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LA RÉBELLION DE L'HOMME CONTRE DIEU |
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Alors que nous nous
apprêtons à étudier la nature du salut, il nous faut commencer
par comprendre qui est l'homme. La Bible enseigne que l'homme
a été créé pour adorer et servir Dieu. La Bible enseigne aussi
que les hommes, de leur propre gré, se sont rebellés contre
Dieu, et ne souhaiteront jamais venir à Lui. Alors, puisque
Dieu désire avoir un peuple pour Lui-même, Il a souverainement
choisi les individus qu'Il projetait de sauver.
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Mais alors se pose des
questions d'importance capitale. Est-ce que cette corruption
de la nature de l'homme et cet asservissement à Satan, qui
ensemble concourent à une condamnation de plus en plus grande
de l'homme, affaiblissent, réduisent en quelque manière le
commandement que lui a donné Dieu d'être sans péché? L'homme
est-il dans un certain sens devenu si impuissant vu ses péchés
que Dieu ne puisse plus l'en tenir pour responsable? La
réponse à ces questions nous permettra de résoudre le paradoxe
apparent entre l'offre gracieuse de salut faite à tous les
hommes par Dieu (qui constitue en fait un commandement au
genre humain de croire), et les décrets électifs de Dieu par
lesquels seuls les élus de Dieu seront sauvés.
Christ parle dans ces passages aux gens en tant qu'êtres
humains, créés responsables, créés à l'image de Dieu qu'ils
ont perdu. Il ne les avilit pas en suggérant qu'en aucune
façon, ils ne seront plus responsables de leurs actions. Sa
déclaration c'est qu'ils sont entièrement responsables d'avoir
rejeté l'offre de la grâce de Dieu pour demeurer sous la
condamnation de la Loi, principe que l'on peut nommer aussi
«la justification par le choix». En réalité c'est bien
plus qu'une offre. C'est un commandement de Dieu au genre
humain, stipulant que tous doivent se repentir de leurs péchés
et se tourner vers Christ pour avoir le salut (Jean 6:29,
Actes des Apôtres 17:30, I Jean 3:18 à 24). |
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Alors que chaque être
humain se trouve dans la situation fâcheuse de responsabilité
de ses péchés, Dieu vient vers lui pour présenter Son offre
miséricordieuse de salut. Avant tout, Il donne à l'homme
nombre de preuves de Son existence. En étant placé dans une
création si pleine d'impossibilités incompréhensibles et de
merveilles enchanteresses, l'homme ne peut éviter de
reconnaître que seul un Être infini a pu permettre à tout cela
d'avoir lieu. Les étoiles, le nouveau-né, la rose parfumée,
témoignent tous du pouvoir de Dieu (Psaume 19:2, Romains 1:18
à 23). Par ailleurs, en accordant à l'homme tant de
bénédictions imméritées telles que le soleil bienveillant et
les saisons fructueuses, Dieu lui montre qu'Il est un Dieu
miséricordieux et plein d'amour (voir Actes 14:17, et Romains
2:4). |
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Mais l'homme, dans sa
perversité, dans la corruption du péché qui a enveloppé son
être tout entier, n'acceptera pas cette offre merveilleuse. Il
n'obéira point au commandement de Dieu de se repentir de ses
péchés et de croire en Christ. Son inimitié naturelle envers
Dieu, sa fidélité inconsciente à Satan dont il ne connaît
point l'identité réelle comme étant l'esprit de la chair qui
s'oppose à l'Esprit de Dieu, sa jouissance dans son péché,
tout cela pousse l'homme à ne tenir aucun compte de cette
offre, à la mépriser et à s'en moquer. |
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Cependant, Dieu ne
connaît aucun échec dans Son désir d'avoir un peuple
racheté. Si l'homme, de sa propre volonté ne répond pas à Son
offre et à Son commandement miséricordieux, bien intentionnée
de salut, alors Dieu étendra Sa main dans la fange et dans la
misère du péché humain, pour sauver un peuple qu'il le
veuille ou non (Jean 6:37). Il en prendra pour Lui-même
autant qu'il Lui plaira, et Il prendra ceux que précisément Il
souhaite prendre, de ceux qu'il avait choisi d'avance en
Christ avant la fondation du monde, de telle sorte qu'Il
sera le Rédempteur. Il bâtira Son église et les portes du
séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Lisez, à
titre d'exemple, du plan de salut de Dieu dans Ézéchiel 34:11
à 16.
Si leurs péchés avaient été expiés, ils n'auraient jamais eu à se tenir devant Dieu pour être jugés et à répondre à Dieu pour chaque péché qu'ils ont jamais commis. La colère de Dieu ne pourrait jamais être versée sur eux. Une telle condamnation, après que Christ eût déjà payé pour leurs péchés constituerait une double pénalisation. Ce serait une violation de la justice parfaite de Dieu. |
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Qui alors peut être sauvé?
Toute personne dont la volonté a été livrée à Christ comme
Sauveur et Seigneur selon le divin plan d'élection! Pas
un seul être qui aura honnêtement cherché Jésus selon
l'appel efficace de la grâce ne sera rejeté. Le dernier
jour, devant le tribunal de Dieu, aucune personne ne pourra
prétendre à Dieu, avoir sincèrement cherché le salut. Si
quelqu'un a pu chercher le salut de lui-même selon son
libre-arbitre, ce ne pouvait pas être celui de la Bible,
mais plutôt un salut de son propre dessein. Aucune personne
qui suivait d'un coeur brisé et contrit les prescriptions
bibliques sous la direction de l'Esprit de Christ, ce
qui est le début du salut authentique de la Bible, ne pourrait
se tenir devant le Tribunal de Dieu sans cette grâce
merveilleuse qui est accordée uniquement aux élus. |
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Dieu présente à l'humanité
une bienveillante offre de salut destinée à quiconque
d'entre tous genres d'hommes a été destiné de venir au
Seigneur Jésus-Christ. En fait, il s'agit plus qu'une simple
offre, il s'agit de l'ordre de croire en Jésus comme notre
Sauveur et notre Dieu. Notre salut ne peut être accordé
que par Jésus parce que quelqu'un doit payer pour nos péchés
et Jésus est le seul capable de prendre notre place et de
payer le prix nécessaire. Grâce au sacrifice de Sa Personne
unique, Dieu Se présente au monde (aux disposés d'entre
tous genres d'hommes) avec une offre bienveillante de
salut. |
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Nous allons continuer notre
étude du salut et des ses rapports avec la prédestination et
le programme divin d'élection. Le plan que nous suivrons nous
est fourni par l'acrostiche anglais suivant: TULIP, qui
a été utilisé par l'église et dont la signification est la
suivante:
Nous vous présentons ici l’acronyme de la T.U.L.I.P.E. divine, la fleur du Christianisme, avec ses définitions françaises :
Voir «La
TULIPE du Divn Jardinier». |
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T= Ténacité de
la Dépravation Totale |
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T = TOTAL DEPRAVATION |
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La dépravation totale de l'homme
est un concept affreux qui divise plus l'église que n'importe
quel autre enseignement doctrinal en rapport avec la doctrine du
salut. Au sein de l'église, de nombreuses personnes acceptent
la glorieuse vérité que Dieu nous attire à Lui et qu'une fois sauvés, nous le
sommes à jamais. D'autres, surtout parmi les sectes dites
Évangéliques, rejettent le concept d'une fois sauvé toujours
sauvé et s'attaquent malicieusement à ceux qui ont l'assurance
de leur salut. La grande majorité de ces derniers éprouvent
certaines difficultés à admettre que l'homme est perverti,
spirituellement mort et incapable de faire le premier pas vers
Dieu. Ces personnes mettent l'accent sur le libre arbitre dont
dispose l'homme pour choisir Christ. Et elles concluent que Dieu
a fait tout ce qu'Il a pu pour nous et que, maintenant, c'est à
nous d'agir. Une telle attitude est un blasphème hautain
contre le Dieu souverain.
Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres... Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendu à la vie avec Christ (c'est par grâce que vous êtes sauvés).
Dans ces versets, Dieu s'adresse à
ceux qui sont devenus enfants de Dieu. Il ne parle pas de ceux
qui persistent dans leur méchanceté et qui finissent en enfer. Car c'est du dedans, c'est du coeur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Il n'est pas étonnant que Jésus, dans Matthieu 23:27, ait déclaré aux pharisiens: Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d'ossements de morts et de toute espèce d'impuretés.
Par ces mots, notre Sauveur décrit
l'état dans lequel se trouvent plusieurs dirigeants
religieux qui n'ont pas été sauvés, mais la description de leur
coeur correspond à celle de toute personne non sauvée. Nul n'est intelligent, nul ne cherche Dieu; tous sont égarés, tous sont pervertis; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul; leur gosier est un sépulcre ouvert; ils se servent de leur langue pour tromper; ils ont sous leurs lèvres un venin d'aspic; leur bouche est pleine de malédiction et d'amertume; ils ont les pieds légers pour répandre le sang; la destruction et le malheur sont sur leur route; ils ne connaissent pas le chemin de la paix; la crainte de Dieu n'est pas devant leurs yeux.
Voici quelle est l'affreuse
accusation qui pèse sur le genre humain. Dieu nous montre quels
misérables pécheurs nous sommes comparés à Sa sainteté. En
déclarant: «Nul ne cherche Dieu,»
Dieu supprime toute
possibilité à quiconque de se tourner vers Lui volontairement.
Dieu décrit l'homme comme un pécheur désespéré, comme une
créature morte spirituellement. Sa gorge n'est qu'un sépulcre
béant; c'est-à-dire que toutes ses paroles proviennent d'une
tombe de chair décomposée. Cette déclaration est affreuse et
elle proclame notre mort spirituelle. Comment peut-on dire que
chacun peut se tourner vers Dieu de sa propre volonté, de son
propre choix? Nous devons assimiler cette terrible vérité.
Le fait que nous soyons spirituellement morts avant d'être
authentiquement sauvés est une vérité divine. Notre nature est
si pervertie que nous sommes dans l'impossibilité de trouver
Dieu en nous-mêmes, et nous nous séduisons nous-même si nous
disons que nous avons le libre choix de croire. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. Nous sommes morts par nos péchés. Seul Dieu peut nous donner la vie. |
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Dans I Pierre 4:6, nous lisons: Car l'Évangile a été aussi annoncé aux morts, afin que, après avoir été jugés comme les hommes quant à la chair, ils vivent selon Dieu quant à l'esprit.
Bien entendu, nous n'allons pas
dans les cimetières prêcher l'Évangile aux cadavres physiques
qui gisent dans leurs tombes. Nous évangélisons les gens qui
vivent, respirent et qui mènent une existence consciente, mais
Dieu déclare que l'Évangile est prêché à des morts. Nous sommes
spirituellement morts avant d'être sauvés; donc, nous n'irons
jamais à Dieu par notre seule volonté. |
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Je crains que certaines personnes
ne s'accrochent obstinément à l'idée du libre arbitre car elle
leur accorde un minimum de crédit dans le processus de leur
salut. Oh, nous pourrions effectivement avouer que nous sommes
sauvés par la grâce. Mais, comme nous aimerions nous en voir
attribuer une petite partie du mérite! Ne pouvons-nous recevoir
un peu de mérite pour notre contribution à notre salut? C'est
notre nature d'être ainsi. |
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Il y a quelque chose de très alarmant dans la doctrine du libre arbitre. Il s'agit d'un sujet grave et la Bible nous explique pourquoi. Dans Nombres 15:32 à 34 nous lisons à propos d'une personne qui ramassait du bois le jour du sabbat: Comme les enfants d'Israël étaient dans le désert, on trouva un homme qui ramassait du bois le jour du sabbat. Ceux qui l'avaient trouvé ramassant du bois l'amenèrent à Moïse, à Aaron et à toute l'assemblée. On le mit en prison, car ce qu'on devait lui faire n'avait pas été déclaré. Autant que nous puissions en juger, cet homme respectait le jour du sabbat comme cela lui était ordonné, mais il commit ce qui apparaît comme un péché mineur; il ramassait du bois. Il est évident qu'il ne s'agit pas là d'une faute grave, n'est-ce-pas? Mais, aux versets 35 à 36, Dieu déclare: L'Éternel dit à Moïse: Cet homme sera puni de mort; toute l'assemblée le lapidera hors du camp. Toute l'assemblée le fit sortir du camp et le lapida, et il mourut, comme l'Éternel l'avait ordonné à Moïse.
Quel horrible châtiment pour un
péché aussi mineur! Pourquoi cela? Pour quelle raison Dieu
place-t-il cet épisode dans la Bible? Il s'agit d'un grave
avertissement qui nous est adressé afin que nous ne mélangions
pas les oeuvres avec la grâce divine. |
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Quelques passages semblent indiquer que nous disposons de notre libre arbitre. Par exemple, dans Apocalypse 22:17, Dieu déclare: Et l'Esprit et l'épouse disent: Viens. Et que celui qui entend dise: Viens. Et que celui qui a soif vienne; que celui qui veut prenne de l'eau de la vie, gratuitement.
Ce verset n'indique pas que
quiconque, de sa propre volonté, peut se tourner vers l'Évangile
qui est l'eau de la vie. Ce verset signifie simplement que
l'offre bienveillante divine de salut est faite à l'ensemble du
genre humain. Quiconque se tourne vers Dieu, selon les
conditions divines de l'élection, le fait parce que Dieu
le sauve. Lorsque nous lisons ce verset à la lumière de
l'ensemble de la Bible, nous comprenons que personne, de sa
propre volonté, ne peut se tourner vers Christ car personne ne
cherche Dieu ( Romains 3:11). Ainsi, alors qu'Apocalypse 22:17
est une promesse de Dieu, elle ne provoquera aucune réponse chez
qui que ce soit, à moins que Dieu n'attire cette personne à Lui. Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.
Si nous lisons ce verset
rapidement, il semble indiquer que la personne qui répond à
Christ le fait de sa propre volonté. Mais si nous lisons ce
verset très attentivement, nous remarquons qu'Il dit: «Si
quelqu'un entend ma voix.» Un mort peut-il entendre la voix de
Dieu? Lazare a-t-il entendu la voix de Jésus? La réponse est:
«Évidemment, non. Il n'a pas pu entendre la voix du Sauveur; il
était mort.» Mais il entendit la voix de Christ. Il l'entendit
et sortit, il l'entendit car les paroles de Christ sont des
paroles de vie qui donnent la vie à ceux d'entre les morts qui
ont été choisi pour recevoir la vie. |