HISTORIQUE DU TEXTE REÇU GREC

Par Jean leDuc, novembre 2004

 

Voir le Texte Reçu Grec de Robert Estienne 1550

 

- «La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, est devenue la principale pierre de l'angle? Quiconque tombera sur cette pierre sera brisé, et elle écrasera celui sur qui elle tombera.» -

Luc 20 :17,18 (Bible de l’Épée)

 

Texte Reçu d'Érasme de Rotterdam

 

 

TABLE DES MATIÈRES

 

CHAPITRE 1

LE DILEMME DES DEUX SOURCES

 

CHAPITRE 2

L’ORIGINE DU TEXTE REÇU

 

CHAPITRE 3

LE TEXTE REÇU ET LA PROVIDENCE DE DIEU

 

CHAPITRE 4

1) LES AJOUTS DANS LE TEXTE REÇU

B) LECTURES DE LA VULGATE DANS LE TEXTE REÇU

      2) L’INSERTION DES TROIS TÉMOINS CÉLESTES

3) LES DIFFÉRENTES ÉDITIONS DU TEXTE REÇU

 

CHAPITRE 5

CORRUPTIONS DOCTRINALES DU TEXTE NÉOLOGIQUE

1- LA DIVINITÉ DE JÉSUS-CHRIST

2- LA DOCTRINE DE L’EXPIATION

3- LES VERSIONS MODERNES AFFAIBLISSENT LA DOCTRINE DU JEÛNE

 

CHAPITRE 6

UN NOUVEL ENNEMI: LE NÉO-BYZANTISME

LES DIFFÉRENCES ENTRE LE TEXTE REÇU ET LE TEXTE BYZANTIN

LA CRITIQUE TEXTUELLE A - T - ELLE RAISON ? 

LA PRÉSERVATION PROVIDENTIELLE

ÉRASME DE ROTTERDAM

L'HÉRÉSIE DU NÉO-BYZANTISME

 


 

CHAPITRE 1

LE DILEMME DES DEUX SOURCES

Deux sources de textes grecs existent desquelles nous avons le Nouveau Testament en langue française. La première source est le Texte Reçu d’Érasme de Rotterdam (1516, 1519, 1522, 1527, 1535), et la deuxième est le Texte Critique de Westcott et Hort (1881, 1904, 1965). Le Texte Reçu est connu aussi comme le Texte Majoritaire, le Texte Traditionnel, le Texte Authentique, le Texte Pur, le Texte des Réformateurs, le Texte Protestant. Le Texte Critique est connu aussi comme Le Texte Minoritaire, le Texte Alexandrin, le Texte Néologique, le Texte Pollué, le Texte Catholique. Le Texte Reçu est nommé le Texte Majoritaire, car sa compilation représente la lecture contenue dans la vaste majorité des manuscrits grecs du Nouveau Testament qui sont présentement au-dessus de six mille. Cette majorité se nomme la famille des manuscrits Byzantins. Dernièrement une nouvelle source fut compilée de cette même famille qui se nomme le Texte Byzantin. A cause que cette nouvelle source est utilisée par les érudits pour s’opposer au Texte Reçu, nous n’utiliserons point cette désignation pour décrire le Texte Reçu dans ce document. Il faut préciser que le Texte Reçu n’est pas le Texte Majoritaire, Byzantin ou Traditionnel, mais que son contenu s’accorde avec la majorité des manuscrits, fragments, parchemins, citations des Pères, et Lexiques. Le Texte Byzantin est une nouvelle entreprise pour tenter de discréditer le Texte Reçu. En ce qui concerne le Texte Critique, celui-ci se nomme le Texte Minoritaire car sa compilation représente la minorité de tous les manuscrits grecs en existence. Provenant de la famille des manuscrits Alexandrins, ce texte se base particulièrement sur le Codex Vaticanus et le Codex Sinaïticus, deux des manuscrits les plus corrompus et défectueux. Le Nouveau Testament dans toutes nos Bibles françaises provient de ces deux sources. Du Texte Reçu nous avons la Bible d’Olivetan, la Bible de l’Épée, la Bible de Genève, la Bible Martin, et la Bible Ostervald. Toutes ces Bibles virent le jour entre 1535 et 1724, et furent ré-éditées et révisées plusieurs fois par après. Du Texte Critique nous avons la Bible de Jérusalem, la Bible Crampon, la Bible des Moines de Maredsous, la Bible Liénart, la Bible TOB, la Bible Synodale, la Bible Darby, la Bible Segond, la Bible N.E.G. ou Nouvelle Édition de Genève, la Bible à la Colombe, la Bible du Semeur, la Bible Bayard, la Bible en Français Courant, la Bible Traduction du Monde Nouveau, etc. Lorsqu’il est écrit dans la Préface d’une Bible « Traduit selon les Originaux », ceux-ci sont pour le Nouveau Testament soit le Texte Reçu ou le Texte Critique. Ils ne sont pas les originaux écrits de la main des apôtres ou des premiers disciples. Ceux-ci qu’on nomme les Autographes n’existent plus, nous en avons seulement que des copies. Le Texte Original du Nouveau Testament se retrouve donc dans les copies que nous avons dans la totalité des manuscrits grecs. A ceux-ci viennent s’ajouter les manuscrits en latin dont le nombre est au-dessus de huit-mille, en plus d’une multitude de manuscrits syriaques et autres en existence.

 

Pour la somme totale de son contenu, le Texte Reçu est complètement intégral, il n’y manque aucune partie, aucun mot, aucun versets, ni aucun paragraphes. Mais pour le Texte Critique, celui-ci est incomplet, il y manque plusieurs parties, plusieurs mots, plusieurs versets et plusieurs paragraphes. En ce qui concerne l’Inspiration, le Texte Reçu est entièrement inspiré dans toutes ses parties, mais en ce qui concerne le Texte Critique, celui-ci est inspiré dans la mesure que ses lectures s’accordent parfaitement avec le Texte Reçu, et dans la mesure de ses déviations il n’est aucunement inspiré. Pour ce qui est de la Préservation du texte, le Texte Reçu est préservé providentiellement de Dieu de génération en génération. Mais le Texte Critique est préservé par l’érudition et la science de l’homme dont les savants déterminent qu’elle est la Parole de Dieu pour nous. Il importe aussi de remarquer que les érudits de la Critique Textuelle, et la grande majorité des docteurs, théologiens, exégètes et pasteurs, ne croient aucunement en l’inspiration du Texte Reçu ni de leur propre Texte Critique. Pour eux, seulement les Autographes furent inspirés et libres d’erreurs, et vu que ceux-ci n’existent plus, il en advient que la validité de leur foi est basée sur une Bible fantôme qui n’est plus « utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, et pour instruire selon la justice » (2 Tim. 3 :16). Ils n’est donc pas surprenant qu’ils affirment que les copies des originaux, leurs traductions et versions, ne sont pas inspirés ni libres d’erreurs. Cette déviation malheureuse de la foi est causée par le fait qu’ils attribuent l’inspiration aux auteurs et non au texte, contrairement à ce que dit la Parole de Dieu : « Toute l’Écriture est divinement inspiré », et non « Tous les auteurs sont divinement inspirés ». L’inspiration se rapporte aux lettres (2 Tim. 3 : 15,16), et non à ceux qui les ont rédigés sous la direction de l’Esprit (2 Pi. 1 : 20,21). L’Écriture est la Parole vivante de l’Esprit de Christ qui habite dans les lettres de sa révélation unique, et pour cela nous pouvons dire que « Toute l’Écriture respire de Dieu ». De cette association organique engendrée par l’omniprésence de Christ, l’Écriture est déclarée être la Parole de Dieu. C’est la raison pour laquelle nous affirmons que le Texte Reçu est entièrement inspiré dans son contenu, ses copies, ses traductions et versions, et nous n’avons point honte de dire que nous avons encore aujourd’hui la Parole de Dieu entre nos mains dont le texte entier respire de sa Sainte-Présence.

 

Il est évident que nous ne pouvons avoir deux autorités pour notre foi, si l’une est vrai l’autre est fausse. Nous faisons donc face à deux différents christianismes, un qui proclame la Souveraineté de Dieu et l’autre la souveraineté de l’homme. Conséquemment, nous avons aussi deux différentes églises, deux différents évangiles, et deux différents Dieux.

 

CHAPITRE 2

L’ORIGINE DU TEXTE REÇU

Le Texte Reçu ou Textus Receptus (T.R.) est le nom donné au premier texte grec du Nouveau Testament imprimé en 1516. Le nom provient de l’œuvre des frères Bonaventure et Abraham Elzivir qui mentionnèrent dans leur édition de 1633 : « Textum ergo habes, nunc ab omnibus receptum » « Voici maintenant le texte reçu de tous ».

 

Sous la main gracieuse de Celui qui dirige et voit toutes choses du commencement à la fin, Désidérius Erasmus nommé Érasme de Rotterdam, le plus grand érudit de sa génération, plia le genoux et soumit sa grande puissance intellectuelle et toutes ses études laborieuses à la préparation d’une édition du Nouveau Testament Grec. Cette œuvre grandiose, une première dans l’histoire de la race humaine, fut imprimée à Basle en 1516, un an avant la Réforme Protestante. Elle fut accompagnée d’une traduction latine en parallèle dans laquelle Érasme avait corrigé les erreurs de la Vulgate Latine, la Bible officielle du Catholicisme. Ce fut un travail audacieux pour cette période de l’histoire. Il eut une grande consternation dans plusieurs régions contre cette innovation dangereuse. Son Nouveau Testament fut attaqué violemment, surtout des autorités religieuses qui s’écriaient : « Pourquoi est-ce que le langage des grecs schismatiques interférerait-il avec le Latin sacré et traditionnel ? Comment osé faire des améliorations à la traduction Vulgate ? ». Il y avait un collège à Cambridge, très fier de son caractère théologique, qui refusait d’admettre à l’intérieur de ses portes la moindre copie de ce Nouveau Testament. Mais l’éditeur put se réfugier sous le nom du pape Léo qui avait accepté que ce volume lui soit dédié. Il ne faut pas oublier que le Catholicisme Romain dominait fortement en cette période, et que la Réforme Protestante fut engendrée qu’une année après lorsque Martin Luther traduisit en Allemand le Nouveau Testament d’Érasme. Questionner la fidélité de la Vulgate Latine fut un crime magistral aux yeux de l’Église Catholique Romaine. Mais la Vulgate fut détrônée et ne pouvait plus demeurer l’autorité absolue et exclusive, le Grec lui était grandement supérieur, non seulement à cause de son antiquité mais aussi à cause de son Texte Original. A ce temps, Érasme était à la tête de plusieurs érudits et hommes de lettres. Il jouissait de l’estime du pape, de plusieurs prélats, et des chefs les plus importants de l’Europe. Réfugié derrière un tel bouclier, il était en complète sécurité, et il en était pleinement conscient, il alla ainsi d’avant avec son œuvre grandiose. Érasme avait reçu plusieurs offres alléchantes de pensions et de promotions, mais son amour pour ses labeurs intellectuels le porta à préférer une pauvreté modeste qui lui donnait une parfaite liberté. En 1516, il habita à Basle, où ses œuvres littéraires furent imprimées par Froben, et il travaillait diligemment dans la correction des épreuves éditoriales de toutes ses œuvres classiques. Mais l’œuvre particulière à laquelle le Seigneur l’avait appelé et équipé pour accomplir, fut son Nouveau Testament Grec. Ainsi il fit pour le Nouveau Testament ce que Reuchlin avait fait pour l’Ancien. Désormais les érudits et les théologiens purent lire la Parole de Dieu dans la langue originale qu’elle fut écrite, et successivement ils purent reconnaître la pureté des doctrines de la Réforme. Reuchlin et Érasme donnèrent la Bible authentique aux érudits, et Luther la donna au peuple.

 

Érasme de Rotterdam

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Au seizième siècle, Érasme était le géant intellectuel de l’époque. Il travaillait incessamment, visitant des librairies, cherchant dans chaque recoin et dans chaque cachette ce qui était profitable à son travail. Il collectionnait et comparait constamment plusieurs œuvres, écrivant et publiant sans cesse livres après livres. L’Europe fut bouleversée d’un bord à l’autre par ses livres dans lesquels il exposait l’ignorance des moines, les superstitions de la prêtrise, et la bigoterie et l’enfantillage de la religion de ce jour. Il classifia les manuscrits grecs et lu les écrits des Pères à profusion. Mais c’est la coutume de nos jours de ceux qui s’opposent et détestent la pureté des enseignements du Texte Reçu, de se moquer et de discréditer Érasme et son Nouveau Testament Grec. Aucune perversion n’est trop grande pour mépriser son œuvre qui se fit sous la providence de Dieu. Pourtant l’Europe fut à ses pieds. A maintes reprises le roi d’Angleterre lui offrit la position de son choix dans son royaume, et cela à son propre prix. L’empereur de l’Allemagne fit de même. Le pape même voulu en faire un cardinal. Mais il refusa toutes ces choses, ne voulant pas compromettre sa conscience. En fait, s’il l’avait désiré, il aurait pu devenir pape. La France et l’Espagne cherchèrent à en faire un citoyen de leur domaine, et la Hollande l’acclama comme son résident le plus distingué. Lorsque son Texte Reçu du Nouveau Testament Grec fut imprimé pour la première fois, tous purent reconnaître la grande valeur de cette œuvre qui, pour au-dessus de quatre-cent ans, détenait la position dominante dans les traductions de la Bible. Il fut traduit en Allemand, en Anglais, en Français, en Espagnol, en Italien, en Portugais, bref, en presque toutes les langues de l’Europe. Les critiques, dont aucun n’est chrétien réel, tentèrent obstinément de discréditer les manuscrits grecs qu’il utilisa, mais les ennemis d’Érasme et du Texte Reçu eurent de grandes difficultés à maintenir leurs attaques contre la pure Parole de Dieu. Dire que le Texte Reçu est la pure Parole de Dieu complètement inspirée et gardée sous sa providence divine et souveraine, irrite leur esprit au plus haut point. Une telle affirmation n’est point acceptable, elle est une insulte à leur intelligence. Refusant avec véhémence d’acquiescer à la lumière que Dieu répandait sur les peuples enténébrés, ils préférèrent reconstruire la Parole de Dieu à leur façon et à leur gré pour ne point perdre face et que l’accréditation de leur érudition soit disgraciée et dénigrée. Ainsi vit le jour le Texte Critique ou Texte Néologique dans le but précis de détrôné le Texte Reçu, de le faire chuter de sa position de grâce. Ce fut comme si Christ avait été crucifié une autre fois par l’arrogance et la folie des hommes. Mais puisque le Texte Reçu est la pure Parole de Dieu, il convenait qu’il en soit ainsi afin qu’il ressuscite d’entre les lettres mortes du Texte Minoritaire de l’érudition chimérique de ses ennemis. De nos jours, plus que jamais, le Texte Reçu resurgit de nouveau parmi les peuples francophones comme «une lumière qui brille dans les ténèbres», portant le sceau de Dieu qu’aucun homme ne peut défaire. La résurgence et popularité de la Bible Martin, de la Bible de Genève, de la Bible Ostervald, et de la Bible de l’Épée, en est l’évidence indéniable. Le Texte Reçu est celui qui est reçu de tous les élus; le Texte Critique est celui qui est accepté de tous les réprouvés. La différence entre les deux est que «recevoir» est un verbe passif qui implique la démission et la soumission à la Souveraineté de Dieu; tandis que «accepter» est un verbe actif qui implique la révolte et l’agitation de la souveraineté de l’homme. Mais comme l’apôtre Paul déclare à tous ceux que Dieu a choisis d’entre ce monde de rébellion : «C’est pourquoi aussi, nous ne cessons de rendre grâce à Dieu de ce que, recevant de nous la Parole de Dieu que nous prêchons, vous l’avez reçu, non comme une parole des hommes, mais ainsi qu’elle l’est véritablement, la Parole de Dieu, laquelle aussi agit avec efficacité en vous qui croyez» (1 Thess. 2 :13). Or, nous adorons et croyons au seul Dieu, qui est Souverain sur toutes choses, particulièrement sur sa Parole; et en un seul Roi qui est l’autorité suprême sur toutes choses, à savoir Jésus-Christ qui, par sa Sainte-Présence, demeure en nos cœurs et en sa Parole Vivante qui est le Texte Reçu.

 

CHAPITRE 3

LE TEXTE REÇU ET LA PROVIDENCE DE DIEU

Érasme examina des centaines de manuscrits, mais en utilisa seulement quelques-uns, car dans toute la masse des manuscrits grecs, ceux qu’il sélectionna pour compiler son Nouveau Testament Grec, représentèrent, avec quelques variations, le texte général ou Texte Traditionnel qui se trouve dans l’ensemble de tous les manuscrits. Quoique ceux-ci ne sont pas tous identiques, les variations qui s’y trouvent sont mineures et superficielles dans le genre de texte unique qu’ils représentent. En comparant soigneusement les évidences et en sélectionnant avec sagesse son matériel sous la providence de Dieu qui le guidait, Érasme confirma la direction divine qui mit à la lumière le Texte Authentique de la Parole de Dieu. Il est vrai qu’il n’avait pas accès à tous les manuscrits que nous avons de nos jours. Des centaines de nouveaux manuscrits furent découverts depuis la compilation du Texte Reçu, qu’Érasme et aucun Réformateur n’ont jamais vus. Considérant aussi que la science moderne de l’informatique contribue grandement à l’étude et à la comparaison de tout ce matériel, il est étrange de voir que toutes nos nouvelles découvertes supportent en grande majorité les lectures du Texte Traditionnel sélectionnées par Érasme, quatre-cent quatre-vingt neufs ans après sa première parution. En plus, considérant toute la complexité et les énormes difficulté de tout ce travail qui est impossible à un seul homme, qui ne peut voir l’intervention de Dieu dans tout ceci, afin que nous puissions avoir sa Parole intégrale qu’il nous a préservé et destiné. Mais il est vrai que même avec toute la science que nous possédons de nos jours, que nous ne pouvons encore rendre la vue à un aveugle. Ainsi il va toujours avoir des obstinés qui s’opposent à la providence souveraine de Dieu, croyant qu’ils sont maître de leur propre destin lorsqu’ils ne sont même pas en contrôle de leur propre souffle qui donne la vie à leur corps. Ce vieux dicton s’avère de plus en plus vrai dans ce domaine : «On peut amener une mule à l’eau, mais on ne peut la faire boire». Les mules sacrées de la Critique Textuelle persistent dans leurs égarements et induisent en erreur des milliers de gens, mais ils finiront par se noyer dans l’eau pure qu’ils refusent de boire, car «la pierre maîtresse que Dieu a posé, et qu’ils ont rejeté, est celle qui les écrasera» (Matt. 21 :42; Marc 12 :10,11 : Luc 20 :17,18).

 

Érasme traduisit le Grec en une version latine en 1505-1506, et il produisit par après cinq différentes éditions de son Nouveau Testament Grec en lesquelles il y avait un nombre d’améliorations et de corrections. Son édition de 1516 fut dédiée au pape Léo X; celle de 1519 fut une révision du Grec et du Latin; celle de 1522 est notable par son ajout de 1 Jean 5 :7; celle de 1527 était en trois colonnes, le Grec, la Vulgate, et une traduction en Latin produite par Érasme; et dans la dernière de 1535, il avait enlevé la Vulgate. Lorsqu’il vint habiter à Basle en juillet 1515, pour débuter son travail sur sa première édition du Texte Reçu, Érasme découvrit cinq manuscrits grecs du Nouveau Testament parés pour son utilisation. Ils sont désignés par les numéros suivant : « 1 », un manuscrit du 11ie siècle qui contenait les Évangiles, les Actes et les Épîtres; « 2 », un manuscrit du 15ie siècle qui contenait les Évangiles; « 2ap », un manuscrit du 12ie-14ie siècle qui contenait les Actes et les Épîtres; « 4ap », un manuscrit du 15ie siècle qui contenait les Actes et les Épîtres; et « 1r », un manuscrit du 12ie siècle qui contenait l’Apocalypse.

 

Texte d'Érasme de Rotterdam

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Le fait que le Texte Reçu fut basé seulement sur quelques manuscrits tardifs découverts par Érasme à Basle, est la chose qui lui est la plus reprochée. Selon la critique du naturalisme, ceci n’était qu’une malheureuse coïncidence. Mais ceux qui détiennent une telle attitude indiquent par cela qu’ils n’ont aucune foi dans la providence de Dieu, et qu’ils ne croient aucunement à sa Souveraineté ni en sa Toute-Puissance. Lorsque nous regardons cette circonstance dans une juste perspective, nous ne pouvons que voir le plan divin derrière tous les évènements qui se sont déroulés, et qui engendrèrent la Réforme et les doctrines de la grâce de la T.U.L.I.P.E. divine. Le texte publié par Érasme n’était pas le sien, mais fut tiré virtuellement sans modifications des manuscrits que Dieu avait placés providentiellement à sa disposition. Érasme n’était pas maître de la situation, tout ce qui se produisit arriva comme Dieu l’avait déterminé pour la gloire de son nom. Par coïncidence ou plutôt par Dieucidence, ces manuscrits furent du type traditionnel de la famille Byzantine, et ce fut cette Dieucidence qui déclencha la Réforme et nous donna la Bible en notre langue. Les chrétiens francophones modernes n’ont aucune idée, pour la grande part, de l’importance capitale de ceci. En fait, il est triste de voir que la majorité ne connaissent rien de l’origine de leur Bible qui est la source de leur foi, ni rien ou très peu de la Réforme qui a fait pénétrer la lumière de la vérité dans les cœurs troublés. Sans le Texte Reçu et sans la Réforme nous serions encore sous la domination tyrannique du Catholicisme, nous n’aurions pas la Bible entre nos mains, et nous ne connaîtrions rien de nos droits et libertés dont nous jouissons présentement dans nos nations modernes, car celles-ci n’auraient jamais vu jour. Il est grand temps que nous cessions de négliger notre patrimoine spirituel, et que nous le défendions à tous prix contre le Texte Critique, ses traductions et versions qui sont qu’une approximation de la Parole de Dieu, conçue dans le but spécifique pour diluer la foi et pervertir la vérité.

 

Dieu œuvre providentiellement à travers des êtres humains pécheurs et faillibles, et ainsi sa direction providentielle a ses côtés divin et humain. Ces éléments humains furent très évidents dans la première édition du Texte Reçu en 1516. Pour une chose, le travail fut tellement hâtif que le texte fut défiguré par un grand nombre d’erreurs typographiques. Ces fautes d’imprimerie furent toutefois corrigées par Érasme lui-même dans ses éditions successives, et par plusieurs autres éditeurs qui suivirent et qui avaient à cœur cette œuvre majestueuse. Elles ne sont donc pas un facteur qui doit être pris en considération pour donner une juste estimation de la valeur magistrale du Texte Reçu.

 

La chose pour laquelle Érasme fut critiqué sévèrement était sa manière d’agir avec le dernier chapitre de l’Apocalypse. Son manuscrit, « 1r », avait été mutilé vers la fin du texte et les versets 16 à 21 du chapitre 22 furent perdus. En plus, son texte dans d’autres endroits fut difficile à distinguer des commentaires d’André de Césarée dans lesquels il fut inséré. Érasme rectifia cette déficience de son manuscrit en retraduisant la Vulgate Latine en Grec. Dans sa quatrième édition de son Nouveau Testament Grec en 1527, il corrigea beaucoup de cette traduction qu’il avait fait à partir du Latin, en faisant une comparaison avec la Bible Multilingue (Complutensian Polyglot) que le cardinal Ximènes d’Espagne fit paraître en 1522. Mais par inadvertance, il en oublia une certaine partie qui fut, en toute probabilité, corrigée plus tard par soit Estienne ou Théodore de Bèze, qui firent plusieurs éditions du Texte Reçu sur la base de quelques manuscrits supplémentaires qu’ils purent se procurer selon la providence de Dieu. Évidemment les érudits de la Critique Textuelle naturaliste et leurs adeptes ne manquèrent point d’attaquer Érasme et le Texte Reçu pour cette indiscrétion qu’ils déclarèrent inacceptable. Mais ils se refusent eux-même de mentionner que leur propre Texte Critique ou Néologique est basé sur un Codex défectueux, le Codex Vaticanus, d’où nous voyons dans son Nouveau Testament qu’il y manque «Matt. 16 :2,3; Marc 16 :9-20 où se trouve une espace libre qui indique que ces versets furent retranchés; Rom. 16 :24; les Épîtres de 1 et 2 Timothée au complet, ainsi que celle de Tite; Héb. 9 :15 à 13 :25; et tout le livre de l’Apocalypse. Ils tentèrent de rectifier ces défectuosités avec le Codex Sinaïticus qui contient un texte corrompu et qui donne l’évidence d’altérations de la main de dix différents scribes. Non mieux que le premier, nous voyons dans le Nouveau Testament de celui-ci qu’il y manque «Matt. 16 :2,3; Marc 16 :9-20 où lui aussi contient une espace libre montrant que ces versets s’y trouvèrent mais furent enlevés; Jean 5 :4; 8 :1-11; Actes 8 :37; Rom. 16 :9-20; 1 Jean 5 :7; et une douzaine d’autres versets. Il s’ensuit que pour compléter leur Texte Critique, qu’ils durent emprunter des lectures au Texte Reçu, ce qui servit à dissimuler leur intentions de falsifier la Parole de Dieu. Les évidences de ceci se voient surtout dans la Bible Darby qui a pour base ce Codex découvert dans les ordures du monastère Sainte Catherine, situé aux pieds du mont Sinaï, où les moines s’en servirent pour allumer leur feu. Les notes de bas de page de cette Bible indiquent clairement qu’elle suivait le Texte Reçu avant cette découverte, mais qu’elle retrancha un grand nombre de ses lectures pour accommoder ce Codex pollué et défectueux qu’elle prétend supérieur à celui que Dieu nous a préservé par sa providence divine dans la grande majorité des anciens manuscrits. Aussi nous voyons dans la Bible Segond, dont le Nouveau Testament est basé sur le Codex Vaticanus, que celle-ci n’avait pas le choix d’emprunter les lectures du Texte Reçu pour combler ses lacunes. Elle indique cela par des mots et des passages comme Marc 16 :9-20 et Jean 8 :1-11 qu’elle place entre [crochets] pour montrer qu’ils ne font point partie de son texte original basé sur les plus anciennes duperies. Les lecteurs non conscients de cela sont dupés instantanément croyant que la Segond est une Bible fidèle. En fait, la Segond contient au moins 177 altérations qui falsifient le sens de l’original, et il existe environs 300 divergences entre elle et le Texte Reçu dont certaines sont plus sérieuses que d’autres. Le Nouveau Testament du Vingtième Siècle, édition anglaise, traduction officielle et directe du Texte Critique des apostasiés Westcott et Hort, la pire profanation et mutilation de la Parole de Dieu en existence, est plus honnête dans sa présentation du texte que la Bible Darby, la Bible Segond, et toutes les versions modernes de la Bible. Au moins nous ne retrouvons pas dans ce Nouveau Testament des passages comme Jean 8 :1-11 et plusieurs autres, car ils furent complètement enlevés.

 

Ceux qui se concentrent sur ces facteurs humains dans la compilation et révision du Texte Reçu d’Érasme de Rotterdam, la rectification de son manuscrit et son indiscrétion dans la correction partielle de sa traduction, négligent encore une fois la providence de Dieu, du Dieu Tout-Puissant en qui ils prétendent croire. Dieu avait établit un temps limite pour la parution du Texte Reçu, car un an après la Réforme fut déclenchée dans la ville de Wittenberg par Martin Luther. Il fut extrêmement important que le Nouveau Testament Grec soit publié premièrement dans une forteresse future du Protestantisme, plutôt qu’en Espagne qui fut la terre de l’Inquisition Papale.

 

CHAPITRE 4

LES AJOUTS DANS LE TEXTE REÇU

Le Dieu qui nous amena d’une manière sécuritaire le Nouveau Testament à travers la période des manuscrits médiévaux et anciens, n’hésita en aucune façon lorsque vint le temps de transférer le texte de sa Parole sur la page imprimée moderne. Comme il fut dit antérieurement, le Texte Reçu et le Texte Byzantin ou Traditionnel, sont virtuellement identique. Toutefois ils diffèrent en quelques endroits. Le fait que le Texte Byzantin contienne certaines lectures qui ne se trouvent point dans le Texte Reçu, en a poussé quelques-uns à mettre l’emphase sur le Texte Traditionnel comme représentant plus précisément le Texte Original que le Texte Reçu. Il importe donc de spécifier de nouveau que le Texte Reçu n’est pas le Texte Byzantin, mais qu’il représente la majorité des lectures contenues dans le Texte Traditionnel. Il faut souligner le fait indéniable et capital que le Texte Reçu est celui qui fut choisi de Dieu pour déclencher la Réforme, et non le Texte Byzantin. Cela dit, il est évident que le Texte Reçu contient lui aussi des lectures qui ne se trouvent point dans la masse des manuscrits de la famille Byzantine.

 

- LECTURES DE LA VULGATE DANS LE TEXTE REÇU

Ce n’est pas un secret qu’Érasme, influencé par l’usage du Latin dans l’Église qu’il grandit depuis sa jeunesse, suivit parfois le texte de la Vulgate Latine plutôt que le Texte Grec Traditionnel qu’il avait devant lui. Mais, est-ce que les lectures du Latin qu’Érasme introduisit dans le Grec sont nécessairement fausses? Aucun croyant sérieux qui étudie la Bible ne ferait une telle affirmation, car le sujet est irréaliste et complètement ridicule. Il est entièrement impossible que la providence divine, qui nous préserva le texte du Nouveau Testament durant la longue période des manuscrits, flanche à la dernière minute lorsque le texte fut introduit sur les presses de l’imprimerie. Puisque le Texte Reçu est le texte du Nouveau Testament qui nous fut préservé par la divine providence, il en advient que les lectures spécifiques de la Vulgate Latine qui y furent introduits, furent les lectures authentiques de l’Autographe Original qui furent préservés dans les manuscrits latins, utilisés particulièrement par l’Église Italique (Ac. 10 :1; Héb. 13 :24) d’où vient précisément l’Église Vaudoise. Il est très bien reconnu que les Autographes Originaux furent traduits en vieux latin des manuscrits en provenance d’Antioche vers l’an 160 dans une version qui se nomme la Vestus Itala, et que Jérôme tenta de modifier cette version dans sa Vulgate Latine pour la rendre conforme aux textes pollués d’Alexandrie compilé par Origène dans son Hexapla où il rédigea la Septante Grec. La tentative de Jérôme ne fut pas entièrement couronnée de succès, et depuis il demeure dans la Vulgate Latine des lectures originales qui ne furent point altérées ni retranchées. Il n’y a aucun doute qu’Érasme fut guidé par la providence de Dieu dans sa sélection des lectures contenues dans la Vulgate Latine pour qu’elles soient incorporées dans le Texte Reçu. Ainsi Dieu corrigea le peu d’irrégularité d’importance qui demeurait encore dans la majorité des manuscrits du Texte Traditionnel. Ce fut vraiment la providence spéciale de Dieu que le Texte Grec du Nouveau Testament fut premièrement imprimé non dans l’Est, mais en Europe de l’Ouest, où l’influence et l’usage du Latin furent considérables. Ainsi la parution du Texte Reçu ne fut point un accident ou une coïncidence, ni un recul, mais un pas d’avant dans la préservation providentielle du Texte Original du Nouveau Testament.

 

Les suivantes sont les lectures les plus reconnues de la Vulgate Latine qui furent placées dans le Texte Reçu sous la direction de la providence de Dieu, et ainsi elles doivent être retenues car elles portent le sceau de Dieu. Comme vous remarquerez, plusieurs de ces lectures se trouvent aussi dans les versions de la Bible dont le Nouveau Testament provient du Texte Critique. Elles sont généralement placées entre [crochets] dans le texte de ces versions:

 

  • Matt. 10 :8 - «ressuscitez les morts».

  • Matt. 27 :35 - «afin que ce qui a été dit par le prophète s’accomplit : Ils se sont partagé mes habits, et ils ont tiré ma robe au sort».

  • Jean 3 :25 - «Or, il y eut une dispute entre les disciples de Jean et les Juifs, touchant la purification».

  • Ac. 8 :37 - «Et Philippe lui dit : Si tu crois de tout ton cœur, cela t’est permis. Et il dit : Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu».

  • Ac. 9 :5 - «il te serait dur de regimber contre les aiguillons».

  • Ac. 9 :6 - «Alors, tout tremblant et effrayé, il dit : Seigneur, que veux-tu que je fasse? Et le Seigneur lui dit :».

  • Ac. 20 :28 - «l’Église de Dieu».

  • 1 Jean 5 :7 - «Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, la Parole, et le Saint-Esprit, et ces trois-là sont un».

 

- L’INSERTION DES TROIS TÉMOINS CÉLESTES

Le passage de 1 Jean 5 :7 qui constitue l’ajout des trois témoins célestes, est la lecture la plus célèbre de la Vulgate Latine insérée dans le Texte Reçu. Cette insertion particulière, qui engendra une grande controverse, doit être reçue par la foi comme étant authentique et légitime. Comme il fut mentionné précédemment, la compilation du Texte Reçu contient un aspect divin et un aspect humain, tout comme la Réforme Protestante ou n’importe quelle œuvre de la providence de Dieu. Lorsque nous considérons l’insertion des trois témoins célestes, nous voyons ces deux aspects à l’œuvre. Dans l’aspect divin, Dieu dirigea Érasme sous sa divine providence à sélectionner cette lecture de la Vulgate Latine et à l’insérer dans le Texte Reçu. Dans l’aspect humain, nous voyons qu’Érasme n’ajouta pas les trois témoins célestes dans la première édition de son Nouveau Testament Grec de 1516, sous la base que cette lecture se trouvait uniquement dans la Vulgate Latine et non dans aucun manuscrits grecs connus de ce temps. Mais pour réconforter les cris d’indignations qui s’élevèrent, il déclara qu’il était pour ajouter ce passage si on pouvait lui présenter un seul manuscrit Grec qui la contenait. Lorsqu’un tel manuscrit fut découvert peu après, il inséra ce passage controversé dans sa troisième édition de 1522, et ainsi cette lecture trouva une place permanente dans le Texte Reçu. Le manuscrit utilisé pour renverser sa position semble être le numéro «61», un manuscrit du 15ie ou 16ie siècle qui se trouve maintenant au «Trinity College» dans la ville de Dublin en Irlande. Plusieurs critiques croient que ce manuscrit fut écrit à Oxford vers 1520 dans le but spécifique de renverser la décision d’Érasme, ce qu’Érasme lui-même suggéra dans ses notes. Mais la lecture des trois témoins célestes ne se trouve point uniquement dans ce manuscrit suspect de ce temps, il se trouve aussi dans le Codex Ravianus, dans la marge du manuscrit «88», et dans celui du manuscrit «629». Même si l’évidence de ces trois manuscrits n’est pas regardé comme suffisante par les critiques sceptiques, six autres manuscrits furent découverts qui contiennent le passage des trois témoins célestes, le «61», le «88mg», le «429mg», le «629», le «636mg», et le «918». En plus, il fut confirmé par après que ce passage se retrouve aussi dans le «634mg», dans «omega 110, 221, et 2318», dans les lectionnaires «-60» et «173», ainsi que dans les écrits de quatre Père de l’Église : Tertullien, Cyprien, Augustin, et Jérôme. Ceci est amplement d’évidences pour démontrer que le passage des trois témoins célestes est authentique. Plusieurs passages furent reconnus comme authentiques sur la base de moins de preuves que ceci. Plus les recherches se poursuivent dans l’étude des anciens manuscrits, plus il se trouve d’évidences que ce passage controversé des trois témoins célestes dans 1 Jean 5 :7 provient des Autographes. Ainsi, quoique fut la cause de son insertion dans le Texte Reçu, en dernière analyse nous pouvons être complètement assurés que ce ne fut pas une duperie conçue dans le but de tromper les enfants de Dieu, mais que ce passage fut ajouté sous la direction infaillible de la providence de Dieu et qu’il doit être retenu et reçu comme faisant partie du Texte Original des Autograpĥes. La providence et les évidences témoignent de son authenticité.

 

Au niveau des manuscrits en Latin, l’évidence pour l’existence primitive du passage des trois témoins célestes se trouve dans une multitude de versions latines, et dans les écrits des Pères de l’Église Latine. Il fut confirmé par Scrivener en l’an 1883, que ce passage fut cité par Cyprien en l’an 250. Aussi, incontestablement, ce passage se retrouve dans les écrits de deux évêques espagnols du 4ie siècle, Priscillien et Idacius Clarus, qui eurent la tête tranchée par l’empereur Maximus. Au 5ie siècle, ce passage fut cité par plusieurs écrivains orthodoxes de l’Afrique qui montèrent une défensive pour la doctrine de la Trinité. Vers la même période, il fut cité par Cassiodorus en Italie. Ce passage se trouve aussi dans le manuscrit «r», un manuscrit en vieux latin du 5ie siècle, et dans le Speculum, un traité qui contient le texte en vieux latin. Toutefois il ne fut pas inclus dans l’édition originale de la Vulgate Latine de Jérôme, mais fut ajouté dans son texte vers l’an 800 à partir des manuscrits en vieux latin qui datent avant la Vulgate. Il se trouva par après dans la grande masse des manuscrits de la Vulgate Latine. Donc, sur la base des évidences externes, nous voyons que ce passage disparu d’une manière mystérieuse du texte des manuscrits en Grec pour être préservé dans le Latin. Les érudits réprouvés de la Critique Textuelle Néologique qui refusent l’authenticité de ce passage, déclarent qu’il est l’interpolation d’une interprétation trinitaire de 1 Jean 5 :8. Mais leur point de vue est invalide par le fait que la formule populaire de la Trinité est «le Père, le Fils, et le Saint-Esprit», et non «le Père, la Parole, et le Saint-Esprit» comme l’atteste 1 Jean 5 :7 qui, par son unité des trois témoins célestes contredit la division de Dieu en trois personnes. Ceci est un fait remarquable qu’il ne faille point oublier, car pourquoi un tel passage serait-il inclus dans les manuscrits en Latin de l’Église Latine s’il n’était pas authentique, car il défait sa théologie trinitaire ontologique et sûrement il aurait été enlevé des manuscrits de la Vulgate Latine à cause de cela. Nous réalisons ainsi pourquoi Érasme hésita un instant avant d’ajouter ce passage qui contredit la foi trinitaire dans laquelle il fut éduqué depuis sa jeunesse, et pourquoi ce passage engendra une si grande controverse non seulement au niveau du Catholicisme qui le retrancha de ses versions modernes, mais aussi du Protestantisme qui fait de même. En fait, de nos jours, presque tout le Protestantisme s’est prostitué au Catholicisme par le truchement de l’œcuménisme qui supporte fortement le Texte Critique, et dont le pire ennemi est le Texte Reçu qu’ils ont en aversion.

 

La raison principale pour laquelle 1 Jean 5 :7 se trouve dans peu de manuscrits en Grec, quoiqu’il s’en découvre de plus en plus, se rapporte à l’hérésie du Sabellianisme entre les années 200-270. Sabellius avait repris le Modalisme Patripacien de Noët et Praexas en y ajoutant le Saint-Esprit. Le Modalisme enseignait que le Père et le Fils étaient identique, une seule Personne, mais selon Sabellius ces modes d’existences étaient consécutifs et intérimaires. Selon ce concept, Dieu existait en tant que Père, mais lorsqu’il devint Fils, il cessa d’être Père; de même le Fils, lorsqu’il devint le Saint-Esprit, cessa d’être Fils. Ceci avait pour effet d’annuler l’existence éternelle du Fils de Dieu et de renier sa divinité. Cette attaque dangereuse à la divinité éternelle du Seigneur Jésus-Christ dans son caractéristique éternel de Fils, fit que le passage des trois témoins célestes de 1 Jean 5 :7, de par son unité des caractéristiques personnels de Dieu, ne fut plus favorisé par les chrétiens orthodoxes qui divisaient Dieu en trois personnes distinctes. Ainsi on remplaça une hérésie par une autre. Puisque l’Orthodoxie avait la suprématie dans l’Église Grecque de l’empire Byzantin, le passage de 1 Jean 5 :7 fut considéré comme un ajout hérétique du Sabellianisme et supprimé des manuscrits grecs alors existants. Il en advient que ces manuscrits mutilés furent recopiés graduellement pour former la masse des manuscrits Byzantins, mais que la lecture authentique fut préservée dans la lignée des manuscrits latins. Cette succession latine débuta avec la Vestus Itala à la Vulgate Latine, jusqu’à la version latine utilisée par Érasme. Même que nous retrouvons 1 Jean 5 :7 dans la version Knox de la Vulgate Latine de 1963, qui contient une note de bas de page disant : «Ce verset ne se trouve point dans aucun bon manuscrit Grec, mais les manuscrits latins ont probablement préservé le bon texte». Mais comme nous avons vu, il est hors de toutes probabilités que les manuscrits latins ont préservé le texte authentique. Plusieurs attribuent le manque de ce passage à une omission malheureuse due à l’indiscrétion des copistes, mais une crise théologique semble plutôt à l’origine de son exclusion, car seulement un conflit majeur comme celui engendré par le Sabellianisme, aurait pu être la cause que des scribes orthodoxes sans scrupules l’auraient retranché pour protéger leur doctrine de la Trinité Ontologique. C’est la raison pour laquelle ce passage fut préservé dans les textes latins de l’Afrique du Nord et de l’Espagne, où l’influence du Sabellianisme se faisait moins ressentir. Quoique la vaste majorité des manuscrits grecs représentent fidèlement le Texte Original inspiré, le texte des manuscrits latins préserva sous la providence de Dieu plusieurs lectures des Originaux dont le passage de 1 Jean 5 :7 en fait partie. Il est donc hors de tout doute que ce passage est authentique et entièrement inspiré de Dieu qui l’a protégé et gardé pour nous sous sa divine providence.

 

 

 

-LES DIFFÉRENTES ÉDITIONS DU TEXTE REÇU

Le lecteur attentif s’apercevra qu’il existe des différences mineures entre le Nouveau Testament de la Bible Martin et celui de la Bible Ostervald dont les deux sont basé sur le Texte Reçu. Nous ne parlons point ici des différences de traductions qui sont nécessaires pour éclaircir le texte du à la flexibilité de la langue. Celles-ci sont légitimes, car un mot dans l’original porte généralement plusieurs significations comme il est ainsi dans notre langue. Par exemple, le mot «hypocrisie» peut être traduit dans différents contextes par des termes connexes comme «Affectation, déloyauté, dissimulation, duplicité, fausseté, fourberie, tromperie», chacun d’eux représentant fidèlement le terme original. La traduction n’affecte aucunement l’inspiration, elle donne simplement aux termes originaux des expressions plus précises en utilisant des mots variés qui se basent tous sur le sens original dans ses différentes applications. Puisqu’un mot peut avoir différentes significations, une traduction est inspirée dans la mesure que ces mots représentent la vérité dans un contexte donné. Ainsi un traducteur peut traduire un mot d’une telle façon dans une Bible et un autre traducteur peut traduire le même mot d’une différente façon dans une autre Bible. Les deux sont la traduction d’un même mot original et peuvent ainsi représenter différents aspects d’une même vérité et donner différentes profondeurs au sens original. Les deux sont inspiré dans la mesure de leur exactitude au sens réel et original. Qu’une personne soit d’accord ou non avec les termes utilisés par un traducteur n’enlève rien à leur inspiration, car ce n’est point le rédacteur qui est inspiré mais les lettres (2 Tim. 3 :15,16). L’Esprit de Christ habite dans les lettres qui forment des mots, dans des mots qui forment des concepts, et dans des concepts qui forment des doctrines. La Bible est le Temple de Dieu, un temple construit de mots en lequel habite l’Esprit de sa Sainte-Présence. Ceux qui refusent de reconnaître l’inspiration d’une traduction ou qui disent qu’aucune traduction est parfaite, n’ont aucune notion de l’inspiration ni de la perfection ou manquent d’en comprendre la profondeur de la signification. Selon eux rien n’est parfait en ce monde et ainsi la Bible même serait imparfaite, et de cela Christ lui-même serait imparfait. Ils négligent que Dieu n’est pas limité par les défauts du langage humain ni par les faiblesses d’un traducteur, et que sa Parole demeure inspirée ou vivante dans les différentes expressions utilisées pour l’exprimer. Le mot «perfection» n’implique pas nécessairement un état d’être d’une pureté et sainteté sublime et inaccessible en ce monde, car il porte la notion aussi de «ce qui est complet ou intégral», comme dit le Dictionnaire Larousse : «de ce qui représente toutes les caractéristiques propres à sa catégorie, à son espèce». Il ne faut pas oublier que dans la traduction il existe toujours deux facteurs, divin et humain, et qu’un traducteur est dirigé dans la sélection des termes appropriés selon son arrière plan théologique et social, selon le contexte historique, et selon la flexibilité du langage. Ces choses n’enlèvent rien à l’inspiration et à la perfection des Saintes-Écritures, plutôt elles affirment que la Parole de Dieu est vivante et qu’elle s’adapte au langage humain afin d’être comprise des hommes dans leurs contextes culturels. Là où l’inspiration est affectée est dans les divergences qui se trouvent entre le Texte Reçu et le Texte Néologique.

 

Texte d'Estienne

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Une des différences la plus remarquable entre ces deux versions de la Bible se trouve dans Actes 16 :7 où nous voyons que la Martin porte la lecture «l’Esprit de Jésus» et l’Ostervald porte «Esprit» seul. Ces différences sont occasionnées par le fait qu’il existe vingt-huit différentes éditions du Texte Reçu publiées par cinq différents hommes, et aussi par le fait que les éditions finales et officielles de Scrivener de 1894-1902, n’existaient point lors de la parution de ces deux versions de la Bible des Réformateurs francophones. Comme nous avons vu précédemment, Érasme publia cinq différentes éditions du Texte Reçu : 1516, 1519, 1522, 1527, et 1535. Le grand éditeur et imprimeur, Robert Estienne, connu sous le nom latin de Stéphanus, fut le premier à introduire la division du Nouveau Testament en versets. Il publia quatre différentes éditions du Texte Reçu Grec. Les deux premières apparurent en 1546 et 1549. La troisième, publiée en 1550, fut la première édition du Nouveau Testament Grec qui contenait une liste des lectures variées. Estienne utilisa 15 manuscrits supplémentaires dans cette édition dont un fut le Codex de Bezae. Une nouvelle édition fut publiée aussi en 1551, mais ce fut celle de 1550 qui fut fréquemment ré-imprimée et qui devint l’édition générale du Texte Reçu jusqu’à l’apparition de celles de Scrivener. Cette édition de 1550 fut connue comme l’Édition Royale. Par après, Théodore de Bèze, collaborateur du grand Réformateur francophone, Jean Calvin, publia dix éditions du Texte Reçu Grec, la dernière apparaissant après sa mort. Les éditions «en folio» apparurent en «1565, 1582, 1588, et 1598. Les éditions en «octavio» parurent en «1565, 1567, 1580, 1590, et 1604». Bèze fut donné des Vaudois de très anciens manuscrits qu’il utilisa dans ses éditions du Texte Reçu, et confondit le monde avec le Texte Authentique des apôtres. Les frères Bonaventure et Abraham Elzévir produisirent sept éditions du Texte Reçu Grec. Ce fut de leur deuxième édition que nous avons le nom de «Texte Reçu», désignation qui fut adoptée pour décrire toutes les différentes éditions du Nouveau Testament Grec basé sur le Texte Traditionnel de la famille des manuscrits Byzantins, compilés sous la providence de Dieu par Érasme de Rotterdam. Finalement, F.H.A. Scrivener, collaborateur du célèbre champion du Texte Traditionnel, J.W. Burgon, deux des plus grands défenseurs qui combattirent directement contre les fausses théories des critiques textuels qui formulèrent le pseudo Nouveau Testament du Texte Néologique, publia deux éditions du Texte Reçu Grec à l’université de Cambridge, une en 1894 et l’autre en 1902. Le texte de la dernière édition de Scrivener est le dernier dans la longue chaîne des éditions du Texte Reçu Grec. Il met le sceau officiel au Texte Authentique du Nouveau Testament Grec, et devient ainsi la base de toutes les traductions futures du Texte Reçu Grec. Dans toutes les différentes versions de la Bible françaises, la nouvelle Bible de l’Épée, reprise de celle de Jean Calvin de 1540, est la seule présentement à suivre le texte de Scrivener, quoique sa traduction diffère grandement de toutes les versions de la Bible des Réformateurs en plusieurs endroits.

 

La Bible de l’Épée, Version Marginale, adaptation leDuc, est la première Bible dans toute l’histoire des traductions à traduire les mots translittérés, c’est-à-dire, les mots Hébreu et Grec qui furent adoptés en notre langue sans être traduit, ex : «Chérubin, baptiser, baptême, Église, Satan, Diable, démons, ange, etc.» Elle est aussi la première à porter une traduction étymologique contextuelle dans les premiers chapitres de la Genèse, et son texte entier est aligné sur la célèbre Bible anglaise, la King-James. Un des éléments remarquables de cette Bible est qu'elle enlève dans son Nouveau Testament beaucoup de préposition, conjonction et articles qui ne se trouvent point dans le Texte Original mais qui furent souvent ajouté par les traducteurs dans des buts grammaticaux. Cela évidemment donne différents sens à plusieurs passages et précise davantage l'enseignement qui s'y trouve. Pour cette franchise et loyauté elle s'est fait un grand nombre d'ennemis qui n'apprécient aucunement qu'elle soit à l'encontre des principes de l'orthodoxie dans lesquels ils sont depuis si longtemps habitués. Elle porte aussi un grand nombre de synonymes qui éclaircissent davantage la compréhension du texte, ainsi que des agencements grammaticaux et contextuels en italique qui n’infèrent point leur présence dans les Originaux. Bref, elle est une traduction excellente, honnête et précise, un courant d’air frais par rapport aux traductions stéréotypées ou traditionnelles. Malheureusement, elle existe présentement uniquement en format électronique, mais elle peut être imprimée par quiconque le désire car l’éditeur, qui y a travaillé au-dessus d’une vingtaine d’années, en fait un cadeau à son peuple. Quoiqu’il en soit, nous vous conseillons de vous procurer et de lire une Bible dont le Nouveau Testament est basé sur le Texte Reçu Grec. Vous pouvez les identifier facilement par l’inclusion du passage des trois témoins célestes dans 1 Jean 5 :7. En format livre, votre choix se portera soit sur la Bible Martin ou sur la Bible Ostervald.

 

CHAPITRE 5

CORRUPTIONS DOCTRINALES DU TEXTE NÉOLOGIQUE

Malheureusement, l’approche critique envers la Bible, évidente depuis le 19ie siècle avec la compilation de pseudo Nouveau Testament Grec ou Texte Néologique des apostasiés Wescott et Hort publié en 1881, continua d’être la philosophie dominante au 20ie siècle. A la lumière des prophéties et des avertissements de la Bible concernant l’apostasie ou le renversement de la foi, ce phénomène ne nous surprend pas. C’est sur cette fondation nébuleuse que repose toutes les versions modernes de la Bible. Ce Texte Critique du Nouveau Testament Grec fut publié en deux différentes éditions connues comme «le Texte de Nestlé (1904)» et «le Texte U.B.S. des Sociétés Bibliques Unies (United Bible Societies)». Aucun des éditeurs de ces textes furent des chrétiens réels. Tous sont des partisans du Modernisme et plusieurs sont des Catholiques Romains. En fait, le Texte Néologique favorise le Catholicisme dans toutes ses parties et il est la base de toutes ses traductions et versions de la Bible qui ne proviennent pas du Latin. Le Texte Critique est le point de départ de toutes les déviations de la foi. La base de son érudition est la tyrannie des experts qui dominent sur le christianisme avec leurs spéculations d’une Parole de Dieu approximative.

 

La différence est vaste entre le Texte Reçu et le Texte Néologique. Dans le Nouveau Testament seul il y a au-dessus de 8,000 divergences grammaticales. Il est vrai que plusieurs de celles-ci sont insignifiantes, mais plusieurs autres sont d’une importance capitale. Plus de 2,800 mots qui sont dans le Texte Reçu ne sont pas inclus dans le Texte Néologique qui est la base de toutes les versions modernes de la Bible. Des mots, des versets, des paragraphes entiers ne se retrouvent plus dans les nouvelles versions ou sont mit en [crochets] pour semer le doute de leur authenticité. Les promoteurs de ces nouvelles versions, dont la majorité proviennent de l’œcuménisme et des mouvements évangéliques, affirment tous que les divergences sont mineures et n’affectent aucunement les doctrines. Ceci est un mensonge monstrueux élaboré pour séduire ceux qui se justifient par leur libre-choix, et dont la vaste majorité sont indolents et gobent tout ce qui leur est dit par leurs prétendus pasteurs. Le mot «doctrine» signifie «enseignement», et tout manque de présenter la Parole de Dieu avec une précision intégrale est un problème doctrinal sérieux. Il est possible avec des versions modernes, dont plusieurs parties ne peuvent faire autrement que de s’accorder avec le Texte Reçu, de proclamer l’Évangile de la Grâce à des Catholiques, des Mormons, des Baptistes et des Pentecôtistes. Même qu’il est possible de prouver la divinité de Christ avec la Traduction du Monde Nouveau des Témoins de Jéhovah qui, elle aussi est basée sur le même Texte Néologique. Ces choses sont l’évidence de la puissante main de Dieu qui confond tous les efforts du malin qui perverti l’Écriture dans les versions modernes. Mais cela ne signifie point que les modifications ne sont pas insignifiantes et qu’elles n’affectent point les doctrines essentielles. En voici quelques-unes qui soit sont retranchées, altérées ou placées entre [crochets] comme cela est souvent la pratique.

 

1- LA DIVINITÉ DE JÉSUS-CHRIST

  • MARC 9 :24 – Le témoignage du père de l’enfant que Christ est «Seigneur» est enlevé.

  • LUC 2 :33 – La divinité de Christ est attaquée en changeant «Joseph et sa mère» pour «Son père et sa mère».

  • LUC 23 :42 – La confession du malfaiteur est changée à «Jésus» plutôt que «Seigneur».

  • JEAN 3 :13 – Les versions modernes enlèvent «qui est au ciel» ou ajoutent ces mots entre [crochets], éradiquant ou semant le doute de la divinité et de l’omniprésence de Christ.

  • ACTES 8 :37 – Ce verset est soit enlevé ou placé entre [crochets], enlevant ou mettant le doute que «Jésus-Christ est le Fils de Dieu», attaquant ainsi l’incarnation et la divinité de Christ.

  • ACTES 9 :6 – Le texte est soit enlevé ou placé entre [crochets], enlevant ou mettant le doute sur le témoignage de l’apôtre Paul que Christ est «Seigneur».

  • 1 CORINTHIENS 15 :47 – L’expression «est le Seigneur» du ciel est complètement retranchée, enlevant ce témoignage puissant que Jésus-Christ est le Seigneur du ciel.

  • APOCALYPSE 1 :11 – La section du témoignage de Christ sur sa personne, «Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier» est complètement retranchée, indiquant que les éditeurs, les promoteurs, et ceux qui professent leur foi en ces versions dénaturées, ont leur nom retranché du livre de vie et qu’ils n’ont aucune part avec Christ (Apoc. 22 :19).

 

Mais cela n’est pas tout, plusieurs versions adultérées enlèvent des noms et des désignations qui appartiennent au Seigneur Jésus-Christ ou les placent entre [crochets]. Cette analyse fut faite sur la Bible Segond N.E.G. de 1975.

 

  • SEIGNEUR est retranché de Matt. 13 :51, Marc 9 :24; Ac. 9 :6; 2 Cor. 4 :10; Gal. 6 :17; 2 Tim. 4 :1; Tite 1 :4.

  • JÉSUS est retranché de Matt. 8 :29; 16 :20; 2 Cor. 4 :6; 5 :18; Col. 1 :28; Phil. 6 :1; 1 Pi. 5 :14.

  • CHRIST est retranché de Luc 4 :41; Jean 4 :42; Ac. 16 :31; Rom. 1 :16; 1 Cor. 16 :23; 2 Cor. 11 :31; Gal. 3 :17; 4 :7; 1 Thess. 2 :19; 3 :11,13; 2 Thess. 1 :8; Héb. 3 :1; 1 Jean 1 :7; Apoc. 12 :17.

  • JÉSUS-CHRIST est retranché de 1 Cor. 16 :22; Gal. 6 :15; Eph. 3 :9; 2 Tim. 4 :22.

  • SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST est retranché de Rom. 16 :24; Eph. 3 :14; Col. 1 :2.

  • FILS DE DIEU est retranché de Jean 9 :35; 6 :69.

 

2- LA DOCTRINE DE L’EXPIATION

Considérez les retranchements suivants sur cette doctrine essentielle, sans laquelle il n’y a point de salut. Seuls les ennemis de la croix peuvent lancer une telle attaque contre le sacrifice expiatoire et vicarial du Seigneur Jésus-Christ pour nos péchés.

 

  • COLOSSIENS 1 :14 – Les versions modernes enlèvent la phrase cruciale «par son sang».

  • HÉBREUX 1 :3 – Les mots «ayant fait par soi-même» sont enlevés dans les versions modernes dans le but d’affaiblir le témoignage de ce que Christ a accomplit de lui-même sur la croix.

  • 1 PIERRE 4 :1 – Les versions adultérées enlèvent les mots «pour nous», insinuant que Christ n’a pas souffert pour nous, nous éradiquant complètement comme les sujets de ses souffrances.

  • 1 CORINTHIENS 5 :7 – Encore une fois nous voyons que «pour nous» est enlevé des versions modernes pour nous dire que Christ, notre pâque n’a pas été sacrifié pour nous. C’est une attaque directe au sacrifice de la croix et à notre salut.

 

3- LES VERSIONS MODERNES AFFAIBLISSENT LA DOCTRINE DU JEÛNE

Le Texte Critique et les versions modernes attaquent d’une manière étrange la doctrine du jeûne. Quoique certaines références à cette doctrine demeurent dans leur texte, plusieurs passages significatifs sont enlevés ou placés entre [crochets].

 

  • MATTHIEU 17 :21 – Ce verset est enlevé au complet ou placé entre [crochets] pour enlever ou mettre le doute que des démons peuvent être chassés par la prière et le jeûne. La seule raison possible pour ceci est que des démons sont derrières les versions modernes. Puisque le mot «démon» signifie littéralement «un esprit de travers», c’est-à-dire «un esprit de contradiction ou un esprit de critique», nous avons l’évidence que le Texte Critique est un Texte Démoniaque en lequel agit la puissance des ténèbres.

  • MARC 9 :29 – Les paroles «et par le jeûne» sont complètement enlevées. Les mauvais esprits de la Critique Textuelle craignent sûrement d’être découverts et chassés par la vérité du texte intégral retrouvé dans le Texte Reçu.

  • ACTES 10 :30 – Nous lisons dans la Bible Martin, la Bible Ostervald, et la Bible de l’Épée : «Alors Corneille dit : Il y a quatre jour, à cette heure que j’étais en jeûne et en prière…», mais les versions modernes qui suivent le Texte Critique enlèvent les mots «en jeûne».

  • 1 CORINTHIENS 7 :5 – Ici encore nous voyons que les mots «au jeûne» sont retranchés du texte des versions modernes.

 

Ceux qui ont déjà combattu dans des batailles spirituelles contre les puissances des ténèbres savent que la prière est une source spirituelle puissante, mais ils savent aussi qu’il y a des forteresses diaboliques qui ne peuvent être renversées par la prière seule sans le jeûne. Enlevé le mot «jeûne» de la Bible est l’équivalent d’enlever une partie essentielle de l’armure du soldat avant de l’envoyer au milieu de la bataille. Lorsque nous regardons tous ces versets dans leur ensemble, une disposition d’attaque définitive se fait voir dans le Texte Critique, ses traductions et versions, contre le jeûne en tant qu’une arme spirituelle. Ceci est encore plus sérieux à la lumière du fait que l’Écriture nous avertit que la guerre spirituelle est pour s’intensifier juste avant le retour du Seigneur Jésus (2 Tim. 3 :1,13). Ne vous laissez donc pas séduire ou intimider pour accepter une Bible qui a enlevé l’armure importante du jeûne de son texte, car votre vie spirituelle en dépend.

 

Les versions modernes de la Bible sont basées sur un texte grec fautif, voir même démoniaque, introduit par des hommes qui furent des apostasiés de la foi chrétienne et biblique, et propagé par un esprit de duplicité infernal. Nous vous prions de vous en détacher et d’adopter une des versions de la Bible des Réformateurs.

 

CHAPITRE 6

UN NOUVEL ENNEMI : LE NÉO-BYZANTINISME

Qu'est ce que le Byzantinisme? Ce terme un peu étrange et même bizarre pour plusieurs, se rapporte à l'ancien empire Byzantin.  Utilisé comme un adjectif, il signifie "discussion oiseuse par ses excès de subtilité évoquant les débats des théologiens byzantins".

 

L'empire Byzantin fut une empire chrétien gréco-oriental, héritier de l'Empire romain (330-1453).  L'empereur Constantin fonda Constantinople (Istanbul en Turquie) sur le site de Byzance en 395.  L'Empire cesse d'être romain pour devenir gréco-orientale (636-642) et les Turcs s'emparent de Constantinople en 1453, ce qui occasionna la renaissance littéraire qui contribua à engendré la Réforme Protestante en Europe.

 

Manuscrit Byzantin - MS 2455

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Vers le 4ie siècle, le Grec cessa d'être la langue commune dans le Ouest de l'Empire romain et le Latin fut adopté comme langue majoritaire.  Mais dans l'Est de l'Empire, les Byzantins continuèrent d'utiliser et d'écrire le Grec jusqu'à la chute de l'Empire Byzantin en 1453.  C'est la raison pour laquelle nous avons plus de manuscrits grecs du Nouveau Testament en vertu de toutes les copies faites à partir des Originaux en provenance d'Antioche.  De la masse des copies nous avons ce qui se nomme le Texte Reçu nommé aussi le Texte Majoritaire parce qu'il représente la majorité des lectures contenue dans l'ensemble des manuscrits grecs.  Il nous faut remarquer aussi l'importance que l'Église Italique, connue aussi comme l'Église Vaudoise, avait déjà traduit en Latin le texte Grec d'Antioche vers l'an 160 et que de nombreuses copies se répandirent partout dans l'Empire romain.  Mais pour le moment revenons aux Texte Majoritaire.  Devrions-nous accepter une lecture particulière parce qu'elle se trouve dans la majorité des manuscrits, et qu'en est-il des lectures qui ne s'y trouvent point; cela est la question fondamentale qu’il faut se poser.

 

Le Texte Byzantin ou Majoritaire est celui qui est à la base du Texte Reçu Grec des Réformateurs, compilé par Érasme de Rotterdam en 1516.  Or, nous allons voir qu'il existe une grande différence entre le Texte Reçu et le Texte Byzantin, de même qu'avec le Texte Néologique de la Critique Textuelle moderniste qui se base sur le texte frauduleux des Codex Vaticanus et Sinaiticus.  Il est important de dire ici que le Texte Reçu n'est pas le Texte Byzantin, et je veux souligner avant d'aller plus loin, que le Texte Reçu est le seul texte Grec de la Parole de Dieu qui est providentiellement préservé et entièrement inspiré.  Ce fut ce texte qui fut utilisé par Olivétan pour traduire en français le texte des Bibles que nous connaissons comme la Bible Martin, la Bible Ostervald, et la Bible de l’Épée; et ce fut le même texte qui fut utilisé par les traducteurs anglophones de la célèbre King-James.  Bref, le Texte Reçu est celui qui engendra la Réforme et par lequel des millions de personnes connurent le salut en Jésus-Christ et se détachèrent des ténèbres et des superstitions du Catholicisme.  Ce texte inspiré fut scellé par le sang de millions de martyres à travers l'histoire, et ce même texte est celui qui est constamment attaqué par les ennemis de la vérité qui cherchent à le substituer par une approximation fautive et polluée de la Parole de Dieu.

 

Les différences entre le Texte Reçu et le Texte Byzantin: 

Selon un certain mouvement qui existe aujourd'hui, vu que la plus part des lectures du Texte Reçu se retrouvent dans le Texte Byzantin, cela signifierait que le Texte Majoritaire est la Parole de Dieu qui nous fut préservé.  Cela n'est pas plus logique que de dire que la Bible Segond est la Parole de Dieu qui nous fut préservé à cause qu'elle est la plus populaire.

 

Le Texte Reçu diffère du Texte Byzantin ou Texte Majoritaire environs à 1,900 endroits, et en fait il contient plusieurs lectures qui ne se trouvent point dans aucun manuscrits Grec connus.

 

Quelques exemples des lectures qui ne se trouvent point dans le Texte Byzantin mais qui se retrouvent dans le Texte Reçu:

 

  • Matthieu 27: 35 - "afin que ce qui a été dit par le prophète s'accomplît: Ils se sont partagé mes habits, et ils ont tiré ma robe au sort."

  • Luc 9: 1 - "disciples".

  • Luc 17: 36 - "De deux personnes qui seront aux champs, l'une sera prise et l'autre laissée."

  • Luc 20: 19 - "le peuple".

  • Jean 6: 70 - "Jésus".

  • Jean 10: 8 - "avant moi".

  • Actes 7: 37 - "écoutez-le".

  • Actes 8: 37 - "Et Philippe lui dit: Si tu crois de tout ton cour, cela t'est permis. Et l'eunuque répondant, dit: Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu."

  • Actes 9: 5, 6 - "il te serait dur de regimber contre les aiguillons. Alors, tout tremblant et effrayé, il dit: Seigneur, que veux-tu que je fasse?"

  • Actes 9: 17 - "Jésus".

  • Actes 10: 6 - "c'est lui qui te dira ce qu'il faut que tu fasses."

  • Actes 10: 21 - "qui lui étaient envoyés de la part de Corneille."

  • Actes 15: 11 - "Christ."

  • Actes 15: 34 - "Toutefois, Silas jugea à propos de rester."

  • Actes 20: 21 - "Christ"

  • Actes 24: 6-8 - "et nous voulions le juger selon notre loi; Mais le tribun Lysias étant survenu, l'a arraché de nos mains avec une grande violence, En ordonnant à ses accusateurs de venir auprès de toi."

  • Romains 13: 9 - "tu ne diras point de faux témoignage"

  • 2 Corinthiens 8: 4 - "de recevoir"

  • 1 Thessaloniciens 2: 19 - "Christ"

  • 2 Timothée 2: 19 - "Christ"

  • Hébreux 12: 20 - "ou percée d'un dard"

  • 1 Jean 5: 7, 8 - "le Père, la Parole, et le Saint-Esprit, et ces trois-là sont un. Il y en a aussi trois qui rendent témoignage sur la terre"

  • Apocalypse 1: 8 - "le commencement et la fin"

  • Apocalypse 1: 11 - "Je suis l'Alpha et l'Oméga, le premier et le dernier"

  • Apocalypse 2: 3 - "et tu as travaillé"

  • Apocalypse 5: 4 - "ni de le lire"

  • Apocalypse 5: 7 - "le livre"

  • Apocalypse 5: 14 - "les vingt-quatre", "celui qui vit aux siècles des siècles"

  • Apocalypse 7: 5-8 - "marqués"

  • Apocalypse 8: 7 - "ange"

  • Apocalypse 11: 1 - "et l'ange se présenta"

  • Apocalypse 11: 17 - "et QUI SERAS"

  • Apocalypse 12: 12 - "à vous, habitants"

  • Apocalypse 14: 5 - "devant le trône de Dieu"

Ci dessous les principales différences entre ces deux catégories de manuscrits :

 

 

Texte Reçu

Texte Majoritaire

Matthieu 3.8

Portez donc des fruits dignes de votre repentance.

Portez donc du fruit digne de votre repentance.

Matthieu 5.27

Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens...

Vous avez appris qu’il a été dit...

Matthieu 6.18

Ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra ouvertement.

Ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra

Matthieu 12.35

L'homme bon tire de bonnes choses du bon trésor du cœur.

L'homme bon tire de bonnes choses de son bon trésor.

Matthieu 18.29

Je te paierai tout.

Je te paierai.

Matthieu 27.35

Ils le crucifièrent, puis ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort afin que s'accomplisse ce que le prophète avait annoncé: Ils se sont partagé mes vêtements et ils ont tiré au sort mon habit.

Ils le crucifièrent, puis ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort.

Marc 4.4

Les oiseaux du ciel vinrent.

Les oiseaux vinrent.

Marc 6.33

Les foules les virent s’en aller et