L'Évangile de la Souveraineté de Dieu
par Jean leDuc

TABLE DES MATIÈRES
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La Situation Contemporaine: La Croix pourquoi ?: a) La Rédemption, b) L' Expiation, c) La Réconciliation, d) La Justification
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L'offre universelle de la rédemption particulière dans le contexte de l'alliance
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Le Faux Évangile Arminien: a) Jacobus Arminius, b) Simon Bishop, c) Hugo Grotius, d) John Smith, e) John Wesley, f) Charles Finney
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Opposition aux fausses doctrines: a) Avons-nous le libre choix de croire et d'accepter Christ ?, b) Faut-il accepter Jésus comme son Sauveur personnel, c) Est-il possible de perdre son Salut et de le regagner, d) Dieu n'a-t-il pas désigné de toute éternité certains à la perdition éternelle, e) Faut-il ajouter en plus de la Grâce
Depuis l'ascension du Seigneur Jésus, chaque époque de l'histoire trouva matière à contestation dans l'Évangile du salut. Déjà, à l'époque des apôtres, son message était un scandale et une folie pour ses auditeurs, juifs ou grecs (1 Cor. 1: 17-29).
Plus près de nous, la notion de miracle a été l'objet de grands débats; au siècle dernier, celle de Création était la cible du darwinisme, le Géocentrisme fut déstabilisé par la révolution copernicienne avec son Héliocentrisme; l'Inspiration Perpétuelle et la Préservation Providentielle de la Bible des Réformateurs fut discrédité et rejeté par la Critique Textuel moderniste; le libre choix de l'individuel, particulièrement au niveau des mouvements Évangélistes, fut élevé au-dessus de la Souveraineté de Dieu; et les doctrines de la Grâce au niveau de la Prédestination, de l'Élection et de la Régénération, furent mit au rancart et substitué par des approximations séditieuses.
Maintenant l'Antichrist se promène librement de nation en nations; les groupes à tendance extatique ont singé les dons de l'Esprit qui furent réservé à la naissance de l'Église; et dans notre siècle, qui n'a pas d'âme ni frein, la morale chrétienne est largement fustigée par la corruption politique et religieuse, et par les dépravations de la liberté sexuelle engendré par "le Mouvement de la liberté de la Femme" et "les groupes d'homosexuels" de tout genre qui font parade de leur orgueil dans les rues de nos villes. En même temps que "le paradis de la pilule", nous sommes entrés dans l'obsession du préservatif, dans les illusions des paradis artificiels du monde de la drogue, et dans la réalité virtuelles de l'informatique.
Aujourd'hui, ça bouge dans tous les domaines. Il y a quelque vingt ans, la foi chrétienne était l'objet d'un tabou, parce que jugée incongrue, dans les discussions intellectuelles sur les problèmes de société; les Beatles se disaient alors plus célèbres que Jésus-Christ ! Dans les années '9O, un revirement semble se produire. La poussée de l'islam, les conflits entre Israël et les Palestiniens, les trames secrètes du Vatican pour s'emparer de Jérusalem, les conspirations de tous genres par les gouvernements secrets, la montée des intégrismes de toutes sortes, le New Age à la Shirley Maclaine, l'Exothéologie avec son évangile de science-fiction, la persistance du christianisme à l'Est à l'époque de l'effondrement du totalitarisme, la montée prodigieuse de l’hérésie du Pentecôtisme avec ses dons frauduleux, même s'il serait exagéré de parler de "la revanche de Dieu", sont autant de faits symptomatiques d'un dépoussiérage du religieux. Pourtant, ce tournant ne semble pas vraiment profiter à la foi chrétienne traditionnelle. Le retour du religieux n'est un retour ni à l'Église conventionnelle en tant qu’institution, ni à ses dogmes subtils et subversifs.
Il y a quelque temps, un radical de gauche déçu, émit ces paroles: "Ce qu'il nous faut, disait-il, c'est un renouveau spirituel de l'humanité, mais ceci ne peut pas être un retour au christianisme." Cette opinion est devenue courante chez de nombreuses personnes qui sont en recherche. Le christianisme leur semble une voie sans issue pour des raisons souvent confuses, dont certaines sont des "tartes à la crème" et d'autres plus justifiées. Pour eux, le christianisme est la religion des conquistadors et des inquisiteurs, et par trop associé à la débâcle colonialiste et à la misère du tiers-monde. Il est la religion de l'anti-plaisir, de l'anti-féminisme, des dégâts écologiques, du dogme imposé et non de l'épanouissement personnel, des guerres de religion et non du développement pacifique... en bref, du passé et non de l'avenir. Mais il faut dire que le christianisme dont il parle généralement est celui d'un Catholicisme Romain d’une foi chimérique et d'un Protestantisme sclérosé.
Ces opinions, si elles ont perdu un peu de leur virulence d'antan, flottent toujours dans l'air de notre temps.
Pourtant, l'Évangile demeure la bête noire de nos contemporains, essentiellement à cause de son exclusivisme. Oser affirmer qu'un seul chemin mène à un seul vrai Dieu, en passant par un homme, vivant dans un lointain historique, et par une croix, celle sur laquelle il a été crucifié, relève de l'inacceptable. C'est dénier aux autres religions tout accès à Dieu et aux hommes de bonne volonté la possibilité d'être reconnus, si du moins Dieu existe. Pour la plupart des personnes autour de nous, toute religion a sa part de vérité et d'erreur, et nulle n'ignore que bien des non-croyants, font plus pour les malheureux que les croyants. L'important pour elles, est que chacun trouve sa voie et l'harmonie intérieure; peu importe les moyens, dès lors que la vie ici-bas est meilleure et que demeure l'espérance qu'il en sera de même après le passage dans "le grand bleu". "Si le christianisme est ton truc, tant mieux pour toi, mais laisse aux autres leurs découvertes !" Une foi qui prétend être la seule véritable ne peut être qu'impérialiste et, par conséquent, favorable aux exclusions sur la terre et dans le ciel: elle est fondamentalement intolérante. Son Dieu n'est pas universel mais sectaire.
Nombreux sont aussi les chrétiens qui buttent sur cette difficulté. Et bien trop souvent, ils renoncent à l'idée que le christianisme est une voie unique permettant de connaître le "seul vrai Dieu" en Jésus-Christ. Ils admettent implicitement que toutes les religions ont le même Dieu, que "nous irons tous au paradis" car le parapluie de son amour nous couvrira tous. Ils estiment qu'en conséquence l'évangélisation est une entreprise douteuse. Cette conception est loin d'être l'exception dans le protestantisme contemporain et ses groupes de dissidents.
A la manière d'un rouleau compresseur, notre société aplatit et banalise tout jusque dans le domaine des croyances et des comportements sociaux où le bien et le mal sont des notions au sens incertain. Le possible, l'agréable et les choix personnels sont cool. Les attitudes les plus bizarres, le Gothique, le mariage homosexuel, les tireuses de bonnes aventures, etc... passent mieux qu'une lettre à la poste. Tout est en mouvement permanent; ce qui est admis aujourd'hui ne le sera pas nécessairement demain. La laïcité adoptée par d'anciens pays catholiques s'accommode sans hostilité de manifestations à caractère religieux liées à la qualité de citoyens. La tolérance sociale oblige à considérer les "valeurs" des autres comme égales aux nôtres. Nous sommes des individualistes primaires: le monde, c'est "Moi". Ainsi parle Lipovetsky: honni soit qui mal y pense !
Cette mentalité est présente dans l'Église institutionnalisée et chez plusieurs chrétiens qui se veulent maîtres de leur destin tout en se rendant esclave de leurs dénominations particulières.
L'universalisme dans le domaine du salut n'a-t-il pas pour corrélat inévitable le relativisme dans celui de l'éthique ? Résultat: un christianisme-filtre au goût de consensus mou. Attention ! Ce christianisme-là met en danger la santé spirituelle... et le témoignage, si celui-ci importe encore.
"Puis j'entendis une autre voix du ciel, qui disait: Sortez du milieu d'elle, mon peuple; de peur que, participant à ses péchés, vous n'ayez aussi part à ses plaies;" (Apoc. 18: 4)
La situation contemporaine parait contredire la bonne nouvelle du Salut par la grâce, particulièrement parmi les groupes évangéliques qui l'ont transformé en salut par les oeuvres par leur proclamation d'un faux Évangile du libre-choix. Mais la Rédemption est un acte décisif, unique dans l'Histoire qui s'est accompli il y a deux mille ans et qui dure autant que l'histoire du monde. Le mal est vaincu, le péché n'est plus le maître du monde, les élus ont été rachetés par le Fils de Dieu.
Il importe donc de clarifier quelques termes qui se rapportent au glorieux Évangile du salut par la grâce.
La Croix pourquoi ?
Pourquoi les chrétiens à travers le monde croient-ils en un Christ crucifié ? C'est parce que, lors de la mort de Jésus, quatre choses se sont accomplies:
Dans la Sainte Bible, ce mot signifie qu'une somme d'argent a été payée pour le rachat d'un esclave. Il s'agit de la libération de celui ou celle qui est retenu en esclavage ou en prison. Le rachat était pratiqué chez les romains du temps de Jésus comme dans l'antiquité. Les paroles mêmes du Christ nous montrent que sa mission dans le monde fut une mission de rachat au moyen d'une rançon. Il déclara qu'il n'était pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour les siens. Dans ce contexte la Rédemption est particulière, c'est à dire qu'elle est limitée aux élus et non à tous les hommes. II voyait les hommes liés à Satan, enchaînés par leurs propres convoitises, esclaves du mal. Et d'une manière extraordinaire, dont Dieu Seul a le secret, Jésus a payé le prix de la libération de l'homme en mourant sur le bois du mont Calvaire, subissant le châtiment éternel qui nous était réservé. Dans l'offre générale de sa grâce Christ a payé le prix uniquement pour ses élus, autrement il nous faudrait parler d’un salut universel, ce qui est contraire aux Saintes Écritures. L'offre particulière du salut se rapporte uniquement aux élus (ceux qu'Il a choisit avant la fondation du monde), et cela selon la Souveraineté de Dieu indépendamment du choix de l'homme.
Expier est la traduction du verbe arabe "Kafara" (Takfir), qui signifie couvrir. Son sens est merveilleux, au-dessus de la portée de l'homme ordinaire. Ce mot signifie que sur la croix le Christ a répondu aux exigences de la loi morale pour tout l'univers et qu'il a pris le péché de son peuple particulier sur lui. Le principe de la loi est que le mal doit être puni. Principe formulé dans la Sainte Bible à maintes reprises: "Dieu ne tient pas le coupable pour innocent". Contrairement aux idées modernes subversives qui se véhiculent dans certains groupes qui disent que Dieu aime tous les hommes, il nous faut spécifier que Dieu n'aime pas le pécheur ni le péché. Et nous savons que tous les hommes ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption (du rachat) qui est dans le Christ Jésus. Sur la croix notre condamnation éternelle a tombé sur Lui. Pour un moment, sur cette croix, le temps a touché à l'éternité et Christ a payé le châtiment éternel qui nous était réservé. (voir La Doctrine de l'Expiation).
La Sainte Bible affirme que tous les hommes sont des ennemis de Dieu, hommes femmes ou enfants. Mais lorsque nous étions encore pécheurs, c'est-à-dire ennemis de Dieu, Christ est mort pour nous, afin de nous réconcilier avec Dieu. Être réconcilié, c'est être ramené dans une relation parfaite avec Dieu. Dieu a décrété que ses élus seraient réconciliés, son Esprit nous pousse chacun et chacune, à abandonner notre péché et reconnaître en toute humilité que le Christ, dans son amour, nous assure la réconciliation avec Dieu comme notre seul Médiateur.
C'est-là ce que Dieu opère pour nous en changeant notre d'attitude. La Bible enseigne que, même si Dieu est un Dieu d'amour et de miséricorde, Il est aussi un Dieu de justice. L'homme a violé la loi : il lui faut plus que le pardon, plus que la purification, il lui faut la grâce d'une vie nouvelle. Il a besoin d'être mis en présence de Dieu comme s'il n'avait jamais péché, il a besoin d’être rectifié. C'est cela la justification. Être "recréé" juste devant Dieu, c'est bien plus qu'être pardonné. Le mot justification signifie pour moi "être comme si j'avais toujours été innocent". Nous ne pouvons pas être justifiés par nos propres bonnes oeuvres, ni par notre propre volonté ou notre choix personnel (Jean 1: 12, 13). Gardons-nous de la fausse doctrine de la justification par le choix enseignée dans les mouvements évangéliques. Le salut n’est pas une décision personnelle comme proclament ces hérétiques. Nous sommes justifiés par Jésus-Christ seul. Nous devons croire en Jésus-Christ, qui a acquis notre justification par sa mort sur la croix. Soulignons que la foi est un don de Dieu et non une faculté humaine. La Bible dit : "Ils sont gratuitement justifiés par la grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ." La justice de Dieu a été satisfaite par Jésus-Christ, et le chemin de la justification, c'est la foi qu'Il nous donne d'avoir en Lui. Nous devons croire que Jésus est vraiment mort sur la croix comme notre substitut pour que nous soyons justifiés; plus, nous devons croire que nous sommes mort en Lui.
Voilà donc pour ceux qui croient les bienfaits qui découlent de "la croix" tant décriée. Elle n'a, en elle-même, aucun pouvoir magique, mais elle est d'une importance capitale dans la mesure où elle est le signe de ce que le Christ a accompli, une fois pour toutes, pour nous tous. Pour vous, elle n'aura son sens seulement quand vous serez donné de renoncer à vous-mêmes, de vous humilier et de reconnaître le Christ comme votre Sauveur, votre Roi, et votre Dieu. Vous pouvez, vous aussi, dans notre monde troublé, posséder une paix qui surpasse toute intelligence et une joie qui ne peut vous être ôtée, lorsque votre confiance est dirigée dans l'amour de Dieu manifesté sur la croix, en Jésus-Christ.
Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié .. . une folie ? Non, mille fois non, c'est-là, au contraire, "la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire. "
L'offre universelle de la rédemption particulière
dans le contexte de l'alliance
La question de la rédemption particulière est une des plus délicates dans toute la théologie calviniste. Il n'en est pas ainsi à cause de ses problèmes inhérents, mais à cause des controverses. C'est par rapport à ce point des Canons de Dordrecht que se concentrent les attaques des défenseurs de la "rédemption universelle":
Canons de Dordrecht: VIII.
Car tel a été le très libre conseil et la très favorable volonté et intention de Dieu le Père, que l'efficacité vivifiante et salutaire de la mort très précieuse de son Fils s'étendit à tous les élus, pour leur donner à eux seuls la foi justifiante, et par elle les amener infailliblement au salut. Autrement dit, Dieu a voulu que Jésus-Christ, par le sang de la croix (par lequel il a confirmé la nouvelle alliance), rachetât efficacement du milieu de tout peuple, de toute nation et de toute langue, tous ceux, et ceux-là seulement, qui de toute éternité ont été élus au salut, et lui ont été donnés par le Père; qu'il leur donnât la foi, qu'il leur a, aussi bien que tous les autres dons du Saint-Esprit, acquise par sa mort; les purifiât par son sang de tout péché et originel et actuel, commis tant après qu'avant la foi; les conservât fidèlement jusqu'à la fin, et finalement les fît comparaître devant lui, glorieux, sans aucune tache ni souillure.
L’œuvre rédemptrice de Christ était destinée à sauver les élus seulement, et elle leur a véritablement assuré le salut. Sa mort consistait à souffrir la peine du péché à la place de certains pécheurs déterminés (substitution). En plus d’enlever le péché des élus, la rédemption de Christ a assuré tout ce qui était nécessaire à leur salut, incluant la foi qui les unit à lui. Le don de la foi est infailliblement attribué à tous ceux pour lesquels Christ est mort, garantissant ainsi leur salut.
Or certains Calvinistes critiquent l'expression "limited atonement" «la Rédemption Particulière». La rédemption n'est pas limitée dans le sens qu'elle s'adresse à tous les élus dans le monde entier; Dieu accomplit exactement ce qu'il veut dans le salut des hommes qu’il a choisi, sans limitations. D'ailleurs, même du côté de la "rédemption universelle", sauf si on veut affirmer l'universalisme du salut pur et simple, cette rédemption est limitée, non par le dessein de Dieu, mais par la volonté humaine. Pour le calviniste, Dieu sauve des pécheurs. Chaque mot de cette affirmation reçoit tout son poids. Si la Rédemption n'est pas limitée dans le sens mondial que nous avons vu ci-haut, il en advient qu'elle est limitée dans le sens particulier. Seulement ceux qu'il a choisi d'avance hérite de la grâce du salut; et en ce sens Christ est mort uniquement pour ses élus.
En posant la question de la portée de la rédemption, nous sommes au cœur de l'Évangile, non seulement dans le sens théologique, mais aussi dans le sens pratique. La grâce de Dieu sera-t-il mis en échec par le choix de l'homme dont la volonté est esclave du péché ? Christ est-il mort en vain ? Un faux pas dans ce domaine arrive à changer tout le sens de l'Évangile. La rédemption particulière est le message le plus important de toute l'Écriture; le modifier pour le soumettre au libre arbitre illusoire de l'homme conduit à une métamorphose de toute la doctrine biblique. Changer le sens de l'adjectif "particulier" ou "limitée" et le sens du nom "rédemption" se trouve aussi changé. Et quand on modifie le sens de la rédemption acquise à la croix, le sens de l'élection, du péché, de la grâce et de la persévérance sont tous changés ! Nous avons une foi différente, un Sauveur différent et un Dieu différent !
Le vrai Évangile et les contrefaçons
L’Apôtre Paul vivait une grande détresse et une angoisse quand il écrivit sa lettre aux Galates. La Gloire de Dieu ainsi que le salut de plusieurs étaient en jeu. De faux enseignants l’avaient suivi et altéré l’Évangile qu’il prêchait. Ils ne reniaient pas la foi en Christ pas plus qu’ils ne rejetaient la grâce de Dieu, ils ne firent que le renverser subtilement en ajoutant le rituel de la circoncision, et l’obéissance à la loi Mosaïque aux conditions d’acceptation de Dieu. Cependant l’Apôtre Paul considérait avec raison qu’ils prêchaient un autre évangile. Il écrit:
"Je m’étonne que vous vous détourniez si promptement de Celui qui vous a appelés par la grâce de Christ pour passer à un autre évangile; non pas qu’il y ait un autre évangile, mais il y des gens qui vous troublent et qui veulent renverser l’Évangile de Christ. Mais quand nous –mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre évangile que celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème!" (Gal. 1: 6-8).
Si l’Apôtre Paul considérait que le rajout des lois divines sur la circoncision, invalidait l’évangile, comment doit-on bibliquement juger l’évangile prêché par l’Église Catholique Romaine ? L’évangile de Rome favorise la foi plus les oeuvres, la grâce plus le mérite, Christ plus l’église, la régénération par le baptême, les pénitences, les messes, le chapelet, les indulgences, Marie, les souffrances du Purgatoire, et j’en passe. Paul avertit ceux qui ajoutent à leur foi en Christ, leur tentative de se justifier par les rituels ou par leurs oeuvres. L’Apôtre leur déclare qu’ils sont séparés de Christ et qu’ils sont déchus de la grâce. (Galates 5: 2-4).
Dans cette fausse Église, qui n'est que l'ancien Culte du Soleil déguisé sous une forme chrétienne, nous assistons à l'apostasie la plus subtile et la plus dangereuse, qui se présente sous les formes extérieures d'une grande piété, chef-d'œuvre d'hypocrisie voilé sous l'apparence d'un zèle fanatique, mais où tout est mis en oeuvre pour réduire à néant la certitude du salut mérité par Jésus-Christ et pour obscurcir son Évangile de grâce et de pardon gratuit. Cette haine de l'Évangile de Christ se cache par surcroît sous les titres arrogants de "vicaire de Christ", "régent du Christ", "Saint-Père", etc.
Ainsi à l'intérieur de cette Église même, nous y trouvons le paganisme le plus attristant (Mariolâtrie, adoration des saints et de leurs statues, justice des oeuvres) et à certaines époques le massacre de milliers de martyrs qui, dans la vraie Foi, se sont opposés à ce paganisme antichrétien.
Mais le Catholicisme n'est pas la seule religion chrétienne à pervertir le vrai Évangile de la Souveraineté de Dieu avec sa doctrine du libre-choix, doctrine connue aussi sous le nom de "Arminianisme" par laquelle on induit les gens en erreur, leur disant qu'ils ont le choix de croire en Christ ou non. Plusieurs autres dénominations et groupes non-dénominationnels, particulièrement parmi les Évangéliques (Baptistes, Pentecôtistes, et autres), offrent aussi une fausse voie de salut identique qui plaît à la nature pécheresse de l'homme. Cette voie, qui engendre le légalisme, se réalise dans l'effort des oeuvres, de ce que l'homme peut accomplir par lui-même d'après son libre choix, ou d'un effort simultané de l'homme et de la divinité; soit par des croyances, des rituels ou pratiques (baptême d'eau, parler en langues, etc...), et une façon de vivre qui veut pacifier un dieu isolé et impersonnel par ses mérites acquises. Elles ont leur source dans le sentiment de culpabilité qui réside dans la conscience de l'homme qui cherche à justifier ses imperfections (Rom. 2: 14); dans le vide intérieur issu de la Chute (Gen. 3: 1-24), dont la rupture avec Dieu a causée une soif de l'infini qui n'est jamais assouvie; et dans l'obsession de rechercher un bonheur total et évasif, ou de satisfaire une curiosité nocive.
L'intérêt culturel que nos contemporains portent à des étranges formes de mysticisme exotique n'échappe certainement pas à l'attention de la personne, nous dit A.R. Kayayan, "Révolution ou Rédemption". Pléthore de religions ou, plus simplement, réapparition d'anciennes magies sous forme de spiritualité hindoue, japonaise, chinoise, etc? Beaucoup d'occidentaux en quête de spiritualité, louchent du côté des mystiques, dont les adeptes se multiplient dans nos pays. Les cercles où l'on discute -et préconise- l'amalgame du christianisme et du bouddhisme se multiplient. Tant il est vrai que le syncrétisme religieux est à l'ordre du jour et, surtout, du goût de la majorité qui pense que les religions, toutes les religions, y compris la foi chrétienne, devraient former un ensemble constitué par les éléments les plus valables de chacune d'entre elles. Les anciens clivages géographiques, linguistiques, ethniques et culturels s'estompent grâce à la rapidité des communications et des informations, mettant l'orient, sa pensée, ses modes de vie et ses cultes à la porte du moindre village de chez-nous. Dans un monde sans frontières, aux dimensions démesurées, les cultures orientales et occidentales s'interpénètrent et forment une osmose autrefois inconcevable. Les masses, il est vrai, fuient avec une folle ostination une foi chrétienne qui par essence est révélationnelle, rationnelle et responsable. La banqueroute culturelle et morale actuelle pousse beaucoup de personnes à embrasser l'absurde. L'étrange phénomène que l'on appelle "regain d'intérêt pour la spiritualité" et tous les happening spiritualistes de notre époque, -des mouvements du Nouvel Age aux mouvements Charismatiques et Pentecôtistes, ne sont trop souvent, que la manifestation d'un émotivisme foncièrement maladif. A vrai dire il nous manque actuellement une sorte de prix Nobel pour les bizarreries religieuses et les absurdités auxquelles s'adonnent un si grand nombre de nos contemporains.
Si le phénomène ne se cantonnait qu'à l'extérieur des cercles chrétiens, nous en serions peut-être moins alarmés. Malheureusement la contamination est tellement forte que les chrétiens de notre époque ne savent pas toujours distinguer entre une authentique spiritualité et les frissons qu'ils ressentent sur leurs échines où sur leurs nerfs. La foi chrétienne n'est pas une forme, parmi tant d'autres, dans laquelle le sujet se livrerait à sa propre recherche de sensations fortes, fussent-elles mystiques.
Si certaines de ces Religions présentent la seule voie biblique du salut, c'est à dire "le salut par la Grâce par le moyen de la foi sans les oeuvres de la loi, qui est un don de Dieu" (Eph. 2: 8, 9); elles ajoutent en surplus de ce moyen des Dogmes, des Credos, des Sacrements ou Ordonnances, ou d'autres pratiques bizarres qui n'ont qu'une apparence biblique; annulant ainsi l'efficacité de la Grâce de Dieu, contredisant l'injonction de la Parole de Dieu: "Prenez garde qu'aucun ne se prive de la Grâce de Dieu" (Heb. 12: 15); ... nous vous prions aussi, que vous n'ayez point reçu la Grâce de Dieu en vain" (2 Cor. 6: 1).
Il n'existe de plus merveilleuse nouvelle que l'homme pécheur, déchu, corrompu et perdu, puisse être pardonné et sauvé par la Grâce par le moyen de la foi en Jésus-Christ; et posséder l'assurance immédiate de son salut éternel qui est donné comme un don gratuit de Dieu à ses élus: "Car vous êtes sauvés par grâce, par la foi; et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu: non point par les oeuvres; afin que personne ne se glorifie" (Éph. 2: 8, 9). Cette bonne nouvelle (littéralement Évangile) qui, au premier abord, est la simplicité même: "C'est pourquoi, si tu confesses le Seigneur Jésus de ta bouche, et que tu croies en ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé" (Rom. 10: 9); devient complexe par le fait de ses implications. La nécessité nous est imposée de l'expliquer clairement afin d'enlever tout doute. Ceci est nécessaire dû au poison de l'Arminianisme (ou disciples du libre choix) qui est propagé par certains hérétiques qui se disent Évangéliques et Fondamentalistes.
Ces chrétiens imposteurs se retrouvent plus particulièrement chez les Baptistes, les Frères ou Darbystes, les Pentecôtistes, et parmi plusieurs groupes dissidents ou non-dénominationnels dirigés par des parasites qui séduisent les âmes simples avec leur faux Évangile du libre choix (voir L'Apostasie au Québec).
Qu'il existe un faux Évangile, un faux Jésus et un faux esprit qui sont proclamé et reçu par plusieurs, est clairement attesté par la Parole de Dieu: "Je m'étonne qu'abandonnant Jésus-Christ, qui vous a appelés par sa grâce, que vous avez passé si soudainement à un autre évangile, qui n'est pas un autre évangile; mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l'Évangile de Christ" (Gal. 1: 6, 7). "Mais je crains que comme le serpent séduisit Ève par sa ruse, vos pensées aussi ne se corrompent, en se détournant de la simplicité qui est en Christ. Car si quelqu'un venait vous prêcher un autre Jésus que nous n'avons prêché; ou si vous receviez un autre esprit que celui que vous avez reçu, feriez-vous bien de l'endurer ?" (2 Cor. 11: 3, 4). "Or nous ne falsifions point la Parole de Dieu, comme font plusieurs; mais nous parlons de Christ avec sincérité, comme de la part de Dieu, et devant Dieu" (2 Cor. 2: 17). Face à ces choses, il convient donc d'expliquer le conflit entre le faux Évangile de l'Arminianisme et le pur Évangile de la Souveraineté de Dieu proclamé par le Calvinisme dans les Canons de Dordtrecht et dans son abrégé surnommé T.U.L.I.P. ou les Cinq Points du Calvinisme.
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Jacobus Arminius ( 1560 - 1609) |
Jakob Hermanns, fut ministre de l'Église calviniste hollandaise reconnue par l'État. Il fut nommé professeur de théologie à l'université de Leyde en 1603. Dans ses cours et ses œuvres, qu'il écrivit sous son nom latinisé de Jacobus «Arminius», il s'opposait à l'orthodoxie calviniste en remettant en cause la doctrine de la prédestination et la persévérance finale.
Il prétendait que la détermination divine de la destinée humaine n'était pas absolue mais dépendait en fait de la libre acceptation ou du rejet par l'homme de la grâce divine. Il défendait également la supériorité de l'étude individuelle de la Bible sur les doctrines officielles de l'Église.
Pasteur et théologien néerlandais, il enseigna que Dieu a "élu" ceux-là qu’il savait à l’avance devoir croire d’eux-mêmes par un libre choix humain. L’Arminianisme a été rejeté lors d’un Synode Réformé international réuni à Dordrecht en 1618-1619, auquel les délégués français ne purent assister, mais qui fut néanmoins ratifié lors d’un Synode tenu à Alès le 6 octobre 1620. Voir : Les Canons de Dordrecht. Pélage, moine irlandais combattu par S. Augustin, et dont les doctrines furent condamnées au Concile d’Ephèse en 431, rejetait la doctrine du péché originel et celle de la prédestination. Le semi-pélagianisme, ancêtre éloigné de l’arminianisme, représente un compromis entre la position de S. Augustin, reprise par les Réformateurs, et celle de Pélage.
L’arminianisme pose, en particulier, un sérieux problème par rapport à l’efficacité et à la gratuité du salut, dans la mesure ou, selon cette perspective, la foi constitue la cause méritoire du salut. Or, comme le fait fort justement remarquer Henri BLOCHER : "La foi... n’est qu’un instrument (sauvé dia la foi): elle n’ajoute pas la réalité à la possibilité - Jésus-Christ est l’auteur du salut, pas de la possibilité du salut; elle applique la réalité du Christ à l’homme "en lui"." Et encore : "Dans la perspective biblique, l’image du chèque inefficace tant que le bénéficiaire n’a pas signé ne correspond pas: car le sang précieux de la rançon a déjà été versé."
L’arminianisme enlève en fait à la valeur du sacrifice du Christ ce qu’il pense lui donner en étendue, puisque tous les hommes ne seront pas sauvés à la fin.
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Les Remontrants |
Arminius meurt en 1609. En 1610, ses partisans appelés dès lors "arminiens", menés par Simon Bischop dit Episcopius, soumirent une «Remonstratie» («Remontrance») aux assemblées des États provinciaux de Hollande et de Frise, réclamant davantage de tolérance à leur égard. Leurs opposants furent appelés contre-remontrants, ou gomaristes, du nom de François Gomar, ou Francescu Gomarus sous sa forme latinisée, également théologien à Leyde.
À sa mort en 1612, ce fut, ironiquement, Episcopius qui lui succéda. Ils gagnèrent l'appui du chef militaire hollandais Maurice de Nassau et de la plupart des provinces après la décision de Jan Van Oldenbarnevelt, grand pensionnaire (gouverneur) de Hollande, de tolérer les remontrants. En 1619, Oldenbarnevelt fut exécuté pour trahison, et le synode de Dordrecht démit Episcopius et douze autres ministres du culte, qui s'exilèrent.
En 1621, Episcopius rédigea la Confession des remontrants, réaffirmant les vues non orthodoxes de l'arminianisme. Ce texte constitua le fondement de l'Église arminienne, qu'il établit avec d'autres après son retour aux Provinces-Unies en 1626. Il est toujours en vigueur.
Le plus célèbre des remontrants fut sans nul doute Hugo Grotius (Hugo de Groot - 1583, 1645). Juriste, théologien et diplomate hollandais, ses travaux exercèrent une influence déterminante sur la théorie du droit, particulièrement en matière de droit international. Il composa un imposant ouvrage d'apologétique contre les musulmans et les païens.
Un autre Arminien célèbre de ce temps fut John Smith, fondateur officiel de l'Église Baptiste. Or les Baptistes, à proprement parler, représentent un croisement entre l'ecclésiologie Congrégationaliste et la pratique baptismale des Mennonites issue des Anabaptistes. John Smyth (mort en 1612), surnommé l'auto-Baptiste, fut le fondateur officiel de l'Église Baptiste (voir Les Baptistes, ainsi que Histoire et Croyance des Baptistes). Il appartenait comme pasteur à un groupe Congrégationaliste dissident de l'Église Anglicane. Réfugié en Hollande avec ses fidèles, pour échapper à la répression dont le non-conformisme était l'objet, il y rencontra des Mennonites et adopta leur point de vue sur le baptême, qui en cette période fut par "infusion" (ce fut qu'en 1643 que les Baptistes inventèrent et adhérèrent à la fausse doctrine du baptême par Immersion). Les Baptistes n'avaient rien avec les Ana-Baptistes sauf la fausse notion de refuser le Baptême aux enfants et de rebaptiser les adultes. Ce fut Menno Simons, un ancien prêtre de Rome, qui restaura l'Ana-Baptisme de ses décombres et fonda la Secte des Mennonites sur les ruines de cette ancienne hérésie.
Après une vive discussion dirigée par l'influence de Smyth, les membres de son assemblée admirent que l'Alliance devait trouver son expression dans le baptême et que celui-ci, acte symbolique, ne pouvait être administré aux enfants, mais aux seuls adultes qui le demandaient. Ceci ne pouvait être autrement, car Smith était un Arminien qui prêchait un Évangile du libre-choix et s'opposait à la Souveraineté de Dieu dans le Salut par la Grâce selon la doctrine de la Prédestination; il enseignait non seulement un salut universel, mais il déclarait aussi qu'il n'y avait aucun péché originel et qu'ainsi les enfants sont sans péché et conséquemment n'ont aucun besoin d'être baptisé. Tenant donc pour nul le sacrement reçu dans l'Église Anglicane peu après leur naissance, Smyth lui-même et ses disciples décidèrent de se faire re-baptiser; mais avec cette particularité que Smyth s'administra lui-même le baptême par infusion (verser de l'eau) et procéda par après à baptiser ses fidèles. Peu avant sa mort, il abandonna ses points de vues Baptiste et chercha à se joindre aux Mennonites avec son groupe. Il fut refusé et excommunié, mais après sa mort une partie de sa congrégation se joignit à l'Église Mennonite; tandis que l'autre suivit son collègue de foi Arminienne, Thomas Helwys, qui fonda la première église Baptiste en Angleterre; et de là l'Apostasie de la secte Baptiste se répandit partout dans le monde.
Wesley, reconnu comme le père du mouvement Évangélique, faisait partie de l'Église protestante Anglicane. Il fit ses études à Oxford où, avec quelques camarades, il chercha le salut dans la voie du ritualisme, du mysticisme et de l'ascétisme et forma un club spirituel qui, par dérision, fut appelé "Méthodiste".
Il subit un changement psychologique intense au mois de Mai 1738 sous l'influence des Moraves qu'il nomma une conversion. L'expérience de sa conversion décida pour lui-même ainsi que pour ses disciples le mode de toute conversion. Wesley pensait que toute conversion authentique devait avoir lieu instantanément et être précédé d'une longue lutte spirituelle. Mais ceci contredisait sa propre expérience, car plusieurs jours passèrent avant qu'il se rende compte de sa nouvelle condition. Bien qu'il fut redevable spirituellement aux Moraves et à Zinzendorf, Wesley ne se contenta pas de reprendre à son compte toutes leurs doctrines. Sur plusieurs points, Wesley resta attaché à la théologie orthodoxe. Il croyait à la divinité du Christ, à la dimension surnaturelle de la religion, etc. Contrairement aux Baptistes, il croyait au baptême des enfants. Mais sur un point extrêmement important, il s'écarta de la foi Réformée. Wesley avait embrassé la dangereuse hérésie de la théologie Arminienne. En cela, tout comme les Baptistes, il apostasia de la foi réelle et se séparait de la Réforme Protestante du seizième siècle, allant jusqu'à s'opposer ouvertement au Calvinisme qui proclamait la Souveraineté de Dieu dans le Salut.
Wesley insistait davantage sur le rôle de la foi comme faculté intellectuelle que sur celui du Salut accordé par Dieu. Tout en admettant la corruption totale (comme nous voyons dans les Confessions de foi Baptistes), il pensait que l'homme peut atteindre la régénération et même un état de perfection morale. Il refusait la doctrine essentielle de la Prédestination, et croyait faussement que les gens pouvaient accepter Jésus par leur propre volonté contredisant la Parole de Dieu dans Jean 1: 12, 13. Quoique Wesley fut un prédicateur remarquable et qu'il exerça une influence énorme sur les conditions sociales, politiques et religieuses, le fait demeure qu'il fut un ennemi avoué de la Souveraineté de Dieu et conséquemment un pseudo-chrétien. Wesley prêcha un Évangile du "libre-choix", un salut qui dépendait d'une "décision personnelle"; il renversa ainsi l'Évangile de la Grâce pour en faire un salut par les oeuvres, selon qu'il est écrit: "Je m'étonne que vous abandonniez si promptement celui qui vous avait appelés à la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile; Non qu'il y en ait un autre, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent pervertir l'Évangile de Christ. Mais quand nous-mêmes, ou un ange du ciel vous annoncerait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu'il soit anathème! Comme nous l'avons déjà dit, je le dis encore maintenant: Si quelqu'un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème! (Gal. 1: 6-9). Or, si nous ne pouvons considérer Wesley comme le père des Baptistes, ce titre appartenant à John Smith vers 1608, il fut en réalité le père du Mouvement Évangélique dont se réclament les Baptistes, les Pentecôtistes, et toute une vague de sectes. Ce n'est donc point un honneur d'être qualifié comme Évangélique, c'est plutôt la marque d'un apostasié; et qui peut compter cette vermine aujourd'hui ?
Finney est l'Arminien le plus reconnu en Amérique où il est considéré le père des mouvements des réveils Pentecôtistes et Charismatiques. Pour évangéliser efficacement Finney affirme qu'il faut recevoir la puissance d'en haut, être baptisés du Saint-Esprit.
Où Finney erre c'est en appliquant cette injonction de Jésus «à tous les chrétiens, de toutes les époques et de toutes les nations» à rechercher le baptême du Saint-Esprit comme s'ils ne l'avaient pas reçu à leur conversion. Il se sert ensuite du passage de Lu.11:13-14 où Jésus disait à ses disciples avant la Pentecôte que s'ils demandaient le Saint-Esprit à Dieu que celui-ci, en bon père qu'il est, de leur accorder, ce qui s'est produit effectivement le jour de la Pentecôte. Comme nous le verrons plus loin, il a mélangé «baptême de l'Esprit» et «plénitude de l'Esprit» et produisit un faux christianisme à tendances extatiques, domaine du "baptême des esprits" (ou plutôt baptême des démons) et de toutes sortes d'extravagances. Il devient ainsi évident que par leurs fausses doctrines, les Pentecôtistes-Charismatiques blasphèment contre le Saint-Esprit.
Ainsi nous reconnaissons le faux Évangile Arminien des Néo-Évangéliques par différents facteurs: a) qu'une personne a le libre choix de croire en Christ, de l'accepter ou de le rejeter; b) qu'il faut accepter Jésus comme son Sauveur personnel; c) qu'il est possible de perdre son salut et le regagner; d) que Dieu n'a pas désigné de toute éternité certains à la perdition éternelle; e) qu'il faut ajouter en plus de la Grâce: le Baptême d'eau, devenir membre officiel d'une église et assister obligatoirement à ses cultes, donner sa dîme, observer la loi, supporter le formalisme et le cléricalisme, bâtir des temples, faire des campagnes d'évangélisation, et pour d'autres recevoir en surplus le Baptême du Saint-Esprit comme deuxième expérience et parler en langues.
T.U.L.I.P. - les 5 points du Calvinisme
Vers la fin du XVIème siècle, Jacob Arminius (ministre protestant d’Amsterdam en Hollande) commença à prêcher des choses contraires à la confession des églises réformées de son pays (La Confession de Foi de Belgique). Considérant qu’Arminius, comme tous les autres ministres, s’était engagé à soutenir et à prêcher les doctrines énoncées dans la Confession, cela constituait une grave offense par laquelle il fut appelé à rendre compte.
Mais rapidement, et malgré son rengagement à soutenir la doctrine réformée, sa prédication révéla à nouveau qu’il s’était éloigné de la position réformée, particulièrement en ce qui concerne l’œuvre de Dieu dans le salut. Une grande controverse s’ensuivit; Arminius mourut entre temps, mais ses disciples continuèrent à répandre ses enseignements. Les tenant de ces doctrines opposées à la Réforme furent appelés «arminiens», nom évidemment tiré de Jacob Arminius, et en 1610 ils présentèrent un document dans lequel ils énonçaient cinq articles de loi touchant la sotériologie (la doctrine du salut) en opposition précise aux enseignements des réformateurs. Ces articles furent connus sous l’appellation des «Cinq Remontrances».
Les arminiens déclaraient :
que l’élection de Dieu est motivée par le fait que Dieu «voyait à l’avance» que tel homme se repentirait et croirait de son propre «libre arbitre»;
que la mort de Christ n’assure véritablement le salut d’aucun homme en particulier, mais rend seulement possible à tous les hommes d’être sauvés;
le besoin de la régénération; (Une explication de ceci révélait cependant que même là ils n’étaient pas d’accord avec les réformateurs quant à la nature de la régénération ou de la dépravation de la nature humaine);
que l’on peut entièrement résister à la grâce de Dieu i.e. que Dieu pouvait «tenter» de convertir un homme et faillir;
qu’un chrétien pouvait à nouveau se perdre après avoir antérieurement été sauvé.
En 1618, un grand concile fut convoqué dans la ville hollandaise de Dort dans le but d’examiner l’enseignement des arminiens à la lumière de la Parole de Dieu. Des représentants de toutes les églises «réformées» d’Europe, incluant l’Angleterre, furent réunis. Après plus de six mois de délibérations prudentes, le synode rendit publique des décisions et constatations. Les doctrines d’Arminius furent prouvées dépourvues de fondements bibliques et le synode, en réponse aux Cinq Remontrances, produisirent cinq articles exposant la vérité scripturaire.
Les églises de la Réforme déclaraient :
que la nature de l’homme est totalement affectée par le péché, ce qui veut dire que sa volonté est aussi touchée par le péché et est asservie à sa nature pécheresse; le salut de l’homme ne peut donc pas dépendre de son «libre arbitre» (ou volonté libre);
que l’élection de Dieu ne fut pas motivée par le fait que Dieu voyait à l’avance la foi de l’homme, mais qu’elle est «selon le bon plaisir de sa volonté». Ephésiens 1:5;
que la mort de Christ assure et rend certain le salut des élus, les acquérant tous les dons nécessaires à ce salut (y compris la foi et la repentance), et que, dans sa disposition, elle ne s’étendait qu’aux élus;
que la grâce de Dieu réalise toujours la fin qu’elle s’était proposée;
que les élus de Dieu persévèrent jusqu’à la fin dans la foi et la sainteté, étant gardés par la puissance de Dieu.
Il est important de remarquer que ce n’était pas là de nouvelles doctrines mais bien celles sur lesquelles la Réforme s’était édifiée. De même que l’enseignement d’Arminius fut connu sous le nom d’arminianisme, de même la position des églises réformées et du synode de Dort fut connue sous le nom de «calvinisme», et les cinq articles opposant le nouvel enseignement d’Arminius furent appelés «les cinq points du calvinisme» ou «T.U.L.I.P.».
Le nom de Calvin fut rattaché à ces doctrines pour la simple raison qu’il était le plus grand théologien de la Réforme et qu’il était celui qui avait exposé le mieux, de façon systématique, les doctrines bibliques prêchées par les réformateurs. Ces doctrines ne sont pas apparues avec lui mais proviennent tout droit de la Parole de Dieu, elles avaient déjà été habilement exposées longtemps avant par Augustin, IV - Ve siècle ap. J-C.
Comme nous l’avons déjà mentionné, le calvinisme, parce qu’il était l’enseignement de la Réforme, est appelé «théologie réformée», et à cause de son accent sur la grâce de Dieu, il est souvent appelé «doctrines de la grâce». Calvinisme, théologie réformées, T.U.L.I.P., doctrines de la grâce veulent dire la même chose et présentent la vérité de la souveraineté de Dieu en toutes choses, mais particulièrement dans le salut. Deux auteurs, MM. Steele et Thomas, présentent dans leur livre un tableau très utile pour nous aider à comprendre les deux systèmes :
Tableau Comparatif de l’Arminianisme et du Calvinisme
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Les 5 points de l'Arminianisme |
Les 5 points du Calvinisme |
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1. le Libre arbitre ou capacité de l'homme |
1. La dépravation totale ou incapacité totale |
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Quoique la nature humaine ait été sérieusement affectée par la chute, l’homme n’a pas été laissé dans un état de faiblesse spirituelle totale. Dieu dans sa miséricorde rend chaque pécheur capable de se repentir et de croire, mais il le fait de manière à ne pas s’interposer dans la liberté de l’homme. Chaque pécheur possède une volonté libre et sa destinée éternelle dépens de l’usage qu’il en fait. La liberté de l’homme consiste dans sa capacité de choisir le bien au lieu du mal dans les choses spirituelles; sa volonté n’est pas asservie à sa nature pécheresse. Le pécheur a le pouvoir soit de coopérer avec l’esprit de Dieu et être régénéré, soit de résister à la grâce de Dieu et périr. Le pécheur a besoin de l’assistance de l’Esprit, mais n’a pas besoin d’être régénéré par l’esprit avant de pouvoir croire, car la foi est un acte de l’homme et elle précède la nouvelle naissance. La foi est le don du pécheur à Dieu; c’est la contribution de l’homme au salut. |
Par suite de la chute, l’homme par lui-même est incapable de croire à l’évangile pour son salut. Le pécheur est mort, aveugle et sourd aux choses de Dieu; son cœur est tortueux et méchant. Sa volonté n’est pas libre, elle est asservie à sa nature pécheresse de sorte qu’il ne va pas (il ne peut même pas) choisir le bien au lieu du mal dans le domaine spirituel. En conséquence, il faut plus que l’assistance de l’Esprit pour amener un pécheur à Christ; il faut la régénération par laquelle l’Esprit donne la vie au pécheur et lui donne une nouvelle nature. La foi n’est pas la contribution de l’homme à son salut mais, est elle-même une partie du don de Dieu pour le salut; elle est le don de Dieu au pécheur, et non le don du pécheur à Dieu. |
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2. L'Élection conditionnelle |
2. L'Élection inconditionnelle |
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Dieu a choisi certains individus avant la fondation du monde pour qu’ils soient sauvés. Ce choix était motivé par le fait que Dieu voyait à l’avance que ces individus répondraient à son appel. Dieu savait qui seraient ceux qui librement allaient croire à l’évangile; ce sont ceux-là qu’il a choisis. L’élection fut donc déterminée ou conditionnée par ce que l’homme ferait. La foi que Dieu voyait à l’avance et qui motivait son choix n’était pas son don (elle n’était pas créée par la puissance régénératrice du Saint-Esprit), mais résultait uniquement de la volonté libre de l’homme. Il appartenait entièrement à l’homme de déterminer s’il est élu pour le salut. Dieu connaissait, et a choisi ceux qui, de leur propre volonté libre, allaient choisir Christ. Ainsi, c’est le choix de Christ de la part du pécheur, et non le choix du pécheur de la par de Dieu, qui est la cause ultérieure du salut. |
Dieu a choisi certains individus avant la fondation du monde pour qu’ils soient sauvés. Ce choix était uniquement motivé par sa propre volonté souveraine. Il n’a pas choisi certains pécheurs parce qu’il prévoyait une réponse ou une obéissance de leur part, comme la foi, la repentance, etc. Au contraire, Dieu accorde la foi et la repentance à chaque individu qu’il a choisi. Ces actes sont le résultat et non la cause du choix de Dieu. L’élection ne fut donc pas conditionnées par quelque qualité vertueuse ou quelque action prévue dans l’homme. Ceux que Dieu a élus souverainement, il les amène par la puissance de l’Esprit à une acceptation volontaire de Christ. Ainsi, c’est le choix du pécheur de la part de Dieu, et non le choix de Christ de la part du pécheur, qui est la cause ultime du salut. |
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3. La Rédemption universelle ou expiatoire générale. |
3. La Rédemption particulière ou expiation limitée. |
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L’œuvre rédemptrice de Christ a rendu le salut possible à chacun, mais n’a véritablement assuré le salut de personne. Quoique Christ soit mort pour tous les hommes, il n’y a que ceux qui croient en lui qui soient sauvés. Sa mort rendit Dieu capable de pardonner aux pécheurs à la condition qu’ils croient, mais, elle n’a véritablement enlevé le péché de personne. La rédemption ne devient effective que si l’homme choisit de l’accepter. |
L’œuvre rédemptrice de Christ était destinée à sauver les élus seulement, et elle leur a véritablement assuré le salut. Sa mort consistait à souffrir la peine du péché à la place de certains pécheurs déterminés (substitution). En plus d’enlever le péché des élus, la rédemption de Christ a assuré tout ce qui était nécessaire à leur salut, incluant la foi qui les unit à lui. Le don de la foi est infailliblement attribué à tous ceux pour lesquels Christ est mort, garantissant ainsi leur salut. |
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4. Le pécheur peut vraiment résister au Saint-Esprit |
4. L'appel efficace de l'Esprit ou grâce irrésistible |
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L’Esprit appelle intérieurement tous ceux qui sont extérieurement appelés au moyen de la prédication de l’évangile. Il fait tout ce qu’il peut pour amener chaque pécheur au salut, mais vu que l’homme est libre, ce dernier peut arriver à résister à l’appel de l’Esprit. L’Esprit ne peut régénérer un pécheur tant que celui-ci n’a pas cru. La foi (qui est la contribution de l’homme) précède et rend possible la nouvelle naissance. Ainsi, le libre arbitre de l’homme limite l’Esprit dans l’application de l’œuvre du salut de Christ. Le Saint-Esprit ne peut attirer à Christ que ceux qui le laissent agir en eux. Tant que le pécheur n’a pas répondu, l’Esprit ne peut donner la vie. La grâce de Dieu n’est donc pas invincible; elle peut-être opposée et contrecarrée par l’homme. |
En plus de l’appel général extérieur qui est fait à tous ceux qui entendent l’évangile, le Saint-Esprit lance aux élus un appel intérieur spécial qui les amène inévitablement au salut. L’appel extérieur (lancé à tous sans exception) peut-être (et souvent est) rejeté. Mais l’appel intérieur (qui lui n’est fait qu’aux élus) ne peut être rejeté; il amène toujours à une conversion. Par cet appel spécial, l’Esprit attire irrésistiblement les pécheurs à Christ. Il n’est pas limité par la volonté de l’homme dans son oeuvre d’application du salut, pas plus qu’il ne dépend de la coopération de l’homme pour atteindre son but. L’Esprit amène miséricordieusement le pécheur élu à coopérer, à croire, à se repentir, à venir librement et volontairement à Christ. La grâce de Dieu est donc invincible; elle ne faillit jamais dans l’atteinte de son but, i.e. le salut de ceux à qui elle s’étend. |
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5. Déchoir de la grâce |
5. La persévérance des saints |
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Ceux qui croient et qui sont véritablement sauvés peuvent perdre leur salut en échéant à conserver leur foi, etc. (Les arminiens ne s’entendent pas tous sur ce point). Quelques-uns uns ont soutenu la sécurité éternelle des cotant en Christ, i.e. une fois qu’il est régénéré le pécheur ne peut jamais être perdu. |
Tous ceux qui furent choisis par Dieu, rachetés par Christ et auxquels l’Esprit a donné la foi sont sauvés éternellement. Ils sont gardés dans la foi par la puissance du Dieu tout-puissant et, par conséquent, persévèrent jusqu’à la fin. |
TEXTES BIBLIQUES
concernant l'élection et la prédestinationI Paroles de Jésus-Christ.
Mt 11:25-27; 13:11-15; 16:17; 19:11, 25-26; 22:14; 24:22, 31, 40-42; 25:34.
Mc 4:11-12; 10:40; 13:20, 26.
Lc 10:20, 22; 17:34-37; 18:7, 26-27.
Jn 5:21; 6:37, 44-45, 65; 10:3, 26:30; 13:18b; 15:16, 19-20; 17:2, 6, 9, 11-12, 24.
II Paroles des Apôtres.
Jn 1:13; (Jean Baptiste en 3:27); 12:39-40, = Es 6:10.
Ac 2:39; 9:15-16; 10:40; 13:2, 48; 15:7b; 22:14; 26:16-17.
Rm 1:6; 8:28-30, 33; 9:10-29; 11:4-7, 28-29.
1 Co 12:3, 18; 2 Co 13:5-6.
Ga 1:15-16.
Ep 1:4-14; 2:8-10; 3:11.
Ph 1:29; 2:13.
Col 1:12; 3:12.
1 Th 1:4; 5:9; 2 Th 2:13.
2 Tm 1:9; 2:10. Tt 1:1-2.
Hé 1:14.
1 P 1:1-2; 5:13; 2 P 1:10; 1 Jn 1:13; Jude 1:3 in fine.
Ap 13:8; 17:8, 14; 20:15.
Opposition aux fausses doctrines
Paul recommande à certaines personnes « de ne pas enseigner d'autres doctrines… s'attacher à des fables et à des généalogies … de vains discours»
Paul ne se gêne pas de s’opposer aux fausses doctrines. Il appelle ça des « fables et des généalogies ». Il n’y va pas avec l’envers de la cuillère.
Aujourd’hui, notre monde dit : « Toutes les croyances sont bonnes, en autant qu’on est sincères ». Mais pour Dieu ce n’est pas le cas, une croyance est soit fausse ou vraie. Tous les auteurs du Nouveau Testament prennent position pour nous avertir d’être vigilent à l’égard des faux docteurs, des faux prophètes et des fausses doctrines. On doit donc proclamer la Parole de Dieu et s’opposer aux fausses doctrines.
Avons-nous le libre choix de croire et d'accepter Christ ?
Un grand nombre de personnes croient qu'elles ont le libre choix de croire en Christ, de l'accepter ou de le rejeter. Cet enseignement proclamé par une foule de télé-évangélistes populaires comme Billy Graham, John Hagee, Benny Hinn, et plusieurs autres faux docteurs et prophètes; se retrouve au sein des assemblées néo-évangéliques et de groupes dissidents qui font de la Foi une condition ou une contribution de l'homme à son salut. Il n'existe de plus grand mensonge que celui-ci. La Parole de Dieu nous enseigne clairement qu'avant notre conversion nous étions tous mort spirituellement et incapable de croire à l'Évangile pour être sauvé: "...vous étiez mort en vos offenses et en vos péchés, dans lesquels vous avez marché autrefois, suivant le train de ce monde... Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, par sa grande charité en laquelle il nous a aimés; lorsque nous étions morts en nos offenses, il nous a vivifiés ensemble avec Christ, par la grâce duquel vous êtes sauvés" (Éph. 2: 1, 4, 5). "Car le salaire du péché, c'est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur" (Rom. 6: 22).
Or que pouvons-nous dire devant cette vérité infaillible? Il est évident qu'un mort n'a pas la capacité d'exercer son libre choix, et que toutes ses dispositions ne sont que pourritures.
Ceci est encore plus évident lorsque nous regardons l'histoire de Lazare que Jésus ressuscita d'entre les morts (Jean 11: 1-44). Il n'y a aucun doute que Lazare ne pouvait choisir librement de croire et de revenir à la vie. Il a fallut l'appel irrésistible de Jésus pour qu'il revienne à la vie; c'est à dire, qu'il le recréa de nouveau. Or le Seigneur Jésus lui-même nous dit "qu'il faut naître de nouveau" (Jean 3: 3-5); et la Parole nous indique clairement que cette nouvelle vie est "un don de Dieu" que nous recevons par la grâce, sans aucun mérite de notre part (Rom. 6: 22; Éph. 2: 5, 8, 9). Ainsi nous n'avons pas la capacité de choisir Christ pour être sauvé; mais Christ nous a choisi d'entre le monde et avant le commencement des temps pour être sauvé (Jean 15: 16, 19; 1 Cor. 1: 27-31; Éph. 1: 3-7).
Il faut spécifier aussi que la capacité de choisir en l'homme est esclave de sa chair et du péché (Rom. 7: 14-19) et sujette à la loi (Rom. 7: 7). Il est donc impossible que l'homme puisse choisir de croire en Christ pour être justifié, car "nulle chair ne sera justifiée par les oeuvres de la loi" (Gal. 2: 16).
En exerçant le libre choix de croire ou non, la foi devient un oeuvre, et le salut le résultat d'un acte méritoire. Il est intéressant de remarquer que le mot "oeuvre" vient du Grec "ERGON" et signifie: action, tâche, faire, acte, ouvrage, travail. Ainsi faire de la Foi une condition que l'homme a le choix d'exercer ou non, fait de la Foi un "acte" qui provient de la capacité du raisonnement charnel, c'est à dire "une faculté intellectuelle". C'est ce qui se nomme de la religiosité par laquelle une personne cherche à contribuer à son salut, croyant plaire à Dieu. Par son libre choix illusoire, celui qui est Arminien s'élève au même niveau que Dieu et les mérites du sacrifice de Christ deviennent simplement un moyen d'apaiser sa conscience charnelle et justifier son raisonnement erroné. De ce fait il accomplit les volontés de sa chair et de ses pensées; et s'identifie comme un enfant de colère (Éph. 2: 3) et un ennemi de la croix de Christ, duquel la fin est la perdition et dont la gloire est dans sa confusion (Phil. 3: 18, 19).
Faut-il accepter Jésus comme son Sauveur personnel:
Cette expression populaire au sein des mouvements évangéliques, est non seulement basée sur l'exercice du libre choix; mais elle n'a absolument aucun support scripturaire. Nul part dans la Bible est-il dit explicitement "qu'il faut accepter Jésus comme son Sauveur personnel pour être sauvé". Le plus prêt que nous pouvons parvenir à cette expression est avec Jn.1: 12 et Col. 2: 6: "Mais à tous ceux qui l'ont reçu, Il a donné le droit d'être faits enfants de Dieu; savoir, à ceux qui croient en son nom" (Jn.1: 12). Or le verbe "recevoir" ici est en Grec"Lambano", et porte entre autre les significations de "prendre, saisir, et obtenir". Le Dictionnaire Grec-Français de J.Planche lui donne dans son quatrième sens les significations de "avoir dans l'esprit, concevoir, éprouver, percevoir, comprendre, et embrasser". La signification "d'embrasser" est particulièrement intéressante, puisqu'elle relie Jn.1:12 au Psm.2:12: "Baisez le fils, de peur qu'il ne s'irrite, et que vous ne périssiez dans votre conduite; car sa colère est prompte à s'enflammer. Heureux tous ceux qui se confient en lui".
Il est à noter que le verbe «accepter» est un verbe «actif» et que par opposition, le verbe «recevoir» est un verbe «passif». Or il existe une grande marge de différence entre le mot "accepter" et le mot "recevoir". On peut recevoir un coup en pleine figure mais cela ne veut pas dire qu'on l’a accepté. Cette illustration banale nous indique que le mot "accepter" porte la notion du libre-choix, tandis que le mot "recevoir" porte la notion de soumission.
Il est clair que recevoir Christ ici signifie l'appréhender, le saisir par la pensée; et que ceci implique une révélation dans notre conscience qui nous est donnée gratuitement par la Parole et l'Esprit, et dont la puissance nous fait naître de nouveau comme des enfants de Dieu selon la doctrine de l'Élection: "lesquels ne sont point nés de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme; mais ils sont nés de Dieu" (Jn.1: 13). Nous sommes loin ici d'une invitation sentimentale par laquelle une personne non-régénéré est poussée par ses émotions à se rectifier devant Dieu par ses propres efforts. C'est en étant régénéré que nous recevons Christ; et non point en le recevant pour être régénéré. La régénération vient donc avant la foi, étant une conséquence même de l'élection. En ce qui concerne Col. 2: 6: "Comme donc vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui"; le verbe "recevoir" ici est "Paralambano" et signifie "apprendre, être renseigné ou instruit Il n'a donc aucun rapport avec une invitation personnelle par laquelle une personne a le choix de recevoir Christ.
Le danger de cette expression moderne est qu'elle fait du Salut en Christ une formule quasi magique qu'il s'agit de répéter pour être considéré Chrétien; tout comme le Christianisme Conventionnel fit du Symbole des Apôtres durant les premiers siècles. Nous avons l'évidence que cette formulation moderne débuta avec le système d'invitation publique fondé par l'Évangéliste C.G. Finney (1792-1875), un Arminien notoire, et propagé par l'apostasié Billy Graham. Iain Murray, dans son livre "The Invitation System", publié par "La Bannière de la Vérité", nous dit: "C.G. Finney fut le premier évangéliste à appeler les gens devant l'estrade durant un service... Le prédicateur contemporain le plus audacieux qui utilise ce système est le Dr. Billy Graham... Malgré la publicité qui fut donné à ce système depuis quelques temps, nous croyons qu'il doit être questionné; car il ne fait pas parti de la tradition évangélique. Le fait que les gens se lèvent et marchent pour venir devant l'estrade, est-il une déclaration extérieure d'une décision déjà prise intérieurement? Pourquoi donc venir devant pour recevoir Christ, si tel est le cas? De quelle manière est relié le concept de recevoir Christ à l'action de venir devant ? Existe t'il une relation quelconque?... Même dans les jours où Christ fut présent visiblement sur la terre, la repentance et la foi étaient les éléments fondamentaux par lesquels on s'identifiait spirituellement à Christ. Aujourd'hui Il n'est plus physiquement présent; et aucun homme ne peut aller de lui-même en marchant pour venir à Lui. Malgré cela on persiste à dire que Christ nous appelle à venir devant pour le recevoir... Il nous est dit que cet appel est une saine interprétation de la personnalité humaine. Selon Graham, cet appel donne une issue émotionnelle à ceux qui sont dans une condition troublée, et leur offre une solution pratique pour agir... Le fait que le système d'invitation soit relié à des éléments psychologiques, le laisse ouvert à de sérieuses objections. Les conversions produites par ce système sont faites en exerçant des pressions sur la volonté. On nous dit que le conditionnement d'une foule dans un environnement contrôlé, avec des méthodes de suggestions convaincantes qui poussent le publique à réagir, produit des résultats psychologiques certains, que la foule soit assemblée au nom de la religion ou de la politique. Ainsi on justifie la conversion par un appel psychologique".
Or nous venons de découvrir le système par lequel on fait des faux chrétiens qui s'illusionnent en pensant d'avoir accepter Christ comme leur Sauveur personnel. Le système d'invitation publique qui engage le libre choix, est une manipulation psychologique