Lorsque nous parlons de subversion du christianisme,
nous ne signifions pas de saper les valeurs des institutions
chrétiennes établies, car celles-ci ont sombrées dans la décadence
spirituelle depuis très longtemps, mais plutôt de renverser le
christianisme authentique en lui substituant une caricature qui n'est
que l'imitation abjecte de sa réalité intangible. Soyons conscient que
tout ce qui se dit chrétien en ce monde est entièrement faux ou au
plus une approximation malséante, qu'il soit traditionnel avec ses
dogmes dit orthodoxes ou biblique avec sa nouvelle naissance et ses
interprétations fastidieuses, et que le christianisme réel demeure
encore inconnu des masses ignorantes. Nul n'a besoin d'un diplôme en
théologie pour voir que de nos jours le christianisme adopte les idées
et les mœurs de notre société, comme il adoptait celles de la société
d'hier ou d'avant-hier. Même quand il défend le pauvre, il n'est pas
plus vraie aujourd'hui qu'il y a cent ans ou deux milles ans. C'est
exactement la même trahison qu'autrefois depuis le temps du Concile de
Nicée en l'an 325. Il n'y a aucune vérité incarnée aujourd'hui dans la
simple conformité au courant dominant de notre société. C'est la même
subversion du christianisme, avec en plus l'orgueil, la subtilité
raffinée et l'hypocrisie qui consiste à battre sa coulpe de chrétien
sur la poitrine des générations antérieures.
Dans le domaine des cultures nous trouvons
exactement la même inversion. Le christianisme s'imbibe comme une
éponge de toutes les cultures et de leurs avatars. Dominé par la
culture gréco-romaine, il est devenu terrien et féodal (le système des
bénéfices) dans le monde féodal, avec, nous le savons, toutes les
croyances qui le peuvent garantir. Il est devenu bourgeois, urbain,
argentifère avec le système capitaliste, et maintenant il devient
socialiste avec la diffusion du socialisme, et sioniste avec ses
aspirations millénaires scatologiques. Il a servi à diffuser la
culture occidentale dans le monde tant que l'Occident a été conquérant
et qu'il asservissait le monde. Maintenant, il se laisse pénétrer par
les valeurs des cultures africaines, orientales, amérindiennes... il
est du côté « des plus faibles », toujours habile à trouver sa
justification, et nous aurons demain un christianisme islamisé,
exactement comme aujourd'hui nous avons un christianisme marxisé et
herzlien, hier un christianisme rationaliste (libéral) et avant-hier
un christianisme aristotélicien après platonisé; dérision du
se faire tout à tous
. »
La plupart des grandes religions chrétiennes ont
récupéré la Bible à leur avantage dans le but de contrôler des
populations incultes. On peut bien continuer à soulever toutes les
fautes commises par les prétendus chrétiens à travers l’histoire, mais
on ne pourra jamais rendre la Bible responsable de leurs écarts de
conduite. La vraie question serait-elle de savoir si les chrétiens,
toutes dénominations confondues, ont été de dignes représentants de la
Parole de Dieu? En lisant la Bible, nous trouverons la réponse à cette
question et nous pourrons constater que non seulement ils n’ont pas
été des témoins fidèles, mais qu'ils sont des faux chrétiens. En fait,
la Parole de Dieu contient un message immensément plus simple que
celui de ceux qui s’en font les porte-parole.
La subversion du christianisme
Dans son livre intitulé « La subversion du
christianisme », le théologien français, Jacques Ellul, aborde ce
thème avec beaucoup de minutie. Selon lui, les grandes religions, et
cela inclue les groupes dissidents et les mouvements dit Évangéliques,
ont subtilement dénaturé la simplicité de l’Évangile de Jésus-Christ.
Plutôt que de présenter Jésus comme ce Dieu de compassion venant
sauver l’homme, elles l’ont fait paraître comme un tyran assoiffé de
vengeance, un être qui déteste le genre humain. Même que la
Souveraineté de Dieu est dénigrée et remplacée par la souveraineté de
l'homme avec le concept Arminien du libre choix et de la dignité
humaine. Il n’est pas étonnant que les gens de notre génération voient
Dieu comme un ennemi. Le chrétien réel du dernier millénaire devra
donc aller courageusement à la source des Écritures pour y retrouver
la simplicité du message.
Galates 1 : 6-7
« Je m’étonne que vous vous
détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de
Christ, pour passer à un autre Évangile. Non pas qu’il y ait un autre
Évangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent
renverser l’Évangile de Christ. » Les textes bibliques
eux-mêmes nous mettent en garde contre la subversion du christianisme.
Dans ce texte de l’épître aux Galates, l’apôtre Paul s’insurgeait
contre les gens de son époque qui tentaient de dénaturer le message de
l’Évangile en inversant sa signification réelle. En effet, certaines
personnes voulaient entraîner les chrétiens de cette Église à se
conformer à certains rituels religieux allant à l’encontre de la
pensée de Jésus-Christ. Pour eux, la grâce de Dieu ne suffisait pas,
il fallait aussi être circoncis. De même de nos jours on ajoute à la
grâce de Dieu rituels, ordonnances ou sacrements, dons miraculeux,
obéissance cultuelle, enseignements programmés, conduite distinctive
et exemplaire, et toute une gamme d'autres choses inutiles et
nuisibles à la liberté qui nous a été acquise par le sang précieux de
Christ. Jésus lui-même accusait les religieux de son temps d’avoir
changé la Parole de Dieu au profit de préceptes et de commandements
d’hommes. Il a toujours été très tentant d’ajouter ses propres
prescriptions à la Parole de Dieu et de laisser subtilement entendre
qu’elles viennent d’elle, et c'est exactement cela que font les
dirigeants et pasteurs des dénominations que l'on peut décrire plus
précisément par le terme «dominations». Ce qui est plus attristant est
que les membres de ces groupes suivent aveuglement dans la même voie
de perdition qui leur a été inculquée artificieusement. La Bible est
peut être un livre controversé, mais, en réalité, la controverse vient
plutôt des institutions chrétiennes, particulièrement de celles qui se
disent orthodoxes et évangéliques. Marcher avec Dieu est beaucoup plus
simple si par la grâce qui nous est accordée on se fie davantage aux
paroles de Jésus :
« Jésus lui répondit: Si quelqu’un m’aime, il
gardera ma parole, et mon Père l’aimera; nous viendrons à lui, et nous
ferons notre demeure chez lui. » (Jean 14 : 23). Malheureusement ce
passage a tellement été tordu par les sectes dites Évangéliques que
son sens réel est négligé. Les gens ne réalisent pas que «garder la
Parole» implique par nécessité un combat constant pour la vérité, et
que l'amour sans la vérité n'est que de la prostitution spirituelle.
Donc mieux s'asseoir tranquille sur les bancs d'églises et gober tout
ce que les prétendus pasteurs enseignent sans question demandé, car de
cette façon on n'a pas à être blessé et à souffrir pour nos
convictions. On ne voudrait surtout pas s'opposer aux doctrines
traditionnelles de nos églises car on risquerait d'être mit à l'écart
et nous souffririons la rejection et la solitude. Or, «maudit soit
l'homme qui se confie en l'homme...» Ah que «le coeur est rusé, et
désespérément malin par-dessus toutes choses...» (Jér. 17:5,9).

Les mauvaises relations entre Jésus et les
pharisiens de son époque tournent autour du fait que ceux-ci avaient
dénaturé les textes bibliques de l’Ancien Testament. À trop vouloir
être orthodoxe, ils sont devenus les gens les plus désagréables de
leur temps, même que l'apôtre Paul les décrit comme des ennemis de la
croix et les désignent sous le nom de Satan (2 Cor. 11:13-15; Phil.
3:18; 1 Thes. 3:14-18). Malheureusement, cette tendance est encore
présente aujourd’hui chez la grande majorité de soi-disant chrétiens
qui se croient plus orthodoxes que les autres. Autre époque, même cœur!
Jésus a dit :
« C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant
des préceptes qui sont des commandements d’hommes. » (Mathieu
15 : 9)
Vous remarquez sans doute que la Parole de Dieu
nous donne des prescriptions quant à notre conduite. Il ne s’agit donc
pas ici de faire la promotion du libéralisme moral. Toutefois, comme
le souligne Paul dans ce texte, ce ne sont pas les préceptes qui
posent un problème, mais bien l’abus de ceux-ci. L’abus est l’acte par
lequel on réglemente la conduite des gens en dépassant l’intention
première du précepte. Et la plupart du temps, ces abus sont causés par
des habitudes culturelles qu’on intègre subtilement à la pensée
biblique. Les gens de Colosse étaient, depuis longtemps, aux prises
avec des croyances d’origine orientale qui suggéraient que le corps
humain était la source de tous les problèmes. Les chrétiens de cette
région pensaient que l’ajout de certaines traditions ascétiques ne
pourraient qu’améliorer leur condition chrétienne. L’ascétisme est
cette fausse croyance qui est à l’origine de tous les problèmes du
christianisme à travers les âges. Chaque culture adopte le
christianisme en y intégrant ses propres valeurs culturelles. C’est
ainsi que la subversion s’insinue dans le christianisme pour ensuite
se perpétuer de génération en génération jusqu’à que cela devienne une
grande religion. Tout le drame se situe dans le fait que l’essentiel
du message qu’a laissé Jésus devient presque introuvable alors que les
traditions des hommes sont glorifiées.
Si les gens qui se disent chrétiens
savaient
ce qu'est véritablement
le christianisme moderne, traditionnel ou évangélique, ils s'enfuiraient
a grand pas de toutes les églises et dénominations !
AVEZ-VOUS DÉJÀ
ENTENDU LE MESSAGE SOLENNEL DE DIEU POUR CES DERNIERS JOURS? SORTEZ
DU MILIEU D'ELLE, MON PEUPLE, AFIN QUE VOUS NE PARTICIPIEZ PAS À SES
PÉCHÉS ET QUE VOUS NE RECEVIEZ PAS DE SES PLAIES.
Apocalypse 18:4.
