LE CHRISTIANISME PAGANISÉ
Les origines de nos pratiques modernes d'églises
Par Frank A. Viola
mise en page par Jean leDuc
(Ce document est d'une importance capitale pour tous chrétiens sincères.)

L'ORDRE DU CULTE :
Les dimanche matins figés dans le béton
LE SERMON :
La vache la plus sacrée du protestantisme
D'où est venu le sermon chrétien?
Les Réformateurs, les Puritains, et le Grand Réveil
Comment le Sermon nuit à l’Église
LE BÂTIMENT D'ÉGLISE :
L'héritage du complexe de l'édifice
Temples, prêtres, et sacrifices
Des Églises de Maisons aux Saintes Cathédrales
La création des espaces et des objets sacrés
Constantin, le Père du bâtiment d'église
Programme de construction de Constantin
Explorons les premiers bâtiments d'église
Influences importantes sur le culte
L'Évolution de l'Architecture d'Église
Le Bâtiment d'Église Protestante
Le coût de frais généraux outrageusement élevé
Pouvons-nous défier cette tradition ?
LE PASTEUR :
Voleur de fonctionnement de chaque membre
Le pasteur est dans la Bible… vraie ?
La naissance de la Règle de l'Évêque Unique
L'influence de la culture Gréco-Romaine
Mais comment et pourquoi est-ce arrivé ?
Constantin et la hiérarchie romaine
Constantin et la Glorification du Clergé
Comment le pasteur détruit la vie du Corps
Comment le pasteur se détruit lui-même
L'HABIT DU DIMANCHE MATIN
Dissimule le problème
Les costumes cléricaux sont-ils pernicieux ?
MINISTRES DE LA MUSIQUE :
Le clergé de second rang
L'origine de l'équipe de culte
LA DÎME ET LE CLERGÉ SALARIÉ :
Tâches douloureuses sur la bourse
L'origine de la dîme et du salaire du clergé
LE BAPTÊME ET LE REPAS DU SEIGNEUR :
Dilution des sacrements
La prière du Pécheur et un Sauveur personnel
Remarques sur l'abolition des Ordonnances
ÉDUCATION CHRÉTIENNE :
Bourrage de crâne
Quatre étapes de l'éducation théologique
UN DEUXIÈME REGARD SUR LE SAUVEUR :
Jésus, le révolutionnaire
Considérez la conduite de notre Seigneur sur la terre
Voyez votre Seigneur, le révolutionnaire !
UNE NOUVELLE APPROCHE DU NT :
La Bible n'est pas un puzzle
L'addition des chapitres et des versets
L'effet net de l'approche presse-papiers
Mais il n'y a aucun souffle impétueux et puissant!
Alors maintenant, la question qui se pose à la maison est…
« Pagan Christianity » ou « Le Christianisme
Paganisé » révèle les influences qui ont donné à l’Église de Jésus-Christ ses
différents visages au travers de la progression de l’histoire jusque dans ces
temps de la fin.
Je crois sincèrement que l’information qu’il
révèle, fait table rase avec les traditions héritées de nos pères que nous
croyons inspirées de Dieu, en démontrant leur véritable origine.
L’effet qui en découle, permet au cœur qui
l’accepte, non pas d’haïr l’Église dans sa faiblesse, mais plutôt fait naître en
celui-ci les sentiments qui étaient en Christ qui a donné sa vie pour Elle. À
l’instar de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, je vous exhorte à recevoir cette
grâce par les compassions qui sont en Dieu.
Le récit de l’histoire de l’Église permettra
de comprendre quel est la puissance invisible qui lui donne la victoire sur les
forces des ténèbres. « Les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre
elle. » Ce n’est pas parce que nous baptisons nos œuvres « du nom de Jésus » que
celles-ci se qualifient comme divines, mais plutôt leur source de puissance.
« Car le royaume de Dieu ne consiste pas en paroles, mais en puissance. » Cette
puissance est l’adoration, c’est-à-dire, la reconnaissance de l’absolue
Souveraineté de Jésus-Christ sur nous et sur l’univers.
Je vous encourage donc à lire ce livre, non
dans la crainte de perdre quelque bénédiction, mais dans la grâce d’un
rapprochement avec notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ.
Romains 14:11 Car il est écrit: Je suis
vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera
gloire à Dieu.
Traducteur Guy St-Pierre
Ce livre aurait dû
avoir été écrit il y a 300 ans. S'il l’avait été, le cours de l'histoire
chrétienne serait totalement différent de celui qu'il a pris.
Si chaque ministre
dans le monde lisait ce livre aujourd'hui, ils laisseraient tous tomber le
ministère demain ou vivraient une vie d'hypocrisie.
La plupart de nos
pratiques de la foi chrétienne n'ont absolument rien à voir avec le Nouveau
Testament. Pratiquement tout ce que nous faisons aujourd'hui comme chrétien est
venu chez nous comme par hasard. Pratiquement toutes nos pratiques principales
nous sont venues dans un délai de 50 ans sous l'empereur Constantin (A.D. 324)
ou dans un délai de 50 ans du commencement de la réforme (A.D. 1517).
M. Viola nous a
rendu un grand service en traçant l'origine de toutes nos pratiques en matière
de protestantisme.
Mon seul regret est
que ce livre sera seulement un sur 100.000 livres chrétiens publiés dans l'année
où il a été imprimé.
Il y a trois cents
ans ou même deux cents — le Christianisme Paganisé aurait été l'un de quelque
cent livres seulement… et, de ce fait, lu par une large partie des chrétiens.
Vous pouvez aider à remédier à tout ceci en disant à tous vos amis au sujet de
ce livre.
D'ailleurs, vous
aurez aussi à faire face à une crise de conscience après avoir lu ce livre. Vous
connaîtrez ainsi les origines païennes et non bibliques de tout ce que nous
faisons aujourd'hui. Vous ne pourrez plus jamais dire, "nous sommes entièrement
bibliques. Nous faisons tout selon le Nouveau Testament." Nous ne faisons
pratiquement rien qui est du Nouveau Testament, comme vous le verrez.
Mais il y a une
plus grande tragédie ici. Nous prenons le Nouveau Testament et nous le tordons,
faisant du Nouveau Testament l'endosseur de ce que nous faisons aujourd'hui.
Cette mentalité, qui est universelle, est commune aux laïques et au clergé, …
cette mentalité a et cette mentalité est, la destruction de la foi
chrétienne.
Nous sommes laissés
dans une situation aujourd'hui où nous n'avons absolument aucune idée comment
notre foi devrait être pratiquée.
Quel est le nécessaire ? En ce qui concerne notre pratique moderne de la foi, nous devons totalement recommencer depuis la fondation, en faisant table rase de tout ce que nous pratiquons aujourd'hui.
Deuxièmement, nous devons apprendre l'histoire du premier siècle, et puis la suivre dans nos propres pratiques.
Puis-je à Nouveau
vous encourager à non seulement lire ce livre, mais à dire à chaque chrétien que
vous connaissez de le lire également.
Et puis ? Suivez votre conscience. Faites ceci, et nous verrons une réapparition de ces pratiques simples et primitives du premier siècle.
Gène Edwards
Jacksonville, Floride
AVONS-NOUS VRAIMENT AGIT EN CONFORMITÉ AVEC LE LIVRE ?
La vie non examinée ne mérite pas d'être vécue.
- Socrate
"Mais l'empereur n'a rien du tout sur lui! "Dit un petit enfant. « Écoutez la voix de l'innocence ! » hurle le père ; et ce que l'enfant a dit est chuchoté de l'un à l'autre. « Mais il n'a rien ! » s’exclament-ils tous à la fin. L'empereur est vexé, parce qu' il sait que le peuple a raison ; mais il pense, « le cortège doit continuer maintenant ! » Et les seigneurs de la chambre des lits prennent de plus grandes mesures que jamais pour faire semblant de porter la traine, bien que, en réalité, il n'y ait aucune traine à tenir.
- Hans Christian Anderson
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Nous faisons toutes choses par la Parole de Dieu ! Le nouveau testament est notre guide pour la foi et la pratique ! Nous vivons… et nous mourrons… fidèles à ce livre ! |
Voilà les paroles que clame la bouche du pasteur Farley pendant qu'il livre son sermon du dimanche matin. Winchester Spudchecker, un membre de l'église du pasteur Farley , les a entendues des douzaines de reprises auparavant. Mais cette fois c'est différent. Habillé dans son costume bleu, congelé dans le banc arrière de l'église avec son épouse, Trudy Spudchecker, Winchester fixe le plafond pendant que le pasteur Farley rapplique sur "tout faire d'après le livre sacré."
Une heure avant que le pasteur Farley ait commencé son sermon, Winchester avait une dispute enflammée avec Trudy. C'était en l'occurrence fréquent quand Winchester, Trudy, et leurs trois filles, Felicia, Gertrude, et Zanobia, s'apprêtaient pour l'église du dimanche matin.
Il revoit le déroulement de l'événement dans son esprit….
" Truuuddyy ! Pourquoi les enfants ne sont-ils pas prêts ! ? Nous sommes toujours en retard ! Pourquoi ne pouvez-vous jamais être prêts à l'heure ! ? " … sont les mots que lancent les lèvres de Winchester.
La réponse de Trudy est typique. "Si jamais tu pensais à m'aider ça ne se produirait pas tout le temps ! Pourquoi ne pas commencer par me donner un coup de main dans cette maison ! ? " L'argument va dans les deux sens jusqu'à ce que Winchester implique les enfants : " Zanobia Spudchecker ! … pourquoi ne pouvez-vous pas nous respecter assez pour être prêtes à l'heure ! ? … Felicia, combien de fois dois-je vous indiquer d'arrêter votre station de jeu avant 9 A.M.! ? » Souvent un ou plusieurs des trois enfants pleure pendant que l'échauffourée atteint le point culminant.
Portant leurs habits du dimanche, la famille de Spudchecker se rend à l'église à une vitesse casse-cou. (Winchester déteste être tardif et a reçu trois billets de vitesse cette année, et tous les trois, un dimanche matin !)
Alors qu'ils se précipitent vers le bâtiment d'église, le silence dans la voiture est assourdissant. Winchester fulmine hors de ses gongs. Trudy boude. Les têtes inclinées, les trois filles de Spudchecker essaient de préparer leurs esprits pour quelque chose qu'elles détestent… supporter une heure ennuyeuse à l'école de dimanche !
Pendant qu'ils se garent dans le stationnement de l'église, Winchester et Trudy se lèvent avec élégance de leurs sièges de voiture, arborant de larges sourires. Ils se tiennent bras-dessus bras-dessous, en saluant leurs amis membres de l'église, riant à l'étouffé et affichant une façade que tout va bien. Felicia, Gertrude, et Zanobia suivent leurs parents avec les mentons retroussés.
Voici les mémoires fraîches, pourtant douloureuses qui parcourent l'esprit de Winchester ce dimanche matin pendant que le pasteur Farley continu son sermon. Couvant la condamnation, Winchester commence à se poser quelques questions de conscience: « Pourquoi suis-je habillé tiré à quatre épingles afin de ressembler à un bon chrétien quand je viens tout juste d'agir comme un païen il y a une heure ? » … « je me demande combien d'autres familles ont eu cette même expérience pitoyable ce matin ? Pourtant nous sentons tous bon et avons l'air bien pour Dieu. »
De telles questions ne sont jamais venues à la conscience de Winchester.
Pendant qu'il jette un coup d'oeil pour voir l'épouse et les enfants du pasteur Farley tirés à quatre épingles et proprement assis sur leur banc, Winchester réfléchit " Je me demande si le pasteur Farley criait à son épouse et à ses enfants ce matin ! ? Humm… "
L'esprit de Winchester continu à s'emballer dans cette direction pendant qu'il observe le pasteur Farley marteler le pupitre et montre sa bible avec sa main droite. Le pasteur continu de ses traits enflammés… " nous à l'Église de la Première Communauté du Nouveau Testament de la Bible faisons tout par ce livre ! TOUT ! C'est la Parole de Dieu, et nous ne pouvons pas en dériver… même pas un millimètre ! "
Comme les lèvres du pasteur Farley beuglent encore ces mots, Winchester a soudainement une pensée qu'il n'a jamais eue auparavant : "Je ne me rappelle pas en lisant dans la bible avoir vu que les chrétiens sont censé s'habiller spécifiquement pour allez à l'église. Est ce conforme au livre ! ? "
Cette pensée simple ouvre un torrent d'autres questions épineuses. Alors que des grappes de pieux fidèles qui réchauffent les bancs d'église congelés remplissent son horizon, l'esprit de Winchester est inondé de ces questions. Questions qu'aucun chrétien n'est censé demander. Des questions comme:
Est-ce que « reposer son derrière sur un siège non rembourré et regarder le derrière de cinq rangées de têtes pendant 45 minutes est selon le livre ? Pourquoi dépensons-nous tout cet argent pour maintenir ce bâtiment quand nous sommes ici seulement deux fois la semaine pendant quelques heures ? Pourquoi la moitié de la congrégation est-elle à peine éveillée quand le pasteur Farley prêche ? Pourquoi mes enfants détestent-ils l'école du dimanche ? Pourquoi passons-nous par ce même rituel prévisible et endormant chaque dimanche matin ? Pourquoi est-ce que je vais à l'église quand ça m'ennuie à mourir et ça n'a rien pour moi de spirituel? Pourquoi dois-je porter cette cravate inconfortable chaque dimanche matin où tout ce qu'elle semble faire est de couper la circulation du sang à mon cerveau ! ? »
Winchester lutte en lui-même pendant que les questions continuent à se déverser dans son esprit. Il se sent malpropre et qu'il est sacrilège de penser de telles choses. Pourtant quelque chose se produit justement à l'intérieur de lui qui le force à douter de son entière expérience d'église. Ces pensées étaient restées dormantes dans le subconscient de Winchester pendant des années. Aujourd'hui, elles refont surface.
Aussi intéressant que cela puisse paraître, les questions que Winchester se pose en ce jour sont des questions qui ne pénètrent pratiquement jamais la pensée consciente de la plupart des chrétiens. Ces replis ne paraissent simplement pas sur nos cerveaux. Pourtant la sobre réalité est que les yeux de Winchester se sont ouverts.
Aussi effrayant que cela puisse paraître, la plupart de tout ce qui est fait dans nos églises modernes n'a aucune base biblique. Pendant que les pasteurs hurlent de leurs pupitres au sujet d'être " bibliques " et conformes à " la pure Parole de Dieu" leurs paroles les trahissent. De façon alarmante, très peu de ce qui est observé aujourd'hui dans le christianisme moderne se retrace dans l'église du premier siècle.
Questions que nous ne pensons jamais poser
Socrate (470-399 B.C.) est considéré par quelques historiens comme étant le père de la philosophie. Né et élevé à Athènes, sa coutume était de parcourir la ville en soulevant implacablement et en analysant des questions pertinentes.[1][1][1] Socrate a hardiment remis en cause les vues populaires de son temps. Il a pensé librement sur des sujets que ses concitoyens Athéniens considéraient comme fermés à toute discussion.
L'inlassable habitude de Socrate de lancer d'épineuses questions et de les entraîner dans des dialogues critiques au sujet de leurs coutumes admises lui a par la suite coûté la vie. Son interrogation harcelante au sujet des traditions établies provoquait les chefs d'Athènes à l'accuser de « corrompre la jeunesse. » En conséquence, ils ont mis Socrate à mort. Un message clair a été envoyé à ses concitoyens: Tous ceux qui remettent en cause les coutumes établies rencontreront le même destin ![2][2][2]
Socrate n'était pas le seul philosophe à récolter des représailles graves pour sa non-conformité : Aristote a été exilé, Spinoza a été excommunié, et Bruno a été brûlé vivant. Je ne mentionnerai pas les milliers de chrétiens qui ont été torturés et martyrisés par l'église institutionnelle parce qu'ils ont osé défier ses enseignements.[3][3][3]
Comme chrétiens, nos dirigeants nous enseignent à croire certaines idées et à se comporter de certaines manières. Nous avons une bible, oui. Mais nous sommes conditionnés à lire avec l'objectif qui nous est remis par la tradition chrétienne à laquelle nous appartenons. On nous enseigne à obéir à notre dénomination (ou mouvement) et à ne jamais éprouver ce qu'on y enseigne.
(À ce moment, tous les cœurs rebelles applaudissent et complotent pour utiliser les paragraphes ci-dessus pour faire du grabuge au sein de leurs églises. Si c'est toi, cher cœur rebelle, vous avez manqué mon point par une distance considérable. Je ne te supporte pas dans cette démarche. Mon conseil : Partez de votre église tranquillement, en refusant de causer la division, ou soyez en paix avec elle. Il y a un vaste écart entre la rébellion et prendre position pour ce qui est vrai.)
À dire vrai, nous les chrétiens ne semblons jamais demander pourquoi nous faisons ce que nous faisons. Au lieu de cela, nous répétons gaiement nos traditions religieuses, ne demandant jamais d'où elles sont venues. La plupart des chrétiens qui prétendent confirmer l'intégrité de la Parole de Dieu n'ont jamais cherché à voir si ce qu'elles font chaque dimanche a quelque support scriptural. Comment est-ce que je sais cela ? Parce que s'ils le faisaient, ils seraient amenés à quelques conclusions très inquiétantes. Conclusions qui les contraindraient par motif conscience à abandonner pour toujours ce qu'elles font.
De façon saisissante, la pensée et la pratique ecclésiastiques contemporaines ont été influencées par des événements historiques bien davantage parabibliques que par des impératifs et des exemples du NT (nouveau testament). Pourtant la plupart des chrétiens sont sans connaissance de cette influence. Non plus sont-ils conscients du fait qu'elle a créé un groupe [4][4]4] de traditions bienaimées, calcifiées, de conception toute humaine [5][5][qui nous est transmis par habitude en tant que " chrétien. " [6][6][5]
Je vous invite maintenant à marcher avec moi sur le chemin inexploré. C'est un voyage terrifiant où vous serez forcé de poser des questions qui n'ont probablement jamais franchi le seuil de vos pensées conscientes. Questions dures. Questions harcelantes. Questions même effrayantes. Et vous serez confronté carrément à des réponses inquiétantes. Pourtant ces réponses vous mèneront en intimité avec certaines des choses les plus riches qu'un chrétien puisse savoir.
En lisant les pages suivantes, vous serez assommé d'apprendre que les traditions que nous les chrétiens suivons le dimanche à l'église ne sont pas venues de Jésus Christ, des apôtres, ou des Écritures. Non plus viennent-elles du judaïsme.[7][7][6]Outrageusement, presque tout ce que nous faisons comme "église " a été emprunté directement de la culture païenne dans la période postapostolique.[8][8][7] Pour être plus spécifique, la majeure partie de nos pratiques en matière d'église a été engendrée en trois périodes de temps : L'ère post-Constantinien (324-600), l'ère de la Réforme (XVIe siècle), et l'ère des Revivalistes (18e-XIXe siècle).
Chaque chapitre retracera une pratique traditionnelle admise en matière d'église. Il indiquera alors l'histoire d'où cette pratique est venue. Mais d'une manière primordiale, il expliquera comment cette pratique supplante l'Autorité fonctionnel de Jésus-Christ en tant que Tête et entrave le fonctionnement de son corps.
Si vous êtes peu disposé à faire examiner sérieusement votre christianisme, ne lisez pas au delà de cette page. Donnez ce livre en toute bonne volonté immédiatement ! Épargnez-vous l'ennui d'avoir votre vie chrétienne tournée à l'envers.
Cependant, si vous choisissez " de prendre la pilule rouge " et qu'on vous montre " la profondeur du trou du lapin " [9][9][8]… si vous voulez apprendre la véritable histoire de l'origine de vos pratiques chrétiennes … si vous êtes disposé à voir le rideau levé sur l'église moderne et à voir ses présuppositions traditionnelles violemment défiées… alors vous trouverez ce travail dérangeant, éclairant, et probablement transformant.
Cependant, si vous êtes un chrétien dans l'église institutionnelle qui prend le NT sérieusement, ce que vous êtes sur le point de lire vous forcera à une crise de conscience. Vous serez confronté à des faits historiques indubitables.
D'autre part, si vous vous avérez justement être l'une de ces races rares qui se recueille avec d'autres chrétiens en dehors du christianisme organisé, vous redécouvrirez que non seulement l'Écriture se tient de votre côté, mais que même l'histoire vous supporte.
Un jour, par le bois primitif,
Un veau marche à la maison, comme tout bon veau se doit ;
Mais il laisse une traîne toute éparpillée et de travers,
Une traînée tordue comme tout bon veau se doit.
Depuis lors trois cents ans se sont écoulés,
Et, j'en déduis que le veau est mort.
Mais il laissait toujours sa traînée,
Et sur ce fait repose mon conte moral.
La traînée est reprise le jour suivant
Par un chien solitaire qui passait par là ;
Et puis un sage bélier
A suivi la traînée par-delà monts et vallées,,
Traînant le troupeau derrière lui, aussi,
Comme le font toujours les bons béliers.
Et depuis ce jour, au-delà de la colline et la clairière,
Par ces vieux bois un chemin a été frayé.
Et beaucoup d'hommes s'y blessent dedans et dehors,
Et esquivé, et tourné, et plié
Et des mots d'une juste colère y sont entendus
Puisqu'il y avait un chemin si tordu.
Mais toujours ils s'y aventurent, n'en riez pas.
Les premières migrations de ce veau,
dans ce sentier tortueux par le bois marchait de manière vacillante,
Puisqu'il vacillait quand il marchait.
Ce chemin de forêt est devenu une ruelle,
Qui pliée et tournée tourne encore ;
Cette ruelle tordue est devenue une route,
Là où beaucoup plus d'un pauvre cheval avec sa charge
Travaillé fort sous le soleil brûlant,
Et parcouru environ trois milles dans un.
Et ainsi un siècle et une moitié
Ils ont marché sur les traces de ce veau.
Les années ont passé à toute vitesse,,
La route est devenue une rue de village ;
Et ceci, avant que les hommes se soient rendus compte,
La voie de communication achalandée d'une ville ;
Et bientôt la rue centrale était celle
D'une métropole renommée ;
Et les hommes de deux siècles et une moitié
Marchent sur les traces de ce veau.
Chaque jour cent mille déroutés
suivent le veau en zigzag;
Et par son chemin tordu circule
Le trafic d'un continent.
Cent mille hommes ont été guidés
Par un veau mort il y a près de trois siècles.
Ils suivaient toujours sa manière tordue,
Et perdaient cent ans par jour ;
Une telle vénération est accréditée
à un précédent bien établi.
Une leçon morale que ceci pourrait enseigner,
Si j'étais ordonné et ai appelé pour prêcher ;
Car les hommes sont enclins à marcher en aveugle
Le long des chemins des veaux de l'esprit,
Et à travailler de soleil en soleil
Pour faire ce que d'autres hommes ont fait.
Ils suivent dans le sentier battu,
Et dehors et dedans, et en avant et en arrière,
Et poursuivent toujours leur cours détourné,
Pour garder le chemin que d'autres ont tracé.
Ils gardent en chemin le sillon sacré,
Le long de ce que toutes leurs vies ils se déplacent.
Mais comme les anciens dieux des bois sages rient,
Qui ont vu le premier veau originel!
O ! Beaucoup de choses ce conte pourrait enseigner—
Mais je ne suis pas ordonné pour prêcher.
- SAM Walter Foss
L'ORDRE DU CULTE:
LES DIMANCHE MATINS FIGÉS DANS LE BÉTON
La tradition sans vérité est l’erreur à maturité
- Tertullien
En tant que chrétien assidu à son église moderne, vous observez le même ordre superficiel de culte chaque fois que vous allez à l'église. Peu importe à quelle section du protestantisme vous appartenez que ce soit Baptiste, Méthodiste, Reformé, Presbytérien, Libre Évangélique, Église du Christ, Disciples du Christ, de CMA, de la Pentecôte, Charismatique, ou sans dénomination—votre dimanche matin est pratiquement identique à celui de toutes autres églises protestantes.[1][1][1] Même parmi les prétendues dénominations « avant-gardistes » (comme la Chapelle de Vigne et du Calvaire), les variations sont mineures.
Soit, quelques églises utilisent des cantiques contemporains tandis que d'autres ont des hymnes. Dans quelques églises, les membres d'une congrégation lèvent leurs mains. Dans d'autres, leurs mains ne dépassent jamais leurs hanches. Quelques églises observent un Repas du Seigneur hebdomadaire. D'autres en ont un trimestriel. Dans quelques églises, la liturgie (ordre de culte) est écrite dans un bulletin.[2][2][2] Dans d'autres, la liturgie est non écrite, pourtant elle est tout juste mécanique et prévisible comme si elle avait été copiée.
En dépit de ces légères variations, l'ordre du culte est essentiellement le même dans toutes les églises protestantes d'un bout à l'autre.
Dimanche l'ordre de matin du culte
Épluchez les changements superficiels qui différencient chaque office et vous trouverez la même liturgie prescrite. Voici à quoi elle ressemble :
La salutation. (Quand vous entrez dans le bâtiment, vous êtes salué par un portier ou un hôte désigné qui devrait sourire ! On vous remet alors une page de bulletin ou d'annonce. Note : si vous faites partie de la dénomination de la Vigne, vous pouvez boire du café et manger des beignets alors que vous êtes assis.)
Prière ou lecture des Écritures. (Habituellement donné par le pasteur ou le chantre.)
Le service de cantique. (Le rassemblement est conduit à chanter par un chantre, un chœur, ou une équipe professionnelle de culte. Si vous faites partie d'une église charismatique, ceci durera typiquement 30 à 45 minutes. Autrement elle sera plus courte.)
Les annonces. (Habituellement données par le pasteur ou un autre responsable d'église.)
L'offrande. (Parfois appelé « l'offertoire, » elle est habituellement accompagnée de musique spéciale par le chœur, l'équipe de culte, ou un soliste.)
Le sermon. (Typiquement un discours solennel de 30 à 45 minutes livré par le pasteur.) [3][3][3]
Une ou plusieurs des activités suivantes après le sermon :
Une prière pastorale « après le sermon »,
Un appel à l’autel,
D’autres cantiques conduits par les chœurs ou le chef de culte,
Repas du Seigneur,
Prière pour les malades ou les affligés.
Annonces de fermeture (habituellement données par le pasteur ou une « personne chanceuse de l’assistance» qui obtient la parole.)
La bénédiction. (C'est la bénédiction ou la chanson qui termine le service.)
Avec quelques remises en ordre mineures, c'est la liturgie ininterrompue que 345 millions de protestants à travers le globe observent religieusement semaine après semaine.[4][4][4] Et pendant les 500 dernières années, personne n'a semblé l'interroger.
Regardez encore l'ordre du culte. Notez qu'il contient une triple structure :
1) chants,
2) le sermon,
3) prière ou cantique de clôture.
Cet ordre de culte est considéré comme sacrosaint aux yeux de la plupart des chrétiens modernes. Mais pourquoi ? Il est simplement dû à la puissance titanesque de la tradition.[5][5][5]
Nous avons hérité de cette liturgie par une tradition cohérente pourtant évolutive. Et cette tradition a coulé l'ordre du culte du dimanche matin dans le béton pendant cinq siècles… impossible à déplacer !
D’où vient l'ordre protestant du culte?
Les pasteurs qui disent habituellement à leurs rassemblements « nous faisons tout selon le livre » et qui répètent toujours cette même liturgie blindée ne sont simplement pas corrects. (Je concède que le manque d'exactitude est dû à l'ignorance plutôt qu'à la déception intentionnelle.)
Vous pouvez parcourir votre Bible du commencement à la fin, et jamais vous ne trouverez quoi que ce soit qui lui ressemble. C'est parce que les chrétiens du premier siècle n'avaient aucune de ces choses. En fait, l'ordre protestant du culte a autant d'appui biblique que la messe catholique ![6][6][6] Ni l'un ni l'autre n'ont de similarité avec le NT.
Dans « Rethinking the Wineskin », je décris les réunions de l'église originelle. Ces réunions se caractérisent par le fonctionnement de chaque membre, par la spontanéité, la liberté, la résonnance, et ouvertes à la participation.[7][7][7] C'était une réunion limpide, pas un rituel statique. Et il était imprévisible, à la différence de l'office moderne.
De plus, la réunion d'église du premier siècle n'était modelée d’après le service de synagogue juive ainsi que quelques auteurs récents l’ont suggéré.[8][8][8] Au lieu de cela, elle était totalement unique à la culture.
Ainsi d'où vient l'ordre du culte protestant? Il a ses racines de base dans la messe catholique.[9][9][9] De manière significative, la messe n'a pas commencé avec le NT. Elle s'est plutôt développée à partir du judaïsme et du paganisme antique.[10][10][10] Selon le célèbre historien Will Durant, la messe catholique « a été basée en partie sur le service judaïque du temple, en partie sur les rituels grecs des mystères de la purification, du sacrifice par procuration, et de la participation… » [11][11][11]
Grégoire le Grand (540-604) est l'homme responsable de la formation de la messe médiévale.[12][12][12] Grégoire était un homme incroyablement superstitieux dont la pensée était influencée par des concepts paganisés magiques. Il a incarné l'esprit médiéval, un croisement entre le paganisme, la magie, et le christianisme. Ce n'est pas par accident que Durant appelle Grégoire « le premier homme complètement médiéval. » [13][13][13]
La messe médiévale reflétait l'esprit de son père, Grégoire. Elle est un mélange du païen et du rituel Judaïque arrosés avec la théologie catholique et le vocabulaire chrétien.[14][14][14] Durant précise que la messe a été profondément trempée dans la pensée magique païenne aussi bien que le drame grec.[15][15][15] Il écrit, « l'esprit grec, mourant, est venu transmigrer sa vie dans la théologie et la liturgie de l'église ; la langue grecque, ayant régné pendant des siècles sur la philosophie, est devenue le véhicule de la littérature et du rituel chrétiens ; les mystères grecs sont passé dans l’impressionnant mystère de la messe. » [16][16][16]
En effet, la messe catholique qui s'est développée à partir des quatrièmes et sixièmes siècles était essentiellement païenne. Les chrétiens ont volé aux païens les vêtements de cérémonie des prêtres païens, l'utilisation de l'encens et l'eau sainte dans les rites de purification, la lumière des bougies dans le culte, l'architecture de la basilique romaine pour leurs bâtiments d'église, la loi de Rome comme base de « loi canonique, » le titre Pontifex Maximus pour l'évêque principal, et les rituels païens pour la messe catholique.[17][17][17]
Pendant que diverses dénominations protestantes venaient au monde, elles contribuaient toutes à aidé à remodeler la liturgie catholique en contribuant un élément unique à elles.
[18][18][18] En faire la chronique, serait une tâche complexe et énormément vaste. Le traiter complètement exigerait un volume massif.[19][19][19] En ce chapitre, nous en examinerons l'histoire de base.
Après que Grégoire ait établi la messe au sixième siècle, elle fut gravée dans la pierre, changeant peu pendant plus de mille années.[20][20][20] Mais l'impasse liturgique a subi sa première révision quand Martin Luther (1483-1546) monta sur la scène.
En 1520, Luther a lancé une violente campagne contre la messe catholique.[21][21][21] Le paroxysme de la messe catholique a toujours été l'eucharistie, [22][22][22] également connu comme le « Repas du Seigneur » ou « communion » Tout porte sur et mène à ce moment magique
où le prêtre brise le pain et le donne au peuple. Pour l'esprit catholique médiéval, l'offre de l'eucharistie était le renouvellement du sacrifice de Jésus-Christ. Dès Grégoire le Grand (540-604), l'église catholique a enseigné que Jésus-Christ est sacrifié à nouveau par la messe.[23][23][23]
Luther s’est souvent élevé contre les mitres et le personnel des papistes et de leur enseignement sur l'eucharistie. L'erreur cardinale de la messe, indiquait Luther, était que c'était une « œuvre » humaine basée sur une mauvaise compréhension du sacrifice du Christ.[24][24][24] Ainsi en 1523, Luther déterminait ses propres révisions à la messe catholique.[25][25][25] Ces révisions sont à la base de tout le culte protestant.[26][26][26] Le cœur en est ceci : Luther a fait de la prédication, plutôt que de l'eucharistie, le paroxysme du rassemblement.[27][27][27]
En conséquence, dans le service protestant moderne du culte, c'est le chaire, plutôt que la table de l'autel, qui est l'élément central.[28][28][28] (la table de l'autel est l’endroit où l'eucharistie est placée dans les églises catholiques.) Luther obtient le crédit pour l’instauration du sermon comme l'apogée du service protestant.[29][29][29] Lisez ses paroles : « Un rassemblement chrétien ne devrait jamais se réunir sans prédication de la Parole de Dieu et de la prière, même brièvement » [30][30][30]… « La prédication et l'enseignement de la Parole de Dieu sont la partie la plus importante du service divin. » [31][31][31]
La croyance de Luther dans la centralité de la prédication comme le haut-fait du service du culte a collé jusqu'à ce jour. Pourtant elle n'a aucun précédent biblique quel qu’il soit.[32][32][32] Comme un historien l'a dit, « le chaire est le trône du pasteur protestant. » [33][33][33] c'est pour cette raison que des ministres protestants ordonnés s'appellent par habitude « les prédicateurs. » [34][34][34]
Mais encadrant ces changements, la liturgie de Luther a changé peu de la messe catholique.[35][35][35] Luther a simplement essayé de sauver ce qu'il a pensé être les éléments « chrétiens » dans le vieil ordre catholique.[36][36][36] En conséquence, si vous comparez l'ordre du culte de Luther à la liturgie de Grégoire, c'est pratiquement pareil ![37][37][37] Luther a principalement réinterprété plusieurs des rituels de la messe. Mais il a gardé la cérémonie, la croyant appropriée.[38][38][38]
Par exemple, Luther a maintenu l'acte qui marquait le moment crucial de la messe catholique: Quand le prêtre élevait le pain et la coupe pour les consacrer. Il a simplement réinterprété la signification de cet acte.[39][39][39] La pratique de consacrer le pain et la coupe en les élevant a commencé au 13ème siècle. C'est une pratique presque entièrement établie sur la superstition.[40][40][40] Pourtant beaucoup de pasteurs l’observent encore aujourd'hui.
De manière semblable, Luther a fait une chirurgie énergique à la prière de l'eucharistie, conservant seulement les paroles de l'institution. [41][41][41] Les paroles de l'institution sont les mots de 1 Cor. 11:23 « que le Seigneur Jésus la nuit où il a été trahi prit le pain… et dit, « prenez et mangez, ceci est mon Corps »… » Jusqu’à ce jour, les pasteurs protestants récitent religieusement ce texte avant d'administrer la communion.
En fin de compte, la liturgie de Luther n'était rien de moins qu'une version tronquée de la messe catholique ![42][42][42] Et elle a conservé les mêmes problèmes évidents : Les membres de la congrégation demeuraient de passifs et immobiles spectateurs (sauf qu'eux pouvaientt maintenant chanter), et la liturgie entière était encore dirigée par un ecclésiastique ordonné (le pasteur avait remplacé le prêtre.)