est souvent dit par les apostasiés que "les changements dans
les traductions de cette oeuvre, comme celle de Segond, T.O.B. etc, sont
insignifiants au point de vue doctrinal". Ceci est contraire aux
faits du cas réel.
La vie chrétienne surpasse la logique humaine. La philosophie, l'érudition
académique au théologique, les sciences de toutes sortes, ne sont pas
ce qu'il y a de plus important dans la Vie. En ce qui concerne la
question de révélation, de discernement, de spiritualité ou de moral,
le chrétien commun est aussi compétent comme juge que celui qui gradue
d'une Université au d'un Séminaire. En temps de grandes crises,
l'histoire nous montre qu'il l'est même-plus.
L'expérience peut jeté aussi de la lumière sur la valeur relative des
versions de la Bible. La Bible Vaudoise d'Ostervald, une révision de la
Bible d'Olivetan de 1535, fut traduite à son origine lorsque Genève
combattait contre la domination du Catholicisme Romain, pour se
convertir au Protestantisme. Mais pour ce qui est des versions modernes
révisées, elles furent née après une prodigieuse campagne
Romanisante de 1800 à 1900, lorsqu'une vague de convulsions ébranla
les défenses mentales de Genève, de la France et de l'Angleterre; et
brisa la croissance de la mentalité protestante dans ces nations. La
version Ostervald fut née de la Réforme; tandis que les versions révisées
comme Segond et toutes les Bibles modernes, furent nées de la Critique
Textuelle dirigée par Rome.
Nous entendons souvent parler aujourd'hui de la loi du Dimanche qui fut
promulguée par l'empereur Constantin en l'an 321. Comment ce fait-il
que nous n'entendons jamais parler de la Bible corrompue que Constantin
adopta et promulgua; de cette version qui est exploitée par les forces
de l'hérésie et de l'apostasie depuis presque 2,000 ans. Nous
regrettons de dire que cette Bible est la base de plusieurs versions qui
inondant les maisons de publications, les écoles, les églises, et les
familles, amenant la confusion et le doute à des millions de gens.
A
travers les siècles, la seule Bible Authentique, la Parole vivante de
Dieu, a souvent fait face aux descendants de cette version corrompue,
enrobée de splendeur et assise sur la trône du pouvoir comme un pape
infaillible. Des combats s'engagèrent l'un après l'autre. La Sainte
Parole de Dieu a toujours au la victoire; à ses succès nous devons
l'existence même de la civilisation chrétienne et tout le bonheur et
l'espérance que nous avons pour l'éternité. Et maintenant, en ces
derniers jours, la bataille est renouvelée encore une autre fois entre
ces deux rivaux.
La
dévotion à l'erreur ne produira jamais la vrai justice. Je propose de
suivre la situation de la présente confusion des Bibles jusqu'à son
origine, pour que notre cœur sait remplis de louanges et de gratitudes
envers Dieu qui a préservé pour nous les Saintes Écritures d'une manière
merveilleuse.
L'Apostasie
de l'Église primitive prépara le chemin pour la corruption des
manuscrits.
Inspirés par l'Esprit du Dieu infaillible, des hommes furent choisis
pour rédiger les différents livres du Nouveau Testament originellement
écrit en Grec. Pendant quelques années, sous la direction des apôtres,
les croyants en Christ furent privilégiés d'avoir la Parole de Dieu
non diluée et dans toute son intégrité.
Mais
très tôt la scène changea; la fureur de Satan, dérobé de
l'opportunité d'accabler de nouveau les Fils de Dieu, se tourna sur la
Parole écrite. Des sectes d'hérétiques qui combattaient pour la suprématie,
altérèrent des copies des manuscrits originaux pour atteindre leur
but. Épiphane, dans son traité de polémique "le Panarion`, décrit
non moins de quatre-vingts mouvement d'hérétiques. D'entre ceux-ci, l'Église
Catholique Romaine au plutôt l'Église Mithraique Universelle, fut
victorieuse. La vrai Église fuyait dans les montagnes alpines et les
lieux sauvages, amenant avec elle les purs manuscrits de la Parole de
Dieu avec elle. L'Eglise Catholique persécutait l'Eglise Vaudoise qui
avait pour mission de nous préserver intact la Parole de Dieu.
L"apôtre
Paul prophétisa la venue d'une grande apostasie (litt. un abandon de la
foi), dans sa deuxième épître aux Thessaloniciens et ajouta que
"le mystère de l'iniquité agissait déjà". Nous voyons dans
2 Cor. 2: 17, que déjà plusieurs avaient commencé à falsifier la
Parole de Dieu. Dans son adieux aux anciens de l'Église d'Éphèse,
Paul leur déclara- "Car je sais qu'après mon départ, il
s'introduira parmi vous des loups ravissants, qui n'épargneront point
le troupeau. Et qu'il s'élèvera parmi vous des hommes qui annonceront
des doctrines pernicieuses, afin d'attirer les disciples après eux.
Veillez donc, vous souvenant que durant trois ans je n'ai cessé, nuit
et jour, d'avertir chacun de vous avec larmes" (Ac.20: 29-31).
Quoiqu'il y a plusieurs choses importantes dans la vie de Paul dont nous
n'avons aucun record, le Saint Esprit trouva d'une grande importance que
cette prophétie fut écrite, pour nous avertir, que même d'entre les
anciens il sortirait des dirigeants pervertis. Cette prophétie était
pour être accomplie, et elle le fut pleinement dans la perversion des
Écritures. Jusqu'à ce que nous voyons l'importance de cette grande
prophétie du Saint Esprit, et venons à reconnaître son
accomplissement colossal, la Bible demeurera un livre fermé sur
plusieurs sujets pour les chrétiens indifférents.
Lorsque
Paul fut averti de l'apostasie qui viendrait, il suscita les
Thessaloniciens à ne se laisser point ébranlé ni troublé dans
l'esprit "par quelque parole, ou quelque lettre qu'on dirait venir
de nous" (2 Thes. 2: 2) Il aurait été audacieux qu'une personne
écrive une lettre à une Église et la signe du nom de Paul après sa
mort. Comment plus audacieuse fut l'iniquité qui fit une telle
falsification du vivant de l'apôtre. Même dans le temps de Paul,
l'apostasie agissait par des fausses représentations.
Toutefois, Paul nous spécifia trois manières par lesquelles
l'apostasie oeuvrait: 1) en exaltant la connaissance de l'homme
au-dessus de la Bible; 2) en spiritualisant les Écritures pour
les rendent inefficaces; 3) en substituant la philosophie pour la
révélation. Ceci dit, nous procédons à regarder ces trois manières:
1)
La fausse connaissance exaltée au-dessus des Écritures:
Sur
le premier de ces dangers, nous lisons: "0 Timothée, garde le dépôt,
fuyant les discours vains et profanes, et les disputes d'une science
faussement ainsi nommée" (1 Tim. 6: 20).
Dans
la Grec, le mot "science" est "gnosis" et signifie
"connaissance". L'apôtre Paul ne condamne pas ici la
connaissance en générale, mais la fausse connaissance des docteurs qui
donnèrent leurs interprétations des vérités chrétiennes, n'y voyant
que des concepts humains. Cette tendance augmenta jusqu'à ce que la
système de Gnosticisme, qui porta le nom de Chrétien, fut fondé. Pour
montrer que cette religion ne fut pas une théorie sans organisation,
mais qu'elle fut répandue dans plusieurs communautés, je cite Milman:
"Les Gnostiques qui suivirent furent plus audacieux, ils persistèrent
à innover sans cesse la simplicité du christianisme... Dans
toutes les grandes villes de l'Est dans lesquelles le Christianisme
avait établit des communautés florissants, on vit surgir ce rival qui
aspirait à un plus haut degré de connaissance que fut révélé dans
l'Évangile, se vantant d'être plus élevé que la Christianisme et le
Paganisme vulgaire. J.M. Nicole, nous rapporte: "Les gnostiques prétendaient
connaître les mystères de l'existence. Leur principe fondamental
consistait à identifier le bien avec l'esprit, et le mal avec la matière.
En conséquence, ils étaient obligés de nier:
a)
La Création. Un Dieu esprit ne peut créer un monde matériel. Ils
admettaient entre Dieu et les hommes une multitude d'éons, esprits
ou anges intermédiaires, dont l'un, très inférieur, pouvait être
la démiurge au créateur. Aussi n'avaient-ils pas foi en l'autorité
de l'Ancien Testament qu'ils considéraient parfois comme l'oeuvre
du Diable.
b)
L'incarnation. Un Dieu esprit ne peut devenir chair, Jésus n'est
qu'un éon et son corps n'était qu'une apparence, ce qui est nommé
"le docétisme".
c)
La rédemption par le sang. Pour les gnostiques, on est sauvé par
la connaissance, Jésus n'est qu'un révélateur. Comme les
doctrines gnostiques étaient compliquées, seuls quelques-uns, les
spirituels (les érudits au les élites), étaient admis à les
connaître. Les autres, les psychiques (ou partisans), ne pouvaient
espérer qu'un salut inférieur. Les matériels Cou opposants) étaient
perdus.
d)
La morale chrétienne. Sur ce point les gnostiques se répartissaient
en deux classes. Les uns, pour mâter la matière mauvaise, se
livraient à l'ascétisme; ils jeûnaient, condamnaient le mariage,
etc. Les autres, considérant que la matière importait peu, se
livraient aux débordements de la chair.
Il y eut, surtout en Égypte, de multiples écoles gnostiques. Les
principales furent celles de Basilide celle de Valentin qui propagea
ses idées jusqu'à Rome, celle de Carpocrate, celle des Ophites ou
Nassériens qui vénéraient le serpent (comme étant celui qui éclaire
l'intelligence et qui donne la connaissance). En Syrie, nous pouvons
mentionner Bardesane et Tatien, ce dernier d'abord disciple de Justin
Martyr".
En
ce qui concerne Justin Martyr, Bruce Pringle nous dit: "Ses
enseignements furent de nature hérétique. Nous réalisons que le
ruisseau de la pure doctrine chrétienne fut pollué par ses
enseignements-- Après sa mort, Tatien retourna en Palestine pour
propager l'hérésie gnostique. Il écrivit une harmonie des Évangiles
nommée "la Diatessaron", les quatre Évangiles en un seul.
Son oeuvre fut tellement corrompue, qu'un évêque de Syrie trouva nécessaire
de la bannir de son église, de peur que les fidèles la prennent pour
le vrai Évangile. Plus près de nous, au milieu de la confusion qui
existe parmi les chrétiens sur les versions modernes, une nouvelle
"Diatessaron" est en voie d'être rédigée par Charles
Templeton, ancien évangéliste du camp de l'apostasié Billy Graham.
Selon Templeton, "les Évangiles sont remplis de mythes et
d'erreurs" ... Tatien trouva son plus grand disciple dans Clément
d'Alexandrie". Or, il, est à remarquer que Clément fut le maître
d'Origène d'où nous avons la source de la corruption des Écritures.
J.M. Nicole ajoute, que "le plus redoutable des gnostiques fut
Marcion, originaire d'Asie Mineure, qui vint s'établir à Rome et se
joignit à l'église. Il s'en sépara pour fonder une église rivale,
avec un clergé bien organisé, un Canon des Écritures bien délimité
qui excluait l'Ancien Testament et une partie du Nouveau Testament. Il
gardait Luc, en y faisant des coupures, et dix épîtres de Paul".
Les théories de ces gnostiques réapparaissent de nos jours dans la théologie
et la science des Critiques Textuels. Westcott, un des esprits dominants
du Comité de Révision, plaida en faveur que le Nouveau Testament soit
lu à la lumière des théories modernes sur "les éons"
maintenues par les réviseurs.
Le Dr. S. Parkes Cadman, nous dit du Cardinal Newman qui participa au
Comité de Révision: "Newman a aussi dérivé des Pères une angéologie
spéculative qui décrivait l'univers invisible comme étant habité d'êtres
intermédiaires qui furent les agents spirituels entre Dieu et la Création
... En effet, la cosmogonie de Newman fut essentiellement gnostique.
Elle reflétait les enseignements de Cérinthe, qui est le mieux considéré
comme le lien entre les sectes Judaisantes et les sectes
Gnostiques".
La citation suivante d'une revue d'autorité, donne une description de
cette espèce de Gnosticisme moderne; montrant ses tendances au
Catholicisme Romain. Elle révèle aussi comment Westcott tenait à
cette philosophie, tout en nommant la Dr. Philip Schaff, comme étant
d'avantage l'apôtre de ce Gnosticisme moderne:
"Les
chemins qui mènent à Rome sont très nombreux ... Une voie mains fréquentée
et moins évidente, mais non moins dangereuse, est la voie
philosophique. Il existe une forte affinité entre la système de développement
spéculatif, selon lequel, tout ce qui existe est vrai et rationnel; et
l'idée Romaine d'une Église infaillible qui évolue d'elle-même ...
Personne ne peut lire sous l'influence de la philosophie spéculative,
sans s'apercevoir qu'une simple modification dans la terminologie,
tourne cette philosophie et lui donne un caractère Romain. En Allemagne
(comme en France), plusieurs hommes distingués ont déjà traversé le
pont de la philosophie sceptique à l'Eglise Romaine. Le Dr. Nevin avait
pris cette voie longtemps avant que le Dr. Scharff la lui montra".
2)
Spiritualiser les Écritures pour les annuler.
Cette autre phase éminente qui annonçait la venu de l'apostasie, fut
annoncée d'avance par l'apôtre Paul en ces mots:
"Mais évite les discours profanes et vains; car ceux 'qui les
tiennent' tombant toujours plus dans l'impiété; et leur paroles
rongera comme la gangrène. De ce nombre sont Hyménée et Philète, qui
se sont détournés de la vérité, en disant que la résurrection est déjà
arrivée, et qui renversent la foi de quelques-uns" (2 Tim. 2:
16-18).
La Bible enseigne que la résurrection est un événement futur. Le
moyen par lequel ces docteurs éminents, plein de vanité, pouvaient
dire ceci, tout comme leurs descendants modernes, fut de dire que la résurrection
est une procédure graduelle qui débute à la conversion. La prophétie
de l'apôtre fut placée ainsi dans l'accomplissement d'un vaste système
de spiritualisation et de mystification de la Bible qui renversa la foi
primitive. Tourner l'Écriture en une allégorie fut une passion en ce
temps. Aujourd'hui, allégoriser est non seulement une passion, mais
aussi un refuge contre la vérité pour plusieurs dirigeants que nous
rencontrons.
Cette tendance d'allégoriser les Écritures nous provient de nul autre
que d'Origène d'Alexandrie, le fondateur du Culte de l'intelligence et
de la Critique Textuelle. J.M. Nicole nous dit, que pour Origène,
"les textes bibliques peuvent, salon lui, avoir trois sens, un sens
littéral, un sens moral, et un sens allégorique, correspondant aux
trois parties de l'être humain: corps, âme et esprit". Mais nous
ne pouvons nous fier à Nicole pour nous dire toute la vérité sur Origène,
puisqu'il est un de ses admirateurs ainsi que de Westcott et Hort.
Bruce Pringle nous dit: "Origène s'est tellement donné à la
fureur de tourner en allégorie tout ce que la Bible dit, qu'il disait:
- Les Écritures sont peu utile à ceux qui les comprennent comme elles
sont écrite (McClintock and Strong Encyclopédia). Pour estimer
Origène justement, nous devons nous rappeler qu'il fut un élève de Clément,
et qu'il fut éduqué par lui dans les hérésies du Gnosticisme; et
comme son maître, il estima très peu la base historique de la Bible
... Il étudia aussi sous Ammonius Saccas, la fondateur du Néo-Platonisme,
dont la philosophie consistait en un mélange des idées de Platon avec
le mysticisme oriental".
3)
Substituer la philosophie pour l'Écriture.
La troisième manière par laquelle l'apostasie arriva fut ainsi prédite
par l'apôtre Paul:
"Prenez
garde que personne ne vous séduise par la philosophie et par de vaines
tromperies, selon la tradition des hommes, selon les rudiments du monde,
et non selon Christ" (Col. 2: 8).
La philosophie qui est condamnée dans ce passage n'est pas celle que
l'on trouve dans la Parole Sacrée, mais celle qui est "selon la
tradition des hommes". Même avant le temps de Christ, l'existence
même de la religion juive fut menacée par la subtilité et la
fascination de la philosophie païenne. Cette même tentatrice a prit
dans son plage des multitudes qui partent le nom de Chrétien.
Les
philosophes grecs exercèrent une très grande influence sur la pensée
chrétienne et sur les institutions de l'Eglise à travers les siècles.
Presque tous les Pères de l'Église furent infesté de leur philosophie
mondaine et mystique.
Les
plus grands ennemis de l'Église de Christ dans son enfance, ne furent
pas trouvé dans le paganisme triomphant qui remplissait le monde, mais
dans le déluge des hérésies qui, sous le nom de Christianisme,
envahit la vérité pour de longues années. Ce déluge, comme nous
allons voir, avait multiplié une abondance de copies des Écritures
avec des changements subtils qui désorientèrent la sens des versets et
des passages; tout ceci dans l'espace de cent ans après la mort de l'apôtre
Jean. Ceci est la cause primaire qui engendra l'ère des ténèbres du
moyen-âge. Comme Irénée disait à propos de Marcion, le Gnostique:
"Ainsi Marcion et ses disciples ont pris sur eux-mêmes de mutiler
les Écritures, n'acceptant pas certains livres, et ayant retranché des
passages dans l'Évangile de Luc et dans les épîtres de Paul, affirmèrent
que seulement ceux qu'ils avaient condensé furent authentiques".
Or celui qui empêche la lumière produit des ténèbres.
Toutes
les Bibles proviennent fondamentalement de deux seules sources.
Tous
ceux qui ont l'intérêt, la motivation et la patience pour lire la
grande masse de littérature sur ce sujet, vont être d'accord pour dire
qu'il n'y a que deux sources de manuscrits.
La
première source qui porte la Texte Reçu dans l'Hébreu et le Grec, débute
avec les Églises apostoliques, et réapparaît de temps en temps à
travers l'ère chrétienne chez les chrétiens éclairés de l'Esprit de
Dieu. Cette source fut protégée de la pollution et de la
falsification, par la sagesse et l'érudition de la vrai Église dans
ses différentes phases: les précieux manuscrits furent préservé par
les fidèles à l'Église de Pella en Palestine, où les chrétiens
prirent refuge en l'an 70, lorsque les Romains détruisirent Jérusalem;
par l'Église Syrienne d'Antioche qui produisit une éminente érudition
et d'où les premières traductions des Originaux furent faites en
Syriaque et en Vieux Latin; par l'Église Italique au nord de l'Italie
qui devint connue comme l'Église Vaudoise; par l'Église Gallicane au
sud de la France; par l'Église Celtique en Grande Bretagne; et par les
Églises de la Réforme.
Cette
première source apparaît avec très peu de changements dans les Bibles
Protestantes Allemande, Française, Anglaise etc. Nous la retrouvons
dans la Bible Martin et la Bible Ostervald qui furent utilisées, dès
leurs origines avec la Bible d'Olivetan de 1535, pour 463 ans par les
chrétiens authentiques de langue française. Toutes ces Bibles des Réformateurs
sont supportées par la grande majorité des copies des Textes
Originaux. Si vaste est cette majorité que même les ennemis du
Texte Reçu admettant que dix-neuf vingtième de tous les manuscrits
grecs sont de cette catégorie.
Pour
ce qui est des textes en vieux latin, nous en trouvons aussi deux catégories,
tout comme dans les autres versions: la forme du Texte
Traditionnel que nous trouvons dans la Vestus Itala traduite par les
Vaudois en l'an 157, et la forme du texte corrompu que nous trouvons
dans la Vulgate Latine de Jérôme. Augustin écrivit:
"Lorsque la foi fut dans sa première jeunesse, tous ceux qui
avaient une mince familiarité du Grec et du Latin furent assez
audacieux pour entreprendre une traduction des Codex Grecs qui tombèrent
dans leurs mains". Mais en ce qui concerne la Vestus Itala des
Vaudois, Augustin avait dit: "La traduction de l'Itala doit être
préférée au-dessus de toutes les autres, car elle se rapproche plus
du sens original des mots sans aucun préjudice à la clarté
d'expression". Les évidences des textes en vieux latin varient
tellement, qu'il semble certain que plusieurs anciennes traductions représentent
les différents Codex Grecs d'où elles proviennent. Plusieurs des évidences
en vieux latin sont favorables au Texte Traditionnel, mais non pas tous.
La
deuxième source est très petite et contient très peu de manuscrits:
a) dans le Grec: Le manuscrit du Vatican nommé aussi le Codex Vaticanus
ou Codex "B" et le Sinaitique nommé aussi le Codex Sinaiticus
ou Codex Aleph, le frère du premier. b) dans le Latin: La Vulgate
Latine de Jérôme. c) dans l'Anglais: La Bible Jésuite de 1582, la
Rheims Douay. d) dans le Français: La Bible de Sacy traduite sur la
Vulgate.
Ainsi
la présente controverse entre la Bible Ostervald et les versions
modernes comme la Bible Segond et la Bible en Français Courant, est le
même vieux combat qui se déroule depuis l'Église primitive, le même
que nous retrouvons entre les Vaudois et les Papistes, et le même que
celui entre les Réformateurs et les Jésuites.
Paul
se prépare à préserver la vérité contre l'Apostasie à venir.
Dans
ses dernières années, l'apôtre Paul passa plus de temps à préparer
l'Église pour la grande apostasie à venir qu'à développer l'œuvre.
Il savait d'avance que cette apostasie surgirait dans l'Ouest. Ainsi il
passa plusieurs années à travailler pour ancrer les Églises d'Europe
aux Églises de la Judée. En l'an 177, les martyrs de Lyon témoigne de
son succès par l'adresse de leur épître "Épître des Églises
de Lyon et de Vienne à celles d'Asie et de Phrygie" (Bibliothèque
Choisie des Pères de l'Église, Tome 5, 1828, par: M. Guillon).
A travers les siècles, Dieu avait formé le cerveau Juif pour
qu'il soit capable de saisir le concept du péché, d'un Dieu invisible,
de la condition sérieuse de l'homme, et du besoin d'un Rédempteur
divin.
Mais
à travers les mêmes siècles, le monde rebelle des Gentils avait
descendu encore plus profondément dans la frivolité, le paganisme, et
la débauche. Il vaut la peine de remarquer que Paul écrivit presque
toutes ses épîtres aux Églises des Gentils à Corinthe, à Rome, à
Philippes, etc. Il écrivit presque rien aux chrétiens Juifs sauf l'Épître
aux Hébreux. Ainsi le grand fardeau de ses derniers jours fut de lier
solidement les Églises des Gentils en Europe aux Églises de la Judée,
et non point de lier toutes les Églises à celle de Rome. Ce fut pour
assurer l'accomplissement de ce but qu'il perdit la vie.
Paul fit de son mieux pour maintenir une amitié et une alliance avec l'Eglise
de Jérusalem. Pour bien faire envers eux, il voyagea à Jérusalem
chaque fois que des nouveaux champs de mission s'ouvraient pour lui dans
l'ouest. Ce Fut pour ce but qu'il se soumit à plusieurs jours de
restrictions dans le Temple, et ceci résulta à justifier sa détermination.
Ainsi les Églises de Judée servaient de base d'opération à Paul:
"En
effet, frères, vous êtes devenus les imitateurs des Églises de Dieu
qui, dans la Judée, sont en Jésus-Christ; et vous avez souffert, de la
part de ceux de votre propre nation, les mêmes choses qu'elles de la
part des Juifs" (1 Thes.2:14).
Il
n'indique aucunement ici que l'Église de Rome devait être le modèle
sur lequel les autres Églises seraient formé, car elle ne possédait
pas cette prééminence et ne l'a jamais possédée. Cet honneur
appartenait aux Églises de la Judée; ce fut selon elles et non l'Église
de Rame que les Églises Asiatiques devaient être formées. La plus
pure des Églises apostoliques fut celle des Thessaloniciens, et
celle-ci fut formée d'après les Églises chrétiennes de Judée. Si la
prééminence aurait appartenue à l'Église de Rome, Paul l'aurait
proposée comme modèle à toutes celles qu'il forma, soit en Judée, en
Asie Mineure, en Grèce, au en Italie. Nous savons d'ailleurs, selon
Alexandre Hislop (Les Deux Babylones), que la prétendue
succession apostolique de l'Église de Rome, ne provient pas de l'apôtre
Pierre dont le nom est Simon; mais de Simon le magicien (Ac. 8: 9) qui
s'était rendu à Rome et fut connu sous la nom de "Petra Roma"
le Grand Interprète des mystères-Chaldéen du Culte du Soleil.
Début
de la corruption des manuscrits de la Bible.
Le
dernier des apôtres fut Jean. Sa mort est généralement placée vers
l'an 100. Dans ses derniers jours, il s'occupait dans la collection et
la formation des écrits que nous appelons le Nouveau Testament. Une
lecture attentive du chapitre 15 du livre des Actes donne la preuve du
soin méticuleux par lequel l'Église primitive garda ses écrits sacrés.
or le vrai peuple de Dieu à travers les âges fut tellement d'accord
sur ce que fut l'Écriture Authentique et sur ce qui ne la fut pas,
qu'aucun concile d'Église à part le Concile de Trente (1545) qui fut
dominé par les Jésuites, osa dire quelque chose sur quel livre devrait
faire partie de la Bile ou sur quel texte fut faux ou non.
L'hérésie
ne pouvait faire aucun progrès du temps que Jean vivait. Mais aussit6t
après sa mort, des docteurs pervertis infestèrent l'Église Chrétienne.
La force dominante du paganisme vit sa ruine devant les vérités supérieures
du Christianisme; ceci fut prévue par tous. Ce fut en ce temps qu'on
vit la corruption des livres du Nouveau Testament. Eusèbe de Césarée
est un témoin de ce fait. Il rapporte que les manuscrits corrompus
furent tellement répandus, que l'accord entre les copies fut sans espérance;
et que ceux qui falsifiaient les Écritures affirmaient plutôt les
corriger. Il est à remarquer qu'il utilisa la même excuse pour faire
les 50 Bibles de Constantin à partir de l'Hexapla d'Origène. En effet,
ceci est l'excuse préférée de tous les Critiques Textuels à partir
d'Origène jusqu'à Westcott et Hort et leurs adhérents.
Lorsque les sectes guerrières furent consolidées sous la main de
Constantin au Concile de Nicée (325) ce souverain hérétique adopta la
Bible qui combina toutes les versions contradictoires en une seule.
Ainsi les différentes corruptions se mélangèrent avec la masse des
enseignements purs pour sanctionner la grande apostasie assise sur le trône
du pouvoir:
"Et
on lui donna une bouche qui disait de grandes choses et des blasphèmes;
et on lui donna le pouvoir de faire la guerre pendant quarante-deux
mois. Et elle ouvrit la bouche pour blasphémer contre Dieu, pour blasphémer
contre son nom et son tabernacle, et contre ceux qui habitent dans le
ciel. Il lui fut aussi donné de faire la guerre aux saints, et de les
vaincre:.. Et il lui fut donné puissance sur toute tribu, langue, et
nations" (Apo. 13: 5-7).
Débutant
quelques temps après la mort de l'apôtre Jean, nous trouvons quatre
noms renommés qui ressortent et qui ont contribués par leurs
enseignements à la victoire de l'hérésie, et à mettre en circulation
des manuscrits corrompus du Nouveau Testament: 1) Justin Martyr, 2)
Tatien, 3) Clément d'Alexandrie, 4) Origène. Dans les enseignements de
Justin Martyr, nous commençons à voir comment la source polluée de la
pure doctrine chrétienne se répandait chez les sectes d'hérétiques,
cinquante ans après la mort de Jean. Ce fut par Tatien, élève de
Justin Martyr, que ces doctrines regrettables furent mise par écrit et
portées d'une manière alarmante sur toute l'étendu de l'empire. Après
la mort de Justin Martyr à Rome, Tatien retourna en Palestine et
embrassa l'hérésie Gnostique qu'il répandit. Ce même Tatien écrivit
une Harmonie des Évangiles nommée la Diatessaron, signifiant quatre en
un. Les Évangiles furent si notoirement corrompus par ses mains, que
plus tard un évêque de Syrie fut obligé de jeter en dehors de son Église
pas moins de deux cent copies de cette Diatessaron à cause des erreurs
qu'elle contenait, et à cause que les membres de son Église la prenait
pour le vrai Évangile. Nous arrivons maintenant à l'élève de Tatien
le plus connu, Clément d'Alexandrie. Clément est allé beaucoup plus
loin que Tatien, en ce qu'il fonda une école en Alexandrie qui institua
une propagande sur les mêmes lignes d'hérésies. Il dit lui-même
qu'il refusait de transmettre les doctrines chrétiennes dans un état
pur et non mélangées; il préférait les couvrir des préceptes qui
venaient de la philosophie païenne. il possédait tous les écrits des
docteurs hérétiques renommés, et il citait librement de leurs
manuscrits corrompus comme s'ils furent les pures paroles de l'Écriture.
Mais sans aucun doute, sa plus grande contribution, fut la direction
qu'il donna aux études et aux activités d'Origène, son élève le
plus renommé.
Ainsi
nous parvenons maintenant à Origène, celui qui fit plus que tous les
autres pour créer et donner une direction aux forces de l'apostasie au
travers les siècles. C'est lui qui influença puissamment Jérôme, l'éditeur
de la Bible latine connus comme la Vulgate. Eusèbe aussi adorait aux
pieds de l'autel des enseignements d'Origène, comme tous les apostasiés
le font depuis en suivant son exemple. Il affirma avoir collectionné
huit cent des lettres d'Origène, et d'avoir utilisé sa Bible à six
colonnes, l'Hexapla, dans ses travaux bibliques. Assisté de Pamphile,
il restaura et préserva la librairie volumineuse d'Origène. Les
manuscrits des Écritures, corrompus par Origène, furent disposés et
balancés subtilement. Les dernières centaines d'années de notre siècle,
ont vue beaucoup de cette soi-disant érudition du Christianisme Français
et Anglais, qui est dominée par l'influence subtile et puissante d'Origène.
Origène
s'était tellement abandonné à l'enthousiasme de renverser tous les événements
de la Bible en des allégories, que lui-même disait: "Les Écritures
sont très peu utile à ceux qui les comprennent comme ils furent écrites".
Pour être capable d'estimer Origène correctement, nous devons nous
rappeler que lorsqu'il fut un élève de Clément, il apprit toutes les
doctrines de l'hérésie gnostique; et comme son maître, il donna très
peu d'importance au contexte historique de la Bible. Comme Schaff dit:
"Sa préférence pour Platon la dirigea dans de grandes erreurs qui
furent d'un attrait irrésistible pour lui. Il se familiarisa avec les hérésies
variées et étudia sous le païen Ammonius Saccas, le fondateur du Néo-Platonisme.
Ainsi
fut l'homme qui depuis ce temps, domine les efforts de la critique
textuelle destructive. Le plus grand résultat que sa vie produisit, fut
que ses enseignements devinrent la fondation d'un système d'éducation
nommé la Scolastique, système qui fut le guide de l'Europe pour
environ 1,000 ans lors des ténèbres du Moyen Age. L'Origénisme
inonda l'Église Catholique à travers Jérôme, le père de
Christianisme Latin- "J'aime... le nom d'Origène", disait ce
grand théologien renommé de l'Église Catholique. "Je refuse de
croire la notion qu'une si grande âme fut perdue".
Un
dernier mot du savant Scrivener, indiquera comment tôt et profonde fut
la corruption des manuscrits sacrés: "Que cela sonne paradoxal, il
est toutefois vrai selon les faits, que la pire corruption qui entra
dans le Nouveau Testament, débuta dans les premières centaines d'années
après qu'il fut composé; et que Irénée, les Pères Africains, et
toute l'Église de l'Ouest avec une partie de l'Église Syrienne, utilisèrent
des manuscrits beaucoup plus inférieurs que ceux employés par Stunica,
Érasme et Estienne, lorsque treize siècles plus tard, ils compilèrent
et formèrent le Texte Reçu.
Ainsi la base fut fondée pour opposer une Bible mutilée à la Bible
Authentique. Les pages suivantes décriront comment ces corruptions
trouvèrent leur chemin à travers les siècles, pour réapparaître de
nouveau dans nos Bibles modernes révisées.
"Le
Texte Traditionnel Hébreu et Grec de la Bible Authentique, est considéré
par les Critiques Textuels de l'hérésie du modernisme, comme étant un
Texte faible. Hort, le collègue de Westcott avait même déclaré que
le Texte Reçu Grec fut "un Texte vile". Les Vaudois furent
considérés comme insensés dans leur mission de nous préserver la
Parole de Dieu intacte. Et le simple chrétien fidèle de nos jours, qui
n'a point la soi-disant érudition académique des apostasiés pour
discerner l'intégrité de la Parole de Dieu, est méprisé par ces élites
d'un Christianisme bâtardisé, pour son manque de sagesse. Mais voici
ce que dit la Parole de Dieu Authentique:
"Considérez,
Frères, que parmi vous, qui avez été appelés, il n'y a pas beaucoup
de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de
nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les
sages, et Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les
fortes. Et Dieu a choisi les choses viles du monde et les plus méprisées,
même celle qui ne sont point, pour anéantir celles qui sont" (1
Cor. 1: 26-28).
Chapitre
5
La
Bible adoptée par Constantin et la pure Bible des Vaudois
Constantin
devint empereur de Rome en l'an 312. Quelques temps après il embrassa
un forme de Christianisme intégré au Mithraïsme qui devint la
Catholicisme Romain. Comme cet empereur, supposément Chrétien, prit la
direction du monde civil et spirituel pour fusionner le paganisme et le
christianisme, il trouva trois types de manuscrits au de Bibles qui
furent en compétition pour la suprématie: la Texte Reçu ou
Constantinapolitain nommé aussi Texte Byzantin, le Palestinien au Eusèbio-Origène,
et l'Égyptien ou Hésychien. Les adhérents de chacun d'eux réclamaient
la supériorité pour leurs manuscrits. Le combat se déroula
principalement entre ceux qui plaidaient en faveur du Texte Pegu, et
ceux qui supportèrent le texte Eusèbio-Origène. Les défenseurs du
Texte Reçu furent de cette classe plus humble dévouée à l'Église
primitive du temps des apôtres. Le texte Eusèbio-Origène fut la
produit d'un mélange de la pure Parole de Dieu avec la philosophie des
Grecs, telle que conçue dans l'esprit d'Origène. on pourrait le nommer
l'adaptation de la Parole de Dieu au Gnosticisme".
Pour
unifier son empire, il devint nécessaire pour Constantin de choisir
qu'elles de ces Bibles il approuverait. Tout naturellement il préféra
celle qui fut éditée par Eusèbe et écrite par Origène. Cette Bible
convenait à sa stratégie de réorganisation, car Origène fut la
figure intellectuelle qui avait combiné le Christianisme au Gnosticisme
dans sa philosophie, tout comme Constantin lui-même fut la génie
politique qui cherchait à unir le Christianisme au Paganisme de Rome. Génie
militaire d'une ambition sans borne, Constantin espérait reformer la
religion de l'empire, d'y détr6ner tous les dieux et d'établir la
culte absolu de Mithra, le fils du Soleil, sous une forme plus subtile
qui conviendrait aux païens comme aux chrétiens. Constantin, dans sa
fonction de "Pontifex Maximus" ou "Souverain
Pontife", se regarda lui-même comme le directeur et le protecteur
de cette église mondiale anormale, et comme tel, ce grand séducteur
fut responsable de sélectionner la Bible pour les grands centres chrétiens
dans son empire. Sa préférence fut pour le genre de Bible dont les
lectures du contenu lui donnerait une base qui supporterait ses idées
impérialistes d'une grande église de l'État avec de prétendus
rituels et un pouvoir central illimité. Ainsi "le dragon donna sa
force, et son trône, et un grand pouvoir" à la Bête (Apo.13:2).
Or la philosophie d'Origène convenait très bien à servir la théocratie
religio-politique de Constantin.
Il
est évident que ce soi-disant empereur chrétien donna à la papauté
son endossement de la Bible Eusèbio-Origène. Ce fut de ce genre de
manuscrit que Jérôme traduisit la Vulgate Latine qui devint la Bible
Catholique-Mythraique autorisée pour tous les disciples de l'ennemi à
travers les temps.
La
Vulgate Latine, le Sinaiticus, le Vaticanus, la Hexapla, Jérôme, Eusèbe
et Origène, sont des termes inséparables dans l'esprit de ceux qui
sont conscient du complot pour corrompre les Écritures. Le type de
Bible sélectionné par Constantin a maintenu une influence dominatrice
durant tout le temps de l'histoire de l'Église Catholique. Cette Bible
fut différente de la Bible des Vaudois et le résultat de cette différence
fut que les Vaudois devinrent l'objet d'une persécution cruelle et
haineuse, comme nous montrerons maintenant. En étudiant cette histoire,
nous verrons comment il fut possible pour les purs manuscrits de la
Bible, non seulement de survivre, mais d'actuellement gagner
l'ascendance en Face d'une puissante opposition.
Les
Églises de Judée communiquent
les purs
manuscrits de la Bible aux Chrétiens de l'Ouest
Les
observateurs attentifs furent étonnés à plusieurs reprises du phénomène
inhabituel retrouvé dans l'histoire aveuglante de la Bible adoptée par
Constantin. Écrite en Grec, elle fut répandue dans un temps où les
Bibles furent rares, dû à la fureur de l'empereur Dioclétien. Il
serait naturel de penser qu'elle deviendrait de plus en plus populaire
dans l'empire Romain. Mais tel ne fut pas le cas.
Les
échos de la guerre de Dioclétien contre les Chrétiens ne s'étaient
pas encore calmés, lorsque Constantin fut revêtu de la pourpre impériale.
La rage de Dioclétien avait pénétrée aussi loin qu'en Grande
Bretagne. Il serait donc tout naturel de supposer que la Bible promulguée
par Constantin s'aurait répandue rapidement dans tout l'empire.
Principalement en ces jours où l'approbation impériale était ce qu'il
y avait de plus important, et considérant que Constantin fut le premier
empereur à favoriser la religion chrétienne. La vérité est que
l'issue fut entièrement le contraire. Cette Bible subtile fleurit pour
un court temps. Mais la durée d'une génération a suffit pour la voir
disparaître et perdre sa popularité, tout comme si elle fut frappée
d'un coup foudroyant qui la fit dépérir. C'est avec stupéfaction que
nous allons découvrir la raison pour ceci.
Ce
chapitre montrera que le Texte Reçu fut la Bible utilisée dans
l'empire Grec, dans les pays christianisés de la Syrie, au nord de
l'Italie, au sud de la France, et dans les îles Britanniques durant le
deuxième siècle. Ceci fut un siècle entier avant l'apparition du
Vaticanus et du Sinaiticus. Lorsque les apôtres envoyés de l'Église
Catholique Romaine pénétrèrent dans ces pays quelques siècles plus
tard, ils trouvèrent à leur étonnement que les peuples utilisèrent déjà
le Texte Reçu; et ce fut seulement avec de grandes difficultés et
plusieurs combats qu'ils purent l'usurper et le remplacer avec leur
Vulgate Latine. Ce chapitre montrera aussi que le Texte Reçu appartient
au type des manuscrits apostoliques primitifs qui furent amené de Judée,
et dont le droit absolu d'autorité au-dessus du Vaticanus et du
Sinaiticus sera fermement établi.
Le
Christianisme Grec primitif: Quelle Bible ?
Au
tout début, le Texte Reçu fut la Bible de l'ancien Christianisme de
l'Est. Par après il fut adopté comme la Texte Officielle de l'Église
Catholique Grecque Orthodoxe, par comparaison à l'Église Catholique
Romaine Latine. Des raisons locales contribuèrent à ce résultat
positif. Mais de plus grandes raisons seront trouvées dans la fait que
le Texte Reçu avait assez d'autorité par lui-même, ou par sa
traduction, pour devenir la Bible Authentique de la grande Église
Syrienne, de l'Église Vaudoise du nord de l'Italie, de l'Église
Gallicane du sud de la France, de l'Église Celtique de l'Écosse et de
l'Irlande, aussi bien que la Bible officielle de l'Église Catholique
Grecque.
Toutes
ces Églises s'opposèrent à l'Eglise de Rome à un certain moment donné,
lorsque le Texte Reçu et les Bibles de Constantin furent des rivaux;
tout comme leurs descendantes le sont aujourd'hui à la Bible Martin et
la Bible Ostervald. L'Église de Rome construisit sur la Bible du type
Eusèbio-Origène qui supporte ses tendances à la domination mondiale,
tandis que les autres construisirent sur le Texte Reçu. Ainsi parce que
ces cinq Églises croyaient que le Texte Reçu était la vrai Bible
apostolique, et à cause que l'Église de Rome s'arrogeait le pouvoir de
choisir une Bible qui portait les marques d'une dépravation systématique,
nous avons le témoignage de l'authenticité et de l'apostolicité du
Texte Reçu de la part de ces Églises.
La
citation suivante du Dr. Hort est pour prouver que le Texte Reçu était
le Nouveau Testament Grec de l'Est. Remarquez que le Dr. Hort nomme
toujours ce texte, le Texte Constantinopolitain ou Antiochien:
"Il
n'est pas surprenant que le Texte Constantinopolitain traditionnel,
qu'il fut formellement officiel ou non, fut le Texte Antiochien du
quatrième siècle. Il fut également tout naturel que le Texte reconnu
à Constantinople devienne éventuellement en pratique le Nouveau
Testament de l'Est".
Ainsi
la témoignage qui provient des rangs même de l'opposition confirme
l'antiquité et la popularité du Texte Reçu. Le Comité de Révision
avait même déclaré: "L'ancêtre du Texte Reçu, comme le Dr.
Hort nous rappel avec soin, fut contemporain avec les plus anciens
manuscrits que nous avons, si non plus vieux qu'eux"
(The
Word of God in English, par: Bruce Pringle).
Le
Christianisme Syrien primitif: Quelle Bible ?
Ce
fut à Antioche, capitale de la Syrie, que les croyants furent premièrement
appelé "Chrétiens". Et comme le temps s'écoulait, les chrétiens
de langue Syrienne se comptaient par milliers. Il est généralement
admis que la Bible fut traduite en Syrien à partir des Originaux vers
l'an 150. Cette version est connue comme la Peshitta, nom qui signifie
"version simple et fidèle", pour la distinguer des autres
versions Syriaques qui suivirent par après. Même aujourd'hui cette
Bible suit généralement le Texte Reçu. Étant placé dans une
position d'autorité sur ce sujet, John William Burgon (1813-1888)
affirma: "De nos jours, la Peshitta est trouvée chez les
Nestoriens qui l'utilisent et l'ont toujours préservée; chez les
Monophysites des plaines de la Syrie; chez les chrétiens de St. Thomas
de Malabar; et chez les Maronites des terrasses montagneuses du
Liban".
La
Peshitta a
l'honneur d'être la première traduction faite à partir des Originaux.
Elle est considérée par Marsh Michaelis, comme étant "la
meilleure traduction du Nouveau Testament Grec". Traduite en Araméen,
langue qui fut connue et parlée par Jésus et les apôtres, elle
contenait à son origine tous les livres de l'Ancien et du Nouveau
Testament. Selon le Rev. James Townley, son antiquité remonte à la
ville de Édesse, centre de la civilisation Syriaque au deuxième siècle.
La traduction de l'Ancien Testament fut terminée lorsque Abgarus fut
roi de l'an 8 à l'an 45, par Thaddée, un des apôtres (Marc 3: 18).
Certains écrits contrefaits portent l'indication probable que le roi
Abgarus aurait connu Jésus personnellement.
Le
Rev. James Townley nous dit que les Syriens affirment que des parties de
l'Ancien Testament furent traduites du temps de Salomon pour Hiram, roi
de Tyr (1 Roi 5: 1). Nous avons toutefois aucune indication de l'identité
de celui ou ceux qui traduisirent le Nouveau Testament en l'an 150.
Bruce
Pringle nous fait remarquer qu'il existe environ 350 manuscrits de cette
ancienne version du Nouveau Testament. Toutes les différentes sectes de
l'Église Syrienne sont loyales à la Peshitta. Ceci nous indique
qu'elle existait avant le 511 siècle, car ce fut à cette période que
l'Église Syrienne commença à se diviser. A cause de son accord avec
le Texte Byzantin, la Peshitta est un des témoins les plus importants
qui supporte l'antiquité du Texte Traditionnel. Toutefois ce témoignage
fut discrédité par les Critiques Textuels pour faire place au
Vaticanus et au Sinaiticus comme étant les textes supposément les plus
anciens. Burkitt (1904) insista que la Peshitta n'existait pas avant le
5" siècle, et qu'elle fut l'œuvre de Rabulla, évêque d'Édesse
(411-435).
Ce
point de vue est supporté aussi par un autre apostasié, F.F. Bruce:
"La Peshitta qui fut produite et imposée par Rabulla fut une révision
de la version de ce temps pour l'amener en conformité avec le Texte
Byzantin".
La
théorie de Burkitt fut acceptée sans aucune question par les érudits
libéraux. Mais eux-mêmes réalisent de nos jours que la Peshitta fut
en existence avant le temps de Rabulla Une preuve supplémentaire de
ceci nous est donnée en 1842 par James Townley: "Dès les deux
premiers siècles, les Écritures furent traduite en Syriaque et en
Latin, dont deux des plus anciennes versions du Nouveau Testament, la
Peshitta et la Vestus Itala".
La
corruption n'entra pas dans la Peshitta avant le milieu du troisième siècle,
lorsque Origène déménagea d'Alexandrie à Césarée. Depuis, et plus
particulièrement durant le temps d'Eusèbe et de Pamphile, la Peshitta
dégénéra en sa présente condition dans les types connus comme la
version Philoxénienne, la Harcléenne, et la Jérusalem Syriaque. Le
fait que le livre de l'Apocalypse ne s'y trouve point est retracé à l'œuvre
d'Origène, d'Eusèbe et de Pamphile. La Peshitta de Rabulla qui omet
l'Apocalypse, Jude, 2 Pierre, et 2 Jean; n'est pas la Bible Syriaque
originale, comme il l'est pleinement attesté par les recherches de
Voobus.
La
version Philoxénienne
fut produite en l'an 508 par Polycarpe pour Philoxus, évêque de Mabbug.
Elle fut reprise en l'an 616 par Thomas de Harkel. La version Philoxénienne
et Harcléenne contiennent les cinq livres qui ne se trouvent pas dans
la Peshitta de Rabulla. La Bible Lamsa (1957) qui se dit être une
traduction de la Peshitta ne provient pas de l'originale, mais de
manuscrits qui datent du 5", 6" et 7" siècle. L'Ancien
Testament est traduit sur le Codex Ambrosianus et le Nouveau sur le
manuscrit Mortimer-McCawley. Beaucoup de similarités existent entre la
Septante Grecque d'Origène et cette version. Néanmoins elle contient
encore certaines lectures de l'originale avant que cette dernière sait
polluée par l'érudition d'Origène, d'Eusèbe et de Pamphile.
Ayant
présenté les faits que la Bible du Christianisme Grec primitif et du
Christianisme Syrien primitif ne fut pas du type Eusèbio-Origène, ni
du type Vaticanus, mais le Texte Reçu; nous montrerons maintenant que
la Bible primitive du nord de l'Italie, du sud de la France et de la
Grande Bretagne, était aussi le Texte Reçu.
Le
type de Christianisme qui fut premièrement favorisé, puis élevé en
première place par Constantin, Fut celui de la Papauté Romaine. Mais
ceci ne fut pas le type de Christianisme qui pénétra premièrement en
Syrie, au nord de l'Italie, au sud de la France, ni en Grande Bretagne.
Les anciens registres des croyants de ces pays dévoilent un
Christianisme non Romain, mais apostolique. Ces territoires furent premièrement
pénétrés par des missionnaires qui venaient non de Rome, mais de la
Palestine et de l'Asie-mineure. Le Nouveau Testament Grec, le Texte Reçu
au ses traductions qu'ils amenèrent avec eux, fut du type duquel les
Bibles Protestantes comme l'Ostervald et la King-James furent traduites.
Nous verrons présentement que ces Bibles diffèrent grandement du
Nouveau Testament Grec Eusèbio-Origène.
L'Angleterre
primitif: Quelle Bible ?
Des groupes d'Évangélistes
héroïques allèrent en avant vers 'Angleterre, le sud de la France, et
le nord de l'Italie. La Méditerranée fut comme le tronc d'un arbre
dont les branches se répandirent dans tous ces territoires. Les racines
de l'arbre se trouvant en Judée et en Asie-mineure, la sève coula vers
l'ouest pour fertiliser ces pays lointains. L'histoire ne possède aucun
record d'héroïsme qui soit supérieur à celui des sacrifices et des
souffrances que subirent ces premiers chrétiens parmi les païens de
l'ouest. Les premiers croyants de l'ancienne Bretagne demeurèrent
fermes et nobles lorsque les Anglo-Saxons païens envahirent le pays
comme un déluge. Dean Stanley s'en prend contre Augustin de Canterbury
qui fut envoyé par le pape Grégoire le Grand (590-604) comme
missionnaire pour convertir l'Angleterre, et créer une Église soumise
à la papauté dans les îles Britanniques, face à l'Église Irlandaise
toujours indépendante. Augustin fut reproché fortement, car il fut de
connivence avec les Anglo-Saxons dans l'extermination horrible de ce
peuple pieux soumis à Christ avant l'arrivée de ces barbares. Telles
sont les méthodes de conversion de l'Église Catholique Romaine
sanguinaire. Après la mort d'Augustin, lorsque ces mêmes Anglo-Saxons
païens terrifièrent les dirigeants papal tellement qu'ils fuirent à
Rome, ce fut les chrétiens Bretons de l'Écosse qui occupèrent les
territoires abandonnés. Il est évident par ceci que le Christianisme
Britannique ne venait point de Rome. De plus, le Or. Adam Clarke affirme
qu'en examinant les coutumes Irlandaises, il nous est révélé qu'elles
contiennent des éléments qui furent importés en Irlande de l'Asie-mineure
par les premiers chrétiens.
Avant
l'ère Chrétienne, le Druidisme fut la religion de la Bretagne
primitive. Elle fut amenée dans les îles Britanniques par Hu Gadarn,
le Puissant, contemporain d'Abraham, qui fonda la première colonie.
Selon le Rev. R.W. Morgan (St. Paul in Britain), le Druidisme
commença en l'an 3,903 avant Christ et 50 ans après la naissance de
Seth en Égypte. Elle fut la religion d'un élitisme en astronomie
responsable de construire les monolithes à travers le monde entier.
Morgan affirme que le Christianisme pénétra en Bretagne vers les années
36-39 avec Joseph d'Arimathée qui proclama le salut par le sang royal
de Christ versé pour nos péchés, et que l'apôtre Paul s'y rendit
lui-même vers l'an 60 pour annoncer l'Évangile. Cette première pénétration
par Joseph d'Arimathée, accompagné par Lazare et Marie de Magdala, fut
transformée en une légende par les païens superstitieux de ce
territoire. La mythe du Graal ou plutôt "Sangréal", mot qui
signifie "sang royal", en est issu. Salon Morgan l'Église
Britannique, Irlandaise, Écossaise, et Gallicane, formèrent une seule
Église dont chaque partie était en parfaite communion avec l'autre.
Lorsque Rome pénétra dans ce territoire vers l'an 600, elle trouva déjà
en ce lieu une Église "de fondations apostolique qui reconnaissait
les Écrits des apôtres comme seule règle de foi".
Puisque
l'Italie, la France, et la Grande-Bretagne furent en ce temps des
provinces de l'empire Romain, les premières traductions de la Bible
faites par les chrétiens primitifs de ces parties du monde furent en
Latin. Ces premières traductions furent très précieuses aux Églises
primitives. Puisque Rome n'avait pas envoyé de missionnaires vers
l'ouest avant l'an 250, ces premières Bibles Latines furent solidement
fixées avant que ces Églises fidèles entrent en conflit avec la Jézabel
Romaine. Non seulement ces traductions en vieux latin existèrent
bien longtemps avant l'apparition de la Vulgate adoptée par la Papauté,
mais pour des siècles les peuples refusèrent leurs Bibles en vieux
latin pour la Vulgate. Les Versions en Vieux Latin furent surtout utilisées
par les chrétiens de l'ouest qui refusèrent de se prosterner devant
l'autorité de Rome, comme les Donatistes, les Irlandais, les Bretons,
les Albigeois, etc. Dans sa sagesse et sa providence, Dieu avait donné
à ces versions latines un attrait qui surpassait les artifices subtils
de la Vulgate de Jérôme. Ceci est la raison pourquoi elles continuèrent
à se répandre pour des siècles. Ce qui est un caractéristique
souvent négligé en considérant les anciennes versions. Nous ne
pouvons assez emphaser ce point en comparant la Bible Latine des
Vaudois, des Gaulois, et des Celtes, avec la Vulgate tardive. Pour vous
présenter le charme exceptionnel de ces versions, je cite un article du
périodique le "Forum" qui date du mois de Juin 1887:
"L'ancienne
"Version Italique", traduction dans le Latin du 211 siècle,
garda sa popularité aussi longtemps que cette langue fut celle du
peuple. La Version Critique de Jérôme ne l'a jamais déplacée, et la
remplaça seulement quand le Latin devint une langue morte pour devenir
celle des érudits. La Version Gothique de Ulfilas subit le même sort,
lorsque la langue dans laquelle elle Fut écrite cessa d'exister. La
Bible de Luther fut le début officiel de la littérature Allemande
moderne; et celle d'Olivetan (1533) posa le fondement de la langue Française.
En Allemagne, en France, comme en Angleterre, plusieurs traductions
critiques parurent et furent rejetées. La raison pour ceci, est que la
langage qu'elles utilisèrent convenait trop à la précision
microscopique des phrases et aux expressions classiques, qu'elles ne
représentèrent point la simplicité humaine et divine des Écritures
à la majorité des peuples. Ce fut particulièrement à cause du Latin
commun des peuples, ainsi que du Gothique, de l'Allemand et du Français,
que les gens purent comprendre les Écritures; ce qui garantissait leur
permanence".
Nous
sommes dit que ces premières traductions en vieux latin furent
maintenues pour 900 ans après l'apparition de la Vulgate Latine de Jérôme
vers l'an 380. Ceci nous amène vers l'an 1280 et s'accorde très bien
avec la période du Concile de Toulouse en 1229, quand le Pape Innocent
III, loin d'être innocent, donna des ordres aux Dominicains ou
"chiens de Dieu" de débuter la plus sauvage croisade contre
les Cathares Vaudois et Albigeois du sud de la France et du nord de
l'Italie. A cause qu'ils refusèrent de se Soumettre à son pouvoir, le
pape leur déclara la guerre avec une brutalité extraordinaire.
"Le fait que les Vaudois avaient entre leurs mains le livre de la Vérité,
attira tout particulièrement la haine du pape qu'ils avaient
correctement identifié comme l'Antichrist". Dans cette guerre
cruelle et dévastatrice, les Bibles, les livres, et tous les documents
sur l'histoire des Vaudois et des Albigeois furent détruits. Par après,
les moines Catholiques falsifièrent l'histoire des Vaudois et des
Albigeois pour les discréditer.
La
falsification des documents fut d'ailleurs un des moyens utilisé par la
Papauté pour maintenir le monde dans les ténèbres. James Townley nous
rapporte qu'au 16" siècle, "il y a dans la librairie du
Vatican, certains hommes engagés à transcrire les actes du Concile et
à copier les oeuvres des Pères apostoliques. Ces hommes occupés au
travail de transcrire des livres, imitent les lettres des anciennes
copies aussi près que possible, et ajoutent, enlèvent, modifient et
changent les mots, selon le bon plaisir de leur seigneur le Pape; afin
que dans quelques années, leurs documents forgés des anciens écrits
soient reconnus pour de très anciens manuscrits, séduisant le monde
par un aspect d'antiquité. Ainsi fut apporté contre Rome la
condamnation de corrompre les écrits anciens, sacrés et ecclésiastiques".
Que pouvons-nous nous attendre d'autre d'une fausse église que d'une
fausse représentation de la vérité.
A
cause de ceci, plusieurs de ceux qui parlent avec autorité affirment
que la Vulgate de Jérôme fut la Bible des Vaudois. Nous regrettons
devoir nous opposer à leurs affirmations. il est évident que les
Vaudois connaissaient cette Bible polluée de leurs ennemis. Mais la
Version Italique en vieux latin, ou Vestus Itala, fut leur propre Bible;
celle pour laquelle ils vécurent, souffrirent et moururent. En plus,
Constantinople, le centre du Catholicisme Grec dont la Bible fut le
Texte Reçu, résidait à l'est; et la noble Église Syrienne, dont la
Bible fut aussi le Texte Reçu, se trouvait un peu plus loin à l'est.
Puisque ces Églises entretenaient des relations, il était facile pour
les Vaudois de vérifier leur texte de l'Itala en le comparant avec
celui de ces Églises.
Il
est clairement évident que la Bible Latine de la Bretagne primitive ne
fut pas la Vulgate Latine de la Papauté, mais la Vestus Itala.
D'ailleurs il existe tellement de différences entre ces deux Bibles au
point d'engendrer toute une vague de conflits, ce qui ne manqua pas
d'arriver en ce temps comme aujourd'hui. C'est exactement ce qui se
produisit lorsque Augustin amena avec lui la Vulgate de Rome et
l'introduisit en Angleterre.
Dans
l'histoire, le centre le plus célèbre du Christianisme Biblique fut le
couvent de Iona situé sur une petite Île au nord-ouest de l'Écosse.
Ce centre d'évangélisation fut fondé par Colomba au 611 siècle. De
cette Île, Dieu souffla son Saint Esprit sur les tribus du nord de
l'Europe. Lorsque Rome s'éveilla à la nécessité d'envoyer des
missionnaires pour étendre son empire, elle trouva à sa surprise un
Christianisme authentique en Grande Bretagne et dans le nord de
l'Europe, dont la racine remontait d'Iona jusqu'en Asie-mineure. Vers
l'an 600, Rome envoya ses missionnaires en Angleterre et en Allemagne
pour tenter de séduire ces simples chrétiens bibliques et les amener
sous sa domination, ainsi que de rendre les paiens esclaves de son
autorité. Agrippa d'Aubigné (1552-1630), qui composa une épopée sur
les guerres de religion, les Tragiques, nous peint un tableau des
missions évangéliques de Iona:
"Colomba
estimait la croix de Christ plus que le sang royal qui coulait dans ses
veines. De précieux manuscrits furent amenés à Iona où un collège
théologique fut fondé et où la Parole fut étudiée. Un esprit
missionnaire soufflait de cette Île nommée avec justice "la lumière
du monde de l'ouest". Des missionnaires Bretons amenèrent la lumière
de l'Évangile en Hollande, en France, en Suisse, en Allemagne, et même
en Italie; et ils firent plus pour la conversion de l'Europe central que
l'Église Romaine et son esclavage".
La
France primitive: Quelle Bible ?
Selon Milman, la Christianisme pénétra en France de l'Asie-mineure.
A.R. Kayayan (L'Église dans l'Histoire) nous fait remarquer que
"les forces spirituelles actives dans différents pays étaient
aussi à l'œuvre en France, surtout au sud du pays où l'influence des
Albigeois et des Vaudois se faisait sentir". Dans la seconde moitié
du deuxième siècle, l'empereur Marc-Aurèle (161-180) persécuta les
chrétiens. Ses principales victimes furent les martyrs de Lyon, nous
indiquant que le Christianisme avait pénétré très tôt dans le sud
de la France. L'épître que les chrétiens de Lyon et de Vienne écrivirent
aux Églises d'Asie et de Phrygie, est l'évidence que des relations
existèrent depuis longtemps entre eux et les chrétiens d'Asie-mineure.
Le Rev. R.W. Morgan cite "les Annales Ecclésiastiques" de
Baronius où il est dit que "Lazare, Marie Magdala, Marthe,
Marcella, Maximin et Joseph d'Arimathée, laissé à la dérive sur la
mer, accostèrent dans la ville de Marseille au sud de la France et y prêchèrent
l'Évangile, pour se rendre par après à Lyon". Nous ne savons
comment juste sont ces records, mais nous savons que l'Église Gallicane
fut une des premières à être fondée, avant même celle de Grande
Bretagne.
Les
chrétiens apostoliques du sud de la France aidèrent sûrement avec la
proclamation de l'Évangile pour qu'il pénètre en Grande Bretagne
comme dans le nord de l'Italie. "La Bible a pénétrée chez les
Gaulois, comme partout, avec la mission", nous dit Daniel Lortsch.
Toutefois, contrairement à ce que dit ce dernier, la Vestus Itala est
celle qui a frayée la voie aux Versions Gauloises, et non vice versa.
La Vestus Itala est née vers l'an 157, tandis que les Versions
Gauloises ont vue le jour seulement que vers le 4" siècle. Comme
nous savons, une lutte amère eut lieu entre la Bible des Chrétiens
d'Angleterre et celle amenée par les missionnaires de Rome. Et
puisqu'il y avait que deux seules Bibles, la version ecclésiastique de
Rome et le Texte Reçu, nous pouvons être assuré que la Bible Gauloise
autant que la Bible Celtique, furent des traductions basées sur le
Texte Reçu Grec.
Les
Vaudois du nord de l'Italie:
Quelle Bible ?
Des délégués du Seigneur amenèrent avec eux les manuscrits des Églises
de Judée aux Églises du nord de l'Italie. Ainsi les précurseurs des
Vaudois reçurent une Bible complètement différente de celle de l'Église
Catholique Romaine. Allix, dans son "Histoire des Églises du Piémont",
nous indique qu'il existe des preuves que des doctrines contraires à
celles de l'Église Romaine, mais similaires à celles des Vaudois et
des Églises Réformées, furent maintenues par les théologiens du nord
de l'Italie jusqu'au temps que les Vaudois furent premièrement
reconnus. Ceci nous indique que l'Église des Alpes préserva son intégrité
depuis le début de la prédication de l'Évangile dans les vallées
montagneuses du nord de l'Italie.
Plusieurs
historiens comme Allix, Léger, Gilly, Comba, et Nolan supportent ceci.
Il est affirmé que les précurseurs des Vaudois ne pouvaient avoir des
doctrines plus pures que celles de Rome à moins que leur Bible fut plus
intègre; ce qui veut dire que leur Bible ne provenait point des
manuscrits falsifiés de Rome.
Historien
d'autorité, Léger nous informe d'avantage sur ces choses. Ce noble érudit
de sang Vaudois fut l'apôtre de son peuple lors de l'horrible massacre
que l'Église Romaine déclencha contre eux en l'an 1655. Son travail
adroit nous préserva les anciens records de son peuple. Son livre, (l'Histoire
générale des Églises évangéliques des vallées du Piémont),
fut publié en 1669. Cette oeuvre remarquable fut presque introuvable
vers l'an 1825. Elle est un objet de grand prix pour tous ceux qui font
des recherches sérieuses. C'est pour moi une grande bénédiction
d'avoir ce volume inestimable pour m'y référer. Lorsque Léger nomme
la Bible française d'Olivetan de 1537 entièrement pure, il dit:
"Je
dis 'pure' car tous les exemplaires que nous trouvons chez les Papistes,
sont pleins de falsifications. Ceci engagea Bèze à déclarer que ce
fut par les moyens des Vaudois que la France a la Bible aujourd'hui en
sa propre langue. Olivetan, cet homme de Dieu fidèle, écrivit dans la
Préface de sa Bible tout en remerciant Dieu, que depuis le temps des Apôtres
et de leurs successeurs, le flambeau de l'Évangile fut allumé parmi
les Vaudois et ne fut jamais éteint".
Les
Vaudois du nord de l'Italie furent les plus reconnus d'entre les chrétiens
primitifs d'Europe pour leur résistance à la Papauté. Ils supportèrent
non seulement le poids de l'oppression Catholique, mais ils réussirent
aussi à tenir le flambeau de la vérité jusqu'à la Réforme qui le
prit de leurs mains pour l'élever devant la monde. Véritablement ils
représentèrent la prophétie de l'Apocalypse concernant l'Église qui
"s'enfuit dans un désert, où Dieu lui avait préparé un
lieu". Ils rejetèrent les doctrines mystérieuses de Rome, sa hiérarchie
et ses titres somptueux, pour s'attacher à la simplicité de la Bible.
Les
agents de la Papauté ont fait tout leur possible pour calomnier leur
caractère, détruire les records de leur passé, et ne laisser aucune
trace des persécutions cruelles qu'ils subirent de la part de Rome. Ils
utilisèrent même les paroles qui furent écrites contre les anciens hérétiques,
enlevant leurs noms et substituant celui des Vaudois dans le but des
diffamer. Gilly nous fait remarquer qu'un Jésuite du nom de Gretser
utilisa cette technique contre les Vaudois.
Au
4" siècle, Helvidius s'opposa à Jérôme qui supportait la
virginité perpétuelle de Marie, et l'accusa d'avoir utilisé des
manuscrits grecs corrompus dans sa rédaction d'une Bible Latine que le
Pape lui avait ordonné de faire. Comment Helvidius aurait-il pu accuser
Jérôme d'utiliser des manuscrits corrompus, s'il n'avait pas en sa
possession les purs manuscrits grecs pour les comparer avec ceux qui
furent pervertis? Jovinien, un puissant écrivain qui fut associé à
Helvidius, fut tellement instruit qu'il a fallu les efforts combinés
d'Augustin, de Jérôme et d'Ambroise pour confronter son influence. Même
à ce point, il fallait la condamnation du Pape et la proscription de
l'empereur pour prévaloir. Mais les partisans de Jovinien continuèrent
à répandre son influence et préparèrent le chemin pour la Réforme.
Aucun
record historique ne témoigne d'une plus grande cruauté que celle
exercée par Rome envers les Vaudois. Il est impossible d'écrire
l'histoire complète de ce peuple persécuté, dont les origines sont
des temps apostoliques, car Rome a détruit les archives qui la
contenait. Le Dr. DeSanctis, anciennement un officiel de Rome et juge de
l'inquisition avant sa conversion au Protestantisme, nous rapporte la
conversation d'un Vaudois sur les ruines de la colline du Palatin à
Rome:
"Regarde,
dit le Vaudois, ce beau monument de l'antiquité ecclésiastique. Le matériel
de sa construction vient des deux grandes librairies du Palatin, une
grecque et l'autre latine, où les précieux manuscrits de nos ancêtres
furent rassemblés et que le Pape Grégoire I fit brûlés'.
La
destruction des archives Vaudoises débuta vers l'an 600 et fut prolongée
à travers les siècles par les agents secrets de la Papauté.
"C'est
une chose vraiment étrange", dit l'historien Gilly, "que la
destruction et le vol des documents Vaudois se retrouvent même dans un
endroit où ils furent sécurisés à l'université de Cambridge en 1658
par Morland. Ces anciennes reliques furent cataloguées en sept paquets
par lettres alphabétiques de A à G. Tous ceux-ci ne furent jamais
retrouvé lorsque j'ai demandé de les examiner en 1823".
Les
anciens documents des Vaudois:
Certains écrivains modernes, sous l'influence néfaste du Vatican,
s'efforcent pour fixer le début des Vaudois à partir de Pierre Valdo
vers l'an 1175. Ceci est une erreur magistrale de leur part. Le nom
historique de ce peuple est dérivé des vallées alpines où ces
valeureux soldats de Christ habitent. Mais leurs ennemis désirent
ardemment tracé leur origine à Valdo. Pierre Valdo fut désigné par
Dieu pour combattre les erreurs de Rome. L'historien Gilly qui fit des
recherches extensives sur les Vaudois, représente Valdo dans un comité
dans la ville de Lyon, où lui et ses associés furent les traducteurs
d'une Bible Vaudoise qui prépara le chemin à la Bible d'Olivetan de
1535, révisée par J.F. Ostervald en 1744. Nous savons d'ailleurs que
l'histoire des Vaudois débuta des siècles avant le temps de Valdo.
Nous
avons encore aujourd'hui un ancien document écrit en langue vaudoise
qui se nomme "La Noble Leçon" (La Nobla Leycon). Ce document
écrit vers l'an 1100, montre clairement que la première opposition des
Vaudois à l'Église de Rome remonte au temps de Constantin, lorsque
Sylvestre fut Pape. Or nous savons aussi que Léon I (440-461) fut
surnommé "le premier pape", mais ceci est simplement dû au
fait qu'il fut le premier à vouloir monopoliser la désignation de
"successeur de Pierre", et que son intervention auprès
d'Attila, roi des Huns, le fit apparaître comme le principal personnage
politique de l'Italie. Le mot "pape" vient du latin
"pater" et signifie "père".
Les
évêques de Rome adoptèrent cette désignation de l'ancienne religion
des Druides pour se donner de l'importance et du prestige. Alexandre
Hislop nous indique que la pape Damase I fut le premier à prendre le
titre de "Pontifex Maximus", titre païen qui lui fut donné
par l'empereur Gratien (375-383). Cette désignation identifie chaque
Pape comme "un fils du serpent", car les païens croyaient que
la semence du serpent était "le grand roi du monde". Or en ce
temps, chaque évêque de Rome était reconnu sous la désignation de
"Pape" ou "Père", à partir de Sylvestre jusqu'à
nos jours. Ainsi dit "la Noble Leçon" des Vaudois: "Tous
les papes depuis Sylvestre jusqu'à présent".
Ainsi
lorsque le Christianisme sortait des persécutions de la Rome païenne
et fut favorisé par l'empereur Constantin, l'Église Italique du nord
de l'Italie -par après l'Église Vaudoise, s'opposa à la Rome papale.
Leur Bible fut de la famille de la célèbre "Itala" qui représentait
"le Texte Reçu" supporté par l'accord majoritaire des Textes
Byzantins de l'Église Grecque. Son nom de "Itala" est dérivé
du district du même nom des régions Vaudoises du nord de l'Italie. Sur
la pureté et la fidélité de cette version, par comparaison aux autres
versions latines qui existèrent, Augustin (411 siècle) disait:
"D'entre
toutes les traductions, celle de l'Itala doit être préférée
au-dessus de toutes les autres; car elle se garde plus proche des mots
(dans l'original) sans préjudice à la clarté d'expression".
L'ancienne
liturgie Vaudoise qu'ils suivirent à travers les siècles, contient
"des textes de l'Écriture qui proviennent de la Version nommée
"l'Italique", déclare l'historien Allix.
L'Église
Réformée maintenait avec assurance que l'Église Vaudoise fut fondée
vers l'an 120, et que depuis cette date, l'enseignement qu'elle reçu
des apôtres, fut passé de père en fils. Scrivener confirme que la
Bible Latine nommée "l'Italique", fut traduite du Grec vers
l'an 157. Nous sommes endetté à Bèze, l'associé de Calvin, pour la déclaration
que l'Église Italique date de l'an 120. Du groupe de savants illustres
qui s'assemblèrent autour de Bèze en l'an 1590, nous parvenons à
comprendre comment le Texte Reçu fut le lien qui unissait les deux plus
grandes Églises de l'histoire.
Vers
la fin du 16" siècles, nous trouvons dans la ville de Genève en
Suisse, un des grands champions du Protestantisme, Cyrille Lucar, qui
devint par après le chef de l'Église Catholique Grecque.
Malheureusement après sa mort violente, cette Église revint à sa
position traditionnelle ultra-ritualiste. Or comme Bèze étonnait et
confondait le monde en nous restaurant les manuscrits grecs du Nouveau
Testament de la Bible Authentique, duquel nous avons la Bible Martin, la
Bible Ostervald et la King-James; Cyrille Lucar, surnommé "Diodati",
fit de même et traduisit en Italien une nouvelle édition de la Bible
qui devint célèbre et qui fut utilisée et circulée par les Vaudois.
Léger,
l'historien du peuple Vaudois, étudia sous Diodati à Genève. Il
retourna parmi les Vaudois comme Pasteur et les dirigea dans leur fuite
du terrible massacre de 1655.
Il
m'est impossible de continuer sans donner un bref aperçu de cette
boucherie meurtrière dont fut témoin Jean Léger.
Plusieurs
persécutions furent lancées contre les Vaudois travers l'histoire.
Mais celle du 24 Avril, 1655, les surpassent tous par ses atrocités.
Jean Léger, témoin et survivant de ce massacre, nous raconte:
"Un
prêtre accompagnait chaque groupe de soldats papistes. Ils arrachèrent
les enfants d'entre les mains de leur mère et fracassaient leur tête
sur des rochers. D'autres soldats déchirèrent des enfants en morceaux
de leurs propres mains. Les malades et les vieillards furent brûlés
vivants. Ils coupèrent les bras et les jambes de certains pour
prolonger leurs souffrances. Ils promenèrent des pères avec la tête
de leurs fils suspendues autour de leur cou avant de les exécuter. Des
parents furent forcés à regarder leurs enfants massacrés sous leurs
yeux avant d'être eux-mêmes permis de mourir". John Fox ajoute
dans son "Livre des Martyrs": "Dans les villes de Vilario
et Bobbio tous ceux au-dessus de l'âge de 15 ans qui refusèrent
d'assister à la Messe, furent crucifié la tête en bas; ceux qui
Furent au-dessous de cet âge furent étranglé. Sarah Rastignole, 60
ans, fut commandé par des soldats de prier un saint quelconque.
Lorsqu'elle refusa, ils plongèrent une faucille dans son ventre et
l'ouvrir en deux, puis lui coupèrent la tête. Esay Garcino ayant refusé
de renoncer à sa foi, fut coupé en morceaux; les soldats disaient en
riant qu'ils en avait fait de la viande hachée. Marie Raymondet eût sa
chair tranché de ses os et fut laissé ainsi jusqu'à ce qu'elle périsse.
Jacob Perrin, ancien de l'Église Vaudoise de Vîlario, fut écorché
vivant avec son frère. Giovanni Andrea Michialm fut capturé avec
quatre de ses enfants. Les soldats lui demandèrent de renoncer à sa
foi, et chaque fais qu'il disait non, ils déchirèrent en pièces un de
ses enfants devant lui, éclaboussant le cerveau du dernier. Constantia
Bellione fut questionné par un prêtre qui lui demandait de renoncer au
diable et d'assister à la Messe. Elle lui répondit: J'ai grandi dans
une religion qui m'a toujours enseignée à renoncer au diable; mais si
je plis à votre demande d'assister à la Messe, je suis sûr de la
rencontrer là sous différentes formes. -Après avoir dit au prêtre
qu'il allait souffrir atrocement en enfer pour ce qu'il faisait,
celui-ci donna l'ordre que sa peau fut arrachée de certaines parties de
son corps, puis finalement la fit fusiller. Un Protestant de Bobbio,
injurié par un prêtre, répondit avec justice que le Pape était l'Antichrist,
que la Messe fut de l'idolâtrie, le purgatoire une farce, et
l'absolution un mensonge. Après l'avoir fait horriblement brutalisé,
le prêtre le fit tuer sans aucune hésitation".
Léger,
complètement bouleverser de ce qu'il avait vu, écrit: "Mes mains
tremblent tellement, que je ne peut presque tenir ma plume; et le
torrent de mes larmes se mélange avec mon encre, en écrivant ces
oeuvres infernales". Les peines et les lamentations des survivants
furent incontrôlables en voyant leurs frères morts et leur pays dévasté.
Dans sa lettre aux frères protestants des autres nations, Léger écrivit:
"Nos larmes ne sont plus d'eau mais de sang; elles obscurent non
seulement notre vision, mais étouffent nos propres cœurs. Nos mains
tremblent, et nos têtes élancent des coups innombrables que nous avons
reçu. Nous ne pouvons former une lettre qui répond à l'intention de
notre esprit, ni à l'étrangeté de nos désolations. Nous prions que
vous nous excusiez, et que vous trouviez dans nos lamentations la
signification que nous ne pouvons exprimer".
Jean
Léger estimait la Bible Diodati comme son plus grand trésor, le seul
qu'il put préservé. Cyrille Lucar demeurait en Alexandrie où se
trouvait le Codex Alexandrien qu'il se procura. Il y introduisit la Réforme
Protestante et la pure lumière des Réformateurs en ce qui concerne les
livres de la Bible, au prix de sa vie. Entre temps, un autre groupe d'érudits,
hostile au premier, s'assembla dans la ville de Rheims en France. Les Jésuites,
assistés par nome et supportés par toute la puissance de l'Espagne,
produisirent une version anglaise de la Vulgate connue comme la
Rheims-Douay. Les Jésuites, connus dans la Franc-maçonnerie comme
"les Illuminatis" et en Amérique comme "les Robes
Noires", sont les ennemis les plus dangereux du Christianisme
Authentique et de la pure Parole de Dieu, depuis le temps de la Réforme
jusqu'à nos jours (J.L.). Ces adeptes du serpent déclarèrent dans la
Préface de cette Bible pervertie, que la Vulgate fut traduite en
Italien vers l'an 1300 et en Français vers l'an 1400, pour
"enlever d'entre les mains des peuples la fausse traduction hérétique
de la secte nommée les Vaudois". Ceci est la preuve que des
Versions Vaudoises existèrent dans les années 1300 et 1400. Il est
donc évident que la Vulgate fut la Bible corrompue de Rome utilisée
contre le Texte Reçu; c'est à dire, le Nouveau Testament des Apôtres,
des Vaudois et des Réformateurs.
Nous
avons la preuve que dans l'antiquité, Rome a corrompu les manuscrits de
la Bible; et que l'Église Italique les répandait dans leur pureté
apostolique. Allix nous rapporte un "article de foi" de l'Église
Italique qui témoigne de ceci:
"Ils
(les Vaudois) reçoivent seulement ce qui est écrit dans l'Ancien et le
Nouveau Testament. Ils affirment que le Pape de Rome et plusieurs prêtres
ont pervertis les Écritures par leurs doctrines et leurs
glossaires".
Il
est très bien reconnu, même par nos ennemis, que l'Itala fut traduite
du Texte Reçu Grec (le Texte Syrien, comme Hort le nomme); et que la
Vulgate de Jérôme est la version de l'Itala avec les lectures du Texte
Reçu Grec retranché pour rendre la
traduction conforme au textes grecs d'Eusèbe et d'Origène.
"La
même procédure fut utilisée pour produire la Bible Darby et la Bible
Synodale". Il est évalué que Jérôme fit environ 3,500
modifications dans les Évangiles seuls, sans compter le reste de
la Bible. Toutefois, le pape Grégoire, le Grand (590-604), l'approuva;
et elle devint la version officielle de l'Eglise Catholique au Concile
de Trente (1545-l584). Il est même déclaré dans la Préface de la
Rheims-Douay, édition 1881: "Le Nouveau Testament entier de la
Vulgate est celui de l'ancienne Version Italique, revue et corrigée par
Jérôme". Bruce Pringle nous confirme d'avantage que les
corrections de Jérôme furent plutôt des corruptions- "Jérôme
aurait voulu corrompre au complet le texte de l'Itala, mais il n'osait
pas, car il fut exposé avant même qu'il termine son travail".
Les
Bibles Vaudoises :
L'histoire
du grand Réformateur, Jean Calvin, fut touchée par quatre Bibles
particulières qui virent le jour sous l'influence des Vaudois: une en
Grec, une en langue Vaudoise, une en Français, et l'autre en Italien.
Calvin lui-même fut amené dans son oeuvre par son cousin Vaudois,
Robert Olivetan. Un autre Vaudois, Guillaume Farel, l'implora de se
rendre à Genève pour y débuter l'œuvre de la Réforme. Selon
l'historien Vaudois, Jean Léger, Calvin était relié à la famille des
Calvins de la Vallée de St. Martin, une des Vallées Vaudoises.
A
cause de la persécution des Chrétiens Réformés dans la ville de
Paris et des réclamations de Farel, Calvin décida de se rendre à Genève
où, avec Théodore de Bèze, il produisit une édition du Texte Reçu
Grec. Cette édition est celle qui est utilisée par l'auteur, comme
elle paraît dans le Texte de F.H.A. Scrivener. Cette édition du Texte
Reçu est en réalité un Nouveau Testament Grec qui est la résultat de
l'influence des Vaudois. Sans aucun doute, les dirigeants de la Réforme,
Allemands, Français et Anglais, furent tous d'un commun accord que le
Texte Reçu est le Nouveau Testament Authentique; non seulement par son
histoire irrésistible et ses évidences internes, mais aussi à cause
qu'il concorde précisément avec la forme du Texte Reçu des Vaudois
qui provient du temps des Apôtres.
Trois
autres Bibles de liaisons Vaudoises furent les oeuvres de trois hommes
qui étaient à Genève avec Calvin et Bèze, notamment Olivetan, Léger
et Diodati. Les deux sources du Texte Reçu, dont l'une Grecque qui
provenait de l'Est et l'autre des Vaudois de l'Ouest, se rencontrèrent
dans la fusion de la Bible d'Olivetan et du Texte Reçu, que nous avons
aujourd'hui dans la Bible de Martin et la Bible Ostervald. Olivetan,
pasteur illustre des vallées Vaudoises et cousin de Calvin, selon Léger,
traduisit le Nouveau Testament en Français. Léger a rendu le témoignage
que la Bible d'Olivetan, qui s'accordait avec le Texte Reçu, ne fut
point comme les anciens manuscrits des papistes pleins de
falsifications. Par après, Calvin publia une deuxième édition de la
Bible d'Olivetan qui fut la base de la célèbre Bible de Genève.
Traduite en Anglais, cette Bible fut la version la plus populaire en
Angleterre, jusqu'à l'apparition de la King-James en 1611.
Diodati
successeur de Bèze dans la chaire de Théologie à Genève, traduisit
le Texte Reçu en Italien. Cette version fut adoptée par les Vaudois
Italiques, quoiqu'ils continuèrent à utiliser leur Bible Romanche de
Pierre Valdo. Le Concile de Toulouse condamna la Version Romanche en
1229 et plusieurs copies furent détruites par les agents de Rome.
Samuel Morland, sous la protection de Oliver Cromwell, reçu de Léger
un Nouveau Testament Vaudois de la Romanche qui se trouve maintenant
dans la librairie de l'Université de Cambridge. Après l'affreux
massacre des Vaudois en 1655, Léger assembla tous les documents de la
littérature Vaudoise qui restaient, et il les remit entre les mains de
Samuel Morland.
Il
est intéressant de retracer la source de la Bible Vaudoise utilisée
par Luther dans sa traduction du Nouveau Testament. Luther utilisa la
Bible de Tepl ou Teplice, ville de l'ancienne Bohême, maintenant la Tchécoslovaquie.
Ce manuscrit de Teplice était une traduction de la Bible Vaudoise en
ancien Allemand ou langue Germanique parlée avant les jours de la Réforme.
De ce manuscrit remarquable, Comba dit:
"Lorsque
le manuscrit de Teplice apparut, les savants portèrent attention au
fait que son texte correspond mot pour mot avec les trois premières éditions
de l'ancienne Bible Germanique. A ce point, Louis Keller, un écrivain
très bien versé dans l'histoire des sectes du Moyen Age, déclara que
le manuscrit de Teplice fut d'origine Vaudoise. Un autre professionnel,
Hermann Haupt, qui appartenait à l'ancien parti Catholique, supporta
vigoureusement cette opinion.
Nous
apprenons aussi de l'historien Comba que le manuscrit de Teplice fut
d'une différente origine que les versions adoptées par l'Église de
Rome. Combe affirme que la Teplice s'accorde plutôt avec les versions
latines antérieures à celle de Jérôme la Vulgate; et que Luther
suivit son texte dans sa traduction, ce qui est probablement pourquoi
que l'Église Catholique réprouva Luther pour suivre les Vaudois.
L'influence
des Vaudois pénétra non seulement la Bible Française d'Olivetan (Martin-Ostervald),
mais aussi la traduction anglaise de la célèbre King-James de 1611. En
se référant aux traducteurs de la King-James, Benjamin Warfield
mentionne une Bible Vaudoise qu'ils utilisèrent: "Il est très
bien connu que d'entre les versions qu'ils consultèrent se trouva une
Italienne. Et quoique aucun nom n'est mentionné, il n'y a aucun doute
que ce fut cette traduction élégante de Giovanni Diodati qu'il fit
avec adresse sur les Originaux et qui fut publiée en 1807 à Genève.
Il
est donc évident que les traducteurs de la King-James avaient devant
eux quatre Bibles d'influences Vaudoise: la Diodati Italienne,
l'Olivetan Française, la Luthérienne Allemande, et la Bible de Genève
Anglaise. En plus, nous avons toutes les raisons de croire qu'ils
avaient accès à au moins six Bibles Vaudoises dans leur langue
vernaculaire.
Le
Dr. Frederick Nolan, célèbre pour son érudition dans le Grec et le
Latin et pour ses recherches dans la chronologie Égyptienne, prit 28
ans pour retracer le Texte Reçu à son origine apostolique. Il était
assuré que ses recherches dans cette direction montrèrent que la
Nouveau Testament Italique des chrétiens primitifs du nord de l'Italie,
les descendants des Vaudois, était le Texte Reçu:
"L'auteur
perçoit sans aucune difficulté, que ce Nouveau Testament prit son nom
de ce diocèse qui se nommait l'Italique, pour le distinguer de celui de
Rome. Cette supposition reçoit la confirmation suffisante des faits que
les copies principales de cette version furent préservées dans ce diocèse,
dont l'Église métropolitaine fut située à Milan. Selon ces
circonstances, l'auteur espère retrouver quelques restes de l'Italique
primitive dans les anciennes traductions des Vaudois, qui sont les
descendants directs de l'Église Italique; et qui déclarèrent leur indépendance
contre les usurpations de l'Église de Rome pour jouir de la liberté
d'utiliser les Écritures. D'après ces considérations des recherches
de l'auteur, ses plus profonds désirs furent réalisés. Elles lui donnèrent
des preuves abondantes sur ce point de son enquête, qui lui présentèrent
le témoignage sans ambiguité d'une branche apostolique authentique de
l'Église primitive, que le célèbre texte des témoins célestes fut
adopté dans la version qui prévalait dans l'Église Latine avant
l'introduction de la Vulgate".
Comment
la Bible de Constantin fut rejetée:
D'où l'Église Vaudoise des Alpes se procura t'elle des purs manuscrits
du Nouveau Testament ? Des missionnaires en provenance de Judée
amenèrent ces précieux manuscrits à leurs frères du nord de l'Italie
qui étaient sous l'oppression papale. Le travail et les sacrifices de
l'apôtre Paul portèrent fruits. Son but d'ancrer l'Église des Gentils
d'Europe à l'Église de Judée, ouvrit la source des communications qui
vaincurent continuellement la pression terrifiante de la Papauté, comme
le déclare le savant Scrivener:
"Quoique
la région qui sépare la Syrie de la Gaule est très vaste, il dû y
avoir dans l'antiquité des échanges de correspondances éloignées,
par lesquelles la source du témoignage et de la tradition de l'Est, s'éleva
d'une nouvelle vigueur pour irriguer les régions distantes de
l'Ouest".
Il
nous est maintenant révélé comment la Bible de l'Hexapla produite
sous Constantin fut opposée avec succès. Une puissante chaîne d'Églises
fidèles, peu en nombre comparé à la multitude des congrégations d'un
Christianisme apostasié, mais extrêmement riches dans la conviction de
la vérité, dans la discernement spirituel, et dans la connaissance des
membres instruits; s'étendait de la Palestine jusqu'en Écosse. Si Rome
ne pouvait empêcher la témoignage des Écritures apostoliques dans son
propre territoire, comment pouvait-elle espérer maintenir la suprématie
de sa Bible Grecque corrompue dans les pays Grecs éloignés qui lui étaient
hostiles ?
Les
Écritures de l'apôtre Jean et ses associés, le Texte Traditionnel au
Texte Reçu, évidemment; surgit de sa place d'humiliation dans laquelle
il fut déposé forcément par la Bible d'Origène entre les mains de
Constantin, et devint le Texte Reçu du Christianisme Grec. Et lorsque
les nations grecques de l'Est furent complètement coupées de l'Ouest
Latin pour 1,000 ans, les nobles Vaudois du nord de l'Italie possédèrent
encore le Texte Reçu dans le Latin.
Le
monde entier est endetté à de tels chrétiens qui préservèrent le
Christianisme apostolique et le Texte Authentique de la Bible. Il n'a
absolument aucune vérité dans la déclaration de l'Église Romaine qui
prétend qu'elle donna la Bible au monde. Ce qu'elle remit fut un
texte impur, un texte avec des milliers de versets altérés pour
supporter ses fausses doctrines. Et sur ceux qui possédèrent la Parole
de Dieu Authentique, elle lançait des vagues de persécutions cruelles.
Or selon les recherches de Nolan:
"Les
Vaudois furent d'entre les premiers peuples de l'Europe à obtenir une
traduction fidèles des Saintes Écritures. Des centaines d'années
avant la Réforme, ils avaient une Bible manuscrite en leur propre
langue. La fait qu'ils avaient la Vérité non polluée fit d'eux
l'objet de la haine et des persécutions de la Papauté ... Pour mille
ans ils témoignèrent de la Vérité et maintenaient l'ancienne foi ...
D'une manière merveilleuse la Parole de la Vérité fut préservée
sans pollution à travers ces temps de ténèbres".
Le
combat contre la Bible adoptée par Constantin fut gagné. Mais une
autre guerre se préparait. Un plan insidieux d'envahir l'Ouest Latin
avec une Bible latine corrompue était en formation. Nous regarderons
comment le monde fut sauvé de Jérôme et sa philosophie d'Origène.
Deux
grandes familles de Bibles Gracques sont illustrées dans l'oeuvre
remarquable d'Érasme de Rotterdam. Avant de donner à la Réforme le
Nouveau Testament en Grec, il divisa les manuscrits grecs en deux
classes: une qui s'accordait avec le Texte Reçu, et l'autre avec le
Codex Vaticanus.
La
Bible Ostervald traduite sur le Texte Reçu fut la Bible du monde Français
pour au-dessus de 400 ans, tout comme la célèbre King-James le fut
pour le monde Anglais. Ceci donna de l'autorité et du prestige au Texte
Reçu et ses traductions. En même temps, ceci neutralisa les dangers
des manuscrits Catholiques et des Bibles polluées qui en furent
traduites comme la Jérusalem, la T.O.B., la Segond et la Bible en Français
Courant.
Chapitre
6
Les
Réformateurs rejettent la Bible de la Papauté
La Papauté, vaincue, dans son espoir de contrôler la version de la
Bible dans la monde Grec par la Bible de Constantin, adopta deux moyens
pour garder l'Europe sous sa domination. Premièrement elle s'opposa à
la diffusion de la littérature grecque dans l'Europe de l'Ouest. Tous
les trésors classiques furent retenus à Constantinople, capitale de
l'empire Byzantin. Pour environ mille ans, l'Europe de l'Ouest fut complètement
étrangère à la culture et la langue Grecque; comme la Or. Hort dit:
"L'Ouest
devint exclusivement Latin et complètement séparé de l'Est...
L'utilisation et la connaissance de la langue Grecque disparurent complètement
de l'Europe de l'Ouest".
Dans
cette période tragique de l'histoire, toutes les archives des Grecs sur
l'histoire, l'archéologie, la littérature et la science, ne furent
point traduites et demeurèrent non disponible aux nations de l'Ouest.
Cette opposition de la Papauté produisit les ténèbres du Moyen Age de
l'an 476 à l'an 1453, période où l'ignorance et la superstition
furent rampantes. Ces ténèbres prédominèrent jusqu'à vers la moitié
du siècle précédent l'an 1453, lorsque des réfugiés fuirent des
Turcs vers l'Ouest. Après la chute de Constantinople en l'an 1453, des
milliers de précieux manuscrits grecs devinrent disponibles aux nations
Européennes qui se les approprièrent. L'Europe se réveillait de la
mort de son ignorance et surgissait dans une nouvelle vie, une
renaissance intellectuelle et scientifique. Colomb découvrit l'Amérique,
Érasme publia le Nouveau Testament Grec, Luther s'opposa à la
corruption et à la domination de l'Église Romaine, des réveils se
produisirent dans l'éducation et la Réforme suivit rapidement.
Le
deuxième moyen adopté par la Papauté pour maintenir en son pouvoir
l'Ouest Latin, fut de tendre la main à Jérôme vers la fin du 411 siècle,
pour implorer ce moine savant à composer une Bible en Latin dans la
style de la Bible Grecque de Constantin. Jérôme, ermite de Palestine,
dont la connaissance fut seulement surmontée par sa vanité, répondit
à l'appel avec enthousiasme. On lui donna tous les fonds nécessaires
pour accomplir ce travail d'usurpation, ainsi que l'assistance de
plusieurs scribes et copistes.
L'Origènisme
de Jérôme:
Au temps de Jérôme, les barbares du nord qui fondèrent les royaumes
de l'Europe moderne, envahissaient l'empire Romain. Les monuments érigés
à la grandeur de l'empire Romain furent pour eux sans valeur et ils les
réduisirent tous en poussière. Mais quoique l'aspect politique de
l'empire Romain ne signifiait rien pour eux, ils furent stupéfié
devant la pompe somptueuse et les rituels mystiques de l'Église
Catholique-Mythraique Romaine. D'un physique robuste, leur niveau
intellectuel fut celui d'un enfant. Depuis leur jeunesse ils furent traîné
à se soumettre complètement, sur le champ même, à leurs dieux païens.
Ils prirent cette attitude envers la Papauté puisqu'elle fut transmis
des empereurs Romains le titre païen de Pontifex Maximus ou Souverain
Pontife des religions à mystères. Ainsi ils substituèrent leurs
anciens dieux pour les saints, c'est à dire les martyrs, les statues et
les images de cette religion solaire christianisée sous le nom de Église
Catholique Romaine. Mais la Papauté réalisa le danger que la lumière
de la Vérité puisse les réveiller et les détourner de son autorité.
Pour
que la Papauté maintienne ses nouveaux enfants dans la soumission à
ses doctrines pernicieuses comme la suprématie papale, la
transsubstantiation, le purgatoire, le culte de Marie et des saints, le
célibat de la prêtrise, les vigiles et l'adoration des reliques; elle
devait offrir comme preuve de ses révélations une Bible en Latin du même
type que la Bible Grecque de Constantin. Ainsi le Pape se tourna vers Jérôme
pour produire une nouvelle version en Latin qui supporterait les hérésies
du Catholicisme.
Jérôme
fut dévoué entièrement à la Critique Textuelle d'Origène, "un
admirateur des principes de la critique d'Origène" comme dit Swete
dans son (Introduction à l'Ancien Testament Grec). Pour
se diriger dans son travail, Jérôme se rendit à la célèbre
librairie de Eusèbe et Pamphile à Césarée, où les manuscrits
volumineux d'Origène furent préservés. Il y trouva une Bible Grecque
du type Vaticanus et Sinaiticus. Ces deux versions contenaient les
livres apocryphes que le Protestantisme rejeta. Ceci se voit en
examinant ces manuscrits corrompus. Ces manuscrits d'Origène influencèrent
plus Jérôme dans sa traduction du Nouveau Testament que celle de
l'Ancien, puisqu'il utilisa finalement la Texte Hébreu pour ce dernier.
Mais la Bible Hébreu ne contenait pas les livres apocryphes et Jérôme
admit que ces sept livres - Tobit, Sagesse, Judith, Baruch, Ecclésiastique
au Siracide, 1 et 2 Maccabées-, ne faisaient point partie des écrits
de la Bible. Toutefois la Papauté les endossa et nous les retrouvons
dans la Vulgate Latine, dans la Rheims-Douay et dans la Bible de Sacy.
L'existence
de ces livres dans la Bible d'Origène est l'évidence qui nous indique
que "la tradition" et "l'Écriture" furent sur un
pied d'égalité dans l'esprit de ce théologien rusé. Ses autres
doctrines, comme le purgatoire et la transsubstantiation, devinrent
essentielles à l'impérialisme de la Papauté, de même que la
tradition fut regardée comme ayant la même autorité que l'Écriture.
Le Dr. Adam Clarke confirme la fait qu'Origène fut le premier à
enseigner la fausse doctrine du purgatoire.
La
Vulgate de Jérôme :
La
Bible Latine de Jérôme, la Vulgate, exerça une influence autoritaire
pour environ 1,000 ans. Le culte de l'Église Romaine se déroula en ce
temps dans le Latin, une langue considérée sacré par le Catholicisme
pour très longtemps. Depuis très tôt Jérôme développa un
sentiment d'hostilité envers le Texte Reçu connu comme la Vulgate
Grecque. Le mot Vulgate signifie "commun" ou
"courant" et fut approprié (volé) de la Bible Authentique à
qui il appartenait, c'est à dire au Texte Reçu ou Texte Commun ou
Courant. Par ceci on substitua la Texte Commun pour le Texte Ecclésiastique
de Jérôme. Toutefois le peuple commun prit des centaines d'années à
être conditionné pour nommer la Bible Latine de Jérôme, la Vulgate.
Le fait indéniable que la Bible Grecque du temps de Jérôme, de
laquelle est traduite la Bible Ostervald Française et la King-James
Anglaise, fut nommée la Vulgate Grecque est la preuve en soi-même que
son autorité fut suprême dans l'Église du Dieu vivant. L'empereur
Dioclétien (302-312) avait furieusement recherché toutes les copies de
cette Bible Authentique pour les détruire. L'empereur Constantin, chef
suprême d'un Christianisme bâtardisé devenu la religion officielle de
l'État autorisa, finança, et fit publié un texte grec rival. Mais le
Texte Reçu fut tellement puissant, que même dans les jours de Jérôme,
il portait le nom de "Vulgate".
L'hostilité
que Jérôme avait pour la Texte Reçu Grec le rendit indispensable à
la Papauté qui, dans le monde Latin, s'opposa avec véhémence à la
Vulgate Grecque du peuple commun. Depuis longtemps avant cette période,
le Texte Reçu Grec avait été traduit en Latin par les chrétiens du
nord de l'Italie qui refusèrent de plier le genoux à l'autorité
papale. A cause de ceci, la Papauté demanda de l'aide à Jérôme qui
jouissait d'une grande réputation comme savant en ce temps. Nous savons
en plus que Jérôme fut instruit dans les Écritures par Grégoire de
Naziance, un théologien Cappadociens qui avait accepté sans réserve
la doctrine de la Trinité du Concile de Nicée sous Constantin en l'an
325, et qui Fut un des responsables de restaurer la librairie d'Eusèbe
à Césarée. Jérôme connaissait très bien cette librairie et se décrit
lui-même comme un grand admirateur d'Eusèbe. Lorsqu'il étudiait sous
Grégoire, il avait traduit du Grec en Latin les Chroniques d'Eusèbe;
et rappelons-nous que Eusèbe fut celui qui publia la Bible de
Constantin à partir des manuscrits corrompus d'Origène.
Jérôme
aurait voulu nous transmettre toute la corruption du texte d'Eusèbe
dans sa Bible Latine, mais il n'osa pas risquer cette imprudence plus
loin que nécessaire. De grands savants de l'Ouest l'avait déjà exposé
et s'opposèrent à son complot de polluer l'Écriture avec des
manuscrits grecs corrompus. Dans l'Évangile de Luc 2:33, le Texte Reçu
dit: "Et Joseph et sa mère étaient dans l'admiration des choses
qu'on disait de lui"; mais Jérôme avait altéré le texte pour
qu'il dise: "Son père et sa mère... lecture que nous retrouvons
dans toutes les Bibles corrompues comme celles de Segond et de T.O.B. et
toutes les versions modernes. La grand érudit Helvidius, probablement
un Vaudois, est celui qui accusa Jérôme d'utiliser des manuscrits
grecs corrompus. Ceci est la cause que nous trouvons certaines lectures
de l'ancienne Itala dans la Vulgate de Jérôme qui dut cesser son
activité subversive lorsqu'il fut découvert. Ces lectures authentiques
furent utilisées par Érasme sous la providence de Dieu pour restaurer
le Texte Reçu Grec des Réformateurs.
Quoique
endossée et supportée par le pouvoir de la Papauté, la Vulgate Latine
de Jérôme ne fut pas acceptée immédiatement partout; neuf cent années
durent s'écouler avant que ceci se réalise. Des Bibles Latines plus
pures que celle de Jérôme avaient déjà frayé leurs chemin dans le cœur
des gens de l'Ouest. Mais progressivement à travers les années, l'Église
Catholique persistait à rejeter uniformément la Texte Reçu Grec et
Latin pour exalter la Vulgate de Jérôme, attrapant dans son filet de déception
une multitude d'apostasiés. Ainsi pour 1,000 ans, durant le Moyen Age,
tout l'Europe de l'Ouest, sauf les Vaudois, les Albigeois et d'autres
groupes déclarés hérétiques par Rome, ne connaissait aucune autre
Bible que la Vulgate de Jérôme. Ceci est même confirmé par un moine
du nom de Simon qui exerça une puissante influence sur la Critique
Textuelle de notre temps:
"Les
Latins estimèrent tellement ce père (Jérôme), que pour 1,000 ans ils
utilisèrent aucune autre version que la sienne".
Ainsi,
mille années plus tard, lorsque les manuscrits Grecs furent rendus
disponible de nouveau par la Renaissance littéraire, les lectures
corrompues de la Vulgate furent démasquées. Même avant la naissance
officielle du Protestantisme le 31 Octobre, 1517; des savants
Catholiques réputés y découvrirent des milliers d'erreurs. Le Dr.
Fulke, un Jésuite, avait dit quelques temps après la Réforme vers
1583:
"Les
grands amis (de cette version) et de votre doctrine, Lindanus, évêque
de Ruremond, et Isodore Clarius, moine de Cassin, ainsi que l'évêque
Fulginatensis qui écrivit tout un livre au sujet des erreurs, des
vices, des corruptions, des additions, des détractions, des mutations,
des pollutions et des barbarismes contenus dans la traduction corrigée
et réformée qui se nomme la Vulgate Latine; nous donne toutes sortes
d'exemples qui paraissent dans plusieurs de ses chapitres. Même Isodore
Clarius nous donne des raisons pour critiquer sévèrement cette
traduction Latine, car il confesse lui-même qu'elle est pleine
d'erreurs, au point qu'on ne peut les compter".
La
Vulgate Latine de Wycliffe:
Deux
cent ans avant la naissance de Luther, Jean Wycliffe, ce grand héros de
Dieu nommé "l'étoile du matin de la Réforme", fut
grandement béni dans sa modeste entreprise d'opposition à Rome. Ainsi
nous dit J.M. Nicole :
"Wycliffe,
professeur à Oxford, se borna pendant longtemps à s'élever contre
l'immoralité des moines et l'avarice des papes. Le schisme d'Occident,
à la fin du 1411 siècle, lui inspira des doutes sur l'autorité
papale; il fut alors exclu de l'université d'Oxford, mais il resta curé
du petit village de Lutterworth... Pour lui, la Bible seule fait autorité
en matière de foi; il rejette la papauté et la tradition. Aussi a-t-il
entrepris de traduire la Bible en anglais. Cet ouvrage ne Fut achevé
qu'après sa mort".
Selon
l'historien Will Durant (The Réformation), Wycliffe possédait
tous les éléments de la Réforme. Il préconisait un retour de l'Église
à la Bible, la double Prédestination contre le libre choix, le salut
par la grâce de l'élection contre le salut par les oeuvres, et la séparation
d'avec la Papauté qu'il considérait être l'Antichrist. Ces choses
sont confirmé d'avantage par A.R. Kayayan:
"L'Église,
dit-il (Wycliffe), devait se convertir et retourner à la pureté de la
foi et à la simplicité de vie (la vie communale), celles qui la caractérisait
à l'époque apostolique. Wycliffe appelait le pape l'antichrist et ne
reconnaissait que la Bible comme seule autorité pour la foi, refusant
celle de la tradition ecclésiastique. A l'époque, la Bible n'était
connue que dans la version de la Vulgate, que le peuple chrétien ne
pouvait lire au comprendre. Wycliffe entreprit de la traduire dans la
langue de son peuple, c'est à dire en anglais".
Wycliffe
traduisit le Nouveau Testament lui-même, laissant la traduction de
l'Ancien Testament à Nicholas Hereford et à John Purvey. Cette
traduction de la Vulgate, tout comme son modèle de base, contenait
plusieurs erreurs. Le peu de lumière qui sortait de cette traduction de
la Vulgate défectueuse retarda l'avènement de la Réforme. Il fallait
attendre une traduction des Textes Originaux Grecs pour briser le lien
avec Rome. Une telle entreprise fut rendue possible seulement par Érasme
de Rotterdam qui restaura le Texte Grec des apôtres aux Réformateurs.
Toutefois, Wycliffe avait dirigé plusieurs vers la Parole de Dieu si
longtemps oubliée. Ses disciples, les Lollards, répandirent cette
traduction défectueuse de la Bible, ainsi que les enseignements évangéliques
de Wycliffe; ce qui ne fut pas apprécié du Pape ni du clergé Romain.
La
doctrine de Wycliffe dépassa les frontières de l'Angleterre pour se répandre
jusqu'en Europe centrale, en Bohême, où Jean Huss l'embrassa avec un
grand enthousiasme. De nombreux Vaudois s'étaient réfugiés en Bohême
et la prédication de Huss y trouva un terrain favorable. En 1414 il fut
arrêté et emprisonné par le Pape sous l'accusation d'hérésie. Le 6
Juillet 1415, il fut attaché et placé sur un bûcher où les flammes
enveloppèrent son corps et le consumèrent. Après la disparition de ce
martyr courageux, une croisade fut organisée contre ses disciples qui
s'enfuirent dans les montagnes et se joignirent aux Vaudois, formant le
mouvement de "l'Unité des Frères".
Lefèvre
d'Étaples détrône la Vulgate:
Né
en 1435, Lefèvre d'Étaples, à la fais philosophe, mathématicien et
versé dans les langues anciennes, commença par être professeur au
collège du cardinal Lemoine à Paris. ses succès comme professeur,
l'immense étendue de ses connaissances acquises dans de lointains
voyages, attiraient sur lui et sur ses nombreux ouvrages l'attention de
l'Europe savante et du roi Louis XII. Sa réputation balança, si même
elle n'éclipsa un moment, celle d'Érasme. Avant même que Luther
commence l'œuvre de la Réforme, il avait écrit:
"C'est
Dieu seul qui, par sa grâce et par la foi, justifie pour la vie éternelle".
Les
docteurs de la Sorbonne sentaient que leur règne finirait avec l'élimination
de l'alliage humain apporté au texte de l'Écriture. Aussi leur colère
fut grande lorsque, en 1512, Lefèvre d'Étaples détrônant la Vulgate,
fit paraître une traduction latine des épîtres de Paul, avec un
commentaire. Cette entreprise salua l'aurore de la Réforme. Le premier
ouvrage biblique de Lefèvre avait été, en 1509, une édition d'un
texte quintuple du psautier, accompagné d'un commentaire.
Voici
ces cinq textes: Ramanum, première correction du psautier de la Vestus
Itala par Jérâme. Sallicum, version Gauloise de l'Itala que plusieurs
prétendent être traduite de la Vulgate de Jérôme. Hebraicum, version
revue par Jérâme sur l'Hébreu. Vestus, psautier de la Vestus Itala.
Concillatum, psautier de la Bible Gallicane corrigé par Lefèvre.
Les
recherches minutieuses de James Townley (1842), nous indiquent que Lefèvre
avait en sa possession plusieurs anciens manuscrits, dont un de
l'ancienne Vestus Itala des Vaudois d'une valeur inestimable. Ce
manuscrit était écrit en lettres majuscules d'or et d'argent sur du
parchemin violet. Il fut la possession de Childebert I, roi des Francs
vers l'an 542; et utilisé par Germanus, évêque de Paris, mort en l'an
576. Il faisait partie du butin de la ville de Tolède, ancienne
capitale des Wisigoths en Espagne en l'an 554.
Townley
est précis pour nous indiquer que Lefèvre spécifie dans ses
commentaires que sa traduction Latine ne fut pas celle de Jérôme, mais
celle de l'Itala corrigée sur le Grec. Cette restauration de l'ancienne
version Latine de l'Itala renversa l'autorité de la Vulgate Latine de Jérôme
que Lefèvre avait purgée de ces gloses innombrables qui, comme des
plantes parasites, avaient envahi le champ des Écritures. Au 16"
siècle, Thomas James, savant anglais, avait relevé dans la Vulgate
quatre mille erreurs. De 1509 à 1541 il parut trente-six éditions des
Écritures traduites par Lefèvre. Le rôle de sa traduction française
dans la Réforme fut considérable. Elle fut classée dans l'appendice
des livres défendus par le Concile de Trente sous la domination des Jésuites.
Aussi tous les exemplaires de cette Bible furent détruits avec haine.
Ceux qui subsistent sont très rares.
Dans
l'hiver de 1525 à 1526, plusieurs disciples de Lefèvre: Guillaume
Farel, Gérard, Roussel, Michel d'Arande Simon Robert et Vadasta,
presque tous des Vaudois, avaient entrepris une traduction de la Bible
sur les Originaux. Mais l'entreprise fut interrompue et les travaux
durent être repris vers la fin de 1533 par un Vaudois du nom de Louis
Olivier, disciple de Lefèvre d'Etaples et cousin de Jean Calvin. La
Bible d'Olivetan de 1535, fut la première traduction des Écritures en
Français sur les Originaux Hébreu et Grec. Nous retrouvons cet héritage
glorieux dans ses révisions de la Bible Martin et la Bible Ostervald.
Ainsi, Lefèvre d'Étaples détrôna la Vulgate Latine de Jérôme, et
Olivetan lui administra le coup de mort parmi le Protestantisme de
langue française.
Un
des disciples et amis de Lefèvre d'Étaples, fut Briçonnet, évêque
de Meaux. Il résolut de faire prévaloir ses idées dans son diocèse.
Il réprima les abus de Rome et répandit la Nouveau Testament de Lefèvre.
Mais devant l'opposition qu'il rencontra à la Sorbonne, et inquiet de
voir ses adeptes pencher vers le luthéranisme, il revint en arrière et
finit par interdire la lecture des Écritures en langue populaire. Ainsi
chaque jardin a son serpent et chaque groupe son Judas.
Nécessité
des Réformateurs de rejeter la Vulgate de Jérôme
La
Réforme ne fit aucun progrès significatif jusqu'à ce que le Texte Reçu
Grec soit restauré au monde. Les Réformateurs n'étaient pas satisfait
de la Vulgate Latine.
Les
agents de la Papauté ne saisirent point l'intensité de la défection
de la Vérité qu'ils créèrent, lorsqu'ils rejetèrent la direction
des purs enseignements des Écritures. Les livres apocryphes de la
Vulgate, nommés aussi "livres deutérocanoniques", ouvrirent
la porte aux doctrines mystérieuses et obscures qui semèrent la
confusion dans la pensée des anciens. Les lectures corrompues dans les
livres authentiques, réduisirent la confiance des peuples dans
l'inspiration des Écritures, et augmentèrent la puissance des prêtres
et de toute la hiérarchie de la Jézabel Romaine. Le résultat est
qu'ils furent tous projetés dans un labyrinthe ténébreux dans lequel
il n'y a aucune possibilité d'échapper. Selon Brooke le célèbre
Puritain, Cartwright, décrit ainsi la Vulgate:
"En
ce qui concerne la Version de Rheims adoptée par les Jésuites, Mr.
Cartwright observa que tout la savon et la nitre qui existent, ne sont
pas suffisant pour purifier la Vulgate des souillures du sang dans
laquelle elle fut conçue, et qu'elle accumula par les mains de moines
ignorants qui n'avaient aucun accès aux manuscrits Grecs".
Il
faut considérer en plus, que la Vulgate fut l'arme principale utilisée
cour combattre et détruire la Bible des Vaudois. Je cite de la Préface
du Nouveau Testament de la Vulgate traduit en Anglais par les Jésuites
en l'an 1582:
"Déjà
300 ans sont écoulés depuis que Jacques, archevêque de Genova,
traduisit la Bible en Italien. Environ 200 ans passés, dans les jours
du roi Français, Charles V, elle fut traduite fidèlement en Français
et ceci, pour enlever le plus rapidement possible d'entre les mains d'un
peuple déçu, la fausse traduction hérétiques de la secte nommée les
Vaudois".
Telles
furent les ténèbres et les nombreuses erreurs auxquelles les Réformateurs
durent faire face au début de leur oeuvre. - "Une des erreurs la
plus courante, la plus nuisible et la plus redoutable qui persiste
jusqu'à nos jours, est l'acharnement de plusieurs historiens, théologiens,
professeurs et pasteurs de méprendre la Vestus Itala pour la Vulgate
Latine de Jérôme. Précisons une autre fois que la Vestus Itala, ou
Version en vieux Latin, fut la Bible commune de l'Eglise Italique depuis
l'an 157, lorsqu'elle fut traduite des Textes Originaux Grecs de la
ville d'Antioche. Cette version fut traduite en Français et en langue
Romanche par Pierre Valdo vers la fin du 12" siècle, et par Lefèvre
d'Étaples au début du 16" siècle. Tandis que la Vulgate Latine
de Jérôme est une Version Ecclésiastique qui porte par subterfuge le
nom de Vulgate. Cette Version Latine ne fut pas traduite sur les
Originaux Grecs, mais sur la 5" colonne de l'Hexapla d'Origène, la
Septante Grecque, dans le but de polluer l'Itala et de tromper les
peuples".
Les
Réformateurs accueillirent la nouvelle connaissance du Grec que la
Renaissance littéraire amena avec elle, mais l'Église Catholique y
renonça et la condamna. Les agents de Rome déclarèrent que l'étude
du Grec fut du diable et détruisirent tous ceux qui en favorisaient le
développement. La gravité du cas nous est révélé par Érasme:
"L'obéissance
est enseigné d'une manière subtile qui cache son application à Dieu
seul. Les rois doivent obéir au Pape, les prêtres à leurs évêques,
et les moines à leurs abbés. Des serments sont exigés afin que le
manque de soumission soit condamné comme un parjure. Ils sont commandé
non d'être chaste ou sabre, mais de ne point apprendre le Grec ni de
chercher de s'instruire. Ils peuvent être plein de haine et de malice,
n'avoir jamais connu l'Écriture, mais ils n'ont brisé aucun serment.
Et s'ils désobéissent à ce commandement, le bûcher où la prison les
attendent".
Il
fut toutefois impossible de retenir la lumière de la nouvelle
connaissance des Écritures. A travers les siècles, les Vaudois, ainsi
que d'autres évangéliques, avaient semé le grain de la nouvelle
moisson. Les ténèbres se dissipèrent graduellement dans l'Europe. La
Bible Authentique qui avait été maintenue par la foi des Vaudois dans
sa pureté et son intégrité, fut adoptée par d'autres qui ébranlèrent
puissamment l'Europe au complet.
Malgré
les efforts subversifs de la Papauté, la lumière de la pure Parole de
Dieu se répandit et anticipait la Réforme. Le démon, Innocent III,
fut le premier à s'attaquer aux rayons du jour qui se levèrent sur la
crête des Alpes. Frappé d'horreur, ce vampire lança toutes les forces
de l'enfer contre une foi purement biblique qui avait assujetti
plusieurs de ses provinces, et qui menaçait de dissoudre la puissance
de Rame dans son apogée. Ainsi pour empêcher la moitié de l'Europe de
tomber dans cette hérésie, ce monstre infernal commanda que l'autre
moitié périsse par l'épée et le bûcher.
Il
faut considérer aussi qu'en ce temps, vers l'an 400, que l'empire
Romain commença a se diviser en différents royaumes qui formèrent nos
nations modernes. La langue Latine se transforma graduellement en Latin
Espagnole, Français, Africain, et en plusieurs autres dialectes. Or la
Bible fut traduite, au complet ou en parties, dans toutes ces différentes
formes de Latin. Certaines de ces traductions, comme celle des Vaudois,
avaient le Texte Reçu comme source directe et jouissaient d'une grande
influence. Après 1,000 ans, leurs voix se firent entendre dans la
choral céleste du premier Nouveau Testament Grec d'Érasme de
Rotterdam. Alors suivit un siècle qui vu paraître les plus grands
savants linguistiques et littéraires que le monde a jamais connu.
D'entre ceux-ci, nous trouvons Robert Estienne et Théodore de Bèze,
dont chacun d'eux contribua sa part pour établir et fortifier le Texte
Reçu. Le monde fut émerveillé par ces deux érudits qui sortirent de
leur refuge silencieux les précieux anciens manuscrits grecs de la
Parole de Dieu.
Érasme
restaure le Texte Reçu:
Érasme
fut un géant intellectuel de la Renaissance, à un tel point qu'il fut
dit: Érasme pondit l'oeuf et Luther la fit éclore. Doué par la nature
d'un intellect qui pouvait faire dix heures d'ouvrage en une, il fut
considéré comme le génie intellectuel de l'Europe au début du
16" siècle. Sans cesse il visitait les librairies, recherchant
tout ce qui était avantageux à sa soif de connaître. Il collectait et
comparait une multitude de manuscrits, en plus d'écrire et de publier
tellement de livres, que l'Europe fut ébranlé lorsqu'il exposa
l'ignorance des moines, les superstitions de la prêtrise, la bigoterie
et la maladie infantile de la religion Catholique. Il fit la
classification des manuscrits grecs et s'occupait à lire les oeuvres
des prétendus Pères de l'Église Chrétienne, qu'il faut considérer
plutôt comme les précurseurs de l'apostasie Catholique.
C'est
la coutume aujourd'hui, de ceux qui sont hostiles aux purs enseignements
du Texte Reçu, de se moquer d'Érasme, tout comme les pharisiens se
moquèrent et diffamèrent l'apôtre Paul. Toutes les perversions
imaginables furent utilisées pour déprécier son oeuvre monumentale
qui nous restaura la pure Parole de Dieu. Toutefois, l'Europe fut à ses
pieds lors de son vivant. A plusieurs reprises le roi d'Angleterre lui
offrit n'importe quelle position dans son royaume, et cela au salaire
qu'il désirait. L'empereur d'Allemagne fit de même. Le Pape même
offrit de le faire Cardinal; mais il refusa toutes positions, car il ne
voulu point compromettre sa conscience. En fait, s'il l'aurait désiré,
il aurait pu probablement se faire lui-même Pape. La France et
l'Espagne voulurent qu'il habite dans leurs domaines, et l'Hollande
voulait le déclarer comme son citoyen le plus distingué.
Livres
après livre sortirent de ses mains et la demande pour ses publications
ne cessa point. Mais son chef-d'oeuvre fut le Nouveau Testament en Grec.
Finalement, après mille ans, le Nouveau Testament fut publié dans sa
langue originale en 1516. Le pur Évangile pénétra le monde avec ses
superstitions et ses traditions, et la lumière de la Vérité en chassa
les ténèbres. Immédiatement, tous reconnurent la grande valeur de
cette oeuvre qui tient encore la place principale dans la domaine de la
Bible, malgré les nombreuses tentatives de le discréditer et de le
remplacer un texte fautif issu de la Critique Textuelle apostasiée. On
en fit de nombreuses traductions en Allemand, en Français, en Anglais,
etc. Le plan d'attaque des réprouvés, fut toujours de déprécier les
manuscrits grecs qu'Érasme utilisa. Mais ses ennemis, ou plutôt les
ennemis du Texte Reçu, rencontrèrent des difficultés insurmontables;
comme nous voyons dans une lettre qu'Érasme écrivit à un nommé
Pierre Baberius le 13 Août de l'an 1521: "J'ai
fait de mon mieux avec le Nouveau Testament, mais la réalisation de
cette oeuvre a provoqué des querelles sans fin. Edward Lee prétendu y
découvrir 300 erreurs. Ils nommèrent une commission qui professa en
avoir trouvé un nombre illimité. Tout la monde parlait des gaffes d'Érasme;
mais lorsque je leur demandait quelques exemples, ils ne purent en
donner aucune".
Érasme
scruta des centaines de manuscrits mais en utilisa seulement quelques
uns dans sa rédaction du Nouveau Testament Grec. La raison
pour ceci est que la grande majorité des manuscrits grecs représentent
tous un même texte, avec quelques différences superficielles. L'accord
majoritaire de tous ces manuscrits grecs, se
nomme le Texte Byzantin ou Texte Majoritaire qui est représenté dans
le Texte Reçu. Les quelques manuscrits qu'Érasme utilisa furent sélectionné
attentivement après qu'il balança toutes les évidences dans la masse
des manuscrits. En comparant et comptant les témoins d'un même texte,
il arriva à une sélection honnête, précise et compréhensive; tout
comme une investigation moderne arriverait au même résultat, si elle
est faite par des gens intègres et chrétiens.
En
plus, ce qui est le plus remarquable, est que les manuscrits qu'il
choisit portaient un texte d'une histoire éminente dans les Églises
Grecques, Syriennes, et Vaudoises; ce qui constituait une argument irrésistible
en faveur de la providence de Dieu. Dieu n'est pas l'auteur d'une
centaine de différentes Bibles, mais d'une seule; les autres ne sont
que des approximations. En d'autres mots, la Nouveau Testament Grec d'Érasme,
nommé le Texte Reçu, est le même que celui qui fut victorieux contre
la rage et la haine de ses ennemis païens et papal.
Nous
somme dit que le témoignage qui provient des rangs de l'ennemi
constitue les plus grandes évidences. La déclaration suivante provient
de deux membres de l'organisation la plus hostile au Texte Reçu, le
Comité de Révision (1870-1881). Cette citation montre leur accord que
les manuscrits d'Érasme représentaient la grande majorité des
manuscrits:
"Les
manuscrits qu'Érasme utilisa, diffèrent seulement en des détails
insignifiants de la masse des manuscrits cursifs. Le caractère général
de leur texte est identique. Par ces observations, la généalogie du
Texte Reçu remonte au-delà des manuscrits individuels utilisés par Érasme,
et représentent la grande masse des manuscrits qui datent du 9" siècle".
Après
avoir cité le Dr. Hort, le Comité tire cette conclusion de sa déclaration:
"Cette affirmation remarquable complète la généalogie du Texte
Reçu qui remonte à l'antiquité. Les premiers ancêtres du Texte Reçu
furent, comme le Dr. Hort nous a Fait remarquer consciencieusement,
contemporain avec les plus anciens de nos manuscrits (4" siècle),
si non encore plus vieux".
Le
génie de Tyndale utilisé pour traduire Érasme en Anglais:
Dieu prépara d'avance des gens pour diriger le cours de la pensée du
monde Anglais. Un de ces géants fut William Tyndale.
Le
Texte Reçu, ayant résumé son ascendance dans l'Europe de l'Ouest
comme il l'avait maintenu dans l'Est, laissa son héritage indispensable
au peuple Anglais. Son futur fut garantie par la providence de Dieu qui
n'a point manqué de réveiller un des plus grands héros de la Réforme
Anglaise, William Tyndale.
L'Esprit
de Dieu présidait sur l'appel et l'instruction de Tyndale. A
l'université de Cambridge, il étudia le Grec sous la tutelle d'Érasme,
et avait une aptitude naturelle pour les langues. Herman Buschius un ami
d'Érasme, lui disait sur Tyndale:
"Il
est tellement habile dans ces sept langues: le Hébreu, le Grec, le
Latin, l'Italien, l'Espagnole l'Anglais et le Français; qu'il parle
comme si chacune d'elle était sa langue natale".
Ses
attaques contre les superstitions de la Papauté provoquèrent plusieurs
réactions. Dans une discussion avec un Catholique qui lui disait-
"Il vaut mieux être sans la loi de Dieu (la Bible), que d'être
sans la loi du Pape"; Tyndale répliqua par ce vœu célèbre:
"Si Dieu préserve ma vie pour plusieurs années, je vais faire
qu'un enfant derrière la charrue connaisse plus les Écritures que
toi". A partir de ce moment, jusqu'à ce qu'il sait brûlé
sur le bûcher, sa vie fut une de sacrifices et de persécutions.
Celui
qui était pour unir des continents entier par sa traduction
de la Parole de Dieu, dû faire son chef-d'œuvre dans un pays étranger,
parmi une autre langue que la sienne. Comme Luther traduisit le Nouveau
Testament d'Érasme en Allemand, ainsi Tyndale s'occupa à la même
entreprise pour traduire le Texte Reçu
Grec en Anglais. Il ne trouva aucun encouragement pour une traduction
anglaise des Écritures en Angleterre. Avec le soutient financier d'un
marchand Anglais, Humphrey Monmouth, il se rendit en Allemagne, où sous
une atmosphère plus libre à cause de la Réforme de Luther, il se mit
à l'œuvre.
Dans
la ville de Cologne, centre administratif, intellectuel, financier,
commercial et industriel située sur le Rhin, il rencontra Pierre
Quentel dans le but de faire imprimer son Nouveau Testament. Mais à
cause delà persécution dans cette ville, il dû achever son travail
dans la ville de Worms oÙ 3,000 copies de sa traductions furent publié
en 1525; et il les fit pénétrer en Angleterre par contrebande. Son
Nouveau Testament, le premier à être traduit en Anglais à partir du
Texte Original Grec, alluma le feu de la Réforme Protestante en
Angleterre. Pendant ce temps, Tyndale demeura sur le Continent et
s'occupa à une traduction de l'Ancien Testament, mais il fut arrêté
avant d'achever son travail et condamné comme un hérétique. Le 6
Octobre 1536, il fut exécuté publiquement. Ses bourreaux l'étranglèrent
et son corps brûlé sur le bÛcher. Ses dernières paroles furent une
prière: "Seigneur, ouvre les yeux du roi d'Angleterre".
Miles
Coverdale prit la relève et termina son travail sur l'Ancien Testament.
La Bible entière fut publiée en 1535 et une autre en 1537 "avec
la permission du roi d'Angleterre". La Seigneur avait répondu à
la prière de Tyndale.
Les
traductions de la Bible en anglais, entreprisent par Tyndale et
Coverdale, connurent une large circulation, et préparèrent la chemin
pour la plus célèbre des Bibles, la King-James.
Le
génie d'Olivetan utilisé pour traduire Érasme un Français:
Aucun
nom ne devrait être plus populaire parmi les protestants Français que
celui de l'homme modeste, consciencieux et savant, qui, traduisant le
premier les Écritures en Français sur les Textes Originaux Hébreu et
Grec, nous donna le précieux héritage de la pure Parole de Dieu. Si
quelqu'un mérite la titre de "Père de la Réforme Française",
c'est Olivetan. Et, chose étrange ou dissimulée par l'ennemi, son nom
même est resté inconnu jusqu'à nos jours. On ne sait non plus
pourquoi il échangea son nom de Louis Olivier à celui de Pierre Robert
Olivetan.
C'est
Olivetan qui, le premier, initia son cousin Jean Calvin à l'Évangile.
Il lui fit "goûter quelque chose de la pure religion", dit Théodore
de Bèze. Il lui conseilla de lire l'Écriture. "Calvin, ayant
suivi ce conseil, commença à se distraire des superstitions
papales". "Quand Olivetan, a dit M. Doumergue, n'aurait fait
qu'initier Calvin à la Réforme, il mériterait un souvenir et une
reconnaissance impérissable".
On
sait peu sur Olivetan, mais nous savons que ce professeur était un
savant de premier ordre. En 1528, la persécution l'oblige à
s'expatrier. Il quitte Noyon, sa ville natale, et se réfugie à
Strasbourg. Là, avec Martin Bucer qui avait été amené à la foi par
Luther et Capiton pour maîtres, il étudie le grec et l'hébreu. En
1531, on le trouve à Neuchâtel, maître d'école, comme le fut Farel
à Aigle.
Guillaume
Farel, qui savait combien Olivetan était savant en Hébreu et en Grec,
le pressa de se charger de la traduction de la Bible décidée à
Chanforans, au Synode général des Églises Vaudoises. Les barbes
Vaudois avaient montré à Farel et à Saunier les exemplaires
manuscrits de l'Ancien et du Nouveau Testament en langue vulgaire,
qu'ils conservaient précieusement. Les deux Réformateurs indiquèrent
à l'assemblée que ces exemplaires, en petit nombre, ne pouvait servir
qu'à peu de gens, et qu'une traduction ou une révision sur l'original,
s'imposait pour l'honneur de Dieu, pour le bien des chrétiens de langue
française et comme la meilleure arme contre l'erreur. La proposition de
Farel et de Saunier fut votée avec enthousiasme. L'homme qui devait exécuter
cette décision fut Pierre Robert Olivetan.
Disciple
de Lefèvre d'Étaples, ami d'Érasme de Rotterdam, Olivetan, sous le
conseil de Farel, se mit à l'oeuvre pour produire, non une révision,
mais une nouvelle traduction sur le Texte Reçu Grec d'Érasme. Il date
sa Préface des Alpes le "12 Février 1535". Le volume fut
imprimé à Serrières près de Neuchâtel, par Wingle un imprimeur du
premier ordre. En 1534, Wingle avait imprimé à Neuchâtel un Nouveau
Testament, reproduction de celui de Lefèvre. Un seul exemplaire connu
de ce Nouveau Testament se trouve à la Bibliothèque publique de Neuchâtel.
Olivetan
publia sa Bible sur le Hébreu et le Grec, tout en consultant la Vestus
Itala des Vaudois, ainsi que sa traduction en langue Romanche. Son
travail fut facilité par le fait qu'il avait accès à tous les
manuscrits de Lefèvre d'Etaples. Cette Bible Vaudoise d'Olivetan fut la
résultat de la rencontre des Réformés d'avant la Réforme avec les
enfants de la Renaissance littéraire et biblique. Ce fut pour Rome
comme le rapprochement de deux nuages chargés d'électricité. Il en
sortit des foudres divines qui, en fondant sur la cité pontificale,
purifièrent l'atmosphère morale du 1611 siècle.
En
1538, Olivetan partit pour l'Italie. Il ne devait pas en revenir. La
nouvelle de sa mort, survenue en août de la même année, peut-être à
Rome, parvint à Genève en Janvier 1539. Il circula des bruits
d'empoisonnement. La nouvelle de sa mort frappa Calvin et ses amis comme
un coup de foudre. Dans la Préface d'une révision de la Bible
d'Olivetan, Calvin appelle ce dernier un "fidèle serviteur de l'Église
chrétienne, de bonne et heureuse mémoire".
Chapitre
7
La
Bible des Jésuites.
Comme des nids d'insectes venimeuses, toutes sortes d'organisations et
d'associations pullulent au sein de l'Eglise Catholique: les Augustins,
les Bénédictins, les Capucins, les Dominicains, les Illuminaties,
l'Opus Dei, le Club de Rome, les Chevaliers de Colomb, etc. Nous pouvons
même y compter ses affiliations secrètes avec la Maçonnerie, la
Mafia, la Banque Internationale, et le mouvement Nouvel Age.
Les
Bénédictins furent fondé vers l'an 540, par l'Italien Benoît de
Nursie, qui érigea un monastère au Mont Cassin, au début du 61, siècle.
Un moine Bénédictin devait à son abbé une obéissance aveugle comme
s'il était Dieu même*, et cela sans aucun délai dans l'exécution
d'un ordre. Chaque branche avait des milliers, et même, des dizaines de
milliers de membres. Mentionnons les Augustins par exemple, qui, du
temps que Martin Luther en faisait parti, avaient environ 35,000
membres. Chaque organisation existe dans un but spécifique et est sous
l'ordre direct du Pape. Ils envahissent toutes les nations de la terre
et forment l'armée militante de la Papauté. Les Jésuites prédominent
sur toutes ces organisations infernales, à un tel point que le général
des Jésuites, surnommé souvent "le Pape Noir", les surpasse
toutes en autorité.
Environ
35 ans après que Luther cloua ses thèses sur la porte de la cathédrale
de Wittenberg, et s'attaqua aux erreurs et à la corruption de Rome, la
Réforme était solidement enracinée. Le facteur principal de ce soulèvement
spirituel fut la traduction Allemande du Nouveau Testament Grec d'Érasme
par Luther. Éveillée de sa léthargie, la Papauté réalisa qu'en très
peu de temps la Réforme s'était emparé de presque tout l'Europe.
Consternée, elle cherchait de l'aide dans toutes les directions. Si les
Jésuites ne s'auraient pas présenté pour offrir au Pape de régler la
situation, l'Église Catholique n'existerait plus aujourd'hui. Quelle
fut l'offre et quelles furent les armes des Jésuites qu'ils forgèrent
dans le feu de l'enfer ?
Le
fondateur des Jésuites fut un Espagnol du nom de Ignace de Loyola
(1491-1556), que l'Église Catholique canonisa comme un de ses saints
fictifs. Dévoué à la vie militaire, il combattit dans la guerre que
le roi Ferdinand livra en Espagne contre les forces Islamiques, au temps
que Colomb découvrit l'Amérique. A la suite d'une blessure, ses pensées
se tournèrent vers des conquêtes spirituelles, et il voua sa vie au
mysticisme et au service du Pape. Il consacra plusieurs années à des
études et à un ascétisme terrible d'une rigidité sévère. Ses
concepts d'entraînement militaire spirituel se trouvent dans son livre
intitulé "Exercices Spirituels" où nous voyons son
mysticisme fanatique. Ce livre fit plus que n'importe quel autre pour
favoriser et établir l'infaillibilité du Pape. En 1540, le pape Paul
III promulgua la Bulle d'institution du nouvel ordre, appelé
"Compagnie de Jésus", terme militaire des forces mobiles de
la Gestapo de la Papauté, et chaque membre devait faire un vœu d'obéissance
absolue au Pape.
Ayant, avec son ordre, fait vœu de pauvreté et d'humilité perpétuelle,
Loyola ne recherchaient la fortune et le pouvoir que pour les faire
servir à la suppression du Protestantisme et au rétablissement de la
suprématie papale sur le monde entier. L'un des principes Fondamentaux
de cette horde de scorpions est que "la fin justifie les
moyens". En vertu de ce principe, le mensonge, le vol, la parjure,
la torture et le meurtre étaient non seulement pardonnables, mais méritoire
quand ils servaient les intérêts de l'Église et du Pape.
Lorsque
Loyola se présenta au Pape pour lui offrir ses services, il lui dit en
substance:
"Que
les Augustins continuent à faire des monastères pour que les esprits
contemplatifs s'y retirent; que les Bénédictins continuent à se
donner à l'œuvre littéraire; que les Dominicains maintiennent la
responsabilité de l'Inquisition; mais nous, les Jésuites, nous allons
capturer les collèges et les universités. Nous prendrons le contrôle
de l'instruction sur la loi, la médecine, la science, l'éducation,
ainsi nous extirperons tous les livres d'instruction injurieux à Rome.
Nous moulerons les pensées et les idées de la jeunesse. Nous nous
engagerons comme des prédicateurs Protestants et des professeurs dans
les diverses croyances du Protestantisme. Tôt ou tard, nous réussirons
à faire discréditer l'autorité du Nouveau Testament Grec d'Érasme,
ainsi que les traductions de l'Ancien Testament qui osent s'opposer à
la Tradition. De même nous déprécierons la Réforme
Protestante".
Le
succès des Jésuites fut fulgurant et dévastateur. En très peu de
temps les grands intellectuels de l'Église Catholique se retrouvent
tous à l'intérieur de cette Société diabolique. Vers 1582, lorsque
la Bible Jésuite fut produite pour détruire la version anglaise de
Tyndale et la version française d'Olivetan, les Jésuites dominaient
sur 287 collèges et universités à travers l'Europe. Leur système d'éducation
et d'entraînement rigoureux était comparé, dans leur Constitution, à
réduire un membre comme "un cadavre maniable"; ainsi ils
pouvaient tous être manipulé et assujetti à la volonté de leurs supérieurs.
Ainsi nous dit, J.M. Nicole (Précis d'Histoire de l'Église)":
"Pour
être admis dans la société, il faut d'abord passer par un noviciat sévère,
ensuite faire des études prolongées comme "scolastique",
puis être un certains temps "coadjuteur spirituel". Après
cela seulement, le candidat prononce le quatrième vœu, prend le titre
de "profès" et est initié aux "règles secrètes".
Les profès sont organisés hiérarchiquement; chacun a "une
autorité illimitée" sur ses subordonnés et doit être
"docile comme un cadavre" en face de ses supérieurs. A la tête
de l'organisation se trouve un général nommé à vie, appelé parfois
"le pape noir" à cause de son influence, et qui d'ailleurs
est étroitement espionné par d'autres Jésuites ... Par l'ordre des Jésuites,
Rome pouvait ainsi opposer au Protestantisme conquérant une forme de
Catholicisme tout aussi enthousiaste et tout aussi expansif".
Sous
des déguisements divers, les Jésuites s'insinuaient dans les bureaux
de l'État et devenaient conseillers des rois et des chefs des nations
et en dirigeaient la politique, comme ils le font encore d'ailleurs
aujourd'hui. Ils fondaient des collèges pour les fils des princes et
des nobles et, pour le peuple, des écoles, où ils attiraient les
enfants de parents protestants, qu'ils accoutumaient à observer les
rites de l'Église Catholique. "Cette pratique existe encore dans
notre temps moderne, particulièrement ici au Québec" (J.L.).
L'ordre des Jésuites se répandit rapidement, comme des
"sauterelles" qui se répandant sur la terre; et partout on
assistait une renaissance du papisme. Il n'est pas surprenant de voir
que la description des Jésuites correspond exactement au symbolisme de
l'Apocalypse :
"…des
sauterelles qui sortent du puits de l'abîme, qui furent donnés le
pouvoir des scorpions de la terre; et qui ont au-dessus d'elles, l'ange
de l'abîme appelé Abaddon et Apollyon, l'Exterminateur", (Apo. 9:
1-11).
Les
Jésuites sont les agents les plus discrets et les plus efficaces de la
Papauté; ils sont les champions de sa politique et de l'unité
Catholique, des maîtres de la déception, l'armée secrète du Vatican.
Ils justifient pleinement le terme choisi par le pape Paul III pour décrire
cet ordre: "Regimen Ecclésiae Militantis", le Régiment Ecclésiastique
Militaire de la Papauté.
Par
les "Exercices Spirituels" de Loyola, les Jésuites devinrent
des experts dans la distorsion de la volonté. Ce système de mysticisme
témoigne de toutes sortes de phénomènes occultes étranges. Les mystères,
la méditation, les visions, les apparitions qui proviennent des
sensations d'illuminations y jouent un grand rôle. Ces différentes
formes d'illuminations occultes furent orchestrées par Loyola dans une
idéologie grandiose qu'il nomma "les Illuminaties", c'est à
dire "les Illuminés". Un ancien Jésuite, le Dr. Alberto R.
Rivera, nous dit:
"Lorsque
les soupçons se firent entendre que Loyola avait fondé les
Illuminaties, les Jésuites utilisèrent un de leurs membres pour
enlever toutes suspicions que ce groupe d'Illuminés fut relié à l'Église
Catholique. Ainsi, prétendant qu'il n'était pas un Jésuite, Adam
Weishaut devint connu aux yeux du monde, comme le fondateur des
Illuminaties".
Avec
l'aide d'un Directeur, les fils de Loyola se dévouent aux
"Exercices Spirituels" et deviennent imprégné de ses forces
psychiques dans un but très précis, dévoilé par H. Boehmer (Les Jésuites):
"Nous
injectons dans l'homme des forces spirituelles qu'il trouvera très
difficile de se débarrasser plus tard; des forces plus tenaces que tous
les meilleurs principes ou doctrines. Ces forces reviendront à la
surface même après plusieurs années, et deviendront si importantes
que la volonté ne pourra plus s'y opposer et elle en suivra les
moindres impulsions".
"Pour
ajouter à la puissance des Jésuites", nous dit, Edmond Paris (Histoire
Secrète des Jésuites): "une bulle papale remit l'inquisition
entre leurs mains. Tels étaient les moyens auxquels Home recourait pour
éteindre la lumière de la Réforme, et pour enlever aux hommes la
Parole de Dieu qui engendrait la liberté de conscience, si longtemps
interdite par la Papauté. Ignace de Loyola écrivit lui-même: -Ce que
nous voyons noir, nous devons le voir blanc, si l'Église Romaine le
dit".
La
Contre-Réforme:
Établissement
du Concile de Trente (1545-1563) et du règne des Jésuites contre la Réforme
Protestante et l'autorité de la Bible Authentique:
Vers
le milieu du 1611 siècle, le pape Paul Ill convoqua un Concile d'évêques
présidé par les Jésuites, dans le but de Faire cesser les progrès de
la Réforme Protestante et de réorganiser intérieurement le
Catholicisme. La formation de ce mouvement d'opposition contre le
Christianisme Biblique des Réformateurs est connu sous le nom de "Contre-Réforme".
Le Pape manipula la programme des thèmes et l'assistance des délégués
d'une telle manière, que la conception des Jésuites d'une théocratie
Papale fut incorporée dans les Canons de l'Église Catholique. On
reconnut ainsi au Pape le droit de confirmer et d'expliquer les décisions
du Concile. Sa supériorité était donc établie et trois siècles après
le Concile de Vatican I mit le point final à l'œuvre du Concile de
Trente, en proclamant l'infaillibilité Papale.
"Les
sessions se prolongèrent pendant vingt ans, avec deux interruptions. La
première session (1545-1547) prit fin, parce qu'à la suite d'une
peste, la Concile avait été transféré à Sologne, oÙ les évêques
allemands refusèrent de se rendre. La seconde session (1551-1552) fut
interrompue par l'arrivée d'une armée protestante dans le Tyrol. La
troisième (1562-1564) mena les travaux du Concile à chef.
Le
vote par tête donnait la prépondérance aux évêques italiens et
espagnols, très nombreux; tandis que les évêques français et
allemands, partisans de changements énergiques, étaient en minorité.
D'ailleurs les séances étaient présidées par les légats du Pape et
eux seuls pouvaient transmettre des propositions à l'assemblée.
Au
point de vue doctrinal, le Concile précisa le dogme Catholique sur les
points controversés. Il affirma l'inspiration des livres apocryphes et
interdit la lecture de la Bible en langue vulgaire sans autorisation spéciale.
Il mit la Vulgate latine sur le même niveau que les Textes Originaux.
Il proclame la justification par la foi par la moyen des oeuvres et des
mérites de ces dernières. Les livres dangereux, comme les écrits des
Réformateurs et les traductions de la Bible Authentique, sont mis à
l'index. Aucune concession ne fut faite à la Réforme".
La
première proposition discutée avec grand intérêt était reliée aux
Écritures. Le Concile condamna ces quatre points essentiels à la foi
Chrétienne retrouvé dans les écrits de Luther:
1.
Que les Saintes Écritures contiennent tout ce qui est nécessaire
à notre salut, et qu'il fut blasphématoire de placer la Tradition
au même niveau que l'Écriture.
2.
Que certains livres acceptés comme canonique dans la Vulgate sont
apocryphes et non inspirés.
3.
Que l'Écriture doit être étudié dans ses langues originales, et
que la Vulgate contient des erreurs.
4.
Que la signification de l'Écriture peut être comprise simplement
avec l'aide de l'Esprit de Christ.
Quelques
articles de foi de ce Concile de guerre infernal nous dévoilent son
arrogance et sa subversion:
"Je
reconnais fermement et j'embrasse les traditions apostoliques et les
autres coutumes et règlements de l'Église. De même, je reconnais l'Écriture
Sainte, dans la sans où notre Sainte Mère l'Église l'a tenue et la
tient encore. A elle appartient le jugement sur le véritable sens et
l'explication des Saintes Écritures. Jamais je ne l'interpréterai et
ne l'expliquerai autrement que d'après l'interprétation unanime des Pères.
Je
confesse aussi qu'il y a, au sens propre et véritable du terme, sept
sacrements de la Nouvelle Alliance... qui sont nécessaires pour le
salut du genre humain.
Je
confesse encore que dans la messe est consommé un sacrifice véritable
et expiatoire pour les vivants et pour les morts, que dans le très
saint sacrement de l'Eucharistie le corps et le sang, en même temps que
l'âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, sont réellement
et véritablement présents, qu'il se produit une transformation de
toute la substance du pain dans le corps et de toute la substance du vin
dans le sang. Cette transformation, l'Église Catholique la nomme
"transsubstantiation". Je confesse en outre que le Christ tout
entier et le véritable sacrement sont présents même sous une seule
espèce.
Si
quelqu'un dit que l'impie est justifié par la foi seule, en
sous-entendant que rien d'autre n'est exigé qui coopère à
l'acquisition de la grâce de la justification; et qu'il n'est nullement
nécessaire que le pécheur sait préparé et disposé par l'impulsion
de sa volonté, qu'il soit anathème (damné).
Si
quelqu'un dit que la foi qui justifie n'est rien d'autre que la
confiance en la miséricorde divine qui remet les péchés à cause de
Christ, ou que cette confiance est la seule par laquelle nous soyons
justifiés, qu'il soit anathème (damné)".
"La
secte Catholique Romaine est la plus grande ennemie de l'Église Chrétienne",
nous dit J.T. Mueller (La Doctrine Chrétienne) "en
effet-, tous les chrétiens vivent, se meuvent et reçoivent leur être
de la doctrine de la justification par la foi. L'Église de Rome a tué
physiquement des milliers d'hommes à cause de leur fidélité à la
doctrine de la justification par la foi, et spirituellement des millions
d'autres en leur enseignant à se confier dans leurs oeuvres. La
vicieuse doctrine de la justification par les oeuvres atteint son plus
haut degré de corruption lorsqu'elle est présentée par les Jésuites
qui enseignent que les transgressions les plus manifestées cessent d'être
des fautes et deviennent des bonnes oeuvres lorsqu'elles sont ordonnées
par les supérieurs de l'ordre... C'est de cette manière que la Pape,
l'homme du péché et le fils de la perdition, et tous ceux qui le
suivent accomplissent des bonnes oeuvres".
La
Bible anglaise des Jésuites:
Les décrets du Concile de Trente établirent la voie à suivre pour des
siècles à venir. Ils indiquèrent le front de la bataille que le
Catholicisme livrait contre la Réforme. Premièrement il fallait que la
Bible soit discrédité afin de détruire l'enseignement et la doctrine
Protestante.
Depuis
l'ouverture des sessions du Concile de Trente en 1545, jusqu'à
l'apparition de la première Bible Jésuite en 1582, quarante années s'écoulèrent
dans lesquelles les Jésuites se préparèrent en s'instruisant dans
cette science particulière de subversion. La première attaque sur la
position des Réformateurs concernant la Bible devait être déclenchée.
Ces scorpions venimeux réalisèrent très rapidement qu'en semant la
confusion sur l'origine et l'authenticité des Écritures, que la
certitude des Réformateurs sur ces choses qui confondirent la Papauté,
pouvait être dévalorisée afin qu'elle soit négligée et abandonnée.
Avec la temps, la Réforme serait brisée et balayée par le vent de
l'indifférence, engendrant une multitude d'apostasiés. La bataille de
la Réforme passa de l'Allemagne en Angleterre. Les principes de la Réforme
gagnèrent beaucoup de terrain en ce lieu, grâce à la nouvelle Bible
de Tyndale qui libérait les consciences de l'esclavage de la Papauté.
Ainsi les érudits Jésuites produisirent une Bible anglaise dans le but
de supplanter celle de Tyndale et semer la confusion.
En
cette période, lorsque les premiers Pèlerins débarquèrent en Amérique,
l'Angleterre n'était plus une nation Catholique mais un peuple biblique
attaché sincèrement aux Écritures. A l'apparition de la Bible de
Tyndale en 1525, les Écritures furent circulée largement sur le
territoire Anglais. Tout comme Tyndale avait prévu, l'influence de la
Parole de Dieu avait détaché le peuple des vanités, des faux
prestiges et des cérémonies de la religion. Toutefois, ceci ne fut pas
sans plusieurs années de conflits et de sacrifices personnels pour la Vérité.
En ce temps, l'Espagne ne fut pas seulement la nation la plus puissante
du monde, mais elle fut aussi la plus fanatique dans son support pour le
Catholicisme. Le nouveau monde des Amériques appartenait à l'Espagne,
elle régnait sur la mer et dominait l'Europe. Les souverains de
l'Espagne unirent leurs efforts à la Papauté pour envoyer en
Angleterre des troupes de Jésuites qui avaient reçu un entraînement
spécial. Complot après complot furent désignés dans le but de placer
un dirigeant Catholique sur le trône d'Angleterre.
En
même temps, les Jésuites cherchèrent à détourner le peuple de la
Bible Authentique et le ramener sous le joug de la Papauté. Pour
atteindre ce but diabolique, ils produisirent leur propre Bible anglaise
pour s'opposer à la pure Parole de Dieu. Rappelons-nous que la Bible de
Constantin fut en Grec, que celle de Jérôme fut en Latin, mais que
celle des Jésuites fut en Anglais. Si l'Angleterre pouvait être retenu
dans le giron du Catholicisme, l'union de l'Espagne et de l'Angleterre
aurait assuré que tout l'Amérique devienne Catholique. Partout où
l'influence de la race anglaise s'étendrait, le Catholicisme
dominerait. Pour empêcher ceci, il fut nécessaire d'affronter le
danger engendré par la version Jésuite.
Le
grand soulèvement contre la Bible Jésuite:
Si puissant fut le Protestantisme lors du règne de la reine Élisabeth,
et si fort l'amour pour la version de Tyndale, qu'il ne se trouvait
aucune place ni aucun érudit en Angleterre pour produire une Bible
Catholique. Les prêtres furent emprisonné pour avoir participé au
complot des Jésuites et plusieurs s'enfuirent sur le Continent. Ils y
établirent des collèges où ils instruisirent des adolescents anglais
naïfs qu'ils renvoyèrent en Angleterre comme prêtre. Deux de ces collèges
y envoyèrent environ trois cent prêtres dans l'espace de quelques années.
Le
plus distingué de ces collèges, nommé des Séminaires, se trouva dans
la ville de Reims en France. En ce lieu, les Jésuites assemblèrent
toute une compagnie de savants; et ils informèrent la Pape de tout
changements dans la situation qui se déroula en Angleterre. Ils dirigèrent
ainsi tous les mouvements de Philippe II, roi d'Espagne, qui prépara
l'invasion de l'Angleterre. La pape Sixte-Quint fit cadeau de
l'Angleterre Philippe II. Celui-ci arma une flotte formidable, appelée
orgueilleusement "l'Invincible Armada", pour attaquer
l'Angleterre et la ramener aux pieds du Pape.
Ce
fut le désir ardent de donner au peuple commun la pure Parole de Dieu
qui incita Tyndale de la traduire en Anglais; mais ce ne fut pas cette
raison qui motiva les Jésuites à Reims, tout comme ce n'est point ce
motif qui incite les apostasiés à produire les Bibles modernes. Dans
la préface du Nouveau Testament de Reims, les Jésuites affirment que
leur traduction fut faite pour rendre hommage à leur mère patrie.
Cette version fut désigné spécifiquement pour faire les mêmes
ravages à l'intérieur de l'Angleterre, que la flotte de Philippe II
ferait à l'extérieur du pays. La première fut désignée comme une
attaque morale, la deuxième comme une attaque physique. La même préface
exhorta ces lecteurs à mémoriser les passages "qui s'opposent le
plus aux hérétiques".
"Le
but principal des traducteurs de Reims, fut non seulement de répandre
leurs doctrines à travers le pays, mais aussi da déprécier le plus
que possible les traductions anglaises de la Bible Authentique",
nous dit Brooke dans son livre sur Cartwright.
La
publication du Nouveau Testament Jésuite en 1582 engendra une grande
consternation en Angleterre. Il fut réalisé immédiatement que cette
version fut une menace contra l'unité anglaise nouvellement établi, et
les érudits d'Angleterre furent aussitôt alarmés. La reine Élisabeth
lança l'appel pour un David qui pourrait faire face à ce Goliath. Ne
pouvant trouver personne d'un tel calibre dans son royaume, elle envoya
un messager à Genève pour demander de l'aide à Théodore de Bèze,
collègue de Calvin, afin qu'il monte une opposition contre la Bible Jésuite.
A l'étonnement de la reine, Bèze répliqua modestement que sa majesté
avait dans son propre royaume un savant plus en mesure que lui pour
entreprendre cette tâche. Il se référa à Thomas Cartwright, le grand
Puritain. Bèze déclara: "Le soleil ne se lève point sur un plus
grand savant que Cartwright".
Mais
Élisabeth détestait les Puritains autant que les Catholiques. Elle
voulait un Épiscopalien ou un Presbytérien pour entreprendre ce
travail, et Cartwright fut ignoré. Mais les érudits Protestants insistèrent
et demandèrent Cartwright. Les universités de Cambridge et d'Oxford,
quoiqu'elles furent Épiscopaliennes, envoyèrent une requête à
Cartwright signée par leurs plus grands savants. Ce dernier accepta
d'entreprendre ce travail d'opposition. Ce champion de Dieu s'accapara
d'une main de toute la puissance des témoignages des manuscrits Latins;
et de l'autre, de toute la vaste littérature Hébreu et Grec. D'une
logique invincible, il assembla les éléments de son grand savoir, et
administra coup après coup au plus dangereux produit de la théologie
subversive du Catholicisme.
Entre
temps, 136 navires espagnoles, dont plusieurs furent armés de 50
canons, naviguèrent vers l'Angleterre pour l'assujettir au
Catholicisme. Le parlement Britannique accorda à la reine Élisabeth 30
navires de guerre qui, sous la direction de Francis Drake, s'attaquèrent
à la plus grande force maritime de ce temps. Par la souveraine
providence de Dieu, l'invincible armada de l'Espagne fut mise à mal par
des tempêtes et vaincue par la flotte anglaise composée de navires
plus petit et plus maniables. Quelques débris seulement purent regagner
l'Espagne. La Contre-Réforme avait complètement échoué grâce à
l'intervention divine de notre Dieu Souverain et Tout-Puissant.
Le
fils de Marie Stuart, Jacques (James) roi d'Écosse, devint aussi roi
d'Angleterre, après la mort d'Élisabeth (1603-1625). En 1604, il
ordonna la traduction d'une Bible "autorisée" pour
l'Angleterre. Il convoqua 48 érudits, dont la majorité furent des
Puritains, pour entreprendre cette oeuvre sacrée. Cette nouvelle alarma
le Vatican qui envoya des espions Jésuites dans le but d'introduire
secrètement dans le Texte Reçu des passages du Codex Vaticanus. Mais
leur projet échoua, car par la grâce et la providence de Dieu, des
gardes furent employés pour surveiller les moindres gestes des
traducteurs. Ils tentèrent aussi d'introduire les Apocryphes dans
l'Ancien Testament; mais lorsqu'on découvrit leur complot, on condamna
les Apocryphes comme un blasphème contre la Parole de Dieu et ils
furent rejetés. C'est alors que parut en 1611, l'arme la plus puissante
contre Rome, la Bible autorisée de la King-James. Ce fut la victoire de
Dieu sur le complot des Jésuites, et Rome trembla de peur devant la
Parole inspirée de Dieu dont le texte intégral mettait en ruine toutes
les superstitions de la Papauté (The Attack, par: Jack T. Chick).
La
Bible King-James fut publié une trentaine d'années après celle de la
Reims-Douai et garda la suprématie depuis ce temps. La Reims-Douai fut
modifié à plusieurs reprises pour devenir une approximation de la
King-James. Le résultat est que la Reims-Douai des années 1600 et
celle de 1900 ne se ressemblent point.
"Le
Nouveau Testament fut publié à Reims en 1582. L'université déménagea
à Douai en 1593, où l'Ancien Testament fut publié en 1609-1610, complétant
la Bible originale de Reims-Douai. Deux révision furent faites dans
l'Ancien Testament et huit dans le Nouveau, représentant des altérations
si extensives qu'une autorité Catholique affirma: -La version que nous
utilisons maintenant fut tellement altérée que nous ne pouvons la
considérer identique à celle qui porte le nom de Douai".
"Quoique
les Bibles utilisées aujourd'hui par les Catholiques d'Angleterre et
d'Irlande se nomment la Version Douai, ceci est inapproprié, car elles
sont fondé sur une série de révisions entreprises en 1749-1752 par l'évêque
Challoner qui en fit plusieurs altérations. Son but fut de rencontrer
le besoin des Catholiques de ce temps pour une Bible d'un format et d'un
prix raisonnable... Il y fit tellement de modifications que, selon
le cardinal Newman, la texte présenta plutôt une nouvelle traduction.
De même, le cardinal Wiseman écrivit: "C'est une exagération que
de nommer cette Bible la Reims-Douai, car elle fut tellement altérée
et modifiée qu'elle ne ressemble aucunement à l'originale, telle
qu'elle fut publié. Dans presque tous les cas, les altérations que fit
Challoner prirent la forme d'une approximation de la Version Autorisée
(la King-James)".