L’Évangélisation et le Calvinisme

ou

« Comment planter la T.U.L.I.P. du

divin Jardinier dans les cœurs troublés »

Par Jean leDuc

 

 

SOLA FIDA CORAM DEO VIVERE

 

 

 

INTRODUCTION

CHAPITRE 1: LA LOI ET L’ÉVANGILE

CHAPITRE 2: QU’EST-CE QUE L’EVANGELISATION ?

CHAPITRE 3: LES MOUVEMENTS DITS ÉVANGÉLIQUES

CHAPITRE 4: SIGNIFICATION DU MOT ÉVANGILE

CHAPITRE 5: LA GRÂCE GÉNÉRALE DE DIEU

CHAPITRE 6: ÊTRE EN CHRIST

CHAPITRE 7: LA CONVERSION

CHAPITRE 8: CONCLUSION

 

 

 

INTRODUCTION

 

Dans les châteaux sombres et funestes de l’Arminianisme, des voix mornes et fantasmagoriques se font entendre comme des échos troublés dans les grands couloirs sans issus de sa théologie putride et abjecte, disant que le Calvinisme, de par sa doctrine de la prédestination, n’est que du fatalisme et la négation même de l’évangélisation:

 

« La prédestination est parfois critiquée comme étant du fatalisme, un sort qui dépend d'une force impersonnelle et arbitraire (J.G. Poisson) »

 

Voici quelques exemples de ces écarts sur le Calvinisme qui sont proclamés dans les sophismes de prédicateurs rationalistes variés chez les Baptistes, les Pentecôtistes, et plusieurs autres:

 

« Du point de vue de l'orthodoxie, le choix rationnel serait le fatalisme, puisque quoi qu'un individu fasse, il ne peut rien changer au passé, c'est-à-dire au fait qu'il soit ou non élu, il est donc préférable qu'il vive dans l'oisiveté. Selon la doctrine calviniste, chacun devait se considérer comme élu et tout doute à ce sujet consistait en une confiance en soi déficiente… (Cahiers d’Épistémologie de Michel B. Robillard) »

 

«Il y a quelques siècles, Calvin enseignait l’idée que nos vies sont prédestinées, de sorte que nos décisions volontaires n’ont aucun effet sur notre salut; on est soit prédestiné au salut, soit prédestiné au rejet. Cette notion est revenue à la surface dans plusieurs idées modernes:

a) Cela ne sert à rien à Dieu de déclarer Sa parole si de toute façon nous sommes prédestinés finalement. Cela ne sert à rien aussi de prêcher; mais la Bible, par commandement et par exemple, montre que c’est par la prédication de la parole que nous sommes amenés au salut. "La parole du...salut" (Actes 13:26) doit atteindre les hommes.

b) On sera jugé d’après nos œuvres (Apocalypse 22:12). Mais pourquoi, si nos actions libres sont sans importance relativement au salut? Paul disait que les Juifs se jugeaient eux-mêmes indignes de la vie éternelle par leur rejet de la parole de Dieu (Actes 13:46). Ils se jugeaient eux-mêmes - Dieu ne les empêchait pas. Si on dit que Dieu prédestine quelques-uns uns au salut, et d’autres à la condamnation, alors effectivement Dieu force des gens au péché, de la même manière qu’Il en force d’autres supposément à la justice. À cause du péché d’Adam, "la mort s’est propagée à tous parce que tous ont péché" (Romains 5:12). Voila pourquoi nous mourons tous, en punition du péché (Romains 6:23), et non parce que Dieu a décidé de faire de nous des pécheurs quelque part avant le péché d’Adam.

c) Corinthiens 10 et plusieurs autres passages citent l’exemple de ceux qui autrefois avaient au début une bonne relation avec Dieu, mais qui s’en éloignaient plus tard, comme avertissement aux croyants. Le fait qu’il est possible de "perdre la grâce" (Galates 5:4) veut dire qu’il ne peut y avoir un système de salut qui veut que "une fois sauvé c’est pour toujours", tel qu’est réclamé par le Calvinisme. Ce n’est qu’en continuant de tenir la vraie doctine qu’on peut être sauvé, 1 Timothée 4:16. (Duncan Heaster) »

 

Ceux qu'on appelle les rationalistes synergistes ou Arminiens, que nous pouvons nommer aussi ‘néo-catholiques’, affirment que Dieu voudrait sauver tous les hommes, mais que tous ne le seront pas parce qu'ils ne font pas ce qu'il faut pour cela, ils négligent les efforts convenables au salut. Sachant cela, il n'a élu pour le salut que ceux dont il savait à l'avance qu'ils croiraient et persévéreraient dans la foi. C'est une erreur dont la conséquence logique est que, si je suis élu, c'est parce que Dieu savait de toute éternité que je ferais le nécessaire pour croire et persévérer dans la foi. Dans ce cas, mon élection et donc mon salut final reposent sur mes bonnes dispositions et ne sont plus des gratuités du Seigneur.

 

Pour le Calvinisme on est justifié (rendu acceptable) devant Dieu non par de bonnes actions qui méritent le salut (aux yeux d'un Dieu infiniment pur, aucun choix personnel, aucune action humaine, de la part d'une humanité défigurée par la Chute, n'est méritoire), mais par la grâce, par le don gratuit de Dieu en Jésus-Christ. La seule chose que Dieu attend de nous, c'est de croire, d'avoir la foi, et cette foi est elle-même un don de Dieu et non une faculté humaine issue du libre-arbitre. La justification par la foi et non la justification par le choix est une grâce de Dieu pour le salut des élus. C'est la Bible, unique source de la révélation divine, qui est l'autorité fondant ces affirmations, non les pasteurs, ni les conciles ecclésiastiques. Historiquement, les Réformés ou Calvinistes furent massacré par millier pour maintenir la pureté de l’Évangile, et il a l’honneur d’avoir en son sein les plus grands prédicateurs comme Charles Spurgeon, John Owen, et plusieurs autres qui servirent d’outils à Dieu pour la conversion de millier d’âmes. Ceci devrait suffire pour fermer la bouche aux diffamateurs. L’Évangélisation dans le Calvinisme trempe dans le sang des élus qui ont scellé le témoignage de la vérité en proclamant la souveraineté de Dieu en Jésus-Christ.

 

Le calvinisme a toujours été une menace pour les dirigeants. Il produit des personnes droites, qui ne transigent pas avec le mal ou l'erreur, des gens qui restent debout, même s'ils sont considérés comme des hors-la-loi, des marginaux. Dans cette optique, le Calvinisme Marginal est né pour poursuivre l’œuvre de la Réforme dans la proclamation de l’Évangile de la Souveraineté de Dieu en ces derniers temps. Dans ses rangs se trouvent les guerriers de la vérité, les soldats de T.U.L.I.P., qui combattent dans les tranchées de la gloire pour la foi transmise une fois pour tout aux saints.

 

Si la souveraineté de Dieu est niée dans l'évangélisation et si la liberté de l'homme est affirmée face à la Parole de Dieu, la substance de l'appel est: «acceptez Jésus comme votre Sauveur personnel»; autrement dit, c'est l'individu qui est souverain, puisqu'il a la possibilité d'accepter ou de refuser, de croire ou de ne pas croire. Cette négation de la souveraineté de Dieu a corrompu les églises et a formé un grand nombre de pseudo-chrétiens qui se croient sauvés. Les gens ne viennent plus rendre un culte à Dieu, en esprit et en vérité, et rejettent l’Esprit qui ouvre leur intelligence pour comprendre sa Parole, car l’Esprit a des désirs contraires à la chair; c'est l'assemblée, au contraire, qui est souveraine. Le prédicateur et sa prédication doivent plaire à l'auditoire et le pasteur devient un petit pape qui domine sur les consciences des indolents et des ignorants.

 

Le Synode de Dordrecht condamne fortement l'Arminianisme, ce courant de l'Église Réformé qui s'est opposé à la doctrine calvinienne de la double prédestination et qui, pour y échapper, a versé dans le synergisme, c'est-à-dire la doctrine qui enseigne que l'homme peut et doit coopérer à son salut par les ressources dont il dispose. Ce synergisme pénètre toute la doctrine du salut de l'arminianisme, depuis la prédestination jusqu'à la sanctification, en passant par la conversion et la justification. Concernant la prédestination, il soutient que si tous les hommes ne sont pas sauvés, c'est que tous ne font pas ce qu'il faut pour cela, car ils doivent s’efforcer pour saisir leur salut et le maintenir actif. Dieu n'a prédestiné personne à la damnation. Par contre, il n'a élu que ceux dont il savait d'avance qu'ils accepteraient l'Évangile et persévéreraient dans la foi. Ceci est ce qui se nomme l’évangile du libre-choix qui est une contradiction totale de la vérité, une subversion subtile de la foi chrétienne biblique et Réformée.

 

En ces derniers temps de tiédeurs, nous avons besoin d'un retour à un christianisme combatif pour la vérité de la double prédestination, d’une puissante proclamation sans compromis de l’Évangile de la Souveraineté de Dieu. Le salut doit conduire à l'action et au service, au service du Dieu créateur, à savoir Jésus-Christ qui est notre seul Souverain, Roi des rois et Seigneur des seigneurs, qui règne présentement dans le cœur de ses élus.

Jean leDuc

07/26/2003

«Mes remerciements à A.R. Kayayan, J.T. Mueller, J. Packer, et plusieurs autres desquels j’ai pu obtenir l’information pour mon exposé.»

«Ce livre est dédié à tous les planteurs de T.U.L.I.P. du monde entier»

 

CHAPITRE 1

LA LOI ET L’ÉVANGILE

L’Écriture elle-même établit une distinction très nette entre la Loi et l’Évangile. Au sens propre de mot, la Loi est un enseignement divin qui nous révèle la juste et immuable volonté de Dieu et qui nous apprend ce que l’homme doit être, dans sa nature, dans ses pensées, dans ses paroles et ses actions, pour pouvoir plaire à Dieu et être agréé par Lui. En même temps, la Loi annonce aux transgresseurs la colère de Dieu et les menace de peines temporelles et éternelles. Plus brièvement, la Loi est un enseignement divin qui nous apprend ce qui est juste et agréable à Dieu et qui condamne tout ce qui est contraire à la volonté de Dieu, de telle sorte que tout ce qui est dans l’Écriture qui condamne le péché fait partie, en réalité de la Loi. La Loi nous a été donnée pour nous montrer que nous ne pouvons pas l’accomplir. La nature complètement dépravée de l’homme ne peut l’obéir parfaitement. Sa fonction primaire est d’abaisser le pécheur, de lui montrer sa corruption totale, de lui faire sentir sa misère et de le diriger à Christ pour sa délivrance.

 

Quant à l’Évangile, au sens propre du mot, on peut le définir comme un enseignement qui apprend à l’homme, qui n’a pas observé la Loi et qui est condamné par elle, ce qu’il doit croire, et savoir que le Christ a expié tous les péchés et a acquis et obtenu pour le pécheur, sans aucun mérite de la part de celui-ci, la rémission des péchés, la justice devant Dieu et la vie éternelle.

 

Cette distinction entre la Loi et l’Évangile est claire et conforme à l’Écriture, de telle sorte que nous pouvons appeler Loi divine tout ce qui, dans l’Écriture, exige l’obéissance parfaite de l’homme à Dieu, Gal. 3: 12, prononce la malédiction de Dieu sur tous les transgresseurs, Gal. 3: 10, proclame la culpabilité du monde entier devant Dieu, Rom. 3: 19, et répand la connaissance du péché, Rom. 3: 20; et nous pouvons appeler Évangile tout ce qui offre la grâce, la paix et le salut au pécheur, Rom. 1: 16, 17; 10: 15; Actes 20: 24; Eph. 6: 15; 1: 13.

 

Il est vrai que ces deux termes (Loi et Évangile) sont aussi employés dans l’Écriture en un sens plus large, le terme Loi désignant toute la révélation de Dieu dans sa Parole, Psm. 1:2; Esaie 2: 3, et le terme Évangile, toute la doctrine divine, Marc 1: 1. En un mot, dans sa simplicité, l’Évangile c’est Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié pour nos péchés et ressuscité pour notre justification. Mais cette simplicité contient une profondeur doctrinale inouïe dont il est essentiel de prendre conscience. Il serait ainsi impossible d’être sauvé sans la révélation de la souveraineté de Dieu, de la divinité de Jésus-Christ, de sa naissance miraculeuse du sein d’une vierge, du fait qu’il a été tenté en toutes choses sans commettre de péchés, mais surtout de son sacrifice parfait et non renouvelable sur la croix où il expia nos péchés comme notre substitut, de sa résurrection corporelle d’entre les morts, et de sa royauté éternelle. Il nous est aussi essentiel de comprendre la valeur du sacrifice sur la croix, du fait que Christ est mort uniquement pour ses élus et non pour le monde entier, autrement tous seraient sauvé. Le sacrifice de Christ offre une rédemption particulière et non un salut universel. Nous ne saurions mettre assez d’emphase sur ce point face au faux évangile des Arminiens. Il est vrai que la révélation de certaines vérités est parfois progressive, car le Seigneur donne la lumière quand il veut et a qui il veut, mais celui qui, d’une manière absolue, rejetterait la moindre de ces vérités ne pourrait jamais être sauvé. Or le mot Évangile n’a pas toujours le même sens, et, dans l’Écriture, il est employé et compris de deux façons. D’une part, il signifie l’ensemble de la doctrine que Christ a prêché pendant son ministère terrestre. D’autre part, le mot Évangile, employé dans son sens propre, signifie uniquement la prédication de la grâce de Dieu. Nous reviendrons sur ce point capital dans le prochain chapitre.

 

Lorsque nous comparons ces deux doctrines de la Loi et de l’Évangile quant à leur contenu, nous découvrons qu’elles sont totalement contradictoires. La Loi, qui implique des ordonnances, des formes, des cérémonies, des rituels, des mérites, des efforts, des choix individuels comme collectifs, exige l’obéissance de l’homme en toutes choses et condamne tous les transgresseurs; tandis que l’Évangile n’exige rien, mais donne à tous les élus la soumission de la foi, la justification, la grâce du salut et de la sanctification, la vie éternelle et le pardon à cause de Christ. Les mêmes pécheurs que la Loi condamne à la damnation éternelle, sont attirés par l’Évangile, à cause de Christ, à la gloire éternelle dans les cieux, Rom. 5: 18-21. La Loi exige des œuvres, Luc 10: 28; l’Évangile déclare que « que le pécheur est justifié par la Foi, sans les œuvres de la Loi », Rom. 3: 28.

 

La Loi doit certainement être prêchée dans toute sa rigueur et aucune de ses exigences ne doit être oubliée, Matt. 5: 17, 18; Gal. 3: 10; Rom. 1: 18; 3: 9-19; mais elle ne doit être enseignée que dans le but de donner au pécheur élu une claire connaissance du péché et de la condamnation qui en résulte, Rom. 3: 20. C’est là le domaine propre de la Loi que l’Écriture appelle, 2 Cor. 3: 9, « le ministère de la condamnation ». La Loi est le message de la colère et, comme tel, « un pédagogue nous conduisant à Christ afin que nous soyons justifiés par la Foi », Gal. 3: 24. Ainsi, quand la Loi a atteint son but et que le pécheur contrit s’écrie, dans la frayeur: « Que dois-je faire pour être sauvé ? », Actes 16: 30, la prédication de la Loi doit cesser et céder la place à celle de l’Évangile, Actes 16: 31; en effet, si la fonction de la Loi est de terrifier l’homme en lui révélant son péché et la condamnation éternelle qui l’attend, celle de l’Évangile est de réconforter par la grâce de Dieu en Jésus-Christ l’homme contrit, Jean 3: 16; Rom. 10: 4. Ainsi, la prédication de la Loi doit toujours précéder celle de l’Évangile, car personne ne peut-être sauvé avant de réaliser qu’il est perdu et condamné.

 

Si l’on atténue, d’une part, la rigueur de la Loi divine et, d’autre part, la douceur de l’Évangile, le pécheur ne sera jamais réellement contrit et ne se confiera jamais pleinement en la miséricorde de Dieu en Jésus-Christ; il devient ainsi impossible d’enseigner la justification par la foi. La confusion de la Loi et de l’Évangile prive donc l’homme de la plus grande bénédiction que lui donne le christianisme, à savoir la certitude gratuite de son salut par la Foi en Jésus-Christ, à cause duquel Dieu justifie librement le pécheur élu qui est autrement privé de toute gloire devant Lui, Rom. 3: 23, 24.

 

Or, les synergistes Arminiens, qui font dépendre le salut de la propre décision du pécheur en faveur de la grâce, nient la seule grâce. Pour les Arminiens, l’Évangile est un message de Dieu promettant la grâce à tous ceux qui « s’appliquent pour la recevoir », donc qui la méritent. Il ne s’agit ici que d’un retour au Pélagianisme de l’Église de Rome.

 

En résumé, sans la saine distinction entre la Loi et l’Évangile, il est impossible de comprendre les Écritures. Mais si nous distinguons clairement entre la Loi et l’Évangile, la Bible devient un livre clair; si nous ne le faisons pas, elle nous demeurera toujours obscure et incompréhensible.

 

CHAPITRE 2:

QU’EST-CE QUE L’ÉVANGELISATION ?

On pourrait s’étonner de ce que des chrétiens dits évangéliques se posent cette question. A juger par l’accent que des croyants mettent sur l’importance primordiale de l’évangélisation, nous pourrions croire que leur opinion est unanime sur sa nature. Mais, en fait, chaque fois qu’on en discute, il se manifeste une telle confusion qu’il devient évident que l’accord n’est pas réalisé sur ce point. Une phrase suffit pour révéler l’origine de cette confusion. Elle provient de la dépravation totale de la nature de l’homme, d’une habitude très répandue et persistante de définir l’évangélisation non en fonction du message apporté, mais en fonction de l’effet produit sur les auditeurs. Cette définition de l’évangélisation est un écart dangereux de la vérité qui dérobe l’évangile de l’essence primaire de son message et de son application.

 

La proclamation de l’Évangile est la proclamation de la grâce souveraine de Dieu en Jésus-Christ, mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification. La nature de la foi chrétienne s’ouvre dans un message qui est donné par Dieu, un message qui doit être souligné. Le message qui se trouve dans la Bible nous fait connaître tous les éléments qui le composent. C’est un message concernant la Création, la Chute, la Providence, le Salut et le Jugement. C’est le devoir solennel de chaque chrétien d’en utiliser les nombreux éléments, afin que ce message transcendant soit amené avec force dans la vie de ceux qui l’entendent. Il en advient qu’un chrétien doit être instruit dans les principes des grandes vérités bibliques avant d’amener le message de l’Évangile. Il doit connaître au moins les bases de sa foi avant d’être en mesure de la proclamer.

 

On ne jette pas un chrétien nouvellement né parmi les loups avant qu’il apprenne à se défendre. Or chaque soldat de Christ doit subir une période d’entraînement dans laquelle il apprend l’identité et les tactiques de son ennemi, ainsi que comment utiliser toutes les armes de l’Esprit pour la défensive de la foi et de la vérité. Cet enseignement de base n’est pas un enseignement académique ou séminariale, mais un enseignement qui nous est donné par l’onction de l’Esprit (1 Jean 2: 20, 27; Jean 14: 26) dans l’école des épreuves et de l’expérience (1 Pierre 3-7; 2 Pierre 1: 5-11). Dans le cheminement progressif de cet enseignement, l’Esprit se sert souvent de frères qu’il met sur notre chemin afin qu’ils partagent avec nous ce qu’ils ont reçu de Dieu. Ainsi l’enseignement des grands Réformateurs, passé comme présent, nous sert davantage à fortifier notre foi et nous prépare pour le combat. Ce n’est pas qu’un nouveau chrétien ne puisse combattre contre l’ennemi et détruire les remparts du mensonge, mais son manque de connaissance et de maturité le place dans une position périlleuse, et puisque la foi n’est pas isolée, il risque de la déformer et de la déshonorer, ainsi que de discréditer le nom de Christ et la réputation de ses frères.

 

A la remarque qu’au cœur de la foi chrétienne se trouve un message, on pourrait répondre que ce fait n’est pas unique, que d’autres religions possèdent leurs livres saints. Mais la Bible est autre chose. Elle constitue un ensemble organique. Elle est la seule à avoir comme grand principe d’interprétation une personne unique qui est le Seigneur Jésus-Christ. Le christianisme est la religion du message, compte-rendu que le mot religion est employé ici dans un sens comparatif, puisque le christianisme authentique n’est pas une religion institutionnalisée mais une relation personnelle avec le Seigneur Jésus-Christ. Ajoutons ici que le message du christianisme est celui d’une alliance, et l’idée de l’Alliance est partout et toujours liée à un document. La Bible est ainsi appelée Ancien et Nouveau Testament, ce qui est l’équivalent de l’Ancienne et Nouvelle Alliance. L’idée de l’alliance est essentiellement celle d’une relation. Elle comprend les rapports, tout à fait privilégiés entre le Dieu souverain et son peuple élu. Une telle relation requiert la description et l’explication de son contenu, une recherche de communication et d’un partage commun. Il s’agit en réalité d’un message fédératif, constituant la foi chrétienne, telle qu’elle est exprimée dans les Cinq Points du Calvinisme (T.U.L.I.P.) et dans les Canons de Dordrecht, qui représentent fidèlement le contenu scripturaire des doctrines de la grâce et de la souveraineté de Dieu. Ainsi un Évangéliste Calviniste peut très bien se nommer un Planteur de T.U.L.I.P. car il est un représentant du Jardinier Céleste qui plante Sa grâce dans les cœurs. Ce contenu s’adresse ainsi à tous ceux qui souhaitent voir cette foi établie et maintenue, et qui doivent se consacrer à la compréhension et à la communication de ce message. Mais si la Bible est le document par excellence de l’Alliance, il faut noter que ce ne sont pas toutes les versions de la Bible qui sont fidèle à son contenu. La grande majorité des versions modernes de la Bible ont subi des attaques, de la part des savants de la Critique Textuelle Néologique, qui ont soit pollué ou disséquer son contenu sacré. Ainsi il devient impératif de se baser uniquement sur la Bible des Réformateurs dans les versions de Martin et d’Ostervald, ou encore sur la nouvelle version électronique de la Bible de l’Épée. La sélection de ces versions est due au fait qu’elles sont toutes basées sur le Texte Reçu Grec des Réformateurs. Ce texte est le seul texte intégral de la pure Parole de Dieu, entièrement inspiré et complètement libre d’erreurs, qui nous fut préservé providentiellement par le Dieu souverain de notre salut. Il faut se dire que si Dieu ne peut préserver sa Parole pure et intacte, il ne pourrait non plus préserver le salut de ses élus. Les doctrines de la grâce sont intrinsèquement reliées aux doctrines de l’inspiration perpétuelle et de la préservation providentielle de la Parole de Dieu, tous se tiennent ou tombent ensemble.

 

Notre Seigneur charge son Église de la responsabilité de prêcher ou proclamer Sa Parole, afin que la Bonne Nouvelle du Dieu Souverain de notre salut, soit proclamée jusqu'aux extrémités de la terre. Il est important de souligner ici que par le mot Église, nous signifions le corps spirituel de Christ composé uniquement des élus et non une institution ou organisation. Ainsi, l’Église authentique n’est pas Conventionnelle mais Marginale, elle n’est point universelle mais spirituelle. Dans son essence primaire elle est l’Appel à Renaître (Ek-klesia = sortir hors de) et représente le ministère universel de tous les croyants (1 Pierre 2: 5, 9); et dans ce contexte d’un Appel, l’Église est jointe indissociablement à l’Évangélisation. L’union des deux est tel que nous pourrions dire que l’Église est l’Évangile et que l’Évangile est l’Église. Grâce à la Puissance et au pouvoir efficace du Saint-Esprit, la prédication de l’Évangile de la Souveraineté de Dieu confronte tout homme avec la Révélation de Dieu en Jésus-Christ. Elle contraint son auditeur à la repentance et à la soumission, et lui donne la foi comme sceau de sa régénération (Actes 2 : 38 ; 10 : 43 ; 13: 48; Tite 2 : 11-14). Comme une épée à deux tranchants, elle est le Moyen de Grâce, choisi par Dieu, en vue du salut final des élus (Romains 10 : 8-15) et de la condamnation des réprouvés. Ancré dans la Souveraineté de Dieu et la Royauté de Christ, l'Évangile présente un salut par la grâce auquel les élus furent prédestinés de toute éternité. Des conséquences inévitables découlent de cette affirmation pour la vie de l'Église Marginale, et pour la piété individuelle de ceux qui en font partie spirituellement. Toutes églises de maisons locales doivent se rappeler sans cesse l'importance décisive de la prédication et de l'enseignement biblique dans le contexte mentionné plus haut. Et par conséquent, éviter toute pratique et toute idée qui accorde à celle-ci un rôle subalterne, comme nous voyons ainsi dans l'hérésie de l'Arminianisme qui soumet la grâce du salut à une décision personnelle, renversant ainsi l’Évangile de la souveraineté de Dieu pour l’évangile de la souveraineté de l’homme. La prédication de l'Évangile, lorsqu'elle est poussée par le Saint-Esprit et non par l'esprit de la chair, restera jusqu'à la fin des siècles une activité primordiale pour l'Église qui est l’Appel à Renaître.

 

Or, nous sommes conscients des défauts et des immenses carences dans ce domaine. Certaines présentations de l’Évangile ne pourraient résister à l’épreuve des Saintes-Écritures, tandis que du côté des fidèles, l’intérêt pour le pur Évangile de la Souveraineté de Dieu semble s’amoindrir chaque jour davantage. Et ceci d’autant plus lorsque l’Évangile est exposition du contenu de la Bible et enseignement doctrinal. Ailleurs c’est «l’inspiration personnelle» qui l’emporte, et prédicateurs comme auditeurs sombrent dans une émotivité subjective sans bornes. Ici ou là, des expériences religieuses ou psychologiques remplacent l’annonce du «Conseil Total» de Dieu. Dans la mesure où ceux qui présentent l’Évangile et l’assemblée conservent et maintiennent des notions et des pratiques non-conformes à l’Écriture, le Seigneur retient sa Parole et inflige aux siens dans sa souveraineté, une famine spirituelle.

 

L’Évangélisation est le domaine de tous les chrétiens, il n’est pas réservé à un groupe d’élites quelconque qui ont des qualifications académiques ou autres, comme nous avons mentionné plus haut. Il faut se garder de tomber dans le cléricalisme et de diviser le christianisme en ministères spécialisés. Nous sommes tous convoqués à annoncer les vertus de Celui qui nous a appelé des ténèbres à sa merveilleuse lumière (1 Pierre 2: 9). L’exercice du «sacerdoce universel ou prêtrise spirituel» des croyants se fait dans tous les domaines où se déroule son existence et dans les diverses sphères de ses activités. Ce ministère spirituel de tous les croyants se fait toujours en fonction de la formation qu’ils ont reçue de l’Esprit dans l’épreuve de leur foi et dans l’expérience de leur marche chrétienne. Nous avons tous le même Esprit, mais l’Esprit ne ce sert pas de tous en même temps, mais de chacun en Son temps. Selon la souveraineté de son bon plaisir, Il nous dirige vers ceux qui ont besoin d’entendre la Parole de la grâce, ceux qu’Il avait choisis d’avance de toute éternité.

 

Le moyen le plus efficace d’évangéliser fut toujours de bouche à bouche. Nous vivons par la foi. Nous sommes justifiés par elle. Par conséquent nous parlerons par la foi: «J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé». Il y a une manière de vivre qui est en dehors de Christ. Une autre qui se vit en Christ. La différence radicale qui sépare l’humanité en deux se trouve à ce point: la foi établit la ligne de démarcation, ici ce fait le partage des eaux, nous sommes soit Calviniste ou Arminien, nous sommes soit pour la Souveraineté de Dieu ou la souveraineté de l’homme, nous sommes soit élu au salut ou à la réprobation de la perdition.

 

CHAPITRE 3:

LES MOUVEMENTS DITS ÉVANGÉLIQUES

En face de la trahison des mouvements dits évangéliques au synergisme Arminien, la vérité que nous venons d’énoncer doit être constamment maintenue. Tous les partisans de l’Arminianisme évangélique moderne qui proclament que «la volonté de l’homme est capable de choisir le salut grâce aux forces nouvelles reçues de Dieu» affirment enseigner le salut par grâce, alors qu’en réalité, ils désavouent cette doctrine qu’ils remplacent par celle du salut par la justice des œuvres. L’Arminianisme se sépare du Calvinisme lorsque par sa doctrine du libre choix il nie que la grâce seule (sola gratia) sauve les pécheurs. Les Évangéliques vont jusqu’à prétendent que la conversion et le salut de l’homme dépendent de sa coopération et de l’exercice de sa libre volonté. L’Arminianisme rejoint ainsi le Synergisme qui repousse aussi la grâce seule en affirmant que la conversion de l’homme dépend pour une part de sa conduite droite, et d’une autre part de sa libre décision. La doctrine du libre choix est foncièrement anti-chrétienne et, si elle est retenue, elle est un obstacle à la conversion réelle des pécheurs puisque la Foi ne peut naître que dans un cœur contrit par la Loi qui n’attend son salut que de la grâce divine souveraine. Ils confondent ainsi la Loi et l’Évangile et s’opposent à la grâce.

 

Conséquemment, l’Arminianisme Évangélique rejette l’Écriture Sainte comme seule norme de Foi. Ceci est de plus évident dans le fait qu’ils attribuent l’inspiration uniquement aux écrits originaux rédigés de la main des apôtres, niant ainsi l’inspiration perpétuelle dans les copies, traductions et versions. La Bible devient ainsi un livre mort, voir même non-existant, puisque les originaux n’existent plus. De même ils rejettent la Foi, puisque la Foi vient de la Parole inspirée de Dieu (Rom. 10: 17; 2 Tim. 3: 16, 17) et leur salut devient qu’une illusion sans fondement réel. La Théologie moderne propose comme normes de la Foi «l’expérience chrétienne», «la conscience chrétienne», «le cœur régénéré», etc; mais en dernière analyse, toutes ces normes s’identifient avec la raison charnelle qui, par sa véritable nature, s’oppose à la vérité de Dieu. En dernière analyse, les Arminiens Évangéliques, quelle que soit leur nuance, attribuent le salut de l’homme à sa décision en faveur de Christ et à sa propre détermination. Ils ignorent ainsi la doctrine de la grâce telle qu’elle est enseignée par l’Écriture. Tout au contraire, ils représentent un retour vers le camp du Catholicisme que les Réformateurs ont constamment et violemment condamné.

 

Un des plus grands propagateurs du poison de l’Arminianisme Évangélique, est le renommé Alfred Kuen qui, dans son livre «Il faut que vous naissiez de nouveau», monte une défensive pour la fausse doctrine du libre choix sous les rubriques «L’HOMME EST UNE CRÉATURE LIBRE» et «CARACTÈRE CONDITIONNEL DU SALUT» :

 

S’appuyant, pour valider son point vu, sur les plus grands philosophes de l’Antiquité (Socrate, Platon, Aristote), du Moyen-Age (Duns, Scot) et des temps modernes (Descartes, Leibnitz, Spinoza, Kant, Bergson), Kuen procède à dire:

 

«La Bible n’enseigne nulle part de façon explicite que l’homme pécheur soit libre. Mais elle nous apporte à cet égard une révélation capitale, que l’apôtre Paul a résumée de manière saisissante dans son épître aux Ephésiens 1: 3-14.»

 

Ayant cité les passages bibliques les plus importants qui proclament la souveraineté de Dieu et non la liberté de l’homme, Kuen poursuit sa pensée illogique et contradictoire en disant immédiatement après:

 

«En d’autres termes, à l’heure où, sous quelque forme que ce soit (parole écrite, témoignage, prédication, expérience, vision, etc.) et conformément à l’Écriture, l’Évangile nous est annoncé et le salut nous est offert, Dieu, par le Saint-Esprit et à cause de Jésus-Christ, nous accorde la liberté de l’accepter ou de le refuser consciemment.»

 

Voila la confession de foi d'un évangélique. Quelle horreur. Elle est une véritable déclaration de révolte contre Dieu. Le don le plus précieux qu'offre Kuen est une souveraineté indépendante de Dieu qui provient de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Non seulement Kuen contredit les Écritures, mais il en tord le sens pour valider sa fausse doctrine. Ceci se voit davantage sous la deuxième rubrique:

 

«L’homme est libre de répondre à cet appel au salut… Affirmer que l’homme n’a aucun rôle à jouer pour que son salut devienne effectif, c’est donc se mettre en opposition avec l’enseignement biblique. Sa participation, limitée à l’appropriation volontaire des bénédictions acquises par Christ, ne ternit en rien l’œuvre de Christ et elle sauvegarde le don le plus précieux qu’en Jésus-Christ Dieu rende à l’homme: la liberté. Note de bas de page du même livre: Au cours de toute l’histoire du salut, Dieu n’agit jamais mécaniquement et sans poser aucune condition… L’annonce de l’Évangile divise les hommes en deux camps opposés; elle est une occasion offerte par Dieu à l’homme de passer d’un camp à l’autre, en usant de la liberté qui lui est rendue en Christ… De la même manière Jésus a traversé toutes les générations de tous les siècles. Il a divisé les hommes en deux camps: ceux qui choisissaient de le suivre et ceux qui choisissaient de le rejeter… Notes du même livre: …bon nombre de théologiens bien connus affirment la nécessité d’une participation active de l’homme… La nouvelle naissance, dit le professeur E. Brunner, c’est la nouvelle créature par la foi, et cette foi en Christ exige notre participation active… La peur du pélagianisme catholique, de la justification par les œuvres, ne doit pas nous amener à perdre le personnalisme, c’est à dire la vision de la responsabilité de la personne… Qu’on appelle cela synergisme ou non, nous avons à faire quelque chose nous-même… Les deux pôles de l’œuvre créatrice de Dieu et de la réponse volontaire de l’homme sont à considérer comme essentiels et réciproques… Dieu veut que tous les hommes soient sauvés, mais seuls ceux qui le veulent seront sauvés… La volonté de l’homme est engagée dès le début; et, dans ce sens, est croyant ou incroyant qui veut…»

 

Il s’agit ici de citer simplement quelques passages de la Parole inspirée de Dieu pour exposer la traîtrise subtile et subversive de Alfred Kuen qui influence fortement les mouvements dits Évangéliques:

 

«Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être faits enfants de Dieu; savoir à ceux qui croient en son nom; lesquels ne sont point nés de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme; mais ils sont nés de Dieu» (Jean 1: 12, 13; Bible Martin).

«Je ne parle point de vous, je sais ceux que j’ai élus…» (Jean 13: 18).

«Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus» (Matt. 22: 14).

«Ce n’est pas vous qui m’avez élu (choisi), mais c’est moi qui vous ai élus (choisi)…» (Jean 15: 16).

«…et tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle, crurent» (Actes 13: 48).

«parce qu’il vous a été gratuitement donné dans ce qui a rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais aussi de souffrir pour lui» (Phil. 1: 29).

«selon qu’il nous avait élus en lui avant la fondation du monde… nous ayant prédestinés pour nous adopter à soi par Jésus-christ, selon le bon plaisir de sa volonté» (Eph. 1: 4, 5).

«Car vous êtes sauvés par grâce, par la foi; et cela ne vient point de vous, c’est le don de Dieu» (Eph. 2: 8).

 

Il est évident que le synergisme Arminien des mouvements Évangéliques entraîne ses partisans dans d’insolubles contradictions et engendre la confusion doctrinale partout où il est enseigné; en effet, si d’un côté il affirme la coopération de l’homme à sa conversion, c’est à dire la nécessité de ses propres efforts dans sa régénération et son salut, de l’autre, il insiste sur la grâce comme seule espérance du pécheur. Le synergisme Arminien Évangélique est donc, en même temps, une affirmation et une négation, un mélange de la grâce et de la nature humaine, qui aboutit à la destruction de la vérité chrétienne centrale, savoir la justification par la grâce seule, et, avec elle, de la certitude de l’amour de Dieu et du salut éternel.

 

Le synergisme Arminien Évangélique ne fonde pas ses doctrines sur des textes clairs de la Bible, mais sur des raisonnements fallacieux, sur des conjectures, et sur des versets tirés hors de contexte pour prouver des prétextes; et c’est là son aspect le plus dangereux puisqu’il proclame la coopération humaine dans le salut comme étant inoffensive et qu’il se présente avec des phrases ambiguës et pieuses et des formules plausibles.

 

Dans sa forme moderne subtile, le synergisme Arminien Évangélique enseigne encore que la conversion est le produit, en partie, des forces naturelles de l’homme; c’est en effet le pécheur inconverti qui doit user de façon valable des forces nouvelles qu’il a reçu par grâce, qui doit choisir la conversion, cesser sa résistance volontaire à Dieu, etc. Dans sa forme plus raffinée, il fait dépendre la conversion de la cessation de la résistance volontaire à Dieu ou d’une disposition favorable envers la grâce qui se manifeste par une conduite plus droite de l’homme naturel, ou par la manifestation de puissances surnaturelles qui singent les dons de l’Esprit. La théorie qui affirme que le Saint-Esprit supprime la résistance naturelle de l’homme, mais que c’est au pécheur lui-même de cesser toute résistance volontaire, est du Pélagianisme pur et simple puisqu’elle attribue des forces spirituelles à l’homme inconverti.

 

Or, il est vrai et incontestable que les Arminiens Évangéliques sont libres, c’est à dire qu’ils sont libres de Dieu et sauvé de la vérité. Ils se sont créé un Dieu à leur propre image et un Sauveur selon leur propre imagination. Pour eux, c’est l’homme qui prédestine Dieu et non Dieu qui prédestine l’homme. Ils ont renversé l’Évangile à leur propre perte et récolteront le salaire qui leur est dû.

 

Dans le cadre de l’enseignement que nous venons de voir, l’évangélisation chez les Arminiens Évangéliques ne peut être considérée comme la proclamation de la grâce du salut, mais comme du prosélytisme de la dignité de l’homme qui fait des adeptes dans le but de remplir les bancs et les coffres des dénominations particulières qui en sont les propagatrices. Non seulement voyons-nous ce prosélytisme comme un cancer généralisé qui se propage de plus en plus dans le monde entier, mais il est surtout évident ici au Québec parmi les sectes Baptistes Alexaniennes, chez les Pentecôtistes et les groupes à tendances extatiques. L’Évangile a tellement dégradé dans notre ère de l’informatique, que nous le voyons présenté sur l’Internet comme une simple formule ou prière qu’il s’agit de répéter pour être sauvé. Nous n’en sommes point étonné puisque la même chose est pratiquée dans les mouvements dits Évangéliques. L’évidence de ceci se voit dans un test que j’ai fait sur le site populaire du Top Chrétien, un site à poubelle œcuménique, où nous sommes interpellés par un robot qui est programmé dans ce but spécifique. En entrant sur le site, une fenêtre apparaît dans laquelle on est demandé d’entrer notre nom. Voici ci-bas le résultat de ce test et pour lequel j’ai entré le nom de l’ennemi de nos âmes pour montrer la futilité d’une telle approche:

 

« Bonjour Satan ! J'espère que vous allez bien. Je vais adapter pour vous un verset de la Bible:

 

Oui Dieu a tant aimé Satan qu'il a donné son Fils unique afin que si Satan croit en Lui il (elle) échappe à la perdition et qu'il (elle) ait la vie éternelle. (La Bible - Jean 3.16)

 

Quelqu'un a dit: on ne naît pas chrétien, on le devient. Alors comment devient-on chrétien ? Et pourquoi le devenir ? J'ai sélectionné pour vous quelques liens utiles pour répondre à cette question essentielle. Après avoir visité ces pages vous pouvez vous aussi prier. Cliquez ici si vous souhaitez aller directement à la prière.

 

Simple comme une prière >Satan, vous pouvez vous aussi prier et devenir chrétien.

 

Satan vous avez compris votre besoin de devenir chrétien ? Êtes-vous prêt à formuler cette prière, comme si elle était votre propre prière ?

 

Si vous le souhaitez, lisez-la maintenant à haute voix:

 

Seigneur Jésus, devant toi je reconnais mon péché et ma misère.

Je suis perdu et incapable par moi-même de me sauver.

De toi seul me vient le salut car tu es le Sauveur et le Fils de Dieu.

Pardonne tous mes péchés à ton égard comme envers mon prochain et délivre-moi du mal.

Je t'ouvre mon cœur et te prie d'y entrer.

Je t'accepte comme mon Sauveur personnel.

Je crois que toi le Juste et l'Innocent, tu as été puni à ma place. Tu es mort pour payer mes dettes envers Dieu.

J'accepte la réconciliation obtenue pour moi par ta mort et ta résurrection, pour m'accorder la paix avec Dieu le Père.

Je crois que tu entends ma prière comme tu l'as promis.

Accorde-moi la force de te suivre jour après jour, de vivre et de travailler pour l'honneur de ton nom.

Aide-moi à témoigner, devant les autres, que tu es mon Sauveur.

Amen.

 

Maintenant Satan sachez que vous avez accepté Christ et qu'il vous a accepté. Alors pensez à ceci: ce que Dieu efface n'existe plus. Ne remettez donc plus en question son pardon.

 

Ayez cette assurance qu'il pardonne tous vos péchés et qu'il vous donne la vie éternelle. Maintenant, vous êtes devenu son enfant !

 

Satan si vous avez fait cette prière merci de nous le faire savoir. Nous pourrons prier pour vous et remercier Dieu et aussi vous répondre si vous le souhaitez. »

 

Que pouvons-nous avoir de plus ridicule et de plus blasphématoire qu’une telle forme d’évangélisation ! Vraiment nous sommes rendus à la fin des temps dont l’Esprit témoigne dans 2 Tim. 3: 1-9.

 

CHAPITRE 4:

SIGNIFICATION DU MOT ÉVANGILE

Il est très bien connu que le mot «Évangile» fut donné la signification de «Bonne Nouvelle», même certaines versions modernes de la Bible le traduisent ainsi. Les Dictionnaires grecs sont tous d’accord pour en donner le même sens. Toutefois, le Dictionnaire Grec-Français de J. Planche, 1860, nous laisse percevoir quelques détails de surplus. Premièrement, dans sa définition du mot «évangile» ou «eùaggéliôn» qu’il traduit comme «un bon message, une bonne nouvelle», il nous indique un pluriel qui signifie «faire un sacrifice en action de grâce d’une bonne nouvelle.» Ce qui est frappant dans cette définition est que le pluriel du mot «évangile» est relié directement à un sacrifice et à la grâce. Deuxièmement, nous y voyons aussi que le mot «évangile» est un mot composé de «eù» qui signifie «bon, bien, agréable, très, utile, fort» et de «gellô» qui signifie «se réjouir, être serein, être charmé, briller»; nous donnant quelques traductions différentes du mot «évangile» qui seraient: «bien se réjouir, très serein, agréablement utile, etc.» Mais ces définitions, quoique clairement reliées avec la joie qui est un fruit de l’Esprit (Gal. 5: 22), semblent nous laisser à court de la signification profonde et spirituelle de l’Évangile. Mais si nous regardons attentivement, nous verrons que ce mot peut se traduire aussi «briller fortement» ou si nous utilisons des synonymes pour les mots «fort» et «charmé», nous obtenons «la grâce puissante», ou plus précisément, «la puissance de la grâce».

 

Ces dernières définitions du mot Évangile sont en parfait accord avec les Écritures d’où nous voyons Jésus dire à ses disciples le jour de son ascension:

 

«Mais vous recevrez la puissance du Saint-Esprit, qui viendra sur vous; et vous me servirez de témoins, tant à Jérusalem que dans toute la Judée, et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre» (Actes 1: 8; Bible Ostervald).

 

Il n’y a aucun doute que l’Évangile est «la puissance du Saint-Esprit» ou «la puissance de la grâce» dont nous servons de témoins, et que dans ce témoignage nous «brillons de la présence de Christ en nous». Conséquemment, évangéliser c’est présenter Christ en nous, c’est déclarer le message de la grâce souveraine, et dans ce sens le mot «évangile» se traduit correctement comme «Parole de la grâce» ou «Puissance de la grâce». Cette traduction du mot «évangile» est beaucoup plus précis et beaucoup plus scripturaire que celle de «Bonne Nouvelle», car on ne peut dire que l’Évangile est toujours une bonne nouvelle. Assurément l’Évangile est une bonne nouvelle et une grande joie pour les élus, mais il ne l’est pas ainsi pour les réprouvés. L’Évangile ou «Puissance de la Grâce» est une épée à deux tranchants qui donne la vie aux élus et la mort aux réprouvés (2 Cor. 2: 14-16). Dans cet optique, le mot «évangéliser» se traduirait «annoncer la grâce» et le mot «évangéliste» par «messager de la grâce».

 

L’équipe de l’excellent site web Bibliorama semble avoir compris ceci dans leur analyse du mot «évangile» dont la conclusion est que ce mot devrait se traduire par «Parole de Dieu». S’ils avaient poussé leur analyse encore plus loin, ils seraient arrivés à la même conclusion que nous sur la traduction, à savoir que l’Évangile est littéralement «la Puissance de la Grâce» ou encore «la Parole de la Grâce». Mais leur exposé mérite de trouver une place dans le nôtre, car en réalité, «la Parole de la Grâce» ou «la Puissance de la Grâce» n’est nulle autre que LA PAROLE DE DIEU. Mais pour but de précision et de fidélité dans le contexte du salut, la traduction «Puissance de la Grâce» ou «Parole de la Grâce» (les deux sont interchangeable dépendant du contexte immédiat dans lequel ils apparaissent) doit-être maintenu. Quoique ce site web ne soit pas Calviniste, néanmoins il supporte fortement la Bible Calviniste des Réformateurs, à savoir la Bible Martin. Nous vous prions de garder en mémoire notre conclusion sur le mot «Évangile» en le lisant:

 

Le mot Evangile signifie-t-il "bonne nouvelle" ?


      Je te propose dans cette étude biblique de référencer les 108 versets du Nouveau Testament qui parlent de l'Evangile et d'en commenter un certain nombre, lus dans la traduction de la NBS 2002 et dans la traduction de David Martin 1707.

La NBS, Nouvelle Bible Segond, parue en librairie en juin 2002, a supprimé entièrement de son vocabulaire le mot EVANGILE et tous les mots dérivés : évangéliser, évangélisation, évangéliste.

Bibliorama a critiqué ce changement en juillet 2002, en parlant d'altération de la Parole de Dieu.

Voici ci-dessous l'argument présenté par le coordonnateur de la NBS dans son droit de réponse publié sur le site en Août 2002. Pour appuyer ses choix de traduction, Didier Fougeras se base sur les récentes études de la langue grecque du Nouveau Testament. Voici comment il justifie le remplacement du mot Evangile par un équivalent littéral qui serait, selon lui, "bonne nouvelle" :

      Si "Evangile" (simple transcription du grec, spécialisée via le latin dans l'usage religieux) a été remplacé par " bonne nouvelle ", formule dont l'usage religieux n'est pas inconnue du Robert (nouvelle, 1° : " SPECIALT. La bonne nouvelle : l'Evangile "), c'est précisément parce que le mot grec correspondant est d'abord un terme profane (contrairement à l'anglais Gospel, qui correspondrait étymologiquement à un "théangile" plus qu'à un "évangile" ; on retrouve le "eu" de euaggelion, au sens de "bon, heureux", dans des mots comme "euphémisme" ou "euphonie"). Le lecteur français qui lit "bonne nouvelle" retrouve donc à peu près ce que comprenait le lecteur hellénophone du Nouveau Testament avant vingt siècles d'histoire de l'Eglise.

L'argument des traducteurs de la NBS repose donc sur une connaissance littéraire de la langue grecque du 1er siècle de notre ère, époque de rédaction du Nouveau Testament. En remplaçant le mot Evangile par bonne nouvelle, les traducteurs de la NBS ont voulu que le lecteur d'aujourd'hui retrouve "l'ambiance" des lecteurs de l'époque.

Cet argument est-il valable ?
 

Le mot Evangile signifie "Parole de Dieu"


Nous disons que l'argument littéraire de la NBS induit réellement en erreur, et qu'il est le fruit d'une méconnaissance spirituelle de la Parole de Dieu.

Nous nous appuyons sur la Bible elle-même pour démontrer que le mot Evangile ne veut pas dire "bonne nouvelle" mais que ce mot signifie "Parole de Dieu", et cela dans la façon même dont les auteurs bibliques s'adressaient à leurs lecteurs de l'époque.

      Apo 14:6
      Puis je vis un autre Ange qui volait par le milieu du ciel, ayant l'Evangile éternel, afin d'évangéliser à ceux qui habitent sur la terre, et à toute nation, Tribu, Langue et peuple.

      Jésus dit :
      Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
      Matthieu 24:35

Oui, l'Evangile éternel qui est au Ciel et qui a été apporté sur la terre, ce n'est pas une bonne nouvelle, c'est La Parole de Dieu, c'est Jésus-Christ venu en chair.

Voici un petit résumé de notre étude biblique qui explique la Parole de Dieu PAR la Parole de Dieu :

      • 28 versets associent étroitement le mot évangile avec la personne de Jésus-Christ.

      • 12 versets associent étroitement le mot évangile avec l'Ecriture et/ou la Parole de Dieu et la vérité qui est en Jésus-Christ.

      • 8 versets associent étroitement le mot évangile avec Dieu.

      • 6 versets au moins associent étroitement le mot évangile avec le ministère du Saint-Esprit.

      • 27 versets associent étroitement le mot évangile avec le travail de Ministère de la prédication et de l'enseignement de la sainte doctrine.

      • 9 versets associent étroitement le mot évangile avec la puissance de Dieu et la guérison.

      • D'autres versets mettent en rapport l'Evangile avec la parole de Dieu qui seule a droit à l'obéissance, possédant un caractère sacré et un rôle de témoignage.

      • Dans 4 versets Paul s'approprie l'expression évangile avec les déterminants possessifs, Mon ou Notre.

Lisons 3 versets écrits par les apôtres Paul et Pierre :

        Colossiens 1
        5 « A cause de l'espérance des biens qui vous sont réservés dans les Cieux, et dont vous avez eu ci-devant connaissance par la parole de la vérité, c'est-à-dire, par l'Evangile. »

        2 Timothée 2
        8 « Souviens-toi que Jésus-Christ, de la semence de David, est ressuscité des morts, selon mon évangile
        9 Dans lequel je souffre des maux jusqu’aux liens comme un malfaiteur, mais la parole de Dieu n’est point liée. »

        1 Pierre 1
        25 « Mais la parole du Seigneur demeure éternellement; et c'est cette parole qui vous a été évangélisée. »

Dans ces 3 passages, Paul et Pierre font une typologie du mot EUAGGELIW "Evangile" : ils l'associent systématiquement à "Parole de Dieu". S'il est vrai que dans la littérature grecque du 1er siècle, les auteurs païens pouvaient y lire "bonne nouvelle", Paul et Pierre, dans le corps de Christ, utilisent l'expression grecque comme équivalent à Parole de Dieu.

C'est même une appropriation que fait l'apôtre Paul, qui dit Mon évangile, Notre Evangile (voir aussi Rom 2:16, 2 Co 4:3 et 2 Th 2:14), et ce mot prend alors un sens à part.
 

Là où Pierre emploie la racine "évangéliser", il évoque le fait de transmettre "la Parole de Dieu" et non pas une "bonne nouvelle" : il évoque le ministère particulier de la prédication du salut de Jésus-Christ : dans le Nouveau Testament, 27 versets au moins associent directement le mot évangile avec le ministère de la prédication et de l'enseignement de la Parole de Dieu !

Voici à présent une étude du passage de Paul dans Romains 10:13-17 : elle te démontrera le lien qui existe entre les mots "bonne nouvelle" et "Parole de Dieu" à travers l'Ancien Testament et le Nouveau Testament :

Romains 10:
13 Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
14  Mais comment invoqueront-ils celui en qui ils n'ont point cru? et comment croiront-ils en celui dont ils n'ont point entendu parler? et comment en entendront-ils parler s'il n'y a quelqu'un qui leur prêche?
15  Et comment prêchera-t-on sinon qu'il y en ait qui soient envoyés? ainsi qu'il est écrit: ô que les pieds de ceux qui annoncent la paix sont beaux, les pieds, dis-je, de ceux qui annoncent de bonnes choses !
16  Mais tous n'ont pas obéi à l'Evangile; car Esaïe dit: Seigneur, qui est-ce qui a cru à notre prédication.
17  La foi donc est de l'ouïe; et l'ouïe par la parole de Dieu.

Paul fait une citation de l'Ancien Testament qui se retrouve à la fois dans Esaïe 52:7 et dans Nahum 1:15 :

      Esaïe 52:7
      Qu'ils sont beaux sur les montagnes, les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui publie la paix, qui apporte un bon message, qui publie le salut, qui dit à Sion: Ton Dieu règne !

      Nahum 1:15
      Voici sur les montagnes les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles et qui publie la paix ! Célèbre tes fêtes, ô Juda! accomplis tes vœux ! Car le méchant ne passera plus au milieu de toi; il est entièrement retranché !

"apporte de bonnes nouvelles" : c'est le mot hébreu basar (baw-sar') qui est utilisé dans ces deux versets de l'Ancien Testament. En voici les significations :

  • 1) porter des nouvelles, publier, prêcher, annoncer

  • 1a) réjouir par de bonnes nouvelles

  • 1b) annoncer (le salut) comme une bonne nouvelle, prêcher

  • 1c) recevoir de bonnes nouvelles

A présent voyons l'enchaînement de la pensée de Paul :

Au verset 13 : Paul parle du salut en Jésus-Christ par la grâce.
Au verset 14 : l'apôtre parle ensuite de la nécessité de la prédication du salut.
Au verset 15 : il rappelle la bonne nouvelle du salut annoncée par les Prophètes.
Au verset 16 : il utilise le mot grec EUAGGELIW "Evangile" pour dire qu'il faut obéir à cette bonne nouvelle qui est proclamée.
Au verset 17 : Il conclue que la "bonne nouvelle" qu'on entend et qui fait naître la foi, c'est la Parole de Dieu.

Nous avons ici la preuve que lorsque Paul utilise le terme grec EUAGGELIW "Evangile", il l'associe d'abord à la Parole de Dieu en référence au mot hébreu basar (baw-sar') "la bonne nouvelle du salut" annoncée par les Prophètes.

Traduire EUAGGELIW "Evangile" seulement par l'expression littérale "bonne nouvelle" ne rend donc pas compte de la réalité spirituelle attachée à la pensée des auteurs bibliques. Car les apôtres du Nouveau Testament faisaient le lien avec la "bonne nouvelle du salut" des prophètes de l'Ancien Testament et cette bonne nouvelle, cet EUAGGELIW "Evangile", c'est Jésus-Christ, la Parole faite chair.


Il faut réaliser que le mot Evangile, qui signifie Parole de Dieu, est en relation directe avec Jésus-Christ lui-même : quand Paul utilise le mot Evangile, il ne l'associe pas à une bonne nouvelle, mais il l'associe à Jésus-christ qui est la Parole de Dieu !
C'est bien cela que nous trouvons en lisant Paul :

        2 Corinthiens 11
        4 Car si quelqu'un venait qui vous prêchât un autre Jésus que nous n'avons prêché; ou si vous receviez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Evangile que celui que vous avez reçu, feriez-vous bien de l'endurer ?

        Galates 1
        6 Je m'étonne qu'abandonnant Jésus-Christ, qui vous avait appelés par sa grâce, vous ayez été si promptement transportés à un autre Evangile.

La Bible nous dit que Jésus-Christ est la Parole de Dieu : voici la déclaration de Jean voyant le Seigneur Jésus :

        Il était vêtu d'une robe teinte dans le sang, et son nom s'appelle LA PAROLE DE DIEU.
        Apocalypse 19:13

Compare avec les versets suivants : Apocalypse 1:2, Apocalypse 1:9, Apocalypse 6:9, Apocalypse 20:4, et tu te rendras compte que les termes "Parole de Dieu" et "témoignage de Jésus-Christ" sont étroitement associés. Dans 28 versets au moins, quand le Nouveau Testament parle de l'évangile, il évoque directement la personne de Jésus, et non pas une bonne nouvelle.

Si on touche au sens biblique "évangile = parole de Dieu", on touche au témoignage du Seigneur Jésus.

En réalisant que le mot grec EUAGGELIW signifie bien "la parole de Dieu", la Bible devient plus précise tout au long des 108 versets et des 118 occurences du Nouveau Testament où apparaît ce mot grec.
Si nous rejettons cela, nous trahissons la Parole de Dieu en la confondant avec toutes les autres bonnes nouvelles que les religions véhiculent par l'esprit de l'antichrist.

Je te propose ci-dessous de comparer quelques versets du Nouveau Testament qui parlent de l'Evangile, dans la traduction de la NBS 2002 et dans la traduction de David Martin 1707. Tu verras par toi-même, au fil de cette lecture thématique et croisée, que le mot Evangile est loin de signifier "bonne nouvelle" !

En fin de page tu retrouveras TOUTES les 118 occurences du mot évangile dans la traduction du Nouveau Testament par David Martin (1707) : je les ai classées par thèmes pour te permettre de discerner que la Parole de Dieu est cohérente et très précise !

 

Traduction NBS 2002

Traduction David Martin 1707

Matthieu 24
14 Cette bonne nouvelle du Règne sera proclamée par toute la terre habitée ; ce sera un témoignage pour toutes les nations. Alors viendra la fin.

Matthieu 24
14 Et cet Evangile du Royaume sera prêché dans toute la terre habitable, pour servir de témoignage à toutes les nations, et alors viendra la fin.

Commentaire de Bibliorama : Réalisons simplement ici comment l'expression "bonne nouvelle du Règne" dilue complètement la spécificité de la Parole de Dieu au sein des nations païennes...

Matthieu 26
13 Amen, je vous le dis, partout où cette bonne nouvelle sera proclamée, dans le monde entier, on racontera aussi, en mémoire de cette femme, ce qu'elle a fait.

Matthieu 26
13 En vérité je vous dis, que dans tous les endroits du monde où cet Evangile sera prêché, ce qu'elle a fait sera aussi récité en mémoire d'elle.

Marc 10
29 Jésus répondit: Amen, je vous le dis, il n'est personne qui ait quitté, à cause de moi et de la bonne nouvelle, maisons, frères, soeurs, mère, père, enfants, ou terres,

Marc 10
29 Et Jésus répondant, dit: en vérité je vous dis, qu’il n'y a personne qui ait laissé ou maison, ou frères, ou soeurs, ou père, ou mère, ou femme, ou enfants, ou champs, pour l'amour de moi, et de l’Evangile,

Commentaire de Bibliorama : Dans ce verset de Marc 10:29, le Seigneur Jésus associe sa personne avec la Parole de Dieu. Quand on lit la traduction NBS, on ne s'en rend pas compte. Il faut la comparer avec une traduction respectueuse de la pensée biblique pour sentir une grande différence spirituelle. A noter que le texte grec de Nestle-Aland (NBS) omet le mot "femme" tandis que le Texte Reçu (Martin) le précise. Ce n'est pas rien comme omission au niveau doctrinal...

Marc 14
9 Amen, je vous le dis, partout où la bonne nouvelle sera proclamée, dans le monde entier, on racontera aussi, en mémoire de cette femme, ce qu'elle a fait.

Marc 14
9 En vérité je vous dis, qu'en quelque lieu du monde que cet Evangile sera prêché, ceci aussi qu'elle a fait sera récité en mémoire d'elle.

Commentaire de Bibliorama : La NBS a également supprimé de son vocabulaire les mot "prêcher, prédication". Toujours pour rendre "l'ambiance" littéraire du 1er siècle...

Luc 3
18 Jean annonçait la bonne nouvelle au peuple avec beaucoup d'autres encouragements.

Luc 3
18 Et en faisant plusieurs autres exhortations, il évangélisait au peuple.

Luc 4
18 L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a conféré l'onction pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ; il m'a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le retour à la vue, pour renvoyer libres les opprimés,
19 pour proclamer une année d'accueil de la part du Seigneur
.

(dans la NBS, ce passage figure en italique pour signifier qu'il est une citation de l'Ancien Testament)

Luc 4
18 L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint; il m'a envoyé pour évangéliser aux pauvres; pour guérir ceux qui ont le coeur froissé.
19 Pour publier aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue; pour mettre en liberté ceux qui sont foulés; et pour publier l'an agréable du Seigneur.

Luc 9
6 Ils partirent et se mirent à passer de village en village ; ils annonçaient la bonne nouvelle et réalisaient partout des guérisons.

Luc 9
6 Eux donc étant partis allaient de bourgade en bourgade, évangélisant, et guérissant partout.

Commentaire de Bibliorama : Intéressant ce parallèle entre l'évangélisation et la guérison. Nous savons que la prédication de l'Evangile de Christ possède la puissance de DIEU pour guérir les malades et faire des miracles. Je me réjouis en Jésus-Christ d'utiliser le mot EVANGILE quand j'exhorte des personnes malades à se tourner vers Dieu et à ouvrir une Bible. Que je serais triste si on m'enlevait de la bouche le mot Evangile pour le remplacer par l'insipide expression "bonne nouvelle"....

Luc 16
16 Jusqu'à Jean, c'était la Loi et les Prophètes ; depuis, le royaume de Dieu est annoncé comme une bonne nouvelle, et chacun use de violence pour y entrer.

Luc 16
16 La Loi et les Prophètes ont duré jusqu'à Jean; depuis ce temps-là le Règne de Dieu est évangélisé, et chacun le force.

Commentaire de Bibliorama : Ce verset met en parallèle la Parole de Dieu de l'Ancien Testament et la Parole de Dieu du Nouveau Testament. On voit très bien dans la traduction de Martin que la balance porte sur un plateau la Loi et les Prophètes et sur l'autre plateau "l'Evangile du Royaume de Dieu". C'est complètement perdu dans la NBS, quelle tristesse...

Luc 20
1 Un de ces jours-là, comme il instruisait le peuple dans le temple, et qu'il annonçait la bonne nouvelle, les grands prêtres et les scribes, avec les anciens survinrent

Luc 20
1 Et il arriva un de ces jours-là, comme il enseignait le peuple dans le Temple, et qu'il évangélisait, que les principaux Sacrificateurs et les Scribes survinrent avec les Anciens.

Commentaire de Bibliorama : Jean 1:1 nous dit que Jésus-Christ est la Parole de Dieu faite chair. Dans le temple, Jésus annonçait-il la bonne nouvelle, ou prêchait-il la Parole de Dieu ?...

Actes 16
10 Dès qu'il a eu cette vision, nous avons cherché à nous rendre en Macédoine, concluant que Dieu nous y apelait à y annoncer la bonne nouvelle.

Actes 16
10 Quand donc il eut vu cette vision, nous tâchâmes aussitôt d'aller en Macédoine, concluant de là que le Seigneur nous avait appelés pour leur évangéliser.